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2008-01-30 21:22:16 : Pouvoir d'achat ou pas, pas touche au RTT - 27-01-2008 - Marlhes

NB : pour consulter ce récit avec les photos intégrées au rexte, c'est par ici : http://www.kikourou.net/recits/recit-4415-raidlight_trail_trophy_-_33_km-2008-par-l_castor_junior.html

Les préparatifs

Une semaine tout juste après le Raid 28, une grosse moitié (enfin, Mathias et La Souris ont la ligne : je suis gros pour trois) de l'équipe des Kikouroù du Zoo participe au Raidlight Trail Trophy à Marlhes, dans la Loire, à deux pas du siège de Raidlight, l'entreprise fondée et dirigée par Benoît Laval, bien connue des traileurs/raideurs de tout poil.

La course est organisée par l'association SMAG, à laquelle appartiennent d'éminents Kikoureurs et, depuis ce weekend, ma pomme (merci les gars de m'avoir accueilli dans le groupe !).

Le weekend promet en tout cas d'être, comme le Raid 28 ou la Saintélyon, un superbe rassemblement de Kikoureurs venus de tous horizons.

Pour ma part, je compte sur NoNo l'escargot et Girlay, venus du département premier, pour rejoindre le retrait des dossards et la pasta party dès le samedi soir.

Les retrouvailles à Lyon Part-Dieu se déroulent parfaitement, grâce à un conducteur de TGV émérite qui a réussi à plus que rattraper les cinq bonnes minutes de retard enregistrées à Massy. Je succombe même, à la terrase de l'A Café, à la tentation de NoNo : un beau morceau de pain au chocolat dont je ferais pourtant mieux de me passer pour retrouver un peu d'allure...

Arrivés dans des terres que Mathias connaît forcément bien (nous traversons Bourg-Argental sur le chemin), nous nous mettons en quête du point de retrait des dossards. Sur la place de l'église, j'aperçois Samia, de Mondeville Trail Aventure, qui nous indique la direction du gymnase.

Nous y rencontrons Benoît Laval et Alexandra Rousset, ainsi que quelques coureurs, dont Franck et Christelle, les beau-frère et belle-soeur de NoNo.

C'est Arno_SMAG, accompagné de sa chère et tendre, qui me remet mon dossard et le chouette TS ML Raidlight qui l'accompagne. Super, c'est aussi à lui que j'avais prévu de remettre mon inscription à SMAG pour cette saison. Il m'accompagne au PC Course, où les uns et les autres tentent de régler des soucis de gestion automatisée des dossards, pour me présenter à mes nouveaux compagnons de jeu. Je discute en particulier avec Cyril, qui habite et travaille juste au dessus de chez moi, en région parisienne, et avec qui je serais ravi d'organiser la sortie SMAG prévue fin mars en Vallée de Chevreuse.

Je jette également un oeil à la boutique Raidlight installée sur place, et écoute les conseils avisés d'Arnaud puis Benoît quant au matériel, notamment tenue chaude et sacs de couchage, dont j'aurai besoin pour l'Annapurna Mandala Trail. Mais il se fait tard, et Mustang, déjà arrivé avec ses collègues normands, me prévient qu'ils ont déjà commencé à manger à la "pasta party" qui consiste en fait en un repas offert dans un café-restaurant du centre du village. Pour ne pas les faire attendre, mais aussi parce que je préfère mûrir un peu mon choix de matériel, nous plions bagages et retournons sur la place de l'église où le Lutin, à l'oeil exercé, a reconnu la voiture de NoNo et nous accueille avec son gros calibre : un reflex numérique Canon de bien belle facture.

Les présentations sont à peine faites que Mathias et La Souris débarquent à leur tour, toujours sous les flashes crépitants du Lutin. Nous nous mettons à table, mais Mathias, La Souris, Girlay et moi sommes séparés du gros de la troupe constituée par ailleurs des sept Normands (Mustang, -loulou-, le Lutin d'Ecouves, Raymond, riah50, la mouette et un petit jeune dont j'ai oublié le pseudo) et les deux parigots que sont le Lombric et JCDuss.

A peine entré dans le petit troquet, je tombe sur Fabien Hobléa, dont j'avais fait la connaissance sur mon premier 24 heures à Saint Doulchard en 2006, avant de le retrouver à la Saintélyon la même année puis aux 6 heures Off du Marmotton au Bourget du lac en février 2007.

Il ignore évidemment que j'ai largement réduit mon entraînement, et me demande si nous nous retrouverons à Brives début mai pour les Championnats de France de 24 heures. Je lui avoue que je ne me sens pas capable, en ce moment du moins, d'améliorer ma marque de 2006, et que, de toute façon, l'Annapurna Mandala Trail m'occupera bien assez fin avril pour m'empêcher d'aller tourner à Brive.

Je suis ravi de le revoir cependant, et je lui souhaite bonne chance, car même lui, qui a brillé aux Championnats du Monde 2007 à Drummondville au Canada en décrochant, à près de 250 km, une formidable cinquième place, devra bien figurer aux Championnats de France pour pouvoir être de nouveau sélectionné. D'après lui, approcher les 250 pourrait d'ailleurs bien constituer le nouveau critère de sélection en 2008. Ca laisse songeur...

Je le salue en lui souhaitant le meilleur pour demain, et rejoins mes amis kikoureurs à table.

La Souris nous offre de quoi nous désaltérer (ah, les vertus de diététique du sport de la bière...) puis nous engloutissons les pâtes préparées pour l'occasion, avant de régler l'ardoise (marrant au passage de voir que cette "pasta" coûte trois euros de moins en réglant au bar qu'auprès de l'organisation...)

Nous filons ensuite vers Saint-Genest-Malifaux pour trouver, dans une atmosphère où règne une forte odeur de purin (beurk !), de jolis petits chalets réservés pour nous par Mustang.

Mathias et La Souris, qui veulent tester les duvets qu'ils ont achetés pour l'AMT en conditions réelles, installent une tente de raid sur la terrasse, dans laquelle ils entendent passer cette nuit où les températures sont annoncées largement sous les -10°C. Brrrrr...

