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2008-01-14 23:50:45 : Première sortie JDM de l'année - 13-01-2008 - Chevreuse

Après la sortie "route" de la veille, je décide de rejoindre enfin les copains du Jogging du Dimanche Matin pour ma première sortie JDM de l'année.

Comme souvent, je pars à l'extrême limite, et suis obligé de trottiner à une allure rapide (pour moi, et à froid) de 12-13 km/h. Ca réchauffe, même si, comme hier et malgré un soleil aux abonnés absents, les températures sont clémentes. Je cours d'ailleurs, comme hier, vêtu d'un simple maillot Windstopper, Adidas cette fois (ah, les soldes chez Décathlon...).

Nous sommes nombreux au rendez-vous, une petite trentaine vraisemblablement. Quelques visages inconnus d'ailleurs. Est-ce l'effet des bonnes résolutions du nouvel an ?

Les raidvingthuitards sont légion (le JDM est présent dans quatre équipes cette année, voire cinq si l'on compte Isabelle, des Mega quelque chose...).

Mais c'est rapidement l'UTMB qui va occuper les discussions, du moins entre les quelques finishers de l'épeuve présents ce matin. Si la plupart ont décidé, comme mon père, de ne pas participer cette année, Atomik JF, finisher l'an dernier pour la seconde fois consécutive, et réalisateur de nombreux récits de course en bandes dessinées, nous indique qu'il n'a pu figurer parmi les heureux élus de l'inscription directe, et qu'il doit attendre le résultat du tirage au sort pour savoir s'il pourra s'aligner au départ cette année.

Il était partant davantage pour la Petite Trotte à Léon, mais n'a pas trouvé de coéquipiers pour cette aventure un peu folle. Aventure que nous devrions d'ailleurs tenter en OFF en juillet, avec la bande des tours de l'Oisans et du Queyras-Ubaye. Vavavoumm !!!

Nous continuons sur un rythme qui me semble d'abord bien tranquille, mais qui entraîne déjà une première scission du groupe à Gif.

Nous entamons la montée vers Aigrefoin, et décidons de partir vers Magny les Hameaux, en lisière du bois.

Arrivés à la route de Versailles, nous hésitons quelque peu sur le chemin à prendre, et devons nous résoudre à enjamber le muret qui nous sépare du bois de Rhodon, seule alternative à une descente par la route à la circulation importante.

Parvenus au bout du chemin de Rhodon, les avis divergent quant à la suite des opérations. Certains, dont la Présidente, veulent un retour rapide au bercail, car nous devons déguster la galette du JDM dès midi, tandis que d'autres, dont je suis, préfèrent profiter de conditions finalement favorables pour allonger un peu la durée de la sortie.

Nous poursuivons finalement jusqu'au chemin de Champsfailly, pour une pause étirements appréciée de beaucoup.

Au croisement de la route de Milon, à Chevreuse, la majeure partie du groupe décide toutefois de rentrer au pls court. Nous serons sept à poursuivre sur le plateau de la Madeleine, ajoutant ainsi quelques kilomètres et un joli dénivelé à cette belle promenade.

La montée est éreintante, mais le décor splendide, avec des chemins que je n'avais jamais empruntés. Je réalise cependant, à la (dé)faveur d'un arrêt au stand, que mes compagnons ont une sacrée pêche, bien meilleure que la mienne en tout cas.

Nous redescendons sur la route de Milon, puis regagnons Saint Rémy les Chevreuse par la route que j'avais prise pour me rendre, en courant, au départ de la Route des Quatre Châteaux cet automne.

Le retour vers Bures s'effectue par des voies on ne peut plus classiques, le long de la voie de RER d'abord, puis par Vaugien et Courcelles, jusqu'au bassin de Coupières, à Gif.

Sur cette portion, j'essaie, en vain, de suivre daloan qui semble effectuer une séance de seuil impromptue. A ce rythme, j'aurai du mal à le suivre sur l'Eco Trail de Paris (pour lequel, dixit Isabelle, toutes les autorisations n'auraient pas encore été obtenues...).

Je parviens cependant à créer un petit écart entre lui et moi d'une part, et le reste du groupe d'autre part. Du moins le crois-je, jusqu'à ce que je décide, pour reprendre un peu de forces, de déguster une de mes barres de pâte de noisettes. Quelle n'est pas ma surprise, alors, de trouver sur mes talons Yves et les deux filles de la bande, Sophie et Isabelle, qui me scotchent littéralement sur place. Il est grand temps que je m'entraîne de nouveau...

Arrivés au bout du bassin de Bures, nous retrouvons une partie du groupe qui a mis le clignotant à Milon. Belle promenade pour tout le monde semble-t-il.

Il me reste toutefois quelques kilomètres à parcourir avant de rentrer, à travers le campus universitaire.

Esprit fanfaron sans doute, je décide d'ajouter encore un peu de dénivelé à cette sortie déjà bien costaud pour mon niveau du moment, en faisant un peu de hors-piste vers le plateau du Moulon. Expérience toujours plaisante pour un grand amateur de Vert 3 (langage CO) comme moi...

Le retour au bercail s'effectue par le passage piéton de Corbeville, sous la RN 118, toujours gentiment recouvert de graffitis en tous genres.

