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2006-07-17 01:30:31 : CR du Trophée Picard - 02-07-2006 - Bray sur Somme - 37 photos - 6 réactions

Vous auriez la même chose sans VTT ?

Les origines
Parmi les récompenses reçues par notre équipe (La Parfaite Lumière) pour sa troisième place sur le Raid 28 2006 figurait une invitation pour une équipe de deux sur le Trophée Picard, raid multisports d'orientation associant VTT, course à pied et canoé. Un rapide tour de mes coéquipiers (Claude Hardel et Christine Bodet, Christophe Laborie, Stéphane Théry et mon père, tous coureurs émérites d'ultrafond) me confirmait ce que je pressentais : le multisports n'est pas franchement leur tasse de thé.
A moi non plus d'ailleurs, mais, depuis ma conversion récente et soudaine au sport en général et à la course à pied en particulier, je me dis que rien n'est totalement impossible, et que toutes les expériences méritent d'être tentées.
J'accapare donc ce petit cadeau, et propose à Klouggy le clown, JDM membre de TUROOM, ancien triathlète et orienteur de bon niveau, de participer avec moi à ce raid organisé par l'association Cols Verts Raid Aventure de Jean-Xavier Tempez, que nous avions rencontré lors de notre sortie nocturne de début décembre sur les Cols Verts Extrem Run, option Découverte.
Il accepte rapidement, et abandonne donc Damodile qui s'est inscrite sur le semi-raid du Golfe du Morbihan, qui démarre de Vannes le samedi 1er juillet à 18h00.

La veille
Klouggy vient me chercher à 16h00 le samedi et, comme souvent, je ne suis pas tout à fait prêt...
Atterré par l'état de mon biclou et par le manque flagrant d'entretien de la bête (hum, encore un axe de progression...), il m'aide à lui redonner un (petit) coup de jeune, en enlevant notamment cette vieille chaîne fermée par un bien massif cadenas, dont j'ai perdu la clé depuis belle lurette et que je n'avais jamais pris le soin de défaire...
Nous installons également ensemble le porte-cartes dont j'ai fait l'acquisition le matin même, puis sommes prêts (enfin !) à partir, direction Fay, où j'ai réservé une chambre en gîte dès notre inscription au Trophée.
Sur la route, vers 17h30, nous passons un petit coup de fil à Damodile qui se prépare à partir pour son semi-raid, mais elle est sur messagerie. Qu'à celà ne tienne chère amie, nous pourrirons donc ton répondeur régulièrement pendant tout le week-end ;-o).
J'appelle également l'Ourson, qui s'apprête lui aussi, avec le Raton Laveur et l'Bigorneau, et l'Herminette à la marche, à prendre le départ à Vannes pour un soutien amical et sportif à notre ami la Tortue. Je lui redonne toutes les astuces permettant de retrouver Damodile dans le flot de concurrents, mais ils ne se verront finalement pas... Je lui confirme également que nous courrons notre "petit" raid en gardant une grande place à la Tortue dans nos têtes.

Vers 18h30, nous arrivons dans le village de Fay, et trouvons facilement le gîte en question, où Mme Eteve nous réserve un accueil des plus chaleureux. La chambre est très confortable, et nous avons même l'autorisation de squatter le salon familial pour regarder sur grand écran le France-Portugal du soir. Un petit tour sur l'aire d'autoroute voisine pour s'enfiler un menu gourmand du Beouf Jardinier (bon, il y avait quand même des pommes de terre en garniture...), et nous nous enfouissons dans les canapés du salon, pour assister à la victoire de l'équipe nationale. C'est d'ailleurs là que nous serons rejoints par un autre "couple" de concurrents : Emmanuel et Jean-Baptiste, des Adam Isle Raiders 69.
Sitôt le match terminé, retour à la chambre pour un dodo bien mérité, et une nuit réparatrice bienvenue après une semaine chargée.

Le jour J
Au réveil à 6h00, je réalise que j'ai encore une fois oublié ma ceinture cardio (c'est toujours mieux qu'à Marseille-Cassis où j'avais carrément oublié mon chrono). Heureusement, il me reste l'altimètre et, s'il ne me lâche pas en route, mon GPS, pour pouvoir revivre cette sortie que j'imagine déjà très longue.
Petit déjeuner copieux en compagnie de nos concurrents et néanmoins amis, puis départ pour Bray sur Somme, où notre expérience des Cols Verts de décembre nous permet de prendre quelques raccourcis pour garer la Klougmobile au plus près de la salle polyvalente d'où le départ sera donné à 8h00.

Passage au retrait des roadbooks et dossards (nous savons bien que ce numéro 2 n'a aucune chance de correspondre à notre classement final sur l'épreuve...), puis au retrait de la puce (l'organisation a oublié ou n'a pas obtenu de boîtiers de contrôle et RAZ, et nous ne pouvons donc pas utiliser celles que nous avions amenées à la demande de... l'organisation ! Damned !), avant de retourner à la voiture pour préparer les vélos. Ni Kloug ni moi n'avons pris de pompe à vélo (appelez-nous les pieds nickelés du Raid ;-o) ), et nous sommes donc contraints d'en quémander alentours. Heureusement, nos voisins immédiats ne sont autres que David Mathelier et Christian Reut, de Snecma LOA Aventure, que nous croisons (enfin, surtout David) sur toutes les CO d'IDF. David nous prête une petite pompe, qui sera bien utile en cas de crevaison.
De retour sur l'aire de départ pour assister au briefing, nous croisons furtivement Magali Messina et Patrice Kergosien, de Latitude Sport (équipe vainqueur, haut la main, du Raid 28 2006).

JXT commence son briefing à 7h59 (le départ à 8h00 précises est déjà compromis), sous un soleil déjà brûlant. Parmi les infos importantes, des précisions sur le run and bike prévu sur le terrain de motocross d'Hardecourt, ainsi que sur les différentes pénalités subies en cas d'oubli de balises sur chacun des tronçons du raid.

La course. 1ère étape : 16 km de VTT
A 8h07, c'est enfin le départ, et les 61 équipes (5 ont visiblement déclaré forfait) s'élancent à VTT, derrière un 4x4 de l'organisation, pour le premier tronçon de la course : 16 km de CO en VTT, avec 3 balises. Le début de la course me convient bien : route et chemins pratiquables, en léger faux plat montant, mais je préfère y aller mollo pour ne pas lâcher Kloug immédiatement. Hélas, la première descente me permet de démontrer mes piètres talents de vététiste... L'effet est immédiat, et nous nous retrouvons bons derniers, assez loin derrière le peloton. La journée va être longue et dure...
Kloug avait prévu, en bon "éleveur de champions" qu'il est, de m'initier aux joies de l'orientation à VTT, mais ma concentration est entièrement tournée vers la maîtrise de ce terrible engin qu'est le VTT, et je dois lui confier la carte du parcours, prenant uniquement sur mon porte-cartes le schéma d'ensemble du parcours.

Dans le champ suivant, nous rencontrons l'équipe 52 (les Madballs, avec Penjolum et Delphine), qui nous disent que nous ne sommes finalement pas les derniers. Ah ? Toujours est-il que nous les dépassons sur le chemin du terrain de motocross, où doit se dérouler le run and bike.