Mais avant de filer sous la tente, ils me font essayer chacun son sac. Etonnamment, la taille S du Valandré Lafayette qu'a acheté La Souris semble m'aller. Et quel confort ! Le Valandré Mirage de Mathias semble effectivement plus léger. Cyril Quétier, dans ses excursions népalaises, y ajoutait systématiquement un Thermolite Reactor pour grapiller quelques degrés supplémentaires, réduisant ainsi l'avantage essentiel du Mirage : le poids faible. Pour ma part, j'hésite encore, même si le Lafayette apparaît incontestablement comme du superbe matériel. Il faudra tout de même que je finisse par me décider...

En attendant, il est grand temps de se reposer un peu avant la coursette de demain. On ne sait si nos amis qui découchent seront totalement frigorifiés demain au réveil, mais nous, occupants du chalet, profitons allègrement de notre petit nid douillet. Le réveil étant prévu à 6h00 dimanche, la nuit ne sera de toute façon pas si longue.

Dès le réveil, nous nous précipitons sur la terrasse pour constater les dégâts. Finalement, la nuit a été fraîche, comme annoncé, mais chacun des duvets a semble-t-il rempli son office. Bon à savoir pour notre coursette au Népal au mois d'avril...

Une fois tout le monde préparé, nous rejoignons le reste de la bande dans un chalet voisin, où nous pouvons prendre un petit déjeuner en commun. C'est l'occasion, enfin, de discuter et faire plus ample connaissance avec nos amis.

Les Normands sont, à n'en pas douter, de sacrés loustics, mêlant humour et bonne humeur à des performances sportives de très bon niveau. Je savais le Mustansg très fort, mais, pour des gens qui étaient dans l'Orne hier, il m'est d'avis que l'air d'Alençon et sa région présente des caractéristiques exceptionnelles...

Après ce petit déjeuner roboratif (pour ma part, j'en ai profité pour finir le pain d'épices maison préparé spécialement pour le Raid 28 la semaine précédente), nous regagnons nos pénates pour nous mettre en tenue de course. Difficile de se décider, car la très belle nuit a tenu ses promesses en nous offrant des températures largement négatives au réveil (-11°C au thermomètre de la voiture du Lombric), mais le beau temps qui devrait se maintenir toute la journée devrait singulièrement réchauffer l'atmosphère.

Pour ma part, je partirai finalament avec mon collant Gore Thermo, un sous-vêtement Craft Pro Zero avec col roulé zippé et mon TS ML Kikouroù by Raidlight. Le Buff Kikouroù fera office de bonnet, et les gants Gore devraient être largement supportables et m'éviter des engelures. Enfin, par précaution, les mini-guêtres Raidlight viendront coiffer mes chaussures dédiées aux trails hivernaux, les New Balance 921.

J'espérais pouvoir prendre mon simple porte-bidons Salomon, mais la nécessité de transporter sifflet, couverture de survie et tutti quanti m'incite à prendre mon sac à doc Lafuma Active Trail 11, heureusement plutôt léger et très compressible.

Côté boisson, je pars avec un litre et demi de Volvic dans la poche à eau Raidlight de trois litres que j'ai achetée en vue de mes futures longues courses. Trois barres Aptonia complèteront le dispositif et permettront de lutter efficacement contre d'éventuels coups de barre (j'ai en mémoire, forcément, le dernier Raid 28, où j'ai connu des moments difficiles en raison vraisemblablement d'une belle hypoglycémie).

Arrivés au gymnase de départ, noir de monde, nous trouvons rapidement nos amis Kikoureurs, comme (j'en oublie forcément) thunder, totote01 et golum, NoNo l'escargot, Colimaçon et flapi38. totote01 et golum me font remarquer gentiment que j'ai quelque peu forci des cuisses. Heureusement, ils n'ont pas vu mon bide...

Chacun met la dernière touche à son matériel, et se prépare à entrer dans l'arène. Les trois courses (33 km, 22 km individuel et 22 km relais Inov'8) partent à 9h00. Le temps, très beau mais encore un peu frais, permet d'observer un éventail assez large de tenues, depuis le cuissard court avec un TS léger jusqu'au collant bien chaud et aux trois couches de vêtements sur le haut du corps.


La course



A 9h06, alors que je m'échine à faire communiquer mon Polar RS800 avec le capteur G3 dont je viens de changer la pile, le départ est donné. Tant pis pour les infos de vitesse du Polar, je me contenterai de celles, tout aussi précises, de mon Forerunner 205.

Dans les premiers hectomètres qui nous font traverser Marlhes, je double la bande de Mondeville Trail Aventure et de la Mauritanienne Race 200, malheureusement annulée cette année suite aux évènements douloureux de fin 2007. Jean-Claude Blum et Patrick Caillault sont certainement déjà devant, comme Agnès certainement, mais je peux saluer avec plaisir Pascal, le speaker, Jean-Pierre Delhôtal et Samia, tandis que j'aperçois, sur le bord de la route, Martine Napolitano, que je salue bruyamment.

Je prends ensuite un rythme de croisière, mais je dois déjà être dans le ventre très mou du peloton. De toute façon, une semaine après le Raid 28, épreuve au (très) long cours, où j'ai déjà souffert en étant le poids mort de l'équipe, je n'espère pas vraiment briller aujourd'hui. Aller au bout et, si possible, sous les quatre heures, afin de ne pas louper mon train de retour, sera déjà une heureuse surprise.

Assez rapidement, Raymond, qui m'annonce pourtant être blessé (une aponévroiste plantaire semble-t-il), me dépose littéralement. Quelle santé ces Normands !

Peu avant Saint Régis du Coin, où se trouvent le ravitaillement et la séparation entre les deux circuits, c'est au tour de Mathias et golum de me dépasser. Je ne reprends golum qu'à la faveur de la montée finale vers le bourg, où je sais qu'inscrit sur le 22 km, il mettra le clignotant.

Je continue avec un de ses amis que j'abandonne lorsque je décide de ne pas marquer l'arrêt au ravitaillement. La montée se poursuit vers Gimel, avec, parfois, des passages rendus glissants par une fine couche de glace particulièrement traître. Je surprends, dès la première montée, un couple de coureurs dont le mari a entrepris d'aider sa chère et tendre en la délestant de son sac à dos. J'avais déjà vu ça au Tour des Glaciers de la Vanoise, et cette façon de tricher à la marge me choque tout autant ici que là-bas.