Cette sortie dominicale s'achève donc, après près de 3h30' pour un peu plus de trente kilomètres et 370 m de D+. Trop tard pour la galette du JDM, je m'en passerai. Probablement déçu, la pile du capteur de foulée de mon Polar a rendu l'âme. Qu'elle aille en paix !

L'Castor Junior

Les réactions

Par Brinouille, le 2008-01-15 07:44:18
Joli groupe...de quoi donner l'envie de se lever tôt le dimanche : )

Par Bikoon, le 2008-01-15 09:32:04
Encore une belle sortie !
Les préparatifs pour l'AMT avancent ?
Tu prévois un séjour en montagne (alpestre) pour faire un peu d'altitude avant de partir ?
A bientôt

Par , le 2008-01-15 10:22:01
Salut Castor !
t'as l'air en forme dis donc !

Par mielou, le 2008-01-16 21:25:16
toujours d'humeur badine ce Castor
une sacrée équipe mine de rien
ça sent la bonne reprise

Par riri, le 2008-01-17 20:16:04
marrant ces photos qui bougent !!!!

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


La bande s'étire, quasiment au complet


Le JDM sur le chemin de Chevincourt à Aigrefoin - Part One


Le JDM sur le chemin de Chevincourt à Aigrefoin - Part Two


Le JDM fait le mur


Atomik JF et Roger manquent de s'empoigner ;-)


Gilles a parfaitement résumé l'alternative


daloan sembe les apprécier tout particulièrement


Les sept mercenaires dans le bois de la Madeleine


Les feuilles tremblent sous nos pieds


Les chemins sont humides. Ca promet pour le Raid 28


Les lampadaires sont des arbres comme les autres


Je doute que ce soit la bonne pose. Mais, vu l'heure, pas le temps de faire une pause


Pas de doute, il est préférable de tourner


Les 5 billets précédents

2008-01-13 23:28:48 : Sortie tranquillle - 12-01-2008 - Saint Jean de Beauregard - 16 photos - 6 réactions

Samedi dernier, en raison de mon don de plaquettes, j'avais dû me passer de l'habituelle première sortie longue du weekend.

Ce samedi matin en revanche, à une semaine du Raid 28, il était hors de question de ne pas profiter du temps finalement agréable pour faire tourner un peu les jambes.

Je pars donc à 8h30, étrennant par l'occasion le folies faites en ventes privées Planet Jogging : un maillot manches longues Windstopper N2S Gore et un collant thermique de la même marque. Il fait un brin frais au départ, mais le caractère coupe-vent du textile fait rapidement son office, et je me sens étonnamment bien en courant à mon train de sénateur avec cette unique couche sur le corps. Certes, il ne doit pas faire moins de 6°C, mais tout de même...

Je ne profite cependant que peu de temsp de ces sensations, manquant de me faire mordre par un chien mollement tenu en laisse par un couple qui semble presque me reprocher de courir à leur proximité. Il y a des baffes qui se perdent...

Après cet intermède divertissant quoiqu'assez violent pour le coeur, je reprends ma route habituelle sur la piste cyclable qui monte sur le plateau des Ulis.

La circulation assez dense sur le CD 35 m'oblige à une pause plus longue que prévue, mais on ne rigole pas avec sa sécurité et celle des autres. Je pense cependant toujours, lorsque je traverse cet axe fréquenté, à ce que doivent penser les automobilistes qui voient un gars en collant traverser la route en courant...

Petite pause devant les jardins familiaux pour tenter de profiter de la belle lumière qu'offre une fois de plus le soleil levant dans l'ambiance hivernale.

Arrivé sur la plaine de Villeziers, je tente de retranscrire la vision de ces vastes champs sis entre la ville moderne et le Château de Saint Jean de Beauregard.

En reprenant mon rythme de croisière, je manque de me faire écraser par un automobiliste qui semble prendre un malin plaisir à ma frôler alors qu'il dispose de toute la voie pour respecter des distances confortables. Décidément, aujourd'hui, j'aurais pu distribueles baffes à tour de bras...

Je peux néanmoins aborder ce circuit, entièrement sur route, qui a, entre autres avantages, celui de mesurer précisément quatre kilomètres. Pratique pour s'étalonner !

Je garde tout de même l'appareil photo à la main, pour essayer de profiter de tout point de vue sympathique sous ces couleurs hivernales.

Hélas, peu de clichés parviennent, au final, à retranscrire cette ambiance agréable.

A la fin de ce premier tour de piste, je pars en sens inverse, pour varier les plaisirs. Et c'est sur cette même rue du Château que je croise, fidèles habitués, Christian et Nicole, un couple d'amis tous deux vêtus, aujourd'hui, de leur coupe-vent du marathon de La Rochelle.

Christian, membre du Comité Directeur, en charge du contrôle, de l'Equipe TUROOM, organisatrice du Raid 28, est désespérément incorruptible. Impossible d'obtenir de lui le moindre renseignement, la moindre bribe d'information au sujet de la course qui va occuper une soixantaine d'équipes pendant dix-huit heures le weekend prochain, sur 80 km entre Eure et Loire, Yvelines et Essonne. Il faudra donc bel et bien patienter jusqu'au 14 pour connaître les lieux de départ et d'arrivée du Raid, et jusqu'au 19 pour obtenir la feuille de route et découvrir les surprises que ces fous furieux nous ont réservées.

