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2006-07-25 23:59:10 : Ascension du Mont Blanc - Montée au sommet et redescente au Nid d'Aigle - 11-07-2006 - Les Houches

Le toit de l'Europe...

La montée depuis Tête Rousse
Après une nuit courte mais confortable à 3167 m, dans un dortoir du refuge de Tête Rousse, nous nous réveillons, à 1h00, pour entamer l'ascension vers le sommet du Mont Blanc. Le temps de prendre le petit déjeuner et de finir de s'équiper, il est déjà 1h40, et plusieurs cordées nous ont largement précédés. Comme prévu, Fred emmène Dominique et François, Gilles et Aurélie constituent une cordée autonome, et Olivier se charge de guider Roger et votre serviteur vers notre objectif.
Le "mur" qui m'avait tant effrayé la veille passe finalement sans grande difficulté, dans une ambiance magique avec les lucioles que sont les frontales de chaque cordée qui tapissent la paroi. De toute façon, Olivier gère la progression d'une main de maître, et parvient à nous mettre totalement en confiance. Même les passages un peu techniques, lorsqu'il faut s'aider des mains, ne posent pas de réelles difficultés.
Nous arrivons au refuge du Goûter vers 3h50, toujours dans la nuit noire que seule une lune pleine et particulièrement brillante vient illuminer d'une aura magique. C'est le moment de chausser les crampons et de prendre le piolet en main. Psychologiquement, on réalise enfin qu'on est parti pour atteindre le sommet.
Olivier est premier de cordée, et Roger ferme le ban. Ce dernier semble quelque peu fatigué, et la corde restera tendue l'essentiel de l'ascension, ainsi que nous le demande Olivier, sans le moindre mal.
Nous passons devant les dizaines de tentes installées à côté du refuge, doublons plusieurs cordées, puis atteignons le refuge Vallot vers 5h00, alors que le soleil commence à effleurer l'horizon, perpétuant une ambiance extraordinaire.
Nous marquons un arrêt devant un sérac gigantesque, où j'indique à mes camarades le jeu merveilleux d'ombres chinoises que crée le soleil brillant sans nuages.
Il est temps, alors, d'entamer la traversée des arrêtes sommitales, autre passage particulièrement dangereux du parcours, avec le fameux couloir. Un épisode de vent fort et froid nous pousse à revêtir notre quatrième couche coupe-vent et imperméable, mais les conditions restent, dans l'ensemble, idéales. La vue des autres cordées au loin, devant et derrière nous, a quelque chose d'étrange, comme si des nuées de fourmis convergeaient silencieusement vers un même lieu.
Le sommet
Nous atteignons finalement le sommet, plateau somme toute assez large, vers 7h20, en même temps que Gilles et Aurélie, mais un bon quart d'heure, semble-t-il, après Dominique et François que Fred a menés à un train d'enfer. Il doit y avoir cinq ou six autres cordées à cet endroit, bien loin de l'effet de masse que j'avais redouté un instant. Un alpiniste se mue à notre arrivée en pratiquant de parapente, et entame doucement sa descente vers la vallée. Impressionnant.
Nous nous prenons dans les bras les uns les autres, tous fiers et heureux d'avoir réussi cette aventure, en particulier les quatre "primo-accédants" au toit de l'Europe que nous sommes, Dominique, François, Roger et moi. Alors même que j'avais affirmé de manière péremptoire qu'il était stupide de téléphoner depuis le sommet pour faire partager sa joie à ses proches, je suis le mouvement sans demander mon compte, et appelle parents et amis, comme le font la plupart des gens autour de moi. Je passe en particulier un coup de fil à ma grand-mère savoyarde, qui réside, au pied des Aiguilles d'Arves, à quelques dizaines de kilomètres seulement, à vol d'oiseau, de mon emplacement actuel. Elle a d'abord du mal à me croire, persuadée que je suis en train de faire le tour du Mont Blanc et non pas son ascension, puis finit, convaincue, par me dire que je n'aurais jamais été capable de faire ça à peine un an auparavant, lorsque j'étais encore vierge de toute pratique sportive. Elle n'a pas tort...
Une chose est intéressante à noter : depuis la vallée, voire certains "petits" sommets alentours, le Mont Blanc, de part son éloignement et sa forme ronde et douce, apparaît parfois comme petit dans ce vaste massif. Eh bien, depuis le sommet, on réalise vraiment à quel point il domine majestueusement l'ensemble de la région. Le beau temps au rendez-vous nous permet en effet de voire à des kilomètres à la ronde, et d'apercevoir la courbure de la terre à l'horizon. Je jette un coup d'oeil sur la voie des trois Monts Blancs (Aiguille du Midi, Mont Blanc du Tacul, Mont Maudit et Mont Blanc), avec la ferme attention de pouvoir y accompagner un jour mon père, savoyard, qui ne connaît finalement cette montagne que pour en avoir fait le tour deux années de suite à l'UTMB. L'été prochain peut-être ?
En tout cas, je savoure ces trente minutes passées à 4807 ou 4810 m d'altitude (tiens, mon GPS est parfaitement dans les clous...), en me disant que lorsque, fin août, j'entamerai le "mini" UTMB qu'est le Courmayeur - Champex - Chamonix, j'aurai cette sensation agréable de connaître ce autour de quoi je ferai le tour.
J'ai également une petite pensée pour notre ami la Tortue, qui mène à ce moment-là un combat difficile. Ho hisse la Tortue !!!
La redescente au refuge de Tête Rousse