Au point culminant qui domine Gimel, un panorama magnifique se dévoile sous nos yeux sur la chaîne des Puys. Je me décide donc à sortir l'appareil photo et, finalement, à le garder en main pour le reste de la course, afin de rester à l'affût de nouvelles surprises agréables.

Le parcours se poursuit dans des décors charmants, en forêt le plus souvent, avec parfois des passages détonnants, comme ces zones franchement boueuses ou encore recouvertes de neige ou de glace.

Dans la descente suivante, j'aperçois Alexandra, bénévole parmi d'autres sur cette course joliment organisée, avec notamment un balisage d'excellente facture à la peinture dégradable.

La montée qui s'ensuit est rude, qui nous emmène vers le point culminant du parcours aux alentours de 1300 m d'altitude. Comme la plupart des coureurs autour de moi, je marche. J'entends derrière moi un souffle puissant, reconnaissable entre tous : Werner Schweizer, grand monsieur de la montagne, capable d'enchaîner certaines années l'UTMB dans des temps qui raviraient la plupart des Seniors avec la Grande Traversée des Alpes, me rattrape. Je ne peux m'empêcher de penser que, n'était-ce cette sale maladie qui l'a touché l'an dernier, il serait, déjà, loin devant moi.

En lisière de forêt, un petit papillon accroché à une clôture nous recommande de profiter du spectacle : "Lève la tête : les Alpes". La publicité n'est pas mensongère, avec un panorama splendide sur tout le massif alpin. Là encore, la pause photo s'impose.

Le chemin se poursuit ensuite vers Saint Régis, dans une longue descente qui emprunte, sur la fin, le chemin pris au début de cette boucle réservée aux coureurs du 33 km.

A l'approche du village, un des coureurs qui me précède se met à jurer très fort, mais je ne parviens pas à en déterminer la raison. Il me faudra passer exactement là où il est passé, en me méfiant pourtant de tout caillou un peu traître, pour comprendre qu'il avait dû se frotter à un de ces cailloux recouverts d'une pellicule de glace. Si lui a évité la chute, je me retrouve pour ma part les quatre fers en l'air, avec heureusement bien plus de peur que de mal. Je n'ose imaginer la course entièrement dans la neige comme l'an dernier.

Arrivé au ravitaillement, je suis surpris de retrouver le Lutin d'Ecouves, que je pensais être bien loin devant moi. J'en profite pour le morigéner gentiment, tout en buvant un verre de coca au passage, avant de prendre la poudre d'escampette et d'aborder ce dernier tiers du parcours.

Le Lutin me rattrape toutefois rapidement dans la descente, dans un passage particulièrement boueux où, sans doute lassé par la boue rencontrée sur le Raid 28, j'avance comme une vierge effarouchée qui redouterait de salir ses souliers de vair. Nous allons tout de même faire quelques kilomètres ensemble, jusqu'à ce que je lâche prise définitivement.

Je laisse bientôt le Lutin voler vers l'arrivée, tandis qu'il nous reste une dernière petite côte avant la descente finale. C'est dans ce dernier raidillon, après un sympathique ravitaillement impromptu où je me régale d'un abricot sec, que je vais commencer à être perclus de crampes aux mollets, malgré une hydratation qui m'apparaît largement suffisante. Je pense que le Raid 28 et la chute de tout à l'heure en sont les principaux responsables.

Ca me met en rage, car c'est le moment où Werner, que j'ai dû redépasser auparavant, me rejoint de nouveau, avec son souffle caractéristique. J'aimerais tant finir à ses côtés. Mais mes douleurs sont trop fortes et m'en empêchent totalement.

Arrivé au sommet de cette dernière butte, je sais qu'il ne me reste plus que cinq kilomètres, essentiellement en descente. Ca devrait être des plus facile, mais les crampes se font de plus en plus fortes, et j'envisage dès lors de terminer en marchant. La frustration est terrible. Je demande, aux coureurs qui me dépassent si l'un d'eux n'aurait pas un cachet de Sporténine, mais il n'y a pas de miracle.

A défaut de miracle, j'entends une voix qui crie mon nom. Je me retourne pour trouver une jeune fille blonde au loin, et je pense à NoNo l'escargot, et me dis que je vais peut-être pouvoir la rejoindre pour franchir la ligne d'arrivée avec elle. Mais, le parcours n'allant pas dans la direction d'où m'appelait cette personne, je comprends mon erreur : il s'agissait de totote01, quelques kilomètres derrière moi.

Interpellé par un coureur qui me demande mon pseudo sur Kikouroù, je fais la connaissance de Yurik, qui assistera à mon second, et plus douloureux, gadin. Me prenant le pied dans une racine, je m'étale en effet de tout mon saoul, déchirant au passage un de mes gants que j'étrennais aujourd'hui. Ce simple fait, anodin s'il en est, m'irrite pourtant au plus au point, d'autant que la chute a réveillé ces fichues crampes qui semblaient m'avoir peu à peu laissé tranquille.

Je me remets néanmoins en marche, et parviens finalement à gagner le bourg de Marlhes et à franchir la ligne d'arrivée en 3h38', à la 160ème place des 300 coureurs au départ. Bien piètre performance, mais je redoutais bien pire encore au vu de ma condition du moment.

Avant la ligne, golum, Mathias, La Souris, Colimaçon, NoNo l'escargot, le Lombric et le Lutin m'acclament, et, dans le gymnase, Martine Napolitano m'aperçoit et m'embrasse, me demandant des nouvelles de mon père et s'enquérant de savoir si nous avons bien reçu son petit cadeau de Noël : le DVD de l'édition 2007 de la Mauritanienne Race 200, dont on espère qu'il ne s'agira pas de la dernière.

Après un ravitaillement sommaire, je confie mon sac à dos à thunder et file profiter d'une douche bien chaude, tellement chaude d'ailleurs que l'on se croit dans un sauna lorsqu'on franchit la porte du vestiaire. Les crampes font, hélas, de nouveau leurs basses oeuvres, et je dois donner un spectacle affligeant à mes voisins.