2ème étape : 2,5 km de run and bike
Le parc à VTT d'Hardecourt est déjà quasiment vide, signe du grand retard pris sur les autres équipes. Naturellement, au vu de nos compétences respectives, c'est Kloug qui se charge de faire progresser le VTT (le mien, car il est déjà en état délabré, et craint moins les chutes sur ce terrain de malade !), au travers des murs qui jalonnent ce parcours. Je tâcherai de courir à un rythme équivalent, et de pointer les 6 balises disséminées sur le parcours. Nous et les rares équipes à nous suivre ne trouverons pas la balise 3, qui a dû être enlevée ou cachée par des concurrents précédents. Pas glop ! Surtout que, arrivés à la balise 4 après un énième mur qui a nécessité nos quatre bras musclés (malheureusement pas assez...) pour transporter le VTT, j'ai dû redescendre ledit mur à la recherche de cette maudite balise qui, à elle seule, nous fait perdre 5 balises de VTT...

3ème étape : 11 km de VTT
Sitôt terminé ce run and bike de furieux, nous enfourchons à nouveau nos VTT, puis embrayons vers Eclusier Vaux. Malheureusement, je ne m'aperçois pas alors qu'au lieu d'appuyer sur le bouton lap, j'ai en fait arrêté mon GPS. J'aurai donc un "trou" assez important sur mon parcours du jour. Zut !
Le chemin, balisé sur sa plus grande part, nous fait emprunter un belvédère qui surplombe la Somme, et nous offre un panorama magnifique sur les boucles de cette rivière. Néanmoins, cela reste du VTT, et les passages étroits et accidentés ne sont pas tout à fait de mon goût, et Kloug est obligé de m'attendre à de nombreuses reprises... D'autres équipes nous doublent (nous n'étions donc pas les derniers ? Comment diable peuvent-ils aller plus lentement que nous, étant donné mon rôle parfait de boulet ???).
Toujours est-il que nous nous retrouvons à trois équipes à l'entrée d'Eclusier Vaux, devant un pont mobile, qui vient juste de s'ouvrir. Cela nous permet en tout cas de faire une petite pause bien appréciable (contrairement à certains coureurs de Paris-Roubaix, nous ne concourrons pas pour la première place ;-o) ).
Puis le trajet nous emmène sur les hauteurs du village, dans un parc à vélo cette fois plus rempli, car l'épreuve de CO à venir semble coriace, et certaines équipes ont visiblement fait la première option VTT de 4 km.

4ème étape : 2 km de CO pédestre
Il s'agit d'une CO azimut distance, art que je ne maîtrise absolument pas. Etant donné notre grand retard, Kloug prend les choses en main, et je me contente de le suivre, tant bien que mal, sur chacun des douze postes disséminés sur un terrain souvent difficilement pratiquable, et diablement vallonné. Des équipes courent dans tous les sens, rajoutant à la confusion déjà forte inhérente à cet exercice. Le soleil de plomb n'arrange par ailleurs pas les choses, et j'ai souvent du mal à suivre le pied alerte de mon coéquipier. Nous raterons au final une balise (la 11 de mémoire, qui ne se trouvait vraisemblablement plus à sa place...).
De retour au parc à vélos, nous assisterons au départ d'un défilé de voitures de collection. Jolies machines, que mon ignorance crasse en la matière ne me permet malheureusement pas de détailler...

5ème étape : 4 km de VTT
Kloug me confie la carte pour cette partie courte en orientation à VTT. Hélas, dès les premiers hectomètres, je peine tellement à le suivre qu'il s'éloigne à perte de vue, et que je ne me concentre plus, encore une fois, que sur la maîtrise de mon terrible engin... Résultat, arrivé à la première intersection, j'opte pour une descente pas la route au lieu de poursuivre, comme indiqué sur la carte, par le chemin pile en face. Quelques hectomètres après le début de cette descente, je réalise enfin mon erreur, et dois remonter la côte pour retrouver un Kloug légèrement furax. Encore de nombreuses minutes de perdues... Heureusement, le trajet jusqu'au cimetière de Cappy, où se trouve le parc à vélos suivant, est très court, et j'arriverai presque à le suivre jusque là.

6ème étape : 9 km de canoé
Sitôt posés les VTT dans un parc là encore bien rempli, nous nous dirigeons vers la Somme, où nous sont données les infos concernant l'étape à venir, soit 9 km de canoé. Tiens, JXT avait prévu ici une "surprise". Qu'est-ce donc ? Ah, nous allons mettre à profit nos capacités de nageurs telles que requises à l'inscription (un brevet de nage sur 25 m qu'ils disaient...). En fait, les cartes (ou plutôt les photos aériennes) présentant la position des balises se trouvent de l'autre côté du canal de la Somme, et il nous faut donc traverser les 15 à 20 mètres à la nage. Evidemment, en raison de la durée de l'épreuve (environ 2h sont prévues) et du cagnard ambiant, il est hors de question de ne pas emporter d'eau. Nous devrons donc traverser avec nos sacs. Nous confions nos objets fragiles ou précieux au bénévole posté là, et j'accroche mon GPS à ma casquette, pour éviter qu'il prenne l'eau. La chaleur est tellement forte que l'eau est réellement chaude (ça nous change des Cols Verts !).

Arrivés en face, nous prenons les cartes puis trottinons vers l'embarcadère à canoés. Kloug me précise immédiatement que deux des six balises sont situées très loin du point de départ et, vu mon profil de parfait débutant en la matière, il serait préférable de se concentrer d'abord sur les quatre autres. Soit. Nous mettons donc un canoé à l'eau, puis nous y installons du mieux que nous pouvons. Kloug m'enseigne rapidement les rudiments de la navigation, et nous partons vers l'est à la recherche des balises 1 à 4. Il nous faut d'abord passer sous un pont assez bas (attention à la tête !), puis traverser une route en portant les canoés. Ouch ! C'est lourd !

Une fois remis à l'eau de l'autre côté de la route, nous pouvons enfin nous mettre en chasse de la première balise. Visiblement, d'autres équipes ne maîtrisent pas beaucoup mieux que nous la navigation sur canoé. Les deux premières balises seront trouvées sans réelle difficulté, mais la troisième nous en posera bel et bien. Visiblement, quelqu'un s'est à nouveau amuser à la déplacer. Décidément...
Quant à la quatrième, tout se passe pour le mieux, notamment à l'abord d'un magnifique château, lorsque notre canoé se bloque complètement au milieu des nénuphars, sur un obstacle indéterminé. Impossible de bouger dans un sens quelconque. Heureusement pour nous, une équipe évoluant dans les parages accepte de venir nous secourir, et nous permet, après que nous nous sommes accrochés à leur embarcation, de sortir de cette situation délicate.

Le retour vers le premier bassin s'effectue sans réelle difficulté, mais des douleurs dans le dos (et peut-être une certaine lassitude après cette première expérience de canoé, me font préférer arrêter ici l'expérience, au grand dam de Kloug que je sens en pleine forme pour continuer et récupérer les deux dernières balises. Une prochaine fois ?