Arrivés à l'aplomb des jardins familiaux, nous tombons sur mon père, venu lui aussi faire quelques tours. Cest donc à quatre que nous entamons ce qui sera, pour Christian et Nicole, comme pour moi, le dernier tour, mon père continuant quelque temps encore.

Je décide, pour rompre la monotonie des retours habituels (long par Gometz le Châtel ou court par Mondétour) de couper à travers les Ulis pour constater l'impact des différents chantiers de rénovation urbaine (nouvelle piscine, réhabilitation du centre-ville et construction de maisons individuelles et petits immeubles d'habitat collectif sur les dernières réserves foncières de la commune.

Redescendu dans la vallée de Chevreuse, à Bures, j'emprunte le chemin, parmi les plus courts, qui m'amène, au dessus de la voie du RER B, dans le vaste domaine de l'Université Paris XI, avant de remonter, pour un baroud d'honneur et un peu de dénivelé, sur le plateau du Moulon.

Je redescends ensuite en reprenant le sentier de petite randonnée qui longe quelques ruches le long de la RN 118, avant de rentrer au bercail pour de bon après 2h38' de sortie tranquille, pour un peu plus de 23 km et 250 m de D+. Si les conditions se maintiennent jusqu'au weekend prochain, le Raid 28 pourrait être tout aussi clément que ces deux dernières années. Mais rien n'est moins sûr...

à+

L'Castor Junior

2008-01-06 21:41:42 : Sortie OFF aux 25 Bosses - 06-01-2008 - Noisy sur Ecole - 20 photos - 15 réactions

Salut tout le monde !

J'avais suivi de loin les discussions sur ce OFF organisé en ce début d'année sur les 25 Bosses. C'est finalement hier samedi que je me suis décidé à l'inscrire dans mon Kivaoù, histoire de me motiver un peu pour retourner sur ce parcours technique (pour moi du moins) mais très ludique.

La météo prévue pour ce dimanche matin n'est pas terrible, et je ne préviens donc que La Souris de mon intention d'aller rejoindre la trentaine de coureurs annoncés, en lui précisant toutefois que je n'hésiterais pas à préférer la couette si le temps s'annonçait trop humide (pas la peine de se blesser à deux semaines du Raid 28 où nous aurons certainement notre dose d'eau...).

Ce matin, au réveil, les conditions ont chanég du tout au tout : plus de pluie à l'horizon, et un soleil magnifique est annoncé autour de Fontainebleau. Banco, je file illico... en oubliant simplement de remplir mes bidons d'eau...
Après un retour au stand indispensable, je peux enfin m'élancer sur la route de Noisy sur Ecole, où je parviens quelque cinq minutes avant l'heure de rendez-vous. C'est d'autant plus important que je ne suis pas attendu...

Coli, gdraid, JLW, reivilog, MiniFranck, Taroc78 et sa clique sont déjà là, et d'autres, dont jdecool nous rejoignent rapidement. Dommage que nous n'ayions pas fait de photo de groupe, car elle aurait été impressionnante. Je pense que nous étions près de 35, monopolisant les meilleures places du parking du Cimetière.


Nous nous élançons à 9h15, en décidant que le hasard et surtout la vitesse de progression des uns et des autres constitueraient rapidement quelques groupes plus restreints.

Je tiens à peu près le rythme sur les premières bosses, et en profite pour faire quelques photos en espérant profiter une fois de plus d'une lumière hivernale qui me semble parfaite. Je cherche les contre-jours et prends tout mon temps, mais on est loin de la magie de la semaine dernière dans la Vallée de la Bièvre.

Le temps pris pour ces photos, dont je vous ai épargné un grand nombre d'échecs brûlants, conjugué à mes talents inénarrables de descendeur sur sol glissant, me met singulièrement à la traîne, et je dois cravacher sérieusement pour recoller à mes camarades de jeu. Est-ce à ce moment ou, plus vraisemblablement, en me frottant de trop près à un rocher, que j'ai appuyé par inadvertance sur le bouton de mon Forerunner ? Toujours est-il que ma trace du jour se retrouve définitivement amputée d'un bon kilomètre...

Je finis néanmoins par me faire distancer par le gros de la troupe, tandis que Coli et un couple de coureurs visiblement peu habitués à ce genre de terrain semblent peiner un peu derrière, sous l'oeil bienveillant de gdraid.

Je me retrouve donc seul au moment d'entrer dans la sablière, jusqu'à ce que je rettrape Wendy, que j'avais déjà croisée lors du OFF des gares parisiennes en décembre. Nous allons effectuer une bonne partie du parcours tous les deux, retrouvant par intermittence un autre coureur qui semble avoir décidé de faire certaiens bosses plusieurs fois...

En redescendant sur la sablière, nous apercevons gdraid qui nous remet sur le droit chemin et nous indique que les premiers sont passés depuis un bon quart d'heure, tandis que Coli et le couple de coureurs viennent tout juste de s'élancer sur nos pas.

Wendy et moi continuons notre bonhomme de chemin, et ce n'est qu'à partir du monument que, pendant quelques bosses, nous commençons à entendre puis voir, sur la bosse suivante, la partie de la troupe la plus proche de nous.

Nous faisons la jonction avec un petit groupe peu de temps après. La plupart de ces coureurs, du club de Taroc78, sont surtout des coureurs sur route, et certains découvrent le "trail" pour la première fois, en vue de leur participation à l'ultra de l'Aubrac ce printemps. Beau programme et bel objectif !

