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2006-06-18 01:25:48 : Semelles et retour sur le VTT - 17-06-2006 - Orsay (Essonne) - 14 photos - 0 réaction

Rien à faire, je suis plus à l'aise les pieds sur terre que sur ces deux roues de malheur...

Ce matin, j'avais rendez-vous avec un podologue, avec qui je voulais m'entretenir de ma petite douleur contractée au pied gauche lors de s 12 heures de Bures le 21 mai dernier. Bilan des courses : je serais fortement supinateur (je ne l'aurais jamais supposé...), avec des pieds horriblement creux. Damned ! Certes, me dit mon podologue, les meilleurs coureurs ont les pieds creux (cf. les pieds plats réformés au bon vieux temps de la conscription...), mais, d'après lui, le port de semelles s'impose. Clic, clac, les pieds dans la mousse : je devrais avoir de quoi vider mon portefeuille et garnir mes chaussures dès samedi prochain.
Affaire à suivre...

D'ici là, en vue de ma participation au Trophée Picard ( http://www.colsverts.com ) le 2 juillet prochain (c'était la récompense de notre équipe pour sa 3ème place au Raid 28 2006), je me décide à ressortir mon VTT, soigneusement rangé au garage depuis ma participation peu brillante au Duathlon de l'Yvette 2006.

S'agissant d'une remise en jambes, et, compte-tenu de la chaleur accablante de l'après-midi, heure tardive oblige, je me fixe environ une heure de course, et le parcours du Duathlon m'apparaît justement parfaitement adapté.
Je rejoins le bassin de retenue, cadre mémorable des 12 heures de Bures, par la Faculté des Sciences, et m'élance, comme en mars dernier, sur ledit bassin, dans le sens horaire (au contraire des 12 heures). Je quitte le bassin côté nord, puis rejoins le Bois de la Guyonnerie après avoir traversé une zone pavillonnaire de Gif, et longé un laboratoire du CNRS.

Le chemin, ardu, que nous avions emprunté en mars est aujourd'hui méconnaissable. La nature a repris ses droits, et la végétation luxuriante rend la progression particulièrement difficile. Les ronces me griffent à chaque tour de roue, et les orties font apparaître sur mes jambes de belles cloques. Les riverains que je croise, peu habitués à voir du monde en dehors du Duathlon, sont stupéfaits. Au moins ne crient-ils pas à l'agresseur ou au vandale, comme ils le font parfois en hiver...

La montée du Moulon est, comme toujours, difficile, mais, comme lors du Duathlon, je me refuse à mettre pied à terre. Le passage le long de Supélec est, là encore, plus encombré par la végétation que cet huver, mais la progression est aisée. La descente vers la Guyonnerie, où tant de concurrents m'avaient scotché sur place en mars, ne m'apparaît pas beaucoup plus simple qu'alors. Je mesure à quel point je suis mal à l'aise en VTT... Pourvu que Kloug ne m'en tienne pas rigueur début juillet...

Le retour sur le bassin se passe sans heurts, n'était-ce cette erreur d'orientation (encore un domaine où ma marge de progression est considérable...) qui me fait m'engager sur quelques dizaines de mètres dans une voie privée sans issue. Pour le retour au bercail, j'opte pour un chemin qui longe l'Yvette jusqu'au stade nautique, puis pour la remontée, longue et relevée, vers le plateau du Moulon par le Bois des Rames, et enfin la descente vers le souterrain qui passe sous la N118.

Bilan des courses : 1h04' pour 15,5 km et 278 m de D+.
Juste le temps de m'hydrater et de me changer (tenue et chaussures) et je me lance dans un enchaînement totalement non officiel (amis de la FFTRi, pardonnez-moi ;-o) ) à suivre (lien Kikouroù oblige) dans un autre post.

L'Castor Junior

2006-05-15 00:26:52 : Le Trail des Cerfs, j'y étais... - 14-05-2006 - La Queue lez Yvelines (Yvelines) - 23 photos - 8 réactions

A la recherche des cerfs sur les traces du Bures-Epône...

Salut tout le monde,
Comme annoncé hier, j'ai essayé d'être raisonnable aujourd'hui, en bouclant une première semaine complète sans course à pied, avant de rééditer ça la semaine à venir, dans l'espoir de pouvoir profiter au maximum des 12 heures de Bures le 21 mai.

Réveil tardif, donc, à 8h00 ce dimanche matin. Les concurrents du Trail des Cerfs sont déjà tous partis (7h00 pour le 55 km transformé en 58 km, 7h30 pour le 35/38 km et 8h00 pour le 18/21 km). Les veinards...
Le temps , frais mais pas trop menaçant, s'annonce idéal.
Pendant que les coureurs courent, le cycliste un peu rouillé que je suis (je n'ai plus enfourché mon vélo depuis novembre), s'emploie à dérouiller un peu la machine : resserrage des vis, graissage de la chaîne et tutti quanti.