7ème étape : CO pédestre de 11 km
Nous regagnons le parc à VTT après avoir redéposé le canoé sur la berge, pour démarrer cette épreuve de CO pédestre. Le parc est toujours aussi plein, cette fois en raison de l'arrivée de concurrents du circuit "Découverte". Kloug prend la carte en main, et nous embarquons pour une très longue CO, aux heures les plus chaudes de la journée (14h30...). Les postes ne sont pas difficiles techniquement (hormis peut-être celui situé dans le tunnel sous la route), mais les interpostes sont longs et, défaut déjà relevé aux Cols Verts, parfois placés de telle sorte qu'ils incitent les coureurs à prendre des voies normalement interdites, comme ce champ de petits pois en partie labouré par de nombreuses équipes.

Kloug me laisse poinçonner seul une des balises (il faut bien que je me fasse pardonner ma lenteur extrême à VTT), puis nous amène vers la suivante en haut du dénivelé qui surplombe les canaux. Il a alors une idée géniale : descendre directement plutôt que de faire le tour par des chemins plus praticables. J'ai rarement pris autant de plaisir à dévaler une pente aussi raide, même si l'essentiel s'est effectué sur les fesses. Il faut dire que toutes les minutes en plein cagnard ainsi évitées sont bonnes à prendre...

Nous revenons ainsi vers le parc à vélos, non sans avoir à nouveau goûté aux joies de l'attente devant un pont mobile levé. Nous croisons un grand nombre d'équipes qui s'embarquent à peine sur l'épreuve de canoé. Bon courage les gars (et demoiselles !).

Le retour par la voie rapide : 4 km de VTT sur route
Arrivés au parc, nous prenons le road book de l'étape suivante (9 km de VTT) qui nous apparaît diablement compliqué. Kloug serait d'attaque seul, mais mes piètres performances à VTT nous font reconsidérer la question, d'autant plus qu'il est déjà 15h45, et que nous ne disposons que d'1h45' pour boucler le parcours par la voie longue. Nous décidons donc d'opter pour le retour direct vers Bray sur Somme, par la route, ce qui nous permettra en plus (admirez le calcul ;-o) ) de profiter de douches encore chaudes et, peut-être, encore à peu près propres.
Nous arrivons donc à la salle polyvalente vers 16h15, parmi les premiers, et fonçons profiter d'une bonne douche après avoir rangé les VTT dans la Klougmobile.

Le ravitaillement de l'arrivée est un régal, notamment la fameuse bière Cols Verts que les bénévoles, d'abord un peu perdus, acceptent finalement de nous remettre. Nous assisterons à l'arrivée de la plupart des équipes, mais n'attendrons pas la remise des prix (nous sommes bien loin du podium !), car le retour sur Paris s'annonce long, et Damodile ne devrait pas tarder à rentrer de son escapade morbihanaise, même si le SMS reçu de l'Ourson m'indique que l'épreuve a, pour le Zoo, été longue et difficile. A ce propos, les zanimos ont néanmoins apporté le plus beau soutien qui soit à la Tortue en allant au bout de l'exercice malgré les conditions difficiles.

Bilan de la sortie : 8h06'2" pour 61,7 km et 948 m de D+ (le kilométrage global est estimé suite à mon cafouillage d'après run and bike).
Bilan de la course : une 55ème place sur 61 finisseurs et 65 inscrits : houra, nous ne sommes pas les derniers !!! L'organisation est, comme aux Cols Verts, pleine de bonnes volontés, mais les bénévoles heureusement plus nombreux. Ne manquent plus que des contrôleurs placés à certains points du parcours ou itinérants, pour détecter d'éventuelles infractions au règlement. Merci en tout cas pour cette journée dans l'enfer du Nord ;-o)

L'Castor Junior

2006-07-03 01:23:14 : Course d'Orientation - Trophée de Saint Quentin en Yvelines - Etape 4 - Champ Garnier - 28-06-2006 - 35 photos - 4 réactions

Il vaut mieux marcher dans la bonne direction que courir dans la mauvaise... (proverbe d'orienteur)

Ce mercredi avait lieu la quatrième, et dernière, étape du Trophée de CO de la Ville Nouvelle de Saint Quentin en Yvelines ( http://rauturie.club.fr/trophee_2006/index.html ), sur la carte de Champ Garnier à Saint Lambert des Bois.
Je retrouve au départ Klouggy le clown, Gilles Montambaux et Jean-Yves Thuret, tous trois JDM, ainsi que tout un tas de collègues du GO78, qui organise la course de ce soir, tracée par Nathalie Rauturier.
Toujours pas la moindre trace de l'Electron, du Mammouth Rose ou de Domi de la monstertruck team. Je commence à sérieusement douter de leur participation aux étapes précédentes : n'ont-ils pas tout simplement utilisé de bons orienteurs (meilleurs que moi en tout cas ;-o) ) pour courir à leur place sous leur nom ?

Mon objectif du jour est, pour une fois, de me concentrer sur l'orientation, quitte à marcher l'essentiel du temps, afin d'éviter ces séances de jardinage qui me valent déjà une réputation terrible dans tous les milieux autorisés. Le temps sera ce qu'il pourra, mais je réduirai coûte que coûte les distances parcourues.

Christophe Beauvisage emmène Quentin vers le départ, et donne à son bout de chou les dernières consignes (rester calme, concentré, et s'appuyer sur la carte). Je les écoute avec attention : mes (contre)performances récentes en orientation justifient une certaine humilité...

Une fois nos pointeurs SportIdent remis à zéro et contrôlés, nous partons en même temps chacun sur son circuit (le D pour Quentin et le A pour moi).

Poste 1 (116) - souche - 3'45" : Cette balise fournit la seule occasion de "bouffer" du dénivelé de toute cette carte, par ailleurs extrêmement technique avec tous ses trous et dépressions, secs ou humides. Nous descendos, Quentin et moi, par le chemin au nord-est du départ, pour rejoindre le chemin NO-SE. J'aide Quentin à enlever un vilain moucheron qui a décidé de se loger dans son oeil, puis je l'abandonne pour l'attaque de mon premier poste. Je repère une première balise, trop proche (elle n'est pas sur mon circuit), puis continue à flanc pour tomber directement dessus. Temps très moyen, mais j'ai marché tranquillement pour rester concentré.

Poste 2 (143) - petite dépression - 9'43" : Le chemin le plus rapide consiste sans doute à remonter le chemin NO-SE jusqu'au croisement, puis couper plein ouest à travers blanc et vert clair, mais je décide de rester sur la courbe de niveau pour emprunter le sentier à l'ouest. Hélas, ledit sentier est largement encombré d'arbres tombés, et la progression est horriblement lente. Je finis même, avant le vert foncé, par bifurquer et rejoindre la Route des Chênes jusqu'au Carrefour de la Vallée de Misère, puis remonter plein Nord. J'attaque ensuite le poste plein ouest à hauteur des trous humides. Encore une approche correcte : chouette ! Quant au chrono, oublions (j'avais prévenu que je prendrais mon temps ^_^).

Poste 3 (144) - bord nord de la dépression marécageuse - 3'21" : Encore un chrono moyen, mais l'approche, en contournant les trous humides au nord-est du poste précédent, me convient. Toujours pas de jardinage...