Nous faisons route commune jusqu'à la bifurcation entre le Potala et la variante du Diplodocus, où je crains de me retrouver seul à embarquer pour le Potala, pensant que le Diplodocus attirea davantage mes camarades de jeu que je distance quelque peu depuis que j'ai cessé de prendre des photos.

Pour mon bonheur, je m'aperçois qu'ils ont fait le même choix que moi, et nous pouvons donc continuer notre périple à six-sept. Je me permets même de ressortir par intermittence mon appareil photo, pour les derniers clichés présentables.

Arrivé sur les platières et leur cheminement de haut vol sur les crêtes, je préfère jouer la prudence en évitant les rochers lisses et humides et en privilégiant les passages de cette terre mêlée de sable et d'aiguilles de pin. Je m'efforce tout de même de suivre le parcours balisé au plus près.

Las, mes camarades ont semble-t-il préféré éviter toute cette bosse, et je les entends et les vois passer en contrebas. Je leur signale qu'ils s'éloignent du circuit, mais ils ne m'entendent pas. J'imagine alors qu'ils ont opté pour un raccourci qu'ils connaissent, et que j'ai donc de fortes chances de terminer maintenant seul, et bon dernier, cette sortie à 35 sur les 25 Bosses...

Heureusement, la fin du parcours, dans le sens horaire, est plutôt roulante, hormis les deux dernières bosses et leur cohorte de marches hautes. En revanche, plus de passages aériens comme sur les platières, ni de défilés rocheux.

Je n'ose jeter un oeil au chrono, et préfère regarder ma progression sur la petite carte du Forerunner 205, qui me confirme que j'approche à grands pas du point de départ.

Finalement, je parviens au parking vers 12h35, après plus de 3h20' de promenade dans les rochers, soit un temps finalement correct pour moi, même si je me suis autorisé davantage de libertés avec le balisage que d'habitude.

La plupart de mes camarades de jeu sont déjà arrivés, et plusieurs sont changés. Ne manquent, finalement, que le petit groupe que j'ai vu passer en contrebas dans le Potala. Heureusement, un coup de fil de Brigitte nous confirme qu'ils vont bien, et pensent arriver assez rapidement.

Je dois, pour ma part, m'éclipser, et salue donc la troupe, ratant ainsi, d'après les messages d'après course sur le forum Kikouroù, une délicieuse tête de porc...

La matinée dut en tout cas très belle, à tous points de vue.

à+

L'Castor Junior

2008-01-02 23:37:19 : La dernière sortie longue de 2007 : au pays des castors et du Raid 28 - 30-12-2007 - Jouy en Josas - 29 photos - 16 réactions

Ce dimanche 30 décembre 2007, mon père et moi décidons, faits rare, de faire une infidélité au JDM afin d'arpenter en sortie un peu longue la vallée de la Bièvre, où mon père a le sentiment que le Raid 28 2008 pourrait nous faire passer, avec son arrivée "du côté" de Bures sur Yvette.

Nous voici donc partis, tous deux, peu avant 9h00, en direction du Plateau de Saclay, juste au dessus de la maison.

Le temps, quoique toujours frais, s'annonce clément, et j'espère bien pouvoir utiliser au mieux l'appareil photo que j'ai embarqué.

Mon père, qui paie probablement le prix de sa sortie déjà longue de la veille, peine dès les premières foulées. L'attendre me permet d'une part de me reposer, et d'autre part de prendre le temps de cadrer quelques photos.

Dès l'arrivée sur le plateau, après avoir passé le centre de recherche mondial de Danone (et, de facto, de Kraft Biscuits) et les bâtiments de Thalès et de Sup'Optic, le lever du soleil sur ce vaste plateau encore humide et aux couleurs automnales offre un spectacle saisissant.

La descente sur Vauhallan et la vallée de la Bièvre emprunte des portions du Castor Fou.

Le souterrain qui permet de franchir la ligne C du RER à Bièvres est encore légèrement verglacé, et je manque de peu de tâter du bitume d'un peu près. Un cycliste que nous rencontrons n'y a pas coupé lui, et a fini sa course dans le décor. Nous proposons de l'aider, mais il attend la voiture balai.

La traversée du Parc Ratel à Bièvres et, pour mon père comme pour moi, une expérience inédite. Je suis presque surpris qu'il puisse encore découvrir des chemins si proches de ses zones d'entraînement préférées depuis des années.

Faute de loup, c'est une bande de coureurs que nous rencontrons dès la première côte, raide, de ce bois. A mon grand plaisir, je retrouve, au sein de ce groupe, JC, le pote de foutu, que j'avais côtoyé notamment lors de la Mauritanienne Race 200 en début d'année. Ce dernier ne manque pas de me rappeler gentiment que j'ai l'air plus fringant qu'à l'Origole trois semaines avant (la première course où j'avais été mis hors délais...). Après qu'il a salué mon père, nous les laissons repartir tranquillement vers Palaiseau, tandis que nous poursuivons vers le pays des castors.

Arrivés à la gare de Jouy, nous remontons vers les Loges en Josas, mais décidons pour une fois de contourner le Golf de Saint Marc par l'ouest.