Heureusement, les pires choses, comme les meilleures, ont une fin, et je parviens à me rhabiller sans assistance, et à rejoindre les copains pour aller déguster la tartiflette géante offerte par l'organisation. Quel bonheur, au passage, que ce bon vieux plat traditionnel après cet effort.

Je suis heureux des performances des uns et des autres, sur le 22 comme sur le 33 km. NoNo l'escargot, notamment, a fait un temps plus que correct sur son circuit, et devra bientôt songer à se rebaptiser. Patrick et Jean-Claude, de Mondeville Trail Aventure, tout comme Fabien Hobléa, ont fait d'excellentes performances. Laurent, UFO, dont j'avais aperçu la présence sur la liste des inscrits, vient me saluer et m'annonce, comme je m'en doutais, qu'il a lui aussi brillé.

Seul Mustang manque à l'appel. Le bonhomme, à qui son médecin avait pourtant fortement déconseillé de courir, s'est malgré tout élancé ce matin, et sur le 33 km, bien sûr.

Il mettra finalement plus de cinq heures pour boucler le parcours, et devra être pris en charge, heureusement sans gravité, par les médecins.

Je profite de la présence de flapi38, qui doit lui aussi se rendre sur Lyon vers 17h00, pour organiser mon rapatriement sur la Capitale des Gaules au plus tôt, après avoir, non sans quelques anicroches, rassemblé toutes mes affaires. Le trajet en voiture fournit l'occasion de discuter de tout un tas de sujets passionnants,

Le retour en TGV sur Massy est appréciable, dans une voiture à moitié vide, et je me retrouve à la maison dès 19h30, n'ayant même pas l'impression d'avoir passé ce weekend à quelques centaines de kilomètres de la maison. Mieux, les crampes et douleurs ont totalement disparu, comme si je m'étais en fait économisé sur cette course.

On attendra demain et les jours qui viennent pour le vérifier...

L'Castor Junior

Les réactions

Par Bipbip34, le 2008-01-31 09:44:06
Superbe récit illustré par de non moins superbes photos.
J'adore ce qu'il y transpire : l'aventure, la souffrance, le dépassement de soi et... une franche camaraderie

Vraiment L'Castor tu nous régales!!!
A force de lire ce genre de Blog je vai bien finir par faire un trail(mais un petit hein!). En tout cas l'envie est grandissante
Merci à toi

Par cyrillec, le 2008-01-31 10:40:55
Merci pour ces images superbes!!

Par angelo, le 2008-01-31 10:56:21
Beau trail,
Avec tous ses ingrédients qui font sa saveur!
Il me tarde d'être au Vulcain le 2 mars.
A tantôt !

Par , le 2008-01-31 11:37:50
salut le Castor !
beau reportage, j'aime bien la souris !

Par Jedi, le 2008-01-31 13:10:16
Salut,
Dis moi, t'aurais ton CR sur ta course du GRR 2007 ?
Apparemment tu vas récidiver en 2008 pour faire un meilleur temps.

Par L'Castor Junior, le 2008-01-31 13:56:34
BipBip34 : merci à toi de m'avoir lu ! Pour le trail, n'hésite pas, c'est souvent un régal, y compris sur les trails courts. Tu devrais en trouver quelques-uns dans l'Hérault, sans problème.

cyrillec : merci ;-)) Et encore, je pense que nous en aurions pris davantage encore plein les yeux s'il y avait eu la neige de l'an dernier...

angelo : figure-toi que le Vulcain me titille sérieusement. On pourrait s'y trouver au départ (je serai incapable de te suivre pendant la course...)

Jedi : arfff, non, je n'ai pas (encore ?) rédigé de CR du GRR. Mais je compte en effet y retourner cette année, pour essayer de terminer bien avant la nuit du samedi. A confirmer...

Par mielou, le 2008-01-31 14:54:07
le retour des mégas cr du grand L'Castor
toujours autant de photos, autant de détails
les futurs traileurs doivent suivre tes aventures avec intérêt
salut à toi Monsieur

Par Parisi, le 2008-02-01 00:15:56
Très belle course et aventure avec d'excellentes photos qui fait toujours réver .

Merci L'Castor Junior pour ce CR et ses belles photos !!!

Parisi

Par calou, le 2008-02-02 17:33:30
C'est vraiment grâce à des récits comme le tien que j'ai pris goût au trail. C'est donc un peu grâce à toi que je me suis enfin inscrite à ce qui sera mon premier ultra trail en mai prochain.
Pour tout ça, merci gentil animal à queue plate ;-))
Calou

Par L'Castor Junior, le 2008-02-05 00:21:27
Merci mielou : si les futurs traileurs arrivent au bout de mes bavardages, ils auront déjà travaillé le mental ;-))

Parisi : merci à toi de me lire. Félicitations pour ton 5 km à Vincennes.

Dame Calou : tu me fais rougir... Je suis sûr en tout cas que ce premier ultra ne sera pas le dernier. J'espère qu'on aura l'occasion d'en courir un ou deux ensemble, les Calou :-))

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


Malgré, ou à cause du GPS de Girlay, la sortie de Lyon est... épique


Ben alors, que t'arrive-t-il mon Lutin ?


Vous avez froid les amis ?


Allez, souffle Mathias, souffle !


Tout habillée, la Souris semble apprécier le confort de la tente


Le Lombric essaie un duvet de la collection automne/hiver 2008 de Kenzo, avec de fort jolies fleurs imprimées...


La chenille sort de son cocon et entame directement sa mue


Le Lutin déguste, devant témoins, le pain d'épices que lui a préparé sa Josette


Il n'est pas beau le Lutin avec son joli iPod Shuffle rose ?