Poste 4 (117) - bord nord-ouest de la mare - 5'03" : J'attaque plein ouest, en m'appuyant sur deux fossés secs, et trouve le poste sans difficulté.

Poste 5 (121) - bord nord-est de la mare la plus au sud-est - 7'28" : Je commence par rejoindre la Route Royale plus au nord, puis fais un détour par la Route de la Brosse d'où j'attaque le poste au niveau des trous marécageux. Toujours pas de cafouillage.

Poste 6 (120) - petite dépression - 2'02" : Là, je m'appuie sur le petit bout de sentier à l'ouest du poste, qui me guide directement vers cette petite dépression, que l'on trouve aisément au sud d'une dépression marécageuse.

Poste 7 (119) - petite dépression la plus au sud-est - 3'07" : Là encore, j'attaque au cap, et me fixe comme point d'arrêt la sente OE. Aucune difficulté, surtout en marchant ;-o)

Poste 8 (133) - côté est de la mare - 7'12" : Désirant courir un peu lagré tout, j'opte pour les chemins : Route Royale puis Route de la Brosse jusqu'au Carrefour du Poteau Blanc, puis le chemin NO-SE jusqu'aux mares sur la droite visibles depuis le chemin. Je contourne la principale et trouve le poste sans difficulté.

Poste 9 (127) - bord nord de la dépression marécageuse - 4'01" : Je reprends le chemin NO-SE jusqu'au champ cultivé à son extrémité, puis attaque par une sente non marquée sur la carte, avant de filer vers la bonne dépression plus au nord-ouest. Un coureur derrière moi me suit jusqu'au poste.

Poste 10 (126) - côté sud-ouest de l'arbre particulier - 3'03" : Première grosse bêtise ! L'attaque du poste est bonne, plein cap nord-nord-est, mais je décide de couper par une des mares sur le trajet, croyant pouvoir m'appuyer sur un caillou qui surnage. Horreur : le caillou s'enfonce immédiatement sous mon poids, et je me retrouve pour la première fois de ma vie dans la situation que j'imagine être celle des gens qui tombent dans des sables mouvants : l'enfoncement dans cette vase malodorante apparaît presque inéluctable. N'ayant plus que le buste hors de ce bourbier, je décide d'agir calmement, mais appelle quand même le coureur qui me suit à la rescousse. Finalement, en appuyant mes avant-bras sur une zone moins mouvante de la vase, je parviens à m'en extirper sans avoir besoin du bâton que me tend le coureur. Bilan des courses : des vêtements et chaussures lourds et malodorants pour le reste de l'épreuve, et une carte maculée de vase et, par conséquence, désormais difficilement lisible, notamment dans ses nuances. Afin d'éviter ces réminiscences du Raid 28, j'éviterai à l'avenir de faire le malin sur des zones marécageuses... Après cet "incident", je reprends mes esprits et pointe le poste sans difficulté.

Poste 11 (124) - trou le plus à l'ouest - 8'17" : Je rejoins le chemin NS à l'est du post précédent, puis aperçois Audry Beauvisage, graine de champion chez les JUH, qui apprécie visiblement peu la course du jour. Je l'aide (c'est bien la première fois que je suis capable de le faire) en lui indiquant comment trouver la balise 127. Je reprends ensuite la Route Royale au sud-est, que je quitte au croisement avec un reste de sentier. Les balises sont ici d'autant plus faciles à trouver que trois coureurs rapides "tracent" devant moi, et me laissent deviner le chemin optimal d'approche.

Poste 12 (122) - côté est de la souche - 1'32" : Cap plein nord-est, aidé encore par la présence d'un trio rapide.

Poste 13 (123) - côté ouest de la souche - 0'48" : Le poste est extrêmement simple, immédiatement à l'ouest-nord-ouest du précédent.

Poste 14 (129) - côté sud de la souche - 3'47" : En repartant sur la Route Royale, je croise Gilles pourtant parti, je l'imagine, longtemps après-moi. Il est définitivement un excellent orienteur parmi les non-licenciés. Je trouve la souche sans difficulté, dans la prolongement d'une sente SO-NE.

Poste 15 (135) - côté ouest de la dépression - 6'53" : Je préfère jouer la sécurité et rejoindre le Carrefour du Poteau Blanc, avant de courir plein ouest jusqu'à la lisière du champ. Le vert clair est très roulant, et m'amène directement sur le poste.

Poste 16 (139) - souche - 4'47" : Je traverse le chamin agricole puis la Route du Frelon, plein nord-est, et trouve la souche sans difficulté.

Poste 17 (136) - petite dépression - 3'27" : Pas de difficulté : je contourne simplement le vers foncé, en m'appyant dessus ainsi que sur la petite dépression marécageuse plus au sud.

Poste 18 (137) - bord nord-ouest de la dépression marécageuse - 1"30" : Aucune difficulté là encore : le cap sud-sud-est suffit largement.

Poste 19 (140) - côté nord de l'arbre particulier - 15'30" : Je retrouve un coureur croisé auparavant, et nous nous entamons, à deux, une belle séance de jardinage. Deuxième grosse bêtise ! Je pense que l'euphorie relative des 18 premiers postes trouvés sans éclat ni génie, mais sans grosse erreur non plus, m'a amené à relâcher mon attention. Je file sur le premier arbre que j'imagine être particulier, avant de constater qu'il n'y a aucune balise à côté. Un autre : idem. Une seule chose est sûre : je n'ai plus aucun repère, ainsi qu'en témoigne mon atterrisage sur la Route de la Brosse au sud-est du poste. A force de jardinage, et grâce à l'arrivée sur zone de coureurs plus frais, je finis pas pointer ce poste, terriblement déçu d'avoir failli si près du but...

Poste 20 (142) - sur la colline - 3'13" : Je reprends mes esprits et trouve ce poste aisément, au cap sud-est et dans une zone blanche assez marquée. La balise sur la (petite) colline se voit de toute façon aisément de loin.

Poste 21 (99) - extrémité nord-est du sentier - 4'30" : Le retour sur le Carrefour de la Vallée de Misère et le chemin au NO-SE qui le sépare de l'arrivée est légèrement compliquée par une progression relativement difficile à travers le vert. La montée du talus pour trouver le poste marque par ailleurs la seconde, et dernière, ascension de cette course.

Arrivée - 0'39" : Comme souvent , je donne tout pour cette arrivée, d'autant plus que je crois deviner au loin les silhouettes de l'Electron et Domi. Seraient-ils là finalement ?

Bilan de cette course : 1h44' pour 9,4 km (moins de 50% de plus que la distance balise à balise : c'est la première fois que "j'optimise" à ce point) et 96 m de D+.
Au classement, je finis 57ème du circuit, sur 89 partants et 70 classés. Je suis toujours dans les profondeurs, mais la stratégie de priorité donnée à la réflexion et à la concentration a porté ses fruits en me permettant (presque) de surnager.