A 10h00, je m'élance enfin, armé comme à l'habitude de mon cardio et de mon GPS.
Orsay, Bures-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Chevreuse, Saint-Forget-Haute-Beauce, Dampierre-en-Yvelines, Lévis-Saint-Nom, tout se déroule comme prévu en remontant l'Yvette jusqu'à sa source.

Parti sans carte, j'hésite alors : Les Essarts-le-Roi ou Le Mesnil-Saint-Denis. J'opte finalement pour cette dernière direction, avec quelques regrets a posteriori, car cela m'oblige à traverser Coignières et Maurepas, ou plutôt leurs zones d'activités. En plus du fait que j'aurais pu, à mon corps défendant, me retrouver pris dans les remous du hold up, heureusement sans conséquences dramatiques, qui a touché un centre commercial de Coignières, le paysage industriel a moins de charme, à vélo, que celui du Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse ou de la Forêt de Rambouillet.

Je rejoins l'itinéraire du Trail JDM automnal Bures-Epône au Tremblay-sur-Mauldre, avant de le quitter à nouveau en direction de Neauphle-le-Vieux (nouveau manque de perspicacité qui, en plus de me faire contourner Mareil-le-Guyon, me fera faire deux kilomètres supplémentaires le long de la bien peu agréable N12. Il n'empêche, sitôt cette voie rapide rejointe, les panneaux ne manquent pas qui indiquent la destination recherchée : La Queue lez Yvelines.
Bonne nouvelle : les organisateurs ont judicieusement installé le départ et l'arrivée dans le stade de la commune, situé immédiatement en entrée de la ville. La fin est donc proche !

Bilan de cette petite sortie cyclotouriste : 41,6 km et 436 m D+ en 1h40', soit presque 25 km/h. Bon, OK, sur du presque tout plat, ce n'est pas transcendant, mais vu mon aisance sur le vélo et mon absence de pratique récente, je ne suis pas trop mécontent.

Mieux, j'arrive juste à temps pour assister à l'arrivée de Jean-Claude Blum, vainqueur ici comme à Cheptainville, et probable vainqueur du Challenge X'Trem Trail IDF cette année encore.
Quelques instants plus tard, c'est au tour de Gilles Montambaux et Marc Ammerich (le Kloug) d'en finir, main dans la main, avec le 38 km.

En attendant de voir d'autres têtes connues, je discute avec toute l'équipe de l'ASR Trail 78, qui organise autour de Rémy Mercier le Trail d'Auffargis ainsi que le Challenge. Ils consentent même, moyennant finances, à se laisser prendre en photo. Durs en affaires les amis ;-o)
Plus sérieusement, en plus de compter en leur sein d'excellents coureurs, dont Maurice Le Ruyet, qui a remporté le 38 km avec 10 minutes d'avance sur son poursuivant immédiat (!), ce sont vraiment des gens extraordinaires, qui se donnent à fond pour faire découvrir le trail (court et ultra) à de nombreux novices, et pour démontrer que l'Ile de France aussi peut être une terre de grandes et belles épreuves.
Chapeau bas, messieurs et mesdames...

Je retrouve également Bruno Guerniou, que j'avais découvert à Cheptainville, et qui a encore une fois brillé ce matin, en remportant la 5ème place au scratch, 3ème V1 de l'épreuve. Il est toujours aussi sympathique et humble, et c'est un réel plaisir que de discuter avec lui.
Pendant ce temps, Christine Denis-Billet, SF (!) passe la ligne d'arrivée en septième position au scratch. Une véritable championne, habituée à briller sur 100 km.

Je l'abandonne quelques instants pour aller accueillir Dominique Broyart (de la Monstertruck Team), qui boucle le 38 km quelques minutes avant Odile Hervé-Jousse (Damodile). Si je connais bien Damodile (JDM comme moi et membre de l'équipe Turoom), c'est la première fois que je discute avec Domi, pourtant croisé à plusieurs reprises (Raid 28 et O'Castor entre autres...). Ce pilier du forum de Bruno Heubi, à l'accent légèrement chantant, est un monstre de gentillesse (il me félicite même pour mon temps sur le 58 km !!! Eh, Domi, je cours rarement en cuissard cycliste et chaussures à cales automatiques ;-o) ). J'ai été un peu déçu de ne pas rencontrer Taz, mais elle a sagement préféré accompagner son rejeton à un concours de pétanque (si, si, ça existe aussi en région parisienne), où il devait briller cette après-midi, avec, en ligne de mire, une qualification en triplette pour les championnats de France. Bah, je ne doute pas que j'aurais d'autres occasions de la croiser...