Premier point de vue sur la chaîne des Puys parfaitement dégagée


Je serais bien en peine de les citer, mais de vieux géants s'offrent à notre vue


Petit passage sur pilotis après Gimel


Encore un peu de glace dans cette descente que contrôle Alexandra, dans son pull rose


Le retour dans la forêt marqué par cette Croix de Caille


La magie du flou


Panorama sur le massif alpin


Retour vers Saint Régis


L'église de Saint Régis


Le Lutin au ravitaillement


Passage agréable dans l'herbe sèche


Petit retour en arrière sur un contraste saisissant


Le Lutin me précède à l'approche d'un de ces arbres dénudés que j'affectionne tant


Aux abords d'une petite ferme


Le Lutin : l'homme qui murmurait à l'oreille des vaches


De faux airs de lande en hiver


La variété des décors contribue au charme de ce trail


Et ça monte, encore et toujours


Le début de la dernière longue montée


Werner me redépasse


Cette croix, à cinq kilomètres de l'arrivée, marquera le début de mon calvaire


Le Mustang à son arrivée, avant qu'il ne tourne un peu de l'oeil


Les 5 billets précédents

2008-01-14 23:50:45 : Première sortie JDM de l'année - 13-01-2008 - Chevreuse - 13 photos - 5 réactions

Après la sortie "route" de la veille, je décide de rejoindre enfin les copains du Jogging du Dimanche Matin pour ma première sortie JDM de l'année.

Comme souvent, je pars à l'extrême limite, et suis obligé de trottiner à une allure rapide (pour moi, et à froid) de 12-13 km/h. Ca réchauffe, même si, comme hier et malgré un soleil aux abonnés absents, les températures sont clémentes. Je cours d'ailleurs, comme hier, vêtu d'un simple maillot Windstopper, Adidas cette fois (ah, les soldes chez Décathlon...).

Nous sommes nombreux au rendez-vous, une petite trentaine vraisemblablement. Quelques visages inconnus d'ailleurs. Est-ce l'effet des bonnes résolutions du nouvel an ?

Les raidvingthuitards sont légion (le JDM est présent dans quatre équipes cette année, voire cinq si l'on compte Isabelle, des Mega quelque chose...).

Mais c'est rapidement l'UTMB qui va occuper les discussions, du moins entre les quelques finishers de l'épeuve présents ce matin. Si la plupart ont décidé, comme mon père, de ne pas participer cette année, Atomik JF, finisher l'an dernier pour la seconde fois consécutive, et réalisateur de nombreux récits de course en bandes dessinées, nous indique qu'il n'a pu figurer parmi les heureux élus de l'inscription directe, et qu'il doit attendre le résultat du tirage au sort pour savoir s'il pourra s'aligner au départ cette année.

Il était partant davantage pour la Petite Trotte à Léon, mais n'a pas trouvé de coéquipiers pour cette aventure un peu folle. Aventure que nous devrions d'ailleurs tenter en OFF en juillet, avec la bande des tours de l'Oisans et du Queyras-Ubaye. Vavavoumm !!!

Nous continuons sur un rythme qui me semble d'abord bien tranquille, mais qui entraîne déjà une première scission du groupe à Gif.

Nous entamons la montée vers Aigrefoin, et décidons de partir vers Magny les Hameaux, en lisière du bois.

Arrivés à la route de Versailles, nous hésitons quelque peu sur le chemin à prendre, et devons nous résoudre à enjamber le muret qui nous sépare du bois de Rhodon, seule alternative à une descente par la route à la circulation importante.

Parvenus au bout du chemin de Rhodon, les avis divergent quant à la suite des opérations. Certains, dont la Présidente, veulent un retour rapide au bercail, car nous devons déguster la galette du JDM dès midi, tandis que d'autres, dont je suis, préfèrent profiter de conditions finalement favorables pour allonger un peu la durée de la sortie.

Nous poursuivons finalement jusqu'au chemin de Champsfailly, pour une pause étirements appréciée de beaucoup.

Au croisement de la route de Milon, à Chevreuse, la majeure partie du groupe décide toutefois de rentrer au pls court. Nous serons sept à poursuivre sur le plateau de la Madeleine, ajoutant ainsi quelques kilomètres et un joli dénivelé à cette belle promenade.

La montée est éreintante, mais le décor splendide, avec des chemins que je n'avais jamais empruntés. Je réalise cependant, à la (dé)faveur d'un arrêt au stand, que mes compagnons ont une sacrée pêche, bien meilleure que la mienne en tout cas.

Nous redescendons sur la route de Milon, puis regagnons Saint Rémy les Chevreuse par la route que j'avais prise pour me rendre, en courant, au départ de la Route des Quatre Châteaux cet automne.

Le retour vers Bures s'effectue par des voies on ne peut plus classiques, le long de la voie de RER d'abord, puis par Vaugien et Courcelles, jusqu'au bassin de Coupières, à Gif.

Sur cette portion, j'essaie, en vain, de suivre daloan qui semble effectuer une séance de seuil impromptue. A ce rythme, j'aurai du mal à le suivre sur l'Eco Trail de Paris (pour lequel, dixit Isabelle, toutes les autorisations n'auraient pas encore été obtenues...).

Je parviens cependant à créer un petit écart entre lui et moi d'une part, et le reste du groupe d'autre part. Du moins le crois-je, jusqu'à ce que je décide, pour reprendre un peu de forces, de déguster une de mes barres de pâte de noisettes. Quelle n'est pas ma surprise, alors, de trouver sur mes talons Yves et les deux filles de la bande, Sophie et Isabelle, qui me scotchent littéralement sur place. Il est grand temps que je m'entraîne de nouveau...

Arrivés au bout du bassin de Bures, nous retrouvons une partie du groupe qui a mis le clignotant à Milon. Belle promenade pour tout le monde semble-t-il.

Il me reste toutefois quelques kilomètres à parcourir avant de rentrer, à travers le campus universitaire.

Esprit fanfaron sans doute, je décide d'ajouter encore un peu de dénivelé à cette sortie déjà bien costaud pour mon niveau du moment, en faisant un peu de hors-piste vers le plateau du Moulon. Expérience toujours plaisante pour un grand amateur de Vert 3 (langage CO) comme moi...

Le retour au bercail s'effectue par le passage piéton de Corbeville, sous la RN 118, toujours gentiment recouvert de graffitis en tous genres.