Je retrouve ensuite l'Electron et Domi, très taquins, ainsi que mes collègues JDM, parmi lesquels Atomik JF qui m'a apporté un petit cadeau. Tous ont brillé, hormis JF légèrement en desous de ses capacités ce soir. Avant la remise des prix du Trophée, Nathalie cherche des débaliseurs, et je me propose d'en être, à la seule condition qu'il s'agisse de postes aimples (je n'ai pas de frontale : il me faut donc être capable de reveni avant la nuit ;-o) ). Cette mission suscite des remarques moqueuses de la part de mes camarades (l'Electron et Domi, je vous rappelle qu'on ne tire pas sur une ambulance ^_^), mais la simplicité des postes en question me rassure beaucoup (il s'agit vraisemblablement du circuit jalonné : ça devrait être à ma portée). Je croise, avant de partir, le Mammouth Rose, Neil Dobbs (parti débaliser également) et Maurice Le Ruyet, qui intriguera Camille Clouard lorsqu'elle le verra repartir seul, à pied, à la tombée de la nuit, vers Auffargis. Un vrai champion du trail et de la course à pied !

Pendant ce temps, le tirage au sort de la tombola me gratifie d'un magnifique TS XL publicitaire (si intéresse, faire offre ;-o) ).
Je reviens à temps pour assister à la remise des prix qui commence, honorant tout un tas d'ami(e)s orienteurs. Un petit coucou au passage à Hélène et Michel Ediar, des clins d'oeil aux autres collègues du GO78 ou amis de MSO, puis il est l'heure de retourner au bercail.

Prochaine étape : dimanche 2 juillet, le Trophée Picard, raid multi-sports d'orientation, en équipe avec Klouggy le clown.

L'Castor Junior

2006-06-22 02:49:42 : Course d'Orientation - Trophée de Saint Quentin en Yvelines - Etape 3 - Bois de Maurepas - 21-06-2006 - 6 photos - 9 réactions

Vivement que ça se termine...

Ce mercredi avaient lieu, en plus de la fête de la musique, deux évènements qui me tenaient à coeur : les fractionnés de musique (dernière trouvaille de Philippe, le coach du JDM) et la troisième étape du Trophée de Course d'Orientation de Saint Quentin en Yvelines.
J'arrive pour une fois de bonne heure sur site, dans l'espoir de croiser enfin les zanimos du Zoo (l'Electron, le Mammouth Rose et Pouic-Pouic), voire Domi du MonsterTruck Team, mais ils ont visiblement décidé, conjointement, de m'éviter. Domi a même poussé le vice jusqu'à sécher la séance du jour ;-o).
En revanche, j'arrive trop tôt pour pouvoir retrouver mes compagnons habituels du JDM : seul François Loeser arrivera avant mon départ, et je ne verrai donc pas Atomik JF, Gilles Montambaux et, le p'tit dernier qui a pris goût à la CO la semaine dernière, Jean-Yves Thuret.
A charge de revanche !
En tout cas, vu le temps menaçant, et mes piètres talents d'orienteur, je me dis que ce départ tôt me permettra peut-être d'éviter la pluie et la nuit. Voire...

Il s'agit ce soir d'une organisation MSO, qui marque, si je ne m'abuse, les débuts du couple Kloug/Damodile dans le traçage de circuits. Ils ont réussi à coller 26 postes dans une toute petite carte, relativement technique en raison du dénivelé et de la multitude de sentes ou sentiers, et de quelques zones de végétation dense. Audry Beauvisage, jeune leader du Trophée en Junior, me taquine gentiment lors de la recopie des postes.

Je salue Kloug préposé à l'atelier départ (le pauvre souffre toujours des mollets. On risque d'en baver sur notre aventure à deux sur le Trophée Picard début juillet...). Il me fait partir, et les ennuis commencent déjà...

Poste 1 (35) - petite dépression - 9'26" : Il n'y a rien à faire, je ne parviens jamais à rentrer correctement dans une carte. La balise est pourtant simple à trouver (il suffit de suivre quelques chemins). Encore faut-il être concentré, et je ne le suis pas du tout. Je vais aller me perdre bien trop à l'est, et c'est Augustin Clouard, p'tit bout de chou de 21 ans mon cadet, licencié au GO78 également, qui me permettra de me recadrer, et de rebrousser chemin pour tomber sur ce poste simple. Ca commence mal : déjà 8' de perdues sur les premiers...

Poste 2 (38) - jonction de fossés secs - 1'48" : R.A.S. : j'arrive cette fois à compter les chemins...

Poste 3 (40) - clairière - 2'11" : Pas d'erreur particulière (encore un poste facile : il suffit de suivre les chemins), mais une progresion lente qui me fait perdre 1'.

Poste 4 (44) - dépression - 5'47" : Je croise à nouveau Augustin qui, me croyant perdu ( :-(( ), m'interpelle : je le rejoins, mais perds le fil des chemins au passage. J'essaie, au retour vers le poste, de m'appuyer sur les maisons environnantes, mais bifurque deux chemins trop tôt, et jardine dans tous les sens. C'est en observant plus finement les petits chemins provenant des lotissements que je parviens à me recaler, et à tomber sur ce poste très simple. Encore 4' de perdues...

Poste 5 (45) - trou - 0'43" : R.A.S. Aucune difficulté pour un interpostes très court.

Poste 6 (46) - entre deux mares - 1'56" : Je préfère jouer la prudence et suivre le chemin au nord-est des mares. 1' de perdue.

Poste 7 (47) - petite dépression - 1'26" : Mon détour par les chemins me fait perdre 1'.

Poste 8 (49) - rentrant évasé - 7'12" : Jardinage en beauté. Le sentier qui part du poste 19 m semble être le chemin le plus court pour attaquer ce poste 8 par le sud-ouest. Hélas, la zone autour du poste 19 est remplie de vagues sentes qui ne mènent nulle part, et je perds un temps fou à essayer de progresser au travers de murs de végétation. Je suis finalement contraint de revenir sur le chemin au sud-est, pour attaquer proprement le poste 8. 6' de perdues...

Poste 9 (51) - coude du fossé sec - 4'41" : Nouvelle erreur. Je quitte le chemin au nord trop tôt, et dois donc jardiner dans la zone pour retrouver ce fossé pourtant facile. 3' de perdues...

Poste 10 (54) - coude du talus raide le plus à l'ouest - 6'09" : Mon choix prudent , par les chemins au nord puis à l'ouest du poste, me convient, et je suis assez heureux de tomber directement dessus. Malheureusement, le détour me fait perdre encore 3'.

Poste 11 (55) - clairière - 9'35" : Nouveau drame. Il doit s'agir d'un des interpostes les plus courts, et c'est un de ceux sur lesquels je vais passer le plus de temps. Ma sortie du poste précédent est franchement mauvaise (étais-je grisé par l'orientation correcte qui m'y avait amené ?), et je pars bien trop à l'ouest, avant de me recaler sur un croisement de chemins. Je repars cette fois dans le bon cap... ou presque, et me retrouve cette fois trop à l'est. Pour essayer de ne pas amplifier ces erreurs, je me recale sur la route au nord, et finis par trouver ce poste somme toute assez simple, après avoir perdu 8'...

Poste 12 (66) - partie sud-est de la limite de végétation - 5'41" : Rebelote : nouvelle grosse erreur en sortie de poste. Je fais un 90° complet, qui me fait faire une sortie de carte à l'ouest, vers la station d'épuration, qui m'oblige à escalader le petit barrage de retenue de l'étang de Maurepas. Encore un poste sans aucune difficulté (le bosquet en question est visible sur la carte comme sur le terrain de très loin) qui me fait perdre 3'. Heureusement encore que je cours relativement vite...