Ce chemin nous amène finalement tout droit, en partie à cause d'une erreur d'inattention de ma part (j'ai laissé, sur ma gauche, une sente-raccourci avant le centre de cardiologie infantile), vers le début du parcours du Raid 28 2006 qui nous avait tant réussi en nous offrant une troisième place sur un plateau.

Je reconnais notamment la butée de terre que, dans ma mémoire sélective et défaillante, j'imaginais bien plus loin dans l'épreuve.

Le terrain devient ici assez boueux, mais je ne regrette pas mon erreur de tracé et le petit kilomètre supplémentaire qu'elle nous impose.

Le retour au bercail s'effectue sur une allure soutenue pour le diesel que je suis, à plus de 11 km/h, tiré par un Castor Senior lui-même piqué au vif par un avion qui nous double sur la piste cyclable devant la station Total.

Je parviens néanmoins à boucler les trente et quelque kilomètres quelques minutes avant mon père, en un peu plus de 3h25'.

2007 se termine sous les meilleurs auspices !

à+

L'Castor Junior

2008-01-01 23:31:47 : Footing du nouvel an au Parc Montsouris - 01-01-2008 - Paris - 11 photos - 16 réactions

1er janvier 2008 : une nouvelle année commence, avec son lot de bonnes résolutions toutes plus difficiles à tenir les unes que les autres...

A défaut d'en prendre, je me suis tout de même juré de publier enfin un nouveau billet sur mon blog désespérément vide depuis de trop nombreux mois. L'objectif ultime serait d'arriver à tenir le rythme au moins jusqu'à mon départ pour l'Annapurna Mandala Trail mi-avril. C'est pas gagné... Mais ce premier billet me permet au moins de marquer également un autre cap : ça fait maintenant 1100 jours que j'ai accompli mon premier jogging. Ca se fête, non ?

Après un réveillon bien arrosé chez Olivier91 avec toute la clique du TGVV, je décide, comme en 2007, de marquer l'entrée dans la nouvelle année par un petit footing.

Comme beaucoup de Parisiens, ce sera, cette année, quelques foulées dans le joli Parc Montsouris.

Problème : je ne suis pas parisien. Reste donc à rallier la capitale au départ d'Orsay. Heureusement, la RATP offre, comme chaque année, la gratuité des transports en commun jusqu'au 1er janvier midi. Le retour, au moins, sera reposant

Le réveil à 8h30 est un peu difficile après un coucher à 5h00, mais là où il y a la volonté, il y a un chemin. A 9h00, je suis donc prêt, avec mon père, à partir le long de la ligne B du RER jusqu'à la gare TGV de Massy, d'où démarre la Coulée Verte du Sud Parisien, qui rallie Paris le long du tracé des lignes du TGV Atlantique.

Le ciel est gris comme doivent l'être nombre de fêtards. Les quelques personnes croisées sur le chemin sont en tout cas beaucoup plus ouvertes, dans leur globalité que celles que l'on rencontre habituellement sur ces parcours. Les "Bonjour, bonne année !" fusent entre des gens qui ont pour principal point commun d'avoir quitté leur lit assez tôt en ce lendemain de fête.

Mon père impulse un rythme finalement assez soutenu à mes yeux, mais je paie sans doute ma nuit bien courte et les nombreux kilos supplémentaires accumulés depuis trois mois. Jusqu'à la première pause pipi au bout de 10 km, nous ne varions pas d'un bon 10/11 km/h.

Le cheminement se poursuit jusqu'à Montparnasse le long de cette coulée verte, entre voies TGV, cimetières, périphérique et havres de verdure. Que du bonheur !

Là, nous bifurquons vers le Parc Montsouris, destination ultime de cette première sortie de l'année.

Le trafic RER à Cité Universitaire est perturbé, mais le dernier train à partir est le bon, pour nous. Arrivés au Guichet, les derniers hectomètres, à froid, sont difficiles, mais nous permettent d'approcher les 25 km au total pour cette sortie digestive.

L'année commence du bon pied. Est-ce bon signe ?

à+

L'Castor Junior

2006-11-06 00:40:16 : Ne jamais suivre la ligne bleue - Tour des Aiguilles d'Arves - 22-08-2006 - Montrond (Savoie) - 0 photo - 15 réactions

Comme toujours, le CR est disponible, avec les photos ordonnées, sur Kikouroù ( http://www.kikourou.net/recits/recit-2100-tour_des_aiguilles_d_arves-2006-par-l_castor_junior.html ), tout comme la séance d'entraînement avec les données GPS ( http://www.kikourou.net/entrainement/ficheseance.php?id=37022 )

Ne jamais suivre la ligne bleue

On va être en retard pour le repas...
En guise de dernière sortie montagne avant le CCC, et pour satisfaire ma tante qui souhaiterait que nous fassions une sortie en famille, nous décidons, ce mardi 22 août, de faire le "Tour des Aiguilles d'Arves", en suivant plus ou moins le "GR" de Pays Arvan Villards, qui passe en fait au pied des Aiguilles d'Arves, qui dominent le village de mes grands-parents.