Cette sortie dominicale s'achève donc, après près de 3h30' pour un peu plus de trente kilomètres et 370 m de D+. Trop tard pour la galette du JDM, je m'en passerai. Probablement déçu, la pile du capteur de foulée de mon Polar a rendu l'âme. Qu'elle aille en paix !

L'Castor Junior

2008-01-13 23:28:48 : Sortie tranquillle - 12-01-2008 - Saint Jean de Beauregard - 16 photos - 6 réactions

Samedi dernier, en raison de mon don de plaquettes, j'avais dû me passer de l'habituelle première sortie longue du weekend.

Ce samedi matin en revanche, à une semaine du Raid 28, il était hors de question de ne pas profiter du temps finalement agréable pour faire tourner un peu les jambes.

Je pars donc à 8h30, étrennant par l'occasion le folies faites en ventes privées Planet Jogging : un maillot manches longues Windstopper N2S Gore et un collant thermique de la même marque. Il fait un brin frais au départ, mais le caractère coupe-vent du textile fait rapidement son office, et je me sens étonnamment bien en courant à mon train de sénateur avec cette unique couche sur le corps. Certes, il ne doit pas faire moins de 6°C, mais tout de même...

Je ne profite cependant que peu de temsp de ces sensations, manquant de me faire mordre par un chien mollement tenu en laisse par un couple qui semble presque me reprocher de courir à leur proximité. Il y a des baffes qui se perdent...

Après cet intermède divertissant quoiqu'assez violent pour le coeur, je reprends ma route habituelle sur la piste cyclable qui monte sur le plateau des Ulis.

La circulation assez dense sur le CD 35 m'oblige à une pause plus longue que prévue, mais on ne rigole pas avec sa sécurité et celle des autres. Je pense cependant toujours, lorsque je traverse cet axe fréquenté, à ce que doivent penser les automobilistes qui voient un gars en collant traverser la route en courant...

Petite pause devant les jardins familiaux pour tenter de profiter de la belle lumière qu'offre une fois de plus le soleil levant dans l'ambiance hivernale.

Arrivé sur la plaine de Villeziers, je tente de retranscrire la vision de ces vastes champs sis entre la ville moderne et le Château de Saint Jean de Beauregard.

En reprenant mon rythme de croisière, je manque de me faire écraser par un automobiliste qui semble prendre un malin plaisir à ma frôler alors qu'il dispose de toute la voie pour respecter des distances confortables. Décidément, aujourd'hui, j'aurais pu distribueles baffes à tour de bras...

Je peux néanmoins aborder ce circuit, entièrement sur route, qui a, entre autres avantages, celui de mesurer précisément quatre kilomètres. Pratique pour s'étalonner !

Je garde tout de même l'appareil photo à la main, pour essayer de profiter de tout point de vue sympathique sous ces couleurs hivernales.

Hélas, peu de clichés parviennent, au final, à retranscrire cette ambiance agréable.

A la fin de ce premier tour de piste, je pars en sens inverse, pour varier les plaisirs. Et c'est sur cette même rue du Château que je croise, fidèles habitués, Christian et Nicole, un couple d'amis tous deux vêtus, aujourd'hui, de leur coupe-vent du marathon de La Rochelle.

Christian, membre du Comité Directeur, en charge du contrôle, de l'Equipe TUROOM, organisatrice du Raid 28, est désespérément incorruptible. Impossible d'obtenir de lui le moindre renseignement, la moindre bribe d'information au sujet de la course qui va occuper une soixantaine d'équipes pendant dix-huit heures le weekend prochain, sur 80 km entre Eure et Loire, Yvelines et Essonne. Il faudra donc bel et bien patienter jusqu'au 14 pour connaître les lieux de départ et d'arrivée du Raid, et jusqu'au 19 pour obtenir la feuille de route et découvrir les surprises que ces fous furieux nous ont réservées.

Arrivés à l'aplomb des jardins familiaux, nous tombons sur mon père, venu lui aussi faire quelques tours. Cest donc à quatre que nous entamons ce qui sera, pour Christian et Nicole, comme pour moi, le dernier tour, mon père continuant quelque temps encore.

Je décide, pour rompre la monotonie des retours habituels (long par Gometz le Châtel ou court par Mondétour) de couper à travers les Ulis pour constater l'impact des différents chantiers de rénovation urbaine (nouvelle piscine, réhabilitation du centre-ville et construction de maisons individuelles et petits immeubles d'habitat collectif sur les dernières réserves foncières de la commune.

Redescendu dans la vallée de Chevreuse, à Bures, j'emprunte le chemin, parmi les plus courts, qui m'amène, au dessus de la voie du RER B, dans le vaste domaine de l'Université Paris XI, avant de remonter, pour un baroud d'honneur et un peu de dénivelé, sur le plateau du Moulon.

Je redescends ensuite en reprenant le sentier de petite randonnée qui longe quelques ruches le long de la RN 118, avant de rentrer au bercail pour de bon après 2h38' de sortie tranquille, pour un peu plus de 23 km et 250 m de D+. Si les conditions se maintiennent jusqu'au weekend prochain, le Raid 28 pourrait être tout aussi clément que ces deux dernières années. Mais rien n'est moins sûr...

à+

L'Castor Junior

2008-01-06 21:41:42 : Sortie OFF aux 25 Bosses - 06-01-2008 - Noisy sur Ecole - 20 photos - 15 réactions

Salut tout le monde !

J'avais suivi de loin les discussions sur ce OFF organisé en ce début d'année sur les 25 Bosses. C'est finalement hier samedi que je me suis décidé à l'inscrire dans mon Kivaoù, histoire de me motiver un peu pour retourner sur ce parcours technique (pour moi du moins) mais très ludique.

La météo prévue pour ce dimanche matin n'est pas terrible, et je ne préviens donc que La Souris de mon intention d'aller rejoindre la trentaine de coureurs annoncés, en lui précisant toutefois que je n'hésiterais pas à préférer la couette si le temps s'annonçait trop humide (pas la peine de se blesser à deux semaines du Raid 28 où nous aurons certainement notre dose d'eau...).