Poste 13 (56) - arbre particulier - 5'25" : Nouveau motif de satisfaction personnelle : je fais une approche sans défaut, en utilisant le petit sentier jaune (et non un éventuel chemin plus à l'est) qui amène sur la clairière où se situe l'arbre. A peine 1' de moins que les meilleurs sur ce poste.

Poste 14 (34) - objet particulier (erreur sur la définition ? de mémoire, il s'agissait d'un arbre ou d'une souche) - 2'19" : Pas d'erreur mais une progression un peu lente (ça grimpe sec). 1' de perdue. C'est sur ce poste que je vois Maurice Le Ruyet (ASR Trail 78), qui descend (???). Nous nous saluons, et je décide de le suivre (je cours depuis une heure, et lui une demi-heure seulement... Il est bon !!!). Encore faut il être capable de suivre ce bolide (vainqueur ou bien classé sur de nombreuses courses vertes et trails).

Poste 15 (62) - talus raide le plus au sud-est - 2'52" : Même si c'est fatiguant pour le coeur et les jambes, suivre Maurice me permet de reposer mon cerveau embué, et, accessoirement, de pointer ce poste dans les temps des meilleurs.

Poste 16 (60) - angle nord (intérieur) de la limite de végétation - 1'12" : Toujours mon plan Maurice : nous tombons directement sur le poste, à nouveau dans les temps des meilleurs (je suis le 9ème sur ce poste !!!).

Poste 17 (43) - bord nord de la mare - 1'34" : Idem : je suis même 5ème sur ce poste (!!!).

Poste 18 (48) - dépression la plus à l'ouest - 1'57" : Je suis toujours Maurice, et le taquine lorsque je m'aperçois que nous sommes un brin trop à l'est (aucune gratitude...). 1' de perdue (au moins autant si j'avais été seul...).

Poste 19 (50) - petite dépression - 1'12" : Là, je mets un point d'honneur à guider Maurice sur ce poste qui m'avait servi d'appui pour attaquer, sans grand succès, le poste 8. Nous sommes dans les temps des meilleurs.

Poste 20 (52) - arbre particulier - 9'44" : Nouveau drame. Petite erreur (nous ratons un chemin vers le nord-ouest), qui nous amène directement dans une zone qui, pour moi, est totalement impratiquable. Les ronces me lacèrent les mains et le cou, et Maurice, plus agile et plus puissant, parvient à s'en défaire plus facilement. Je suis donc contraint de l'abandonner et de me recadrer, seul, après avoir réussi à sortir vivant de ces murs de ronces. En plus, la pluie commence à tomber. Je maudirai ce poste jusqu'à la fin de mes jours ;-o). 8' de perdues...

Poste 21 (53) - dépression la plus à l'est - 8'42" : Nouvelle sortie de poste dans les choux. Je suis surpris d'aller vers l'est pour un poste situé plein sud-ouest du précédent. Il me faudra l'aide de concurrents passant par là pour me resituer et effectuer un magnifique 180° et trouver, sans difficulté aucune, ladite dépression. 6' de perdues...

Poste 22 (57) - borne - 3'35" : Pas d'erreur sur ce poste facile, mais une progression un peu lente. 2' d'écart...

Poste 23 (58) - dépression - 2'52" : Nouveau poste très simple (la zone est totalement dénuée de végétation). Une remontée un peu lente des lignes de niveau me fait néanmoins perdre 1'.

Poste 24 (61) - coude de la limite de végétation - 3'11" : Pas de véritable erreur, mais une redescente très lente, en partie sur les fesses, me fait perdre 2'.

Poste 25 (65) - partie nord-ouest de la limite de végétation - 3'45" : Idem : une progression bien lente et peu assurée me fait perdre à nouveau 2'.

Poste 26 (99) - intersection de sentiers - 4'48" : Je croise Christophe Rauturier, président de mon club, qui s'élance seulement sur le circuit (il mettra deux fois moins de temps que moi au final...). 1' d'écart sur ce dernier poste, malgré mon accélération. Il est temps que ça se termine...

Arrivée - 0'37" : Même mon sprint final n'est pas au top : le plus rapide mettra 6" de moins... Mais, au moins, je ne suis pas dernier sur ce poste-là ;-o).

Avant de partir, je salue Eric Bouisset et Neil Dobbs, qui sont encore venus ensemble réaliser de superbes temps, puis file essayer un patron de la nouvelle tenue du club. Vu mes pectoraux peu développés, un M fera parfaitement l'affaire !
Je file ensuite vers Bures, sans grand espoir d'arriver à l'heure au rendez-vous fixé par Philippe pour ses fractionnés de musique, mais ceci est une autre histoire...

Bilan de cette course : 1h50'20" pour 12,441 km et 509 m de D+. Je finis 70ème sur 71 classés et 85 au départ, avec 14 pm, abandons ou non chronométrés. Tous les amis (Zoo, JDM et GO78 ont brillé dans cette course, hormis Thierry Vermeersch et François, qui font un pm). J'ai bien préservé ma marge de progression...

L'Castor Junior

2006-06-18 22:28:06 : Course d'Orientation - Inter-Régionale - Le Bois Rond - 18-06-2006 - 4 photos - 7 réactions

Grosse déception : premier pm (poste manqué) sur une CO : le métier qui rentre ?

Dès l'arrivée sur l'atelier départ, je sens que la journée va être rude : 12,8 km de balise à balise, 28 postes. En forêt de Fontainebleau, avec les rochers et le dénivelé, la frontale que cet oiseau de mauvais augure qu'est l'Electron m'avait recommandé de prendre sera peut-être nécessaire...
Heureusement, mon souhait d'un départ tôt a été exaucé, et, partant à 10h08, je peux même espérer terminer pour profiter du gâteau d'anniversaire du GO78, qui fête aujourd'hui ses 7 ans (participer au pique-nique de l'après rallye des côteaux du JDM est, avec le temps de trajet depuis Fontainebleau, illusoire).

RAZ et contrôle des puces, puis, 2 minutes avant l'heure fatidique, retrait des définitions (il faudra vraiment que je les apprenne par coeur un jour...), et enfin, une minute avant le départ, retrait des cartes (circuit B pour moi, Senior Long et Espoir Elite). Si j'avais su que le parcours serait si long, j'aurais bifurqué sur le Court, et pris mon Camel Bak...
La simple lecture de la carte m'angoisse : les trois quarts des postes sont situés dans ces satanés rochers...
Pas le temps de gamberger davantage, car à 10h08 précises, c'est le top départ.

Poste 1 (95) - petite dépression couverte de végétation - 21'54" : Ca commence bien ! Mes vieux démons des départs ratés me reprennent. J'étais pourtant bien parti, par le Chemin de la Borne à l'Enfant jusqu'au chemin SO-NE, emprunté sur une dizaine de mètres, puis le fossé plein nord qui devait m'amener tout droit sur le poste. Hélas, 5 à 6 mètres avant d'atteindre ce saint graal, je panique, et vais jardiner dans tous les sens, allant même jusqu'à me rapprocher de la D409 au nord. C'est en tentant une énième approche, et grâce à l'arrivée de coureurs sur le site, que je repère le poste. Je démarre souvent mal mes courses, mais je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais passé autant de temps sur un seul poste. Ca promet !