René, Bernadette et Nicolas, mon cousin et filleul, de vingt ans mon cadet, partiront directement d'Entraigues, qu'ils rallieront en voiture après avoir fait quelques courses, tandis que papa et moi, désireux d'effectuer un tour complet à pied, partirons directement en courant de la maison. Marie-Louise, la tante et marraine de mon père, et Marie-Jo, sa fille, toutes deux bonnes marcheuses, nous rejoindront vers midi à la Basse du Gerbier, où nous avons prévu de pique-niquer tous ensemble.

Les Aiguilles d'Arves constituant, avec celles de la Saussaz, la séparation entre l'Arvan et le plateau d'Emparis, que nous avions arpenté cet été avec Mathias, Serge, Nico et Michel (cf. http://www.kikourou.net/recits/recit-1752-tour_de_l_oisans_-_etape_4-2006-par-l_castor_junior.html ), je suggère à papa que, à défaut de rallier le versant sud des Aiguilles, nous tentions l'ascension du Col Lombard, perché à 3092 m entre les Aiguilles d'Arves et celles de la Saussaz. Certes, la carte IGN n'indique aucun chemin, mais un tracé bleu pointillé, légendé "itinéraire de ski, de randonnée ou de raid" semble le rallier depuis le GR de Pays Arvan Villards. Ni mon père ni moi ne skions, mais la randonnée et le raid ne nous sont plus totalement étranger (TUROOM ?). On verra bien sur place ce qu'il en sera...

Mais, avant de tirer des plans sur la comète, il serait déjà bon, sortie en famille ou pas, de ne pas faire n'importe quoi, et de s'organiser un minimum. La montagne, ça vous gagne peut-être, mais ce n'est pas Disneyland pour autant ! En l'occurrence, l'idée de répartir le pique-nique entre les deux groupes n'était pas idiote, mais la répartition choisie (les marcheurs prennent ce qui se mange, tandis que papa et moi prenons ce qui se boit, du vin blanc dans le cas présent), était plus critiquable...

Toujours est-il que, lorsque nous quittons la maison vers 8h45, cette évidence ne nous saute malheureusement pas aux yeux. Bernadette, René et Nicolas sont partis depuis un bon quart d'heure, et nous les retrouverons normalement à Entraigues. Papa et moi optons donc pour le chemin que prenait autrefois mon grand-père pour démarrer sa tournée de facteur, tout droit dans la forêt, jusqu'à Belleville. Là, nous suivons la route jusqu'au hameau d'Entraigues, sur la commune de Saint Jean d'Arves, où nous espérons retrouver nos amis marcheurs.

Las, il n'y a pas âme qui vive dans ce petit village rapidement traversé, ni même la moindre trace d'Xtrem Trail (non, pas le challenge, mais le Nissan ;-)) ). Etant donné que nous sommes partis assez longtemps après eux, et qu'ils étaient, je le rappelle, motorisés, je suggère à papa que nous avancions car j'imagine mes oncle, tante et cousin déjà en route vers les Aiguilles. Surestime-t-il nos aptitudes à la course à pied ? Toujours est-il qu'il est persuadé que nous sommes arrivés les premiers, et refuse de traverser le pont qui enjambe le torrent de l'Arvette.

Nous passerons ainsi près d'un quart d'heure à attendre, avant qu'un coup de fil salutaire confirme ce que je pensais : nos amis sont bien devant (ils ont d'ailleurs garé le 4x4 au bout de la piste qui quitte le village). Pas trop grave, car nous devrions les rattraper sans peine, mais je redoute déjà que nous ne payions cher ces minutes perdues lorsqu'il nous faudra nous attaquer au gros morceau de la journée...

Nous avançons sur une piste assez large, qui longe le torrent et nous emmène vers le Vallonnet et La Montaz, lieux-dits de deux ou trois maisons où mon grand-père distribuait le courrier, pendant l'été, une fois par semaine. Nous retrouvons les marcheurs après les premiers lacets de la Forêt de la Traverse. Bernadette nous explique que Nicolas se plaint déjà de l'effort qu'on lui demande. Je ne lui jetterai pas la pierre, d'abord parce que je n'ai jamais été, jusqu'à il y a peu, adepte de la pratique sportive, et ensuite parce qu'au moment même où elle nous dit cela, mon jeune filleul cavale en tête et semble même, à notre vue, accélérer encore.

Nous le rattrapons, après avoir dépassé mon oncle René, et confirmons à nos trois amis que nous nous retrouverons désormais directement au lieu choisi pour le pique-nique. Le temps, magnifique, rend la montée, le long du Ruisseau des Aiguilles, sur de bons vieux chemins d'alpages, particulièrement agréable. La vue, à gauche sur la Crête de Chenallin, et à droite sur les Torches, est superbe, tandis que les Aiguilles, elles, commencent à peine à se dévoiler, derrière les Muletières.

Nous marquons un petit arrêt au Chalet de la Barme, à 1915 m, puis continuons l'ascension vers le Perron d'en Haut, à 2150 m, avant d'atteindre le Col, à 2290 m, où nous devons quitter le GR pour rejoindre, d'une manière qui reste encore à déterminer, le Col Lombard. Il est déjà plus de 11h15, mais nous tentons la descente, légère, vers ce qui est indiqué, sur la carte IGN, comme les ruines du Rieu Blanc. Je signale à mon père des traces, discrètes, d'un chemin que doivent emprunter surtout vaches et chèvres. Ce chemin, qui emprunte des passages schisteux relativement délicats, nous amène toutefois, comme prévu, vers le Rieu Blanc, à 2283 m, où nous tombons sur des ruines flambant neuf ! Le chalet a, visiblement, été refait à neuf récemment, et doit servir de refuge occasionnel pour les randonneurs à ski l'hiver.