Ce matin, au réveil, les conditions ont chanég du tout au tout : plus de pluie à l'horizon, et un soleil magnifique est annoncé autour de Fontainebleau. Banco, je file illico... en oubliant simplement de remplir mes bidons d'eau...
Après un retour au stand indispensable, je peux enfin m'élancer sur la route de Noisy sur Ecole, où je parviens quelque cinq minutes avant l'heure de rendez-vous. C'est d'autant plus important que je ne suis pas attendu...

Coli, gdraid, JLW, reivilog, MiniFranck, Taroc78 et sa clique sont déjà là, et d'autres, dont jdecool nous rejoignent rapidement. Dommage que nous n'ayions pas fait de photo de groupe, car elle aurait été impressionnante. Je pense que nous étions près de 35, monopolisant les meilleures places du parking du Cimetière.


Nous nous élançons à 9h15, en décidant que le hasard et surtout la vitesse de progression des uns et des autres constitueraient rapidement quelques groupes plus restreints.

Je tiens à peu près le rythme sur les premières bosses, et en profite pour faire quelques photos en espérant profiter une fois de plus d'une lumière hivernale qui me semble parfaite. Je cherche les contre-jours et prends tout mon temps, mais on est loin de la magie de la semaine dernière dans la Vallée de la Bièvre.

Le temps pris pour ces photos, dont je vous ai épargné un grand nombre d'échecs brûlants, conjugué à mes talents inénarrables de descendeur sur sol glissant, me met singulièrement à la traîne, et je dois cravacher sérieusement pour recoller à mes camarades de jeu. Est-ce à ce moment ou, plus vraisemblablement, en me frottant de trop près à un rocher, que j'ai appuyé par inadvertance sur le bouton de mon Forerunner ? Toujours est-il que ma trace du jour se retrouve définitivement amputée d'un bon kilomètre...

Je finis néanmoins par me faire distancer par le gros de la troupe, tandis que Coli et un couple de coureurs visiblement peu habitués à ce genre de terrain semblent peiner un peu derrière, sous l'oeil bienveillant de gdraid.

Je me retrouve donc seul au moment d'entrer dans la sablière, jusqu'à ce que je rettrape Wendy, que j'avais déjà croisée lors du OFF des gares parisiennes en décembre. Nous allons effectuer une bonne partie du parcours tous les deux, retrouvant par intermittence un autre coureur qui semble avoir décidé de faire certaiens bosses plusieurs fois...

En redescendant sur la sablière, nous apercevons gdraid qui nous remet sur le droit chemin et nous indique que les premiers sont passés depuis un bon quart d'heure, tandis que Coli et le couple de coureurs viennent tout juste de s'élancer sur nos pas.

Wendy et moi continuons notre bonhomme de chemin, et ce n'est qu'à partir du monument que, pendant quelques bosses, nous commençons à entendre puis voir, sur la bosse suivante, la partie de la troupe la plus proche de nous.

Nous faisons la jonction avec un petit groupe peu de temps après. La plupart de ces coureurs, du club de Taroc78, sont surtout des coureurs sur route, et certains découvrent le "trail" pour la première fois, en vue de leur participation à l'ultra de l'Aubrac ce printemps. Beau programme et bel objectif !

Nous faisons route commune jusqu'à la bifurcation entre le Potala et la variante du Diplodocus, où je crains de me retrouver seul à embarquer pour le Potala, pensant que le Diplodocus attirea davantage mes camarades de jeu que je distance quelque peu depuis que j'ai cessé de prendre des photos.

Pour mon bonheur, je m'aperçois qu'ils ont fait le même choix que moi, et nous pouvons donc continuer notre périple à six-sept. Je me permets même de ressortir par intermittence mon appareil photo, pour les derniers clichés présentables.

Arrivé sur les platières et leur cheminement de haut vol sur les crêtes, je préfère jouer la prudence en évitant les rochers lisses et humides et en privilégiant les passages de cette terre mêlée de sable et d'aiguilles de pin. Je m'efforce tout de même de suivre le parcours balisé au plus près.

Las, mes camarades ont semble-t-il préféré éviter toute cette bosse, et je les entends et les vois passer en contrebas. Je leur signale qu'ils s'éloignent du circuit, mais ils ne m'entendent pas. J'imagine alors qu'ils ont opté pour un raccourci qu'ils connaissent, et que j'ai donc de fortes chances de terminer maintenant seul, et bon dernier, cette sortie à 35 sur les 25 Bosses...

Heureusement, la fin du parcours, dans le sens horaire, est plutôt roulante, hormis les deux dernières bosses et leur cohorte de marches hautes. En revanche, plus de passages aériens comme sur les platières, ni de défilés rocheux.

Je n'ose jeter un oeil au chrono, et préfère regarder ma progression sur la petite carte du Forerunner 205, qui me confirme que j'approche à grands pas du point de départ.

Finalement, je parviens au parking vers 12h35, après plus de 3h20' de promenade dans les rochers, soit un temps finalement correct pour moi, même si je me suis autorisé davantage de libertés avec le balisage que d'habitude.

La plupart de mes camarades de jeu sont déjà arrivés, et plusieurs sont changés. Ne manquent, finalement, que le petit groupe que j'ai vu passer en contrebas dans le Potala. Heureusement, un coup de fil de Brigitte nous confirme qu'ils vont bien, et pensent arriver assez rapidement.

Je dois, pour ma part, m'éclipser, et salue donc la troupe, ratant ainsi, d'après les messages d'après course sur le forum Kikouroù, une délicieuse tête de porc...

La matinée dut en tout cas très belle, à tous points de vue.

à+

L'Castor Junior

2008-01-02 23:37:19 : La dernière sortie longue de 2007 : au pays des castors et du Raid 28 - 30-12-2007 - Jouy en Josas - 29 photos - 16 réactions

Ce dimanche 30 décembre 2007, mon père et moi décidons, faits rare, de faire une infidélité au JDM afin d'arpenter en sortie un peu longue la vallée de la Bièvre, où mon père a le sentiment que le Raid 28 2008 pourrait nous faire passer, avec son arrivée "du côté" de Bures sur Yvette.

Nous voici donc partis, tous deux, peu avant 9h00, en direction du Plateau de Saclay, juste au dessus de la maison.