Poste 2 (75) - côté nord-est du bosquet couvert de végétation - 1'37" : Facile, le poste est juste au nord du précédent, et l'appui sur le petit chemin tournant me permet de le trouver sans problème.

Poste 3 (96) - trou couvert de végétation - 12'56" : J'aurai au moins découvert un symbole de définitions : la grille serrée signifiant "couvert de végétation". Que les postes sont bien cachés aujourd'hui ! Je pars bien trop au sud, et ne réalise mon erreur qu'à l'approche immédiate de l'A6. Il me faut jardiner quelques temps avant de mettre la main dessus, aidé, de mémoire, par un concurrent.

Poste 4 (76) - rentrant le plus à l'ouest - 4'36" : J'attaque trop au nord-ouest du poste, et perdu dans l'enchevêtrement de dépressions, tarde encore une fois à trouver la balise.

Poste 5 (85) - dépression couverte de végétation - 6'36" : Je reprends un peu confiance, et attaque le poste plein sud à partir du croisement entre le Chemin de la Borne à l'Enfant et le sentier SO-NE. Je gamberge, somme toute assez peu, entre les rochers, et ne commets pas de grosse erreur. Mais mon rythme est lent.

Poste 6 (61) - rentrant le plus au nord - 7'50" : J'attaque plein est, mais contourne les rochers trop au nord, et me trompe de rentrant. C'est un regard plus attentif sur ma carte qui me remet sur les rails.

Poste 7 (45) - entre les deux falaises de 2 m de haut les plus au nord-ouest - 9'39" : Beaucoup de coureurs ont maudit ici la sournoiserie du traceur : le poste est littéralement caché dans une fente étroite entre deux falaises. J'étais arrivé directement dessus, mais, cherchant un poste plus visible, j'ai pas mal jardiné dans la zone.

Cela fait déjà plus d'une heure que je cours/marche, et il reste encore trois fois plus de postes à trouver. Le vainqueur est censé mettre 1h15'. Je m'achemine doucement vers un record en terme de plantage de course. Gasp...

Poste 8 (97) - petite dépression couverte de végétation - 24'08" : Certes, l'interpostes est long, mais je ne fais pas les meilleurs choix d'approche non plus. En effet, je rate un chemin que je ne vois pas sur la carte (il est entouré de rochers qui le masquent en grande partie). Je m'appuie sur la borne sur le chemin au sud, mais rate le rentrant, et dois m'y reprendre à plusieurs reprises.

Poste 9 (100) - trou couvert de végétation - 12'22" : Là encore, c'est la confusion la plus totale. Mon approche initiale m'amène à deux mètres du poste, mais je panique et préfère assurer un meilleur angle d'attaque. Je vais donc arpenter dans les deux sens le chemin précédent, avant de me résoudre à descendre, trop à l'est, sur la pente. Je vais croiser quatre sangliers, mais aucun coureur. C'est en reprenant mon attaque initiale que je vais tomber directement sur la balise. Damned.

Poste 10 (83) - dépression évasée - 13'54" : Je veux m'appuyer essentiellement sur les chemins présents sur la carte, mais doute sur le principal O-E, car le sentier au sud ne m'apparaît pas évident de prime abord. Encore beaucoup de temps de perdu, et c'est dommage parce que le reste de l'orientation est à peu près acceptable.

Poste 11 (101) - côté ouest du rocher de 4 m de haut - 14'34" : Je préfère rester sur la platière, et opte pour une remontée vers l'ouest prudente : lente mais sûre. Je trouve sans problème le poste à l'extrémité ouest de la platière, mais ma vitesse de progression est extrêmement lente.

Poste 12 (102) - dépression évasée - 5'04" : Une famille pique-nique à l'est du poste 11, mais je l'ignore pour continuer selon la même stratégie, suivre le bord de la platière et m'appuyer sur sa forme pour trouver le poste. C'est, une fois de plus, sans faute, mais reste bien lent.

Poste 13 (103) - éperon rocailleux - 24'08" : Je réalise ici qu'il est réellement primordial de bien maîtriser, sur les définitions comme sur la carte, les symboles usuels de CO. L'essentiel de mon jardinage vient en effet d'une confusion : je cherchais un rentrant là où il fallait trouver un éperon. Je vais tourner le problème dans tous les sens, en vain, et il me faudra l'aide bienvenue de Bruno Thonier, lui aussi licencié au GO78, pour m'aiguiller et me remettre en piste.

Il est presque 13h00, je n'ai pas bu une goutte d'eau ni mangé quoi que ce soit depuis 2h40' maintenant, et pense à mes amis du JDM et du GO78 qui, à Port-Royal ou à Fontainebleau, doivent avoir attaqué au moins l'apéritif. Ne devrais-je pas abandonner ? Mais, n'ayant jamais connu de poste manqué (j'ai souvent fini bon dernier, mais j'ai toujours trouvé toutes les balises), je me dis qu'il vaut mieux continuer, et préserver ce tableau vierge. Au moins l'Electron ne pourra pas dire que je finis dernier : la chaleur accablante et la difficulté du parcours ont certainement déjà eu raison de coureurs moins habitués aux efforts très longs.
Je décide néanmoins de faire un détour, volontaire cette fois, par le point de ravitaillement indiqué sur la clairière de la Maison Poteau. Une bénévole, charmante, voyant mon état apparemment totalement déliquescent, m'offre même, en plus de trois bouteilles d'eau de 50 cl, une grosse part de son gâteau au chocolat. A voir sa mine inquiète, je n'ose imaginer la mienne à cet instant. Mais, c'est décidé, maintenant que je suis rechargé, hors de question de ne pas terminer.

Poste 14 (87) - entre un tas de pierres - 37'48" : Record personnel battu sur un interpostes, mais le ravitaillement et ma progression en marchant depuis y sont pour beaucoup. En effet, l'orientation n'est pas trop mauvaise, et m'amène, en aplomb de la sablière, sur le poste. Je devrais courir, mais manque singulièrement d'énergie. Bah, de toute façon, je n'ai plus aucune chance de ramener le moindre point au club, il s'agit donc simplement de terminer.

Poste 15 (90) - caverne - 3'53" : Je progresse vers l'ouest en restant à flanc, et trouve le poste en même temps que ceux qui vont m'accompagner sur les huit postes suivants, cohorte de coureurs défaits mais qui veulent absolument en terminer avec ce calvaire.

Poste 16 (104) - trou - 5'05" : Petit arrêt au ravitaillement, puis recherche de ce trou situé plein SO. Je suis en fait mes compagnons d'infortune, qui m'amènent directement sur le poste.

Poste 17 (92) - partie amont du rentrant : 3'24" : Nous continuons notre caravane, et je repère le premier le rentrant perdu au milieu des rochers. C'est bien le moins que je pouvais faire pour remercier ces camarades qui vont me tirer quelque temps encore, sorte de "grupetto" comme dans certaines épreuves de montagne du Tour de France cycliste.