Je prends quelques photos de la remise des prix du 38 km, où j'apprends que Jean-Luc Alison, qui m'avait devancé sur la Farouch', a remporté une brillante troisième place au scratch. Dommage que tu sois déjà parti, ça m'aurait fait plaisir de te revoir, l'ami !

Papa termine quant à lui au bout de 5h40 de course, devant Chantal Lopez, qui finit au sprint puis manque de s'écrouler sitôt la ligne d'arrivée franchie. Plus de peur que de mal heureusement. En fait, Chantal, qui a dépassé Géraldine Leroy sur la fin du parcours, a voulu tout donner pour préserver son avance. Chapeau Chantal, même si, en l'occurrence, aujourd'hui, Géraldine, qui termine quelques minutes derrière, n'aurait vraisemblablement pas pu te reprendre.

Yves Langard finira quant à lui quelques dizaines de minutes plus tard, en pleine forme apparente, bien loin des douleurs aux ischios qui l'ont apparemment miné sur les deux tiers du parcours. En tout cas, bonne performance à nouveau, deux semaines seulement après Cheptainville.

Les arrivées se font désormais plus espacées, mais les coureurs qui terminent après 7h00 de course et plus ont certainement autant de mérite que les premiers, ne serait-ce qu'en raison de la chaleur qui commence à se faire nettement ressentir.

Comme Papa, après déclassement d'une dizaine de coureurs qui n'ont pas validé leur dossars à l'un des points de contrôle obligatoires, termine à nouveau 3ème V2, nous attendons la remise des prix, dans cette ambiance conviviale, assis ou allongés dans l'herbe qui entoure le stade. Une coureuse m'interpelle :
- Elle : "Cycliste ? Triathlète ?"
Assurément, ma tenue de cycliste au milieu de dizaines de coureurs tranche singulièrement...
- Moi : "Cycliste, pour aujourd'hui..."
- Elle : "Ben, dans ce cas, tu ferais mieux de t'épiler, ça fait plus pro !"
- Moi : "Hummm ?!?"
Je ne comprends pas : je ne suis tout de même pas un grizzli ! Ah, les castors sont poilus aussi ? CQFD...

A 15h30, après avoir été maintes fois déplacée, la remise des prix a enfin lieu, alors que les derniers coureurs en terminent sous les applaudissements des coureurs/spectateurs encore nombreux.
Pas de remise de prix par catégorie (désolé Papa), mais l'occasion tout de même de féliciter les champions et championnes du jour, dont un V4, âgé de 72 ans, qui a bouclé le grand parcours. Ca laisse rêveur...

Je profite lâchement de la voiture pour m'économiser le retour à vélo, et nous regagnons nos pénates, en déposant Yves à Bures au passage.

Si je devais tirer un bilan de cette journée, il serait extrêmement positif.
Certes, je suis toujours plus heureux lorsque je cours de belles courses que quand j'y assiste en tant que simple spectateur.
Mais je pense que le repos quasi-total (1h40 de vélo à allure tranquille ne devrait pas avoir d'impact défavorable sur ma situation) était réellement nécessaire (sera-t-il suffisant ?) pour garder un espoir de figurer aux 12 heures.
Par ailleurs, le temps globalement très agréable (aïe, j'ai attrapé les premiers coups de soleil de l'année !) était particulièrement sympathique, surtout après les orages de la veille.
Mais, surtout, le bonheur qui se lisait sur les visages de tous (coureurs, bénévoles, organisateurs, amis) suffisait à m'emplir de bonheur à mon tour.
J'ai eu le sentiment de vivre cette course par l'intermédiaire de celles et ceux qui m'ont raconté leur plaisir de courir dans des paysages magnifiques, sur des terrains variés, avec une alternance équilibrée de passages roulants et d'autres beaucoup plus techniques.
Un grand coup de chapeau d'ailleurs aux organisateurs, l'AESN78 menée par Philippe et Nathalie Feutry, qui ont sacrifié cette année leur participation au Challenge en tant que coureurs, afin d'offrir à tous une expérience formidable.
Certes, les bonnes fées que sont Jean-Pierre Delhôtal et sa bande de Mondeville Trail Aventure, et Rémy Mercier et ASR Trail 78, s'étaient penchées sur le berceau de cette nouvelle organisation. Mais, plus que des regrets de ne pas courir aujourd'hui, les organisateurs m'ont surtout donné envie de vivre, l'an prochain, la seconde édition de leur "bébé".
A l'année prochaine !!!

L'Castor Junior


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