C'est là que les choses se gâtent pour moi : si mon père descend sans grande peine apparente vers le confluent de l'Arvette et du Rieu Blanc, je suis, fidèle à ma triste habitude et à mes piètres talents de descendeur, totalement perdu dans cette descente qui n'a pourtant pas grand chose de technique. J'ai l'impression que les plantes me piquent, que des serpents sont prêts à surgir à tout moment de ces herbes folles, et l'envie d'éviter les passages trop humides me fait régulièrement rebrousser chemin. Ah, que je peux être malhabile quand les descentes ne suivent pas un chemin bien large et roulant...

Résultat : il me faut près d'une heure pour parcourir les 200 m de dénivelé négatif... Mon père me suggère alors que nous fassions demi-tour, afin de ne pas faire attendre nos amis pour le pique-nique. Il a objectivement raison, mais je décide de faire un de mes caprices habituels : d'une part, après le mal fou que j'ai eu à descendre, je n'ai vraiment pas envie de remonter immédiatement, et, d'autre part, à défaut de monter jusqu'au col, je suggère que nous nous en approchions au maximum pour préparer une sortie plus folle encore : rallier Le Chazelet, face à la Grave, depuis Montrond, en revenant soit à pied par le Galibier, soit en voiture avec des cousins. Un jour peut-être ?

Nous nous embarquons donc dans l'ascension du Col Lombard. Véritable aventure que cette progression sans le moindre chemin ni même le moindre cairn. Après avoir traversé le Torrent de la Saussaz, nous nous retrouvons dans un paysage quasi lunaire, avec de véritables murs schisteux qui me rappellent avec angoisse les derniers mètres de l'ascension du Col de la Muzelle, sur le GR54 dans le Tour de l'Oisans. Pas d'alternative véritable à une progression droit dans la pente, où nous devons souvent nous aider des mains.

La progression dans ce terrain hostile est particulièrement difficile, pour moi comme pour mon père, ce qui me rassure sur mes capacités du moment mais m'inquiète quant à nos chances de parvenir à approcher ce Col par cette fichue ligne bleue de la carte IGN...

Finalement, nous parvenons, vers 13h15, sur une crête, sous les Aiguilles, qui se termine par un petit promontoire à 2571 m. Le temps de prendre quelques photos, et c'est déjà l'heure de songer à repartir. Papa essaie de prévenir Bernadette et René que nous aurons un peu (!) de retard pour le déjeuner, mais, évidemment, entre Aiguilles de la Saussaz et Aiguilles d'Arves, à plus de 10 km à vol d'oiseau de toute habitation, difficile d'obtenir un signal...

Pour ma part, je commence seulement à réaliser que nous n'avons rien à manger, et ce n'est pas le vin blanc que papa traîne dans son sac depuis le départ qui va nous fournir le carburant nécessaire à la poursuite de l'aventure... Heureusement que nous avions pris quelques barres énergétiques !

La redescente commence mal : la pente sur la crête est raide, et cela se sent toujours beaucoup plus à la descente qu'à la montée. Résultat, je glisse et tombe lourdement sur mon épaule gauche, et manque de perdre mes bâtons. La douleur, assez vive, me fait immédiatement penser que cette sortie était celle de trop, et qu'elle va compromettre ma participation au CCC, prévue trois jours plus tard. Eh oui, je suis toujours d'un optimisme sans limites ;-)))

Heureusement, la douleur s'estompe rapidement, en nettement moins de temps qu'il m'en faut pour descendre, fort maladroitement, le long de cette paroi schisteuse. Autant j'avais réussi à parvenir au sommet avant mon père, autant il reprend, largement, le dessus dans la descente. Décidément, nous ne sommes pas prêts de casser la croûte...

Parvenu, difficilement, au confluent de l'Arvette et du Torrent de la Saussaz, je vois mon père prendre à nouveau de l'avance dans la remontée vers le GR. Incapable de tirer parti de mon expérience de la descente difficile depuis le Rieu Blanc à l'aller, je continue à progresser par à-coups, pour revenir enfin à ce chalet au moment où mon père est déjà bien plus haut.

Probablement démoralisé par le retard accumulé, je préfère continuer sur la ligne de niveau en direction de la Basse du Gerbier, espérant pouvoir ainsi gagner en distance en retardant au maximum la remontée vers 2600 m. Las, je me vois rapidement contraint de remonter au nord pour rejoindre le GR, sur lequel mon père semble m'avoir finalement attendu. Nous parvenons enfin au point de rendez-vous, où nous ne trouvons... personne ! Gasp... Seraient-ils déjà redescendus, lassés de nous avoir attendus près de trois heures (!) ? Papa, parti en éclaireur, me rassure rapidement : nos amis se sont simplement abrités du vent en se rapprochant du pied de la Tête de Chat, une cinquantaine de mètres au sud de la Basse du Gerbier.