Poste 18 (93) - côté nord-est du rocher de 3 m de haut - 4'06" : L'émulation et la mise en commun des compétences et du restant de lucidité font leur oeuvre, et nous trouvons ce poste sans difficulté, plein est du précédent.

Poste 19 (94) - partie nord-est de la dépression marécageuse - 13'50" : Je perds de vue mes camarades, mais zappe le ravitaillement pour leur recoller au train (j'ai trop peur de me retrouver à nouveau seul, alors que peu de coureurs doivent encore être en forêt à l'approche des 14h00... Nous nous appuyons sur l'étang pour attaquer ce poste plein nord-ouest.

Poste 20 (105) - partie amont de la ravine - 13'12" : Nous préférons redescendre sur la sablière, pour attaquer ensuite le poste par le chemin au nord-est. C'est dans cette sablière que je retrouve Bruno, dont je réalise seulement alors qu'il est un collègue de Guyancourt Orientation 78. Alors que Maxime Maréchalle, jeune coureur picard d'Aventure Raid Orientation, nous a quitté depuis longtemps maintenant, c'est avec Bruno, qui l'accepte très gentiment, que je vais essayer d'aller au bout de ce calvaire. Il est lui même épuisé, et je crois que ma présence pourra également l'aider à tenir le coup.

Poste 21 (50) - trou le plus à l'ouest - 7'46" : Nous suivons nos camarades, et trouvons ce poste facilement, en nous appuyant sur le chemin en triangle plein sud-est du poste précédent.

Poste 22 (49) - rentrant rocailleux - 3'02" : Un cap plein sud-est nous amène directement sur la zone rocailleuse, dans laquelle nous trouvons assez facilement la balise.

Poste 23 (48) - dépression évasée - 4'45" : Le passage par le ravitaillement indiqué sur la carte va nous permettre, fort à propos, de nous réhydrater, car le soleil au zénith brûle le gosier autant que l'épiderme. Hélas, nous ne trouvons qu'un tas de bouteilles d'eau vides, ainsi qu'un sac plein de gobelets usagés. Les bénévoles préposés à ce point d'eau ont visiblement levé le camp... Tant pis, mais le coup au moral est rude. L'orientation de Bruno est, fort heureusement, très sûre malgré la fatigue visible sur son visage, et nous tombons directement sur le poste.

Poste 24 (54) - au pied de la falaise - 8'05" : Nos compagnons d'échappée nous ont abandonnés, et nous suivons, sagement, la chaîne de rochers vers le poste. Malheureusement, nous le chercherons trop tôt, ce qui nous fera perdre quelques minutes supplémentaires.

Poste 25 (72) - pied nord de la falaise - 4'56" : Nous regagnons le chemin OE au sud du poste précédent, et trouvons la falaise au fond d'un rentrant étroit faisant suite à un rentrant très évasé au sud du chemin.

Poste 26 (62) - trou d'eau - 6'39" : Bruno est épuisé, et je ne suis pas loin de l'être également. Nous progressons donc lentement, mais sûrement, plein ouest, où je trouve le poste et le signale à Bruno.

Poste 27 (56) - côté nord du rocher - pm : L'idée de Bruno est excellente : suivre la ligne de rochers qui descend plein nord, puis repérer en contrebas un rocher isolé, derrière lequel doit se trouver le poste. Nous partons hélas un brin trop à l'est, mais cela nous permet de nous recaler sur le chemin au nord, et d'attaquer de manière sûre et fiable vers le rocher immanquable. Nous le contournons plusieurs fois, mais aucune trace de balise, ni même de confettis. Ce serait trop bête de caler juste avant l'arrivée, après près de 4h de course pour Bruno (un record pour lui !) et près de 5h pour moi (un record également en CO...).Peut-être la balise est-elle ailleurs ? Nous arpentons pendant une vingtaine de minute ce terrain très abrupt, en vain. Las, Bruno me dit qu'il abandonne, et je m'y résous également, la mort dans l'âme. Pourtant, il n'y a pas de doute, nous avons bel et bien trouvé l'endroit où devait se trouver le poste.

Poste 28 (99) - sur la colline basse - 29'22" : Je trottine difficilement vers ce poste immanquable, mais le coeur n'y est plus. Bruno n'a même plus la force ni l'envie de courir.

Arrivée - 1'35" : 190 m en 1'35" : je n'ai jamais été aussi lent sur ce qui est d'habitude le sprint au finish de toute course d'orientation. Le balisage a déjà été retiré, et je marche plus que je trottine pour rallier ce dernier poste. J'arrive à la tente GEC à côté de laquelle plusieurs balises sont déjà amassées. La 56 y est, évidemment, ce qui explique que nous ne l'ayions pas vue sur le rocher. J'explique la situation au "GEC man", mais il me confirme que les circuits sont déjà fermés (depuis plus d'une heure en fait), et que je suis bien pm.
Là, c'est le drame : depuis le début de cette course et mon entrée en matière catastrophique, je n'ai bravé les difficultés que pour éviter ces deux lettres que je perçois encore comme infâmantes. Pourquoi diable ont-ils retiré cette balise là, avant-dernière, avant de retirer les premières du circuit ?

Bruno me passe, visiblement écoeuré autant qu'épuisé, et file sans un mot vers sa voiture. Je me dirige vers les rochers squattés depuis le matin par le GO78, et ne trouve plus que quelques collègues sympathiques, qui ont tous fini depuis bien longtemps. La fête est finie, et je l'ai manquée comme ce fichu poste. SI j'avais su... Christophe Rauturier, président du club, me confirme que la fermeture des circuits était bel et bien annoncée à 14h00, et que "dura lex, sed lex". Je sais bien qu'ils compatissent, mais, comme me le dit Pascal Hennel, ce genre de déconvenue fait aussi partie de l'apprentissage.
En regagnant ma voiture pour récupérer de quoi boire un peu, je croise la famille Beauvisage, sur le départ, et Christophe me confirme que la course du jour était réellement très difficile. Lui-même a frôlé les 3h de course (un autre record), et même le vainqueur a mis plus de 105', là où le règlement sportif de la fédération prévoit 75'. Ah, si la loi s'était appliquée strictement dans toute son étendue...

Je ne cherche pas à polémiquer (mon temps me place quoi qu'il arrive bien loin derrière tous les autres coureurs), mais j'avoue qu'une information plus étendue sur la longueur de chacun des circuits m'aurait probablement fait pencher, connaissant Fontainebleau, vers le circuit court. Bah, j'aurai tout de même la satisfaction personnelle d'avoir trouvé tous les postes, dans des temps certes très largement supérieurs aux autres coureurs, mais sans avoir abandonné. La mise hors délais était inévitable, et prévue par la doctrine. Un élément à prendre en compte à l'avenir...

Un petit coup d'oeil rapide aux résultats, encore provisoires à cette heure, de la course ( http://www.balise77.com ) confirme l'hécatombe : sur 64 concurrents, seuls 26 auront bouclé le parcours, et 38 sont annoncés en pm...

En tout cas, il me reste encore d'immenses marges de progression ;-o)

Bilan du jour : 5h07' pour 22,3 km et 686 m de D+.

L'Castor Junior


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