Le temps, quoique toujours frais, s'annonce clément, et j'espère bien pouvoir utiliser au mieux l'appareil photo que j'ai embarqué.

Mon père, qui paie probablement le prix de sa sortie déjà longue de la veille, peine dès les premières foulées. L'attendre me permet d'une part de me reposer, et d'autre part de prendre le temps de cadrer quelques photos.

Dès l'arrivée sur le plateau, après avoir passé le centre de recherche mondial de Danone (et, de facto, de Kraft Biscuits) et les bâtiments de Thalès et de Sup'Optic, le lever du soleil sur ce vaste plateau encore humide et aux couleurs automnales offre un spectacle saisissant.

La descente sur Vauhallan et la vallée de la Bièvre emprunte des portions du Castor Fou.

Le souterrain qui permet de franchir la ligne C du RER à Bièvres est encore légèrement verglacé, et je manque de peu de tâter du bitume d'un peu près. Un cycliste que nous rencontrons n'y a pas coupé lui, et a fini sa course dans le décor. Nous proposons de l'aider, mais il attend la voiture balai.

La traversée du Parc Ratel à Bièvres et, pour mon père comme pour moi, une expérience inédite. Je suis presque surpris qu'il puisse encore découvrir des chemins si proches de ses zones d'entraînement préférées depuis des années.

Faute de loup, c'est une bande de coureurs que nous rencontrons dès la première côte, raide, de ce bois. A mon grand plaisir, je retrouve, au sein de ce groupe, JC, le pote de foutu, que j'avais côtoyé notamment lors de la Mauritanienne Race 200 en début d'année. Ce dernier ne manque pas de me rappeler gentiment que j'ai l'air plus fringant qu'à l'Origole trois semaines avant (la première course où j'avais été mis hors délais...). Après qu'il a salué mon père, nous les laissons repartir tranquillement vers Palaiseau, tandis que nous poursuivons vers le pays des castors.

Arrivés à la gare de Jouy, nous remontons vers les Loges en Josas, mais décidons pour une fois de contourner le Golf de Saint Marc par l'ouest.

Ce chemin nous amène finalement tout droit, en partie à cause d'une erreur d'inattention de ma part (j'ai laissé, sur ma gauche, une sente-raccourci avant le centre de cardiologie infantile), vers le début du parcours du Raid 28 2006 qui nous avait tant réussi en nous offrant une troisième place sur un plateau.

Je reconnais notamment la butée de terre que, dans ma mémoire sélective et défaillante, j'imaginais bien plus loin dans l'épreuve.

Le terrain devient ici assez boueux, mais je ne regrette pas mon erreur de tracé et le petit kilomètre supplémentaire qu'elle nous impose.

Le retour au bercail s'effectue sur une allure soutenue pour le diesel que je suis, à plus de 11 km/h, tiré par un Castor Senior lui-même piqué au vif par un avion qui nous double sur la piste cyclable devant la station Total.

Je parviens néanmoins à boucler les trente et quelque kilomètres quelques minutes avant mon père, en un peu plus de 3h25'.

2007 se termine sous les meilleurs auspices !

à+

L'Castor Junior

2008-01-01 23:31:47 : Footing du nouvel an au Parc Montsouris - 01-01-2008 - Paris - 11 photos - 16 réactions

1er janvier 2008 : une nouvelle année commence, avec son lot de bonnes résolutions toutes plus difficiles à tenir les unes que les autres...

A défaut d'en prendre, je me suis tout de même juré de publier enfin un nouveau billet sur mon blog désespérément vide depuis de trop nombreux mois. L'objectif ultime serait d'arriver à tenir le rythme au moins jusqu'à mon départ pour l'Annapurna Mandala Trail mi-avril. C'est pas gagné... Mais ce premier billet me permet au moins de marquer également un autre cap : ça fait maintenant 1100 jours que j'ai accompli mon premier jogging. Ca se fête, non ?

Après un réveillon bien arrosé chez Olivier91 avec toute la clique du TGVV, je décide, comme en 2007, de marquer l'entrée dans la nouvelle année par un petit footing.

Comme beaucoup de Parisiens, ce sera, cette année, quelques foulées dans le joli Parc Montsouris.

Problème : je ne suis pas parisien. Reste donc à rallier la capitale au départ d'Orsay. Heureusement, la RATP offre, comme chaque année, la gratuité des transports en commun jusqu'au 1er janvier midi. Le retour, au moins, sera reposant

Le réveil à 8h30 est un peu difficile après un coucher à 5h00, mais là où il y a la volonté, il y a un chemin. A 9h00, je suis donc prêt, avec mon père, à partir le long de la ligne B du RER jusqu'à la gare TGV de Massy, d'où démarre la Coulée Verte du Sud Parisien, qui rallie Paris le long du tracé des lignes du TGV Atlantique.

Le ciel est gris comme doivent l'être nombre de fêtards. Les quelques personnes croisées sur le chemin sont en tout cas beaucoup plus ouvertes, dans leur globalité que celles que l'on rencontre habituellement sur ces parcours. Les "Bonjour, bonne année !" fusent entre des gens qui ont pour principal point commun d'avoir quitté leur lit assez tôt en ce lendemain de fête.

Mon père impulse un rythme finalement assez soutenu à mes yeux, mais je paie sans doute ma nuit bien courte et les nombreux kilos supplémentaires accumulés depuis trois mois. Jusqu'à la première pause pipi au bout de 10 km, nous ne varions pas d'un bon 10/11 km/h.

Le cheminement se poursuit jusqu'à Montparnasse le long de cette coulée verte, entre voies TGV, cimetières, périphérique et havres de verdure. Que du bonheur !

Là, nous bifurquons vers le Parc Montsouris, destination ultime de cette première sortie de l'année.

Le trafic RER à Cité Universitaire est perturbé, mais le dernier train à partir est le bon, pour nous. Arrivés au Guichet, les derniers hectomètres, à froid, sont difficiles, mais nous permettent d'approcher les 25 km au total pour cette sortie digestive.

L'année commence du bon pied. Est-ce bon signe ?

à+

L'Castor Junior

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