Nous saluons Marie-Jo, la seule que nous n'avions pas encore vu pendant notre séjour, qui nous indique qu'elle et Marie-Louise sont venues en marchant tranquillement depuis Plan Mortan. Toutes deux nous disent d'ailleurs que, si nous souhaitons vraiment rejoindre le plateau d'Emparis depuis Montrond, la voie par le Col de Martignare, qui sépare les Aiguilles de la Saussaz des Pics de la Buffe d'en haut, est bien plus abordable que celle du Col Lombard. C'est noté ! Bernadette nous confirme que Nicolas a un peu râlé, mais a surtout marché comme un chef depuis le matin. Félicitations mon filleul !

Nous nous restaurons enfin (œufs, tomates, beaufort produit dans ces montagnes, et bananes produites vraisemblablement ailleurs), et cela fait un bien fou à nos organismes sevrés de salé depuis le début de la balade. Pour faire passer cet afflux soudain de nourriture, René nous propose un peu de vin (blanc) de Savoie. Aïe aïe aïe... Déjà que le soleil tape fort aujourd'hui... Et, pour achever de nous achever, il nous sert une rasade de génépi. Humm, que c'est bon ! Mais je doute que cela soit tout à fait indiqué pour l'effort qu'il nous reste à produire pour la redescente vers Montrond...

A propos de génépi, après le départ de Marie-Louise et Marie-Jo, qui veulent saluer des cousins à Montrond avant de redescendre à Saint-Michel de Maurienne, René et mon père se mettent en tête de trouver de cette plante qu'eux mêmes ne connaissent pas très bien (la préparation de cette douce liqueur est surtout l'affaire de ma grand-mère). Ils se rapprochent donc de la Tête de Chat, et passent une demi-heure à chercher, derrière les rochers, le précieux ingrédient. Las, ils reviendront finalement bredouilles...

Le chemin de la croix
Nous abandonnons à nouveau René, Bernadette et Nicolas, qui rentrent par le GR de Pays Arvan-Villards, tandis que, nouvelle lubie de ma part, papa et moi optons pour un parcours plus technique, qui nous permette de passer par Bon Ventre, la montagne qui se détache devant les Aiguilles d'Arves sur les vues classiques de Montrond au pied desdites Aiguilles. Une haute croix métallique a d'ailleurs été installée par les Montrondins à son sommet, et René, l'oncle de mon père, affectionne particulièrement de s'y rendre lorsqu'il en a l'occasion. Toujours avide de découvrir ces lieux autour desquels ont vécu mes ancêtres, je veux absolument faire à mon tour ce "pèlerinage".

La voie qui mène à Bon Ventre passe presque nécessairement par une crête, entre les Muletières et le Coin du Bœuf, qui domine Outre l'Eau. Jusqu'au Gros Crey (2575 m), le chemin est étroit et parfois difficilement praticable. Rien de réellement périlleux, mais une attention de tous les instants est indispensable. Au passage, la vue, au loin, sur Albiez, Saint Jean de Maurienne ou le Mont Charvin est magnifique, et celle, plus proche, sur le lac du Gourd Vert ou le Mont Emy, est saisissante.

Depuis le Gors Crey, aucune trace de chemin, même discrète, ne semble pouvoir nous mener à Bon Ventre, et nous préférons redescendre un peu à flanc, avant de remonter un peu plus loin sur la crête. Le chemin qui nous sépare désormais de la croix est infesté d'herbes hautes qui me chatouillent parfois le menton. Moi qui déteste ne pas voir où je mets les pieds, je suis gâté ;-)). Nous prenons quelques photos, mais décidons de ne pas nous attarder trop, car il est déjà presque 17h30.

La descente vers en Cuman, où se trouve un chalet d'alpage de Pierrot, fils de Marie-Louise, s'annonce là encore périlleuse. Même mon père éprouve quelques difficultés à progresser dans cette pente raide et emplie de cailloux. Je m'arrête cependant un instant dans cette descente pour prendre en photo deux chamois adultes (les parents ?) qui en entourent un apparemment beaucoup plus jeune. A défaut d'une photo de Marmotte que mon retard à l'allumage m'a fait rater plus haut, je ne veux pas laisser passer celle-ci !

Je me fais à nouveau distancer par mon père à l'approche du chalet, et je ne le retrouverai qu'avant la traversée du Ru du Pradin, à la hauteur des Moulins de Goudine. Nous passons ensuite en bordure du Chalmieu, puis continuons par un petit chemin vers le Gouthier, où nous découvrons le chantier d'un hangar de traite moderne.

Nous nous retrouvons, pour la première fois depuis le matin, sur la route, que nous suivons jusqu'au passage du pont qui surplombe la Combe. Là, je suggère à mon père de prendre un petit chemin apparemment praticable, qui nous emmène rapidement sur l'ancienne route du village, qu'il nous suffit de descendre pour rallier la maison, située tout en bas de cette ligne droite. Pour nous amuser un peu, nous finissons presque au sprint cette belle et longue journée.
Enfin, je la finis, car mon père part, en voiture, à la rencontre de nos amis marcheurs, qu'il rapatriera à la maison avant de partir, avec René, récupérer le 4x4 laissé à Entraigues le matin.

Bilan de cette sortie : 10h07’ pour 27,7 km et 2305 m de D+. En plus d’avoir été un régal pour les yeux, cette balade aura constitué mon dernier entraînement pour le CCC qui aura lieu trois jours plus tard. Dorénavant, et jusqu'à vendredi, c'est deux jours de repos complet.

L’Castor Junior

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