La redescente s'effectue sur un soleil toujours seul dans le ciel : le temps a vraiment été de notre côté aujourd'hui, et aura certainement permis un taux de succès élevé pour ceux qui auront tenté l'ascension ce jour. Roger est devenu, par la force des choses, premier de cordée, tandis qu'Olivier, à l'arrière, s'efforce de nous assurer au maximum. Roger, qui, après une ascension éreintante, a pu reprendre un peu de forces au sommet, semble parfois manquer un peu de lucidité, et s'emmêle les pieds à deux reprises. Olivier décide alors d'intervertir nos positions respectives, lui-même restant, en gardien vigilant, à l'arrière. Le croisement avec les cordées montant au sommet sur les arêtes sommitales s'effectue de manière finalement assez souple, et nous pouvons, dès l'arrivée à Vallot, opter pour des descentes plus directes droit dans la pente, la clé essentielle restant la bonne maîtrise des pieds et crampons.
Dans cette descente, nous doublerons un groupe de trois alpinistes étrangers qui n'ont pas pris le soin ou jugé utile de s'encorder. Olivier, en bon professionnel, nous arrête et s'efforce de les mettre en garde contre les dangers d'une telle pratique, en vain. Il est vraiment dommage, voire irritant, de constater que certaines personnes se croient décidément plus fortes et plus intelligentes que les autres, mettant leur vie en danger, ainsi que celle des gens qui les entourent...
Nous arrivons au refuge du Goûter vers 10h20, où nous croisons des cordées qui partent seulement. Là encore, inconscience ou amateurisme, leur comportement est étrange, et les aura vraisemblablement, d'après Olivier, conduit tout droit à l'échec... Nous enlevons nos crampons, et entamons la partie finalement la plus pénible de toute cette sortie : la descente, via le "mur" minéral, vers Tête Rousse.
Roger et moi sommes particulièrement peu à l'aise dans cet exercice, et Olivier, malgré le calme olympien et la sérénité qu'il affiche en permanence, doit être souvent sur le qui-vive.
Nous parvenons tant bien que mal au fameux "couloir", où un petit embouteillage de cordées s'est formé. Celle de Fred va passer sans encombre, jusqu'à ce que Dominique glisse à deux doigts du bout du couloir. Heureusement, il se relève très vite, aidé par Fred et François. La cordée qui suit a visiblement moins peur de que nous de ce passage dangereux où le moindre faux pas peut coûter la vie : une femme, heureusement accrochée au filin qui traverse le couloir, tombe, et prend tout son temps pour se relever, semblant parfois même à deux doigts d'éclater de rire...
Notre propre passage s'effectuera heureusement de manière plus paisible, et les derniers hectomètres qui nous séparent de Tête Rousse ne poseront là encore aucun problème.
Nous prenons le temps de nous ravitailler tranquillement au refuge, afin de reprendre un peu de forces après cette sortie de près de 11h15'. Les visages sont marqués mais témoignent de la joie d'avoir réussi.
La redescente, finale, vers le Nid d'Aigle s'effectuera en deux groupes : nos guides, Gilles et Aurélie, à l'aise sur neige et glacier, opteront pour une descente rapide par un névé, tandis que François, Dominique, Roger et moi préfèrerons la descente plus traditionnelle mais plus longue par le chemin emprunté à l'aller.
Nous disposons d'1h30' pour rejoindre le Nid d'Aigle, ce qui pousse François à partir sans crier gare. Je préfère le suivre au plus vite, car je suis généralement très mauvais descendeur. J'abandonne donc lâchement Dominique et, surtout, Roger, chez qui on sent encore une fatigue forte. Heureusement, les deux finiront également la descente dans les délais, et nous pourrons donc redescendre, tous les huit, aux Houches par notre itinéraire de la veille.
Les festivités
De retour à Argentière, nous retrouvons nos amis partis faire l'ascension du Buet. Tous sont ravis de leur journée, et semblent sincèrement heureux que nous ayons tous réussi à grimper au sommet. Nous fêtons toutes ces réussites dans le jardin du gîte, autour de bouteilles de champagne qu'Olivier tentera, en vain, de sabrer. Fred nous abandonne rapidement pour rentrer sur Grenoble, et c'est donc à quatorze que nous finissons la journée dans un petit restaurant d'Argentière, pour marquer le coup. Olivier nous abandonnera à son tour, car il doit accompagner des amis à lui le lendemain au... Mont Blanc, par la voie des trois Monts Blancs cette fois. Las, une météo moins clémente le contraindra finalement, le lendemain, à opter pour un autre sommet du massif.
En tout cas, ce week-end concocté de main de maître par Aurélie aura été un véritable régal, et une expérience extraordinaire pour tous les participants.
Personnellement, il m'a vraiment donné envie de poursuivre l'expérience, probablement en faisant appel à nouveau aux services de Fred et Olivier ( http://www.guide-alpinisme.com ), qui ont été des guides fantastiques.
En tout état de cause, je pense que n'importe qui, en bonne condition physique, peut tenter l'expérience s'il le souhaite, à condition de se plier à certaines "règles". En l'occurrence, je sais que je n'aurais pu réussir l'ascension sans l'école de glace et le premier sommet qui l'ont précédée. De la même manière, avoir des guides à l'écoute et dans lesquels j'avais toute confiance était également un facteur clé de réussite.
En bref, si cela vous tente, tentez le coup !

L'Castor Junior

Les réactions

Par alainP, le 2006-07-26 00:20:17
Bravo Castor, un beau jour pour toi.
Je serai à l'arrivée de l'UTMB, à Chamonix. Faudra absolument qu'on se voie.

Par L'Castor Junior, le 2006-07-26 01:15:09
Salut Alain !
Ce fut effectivement une très belle journée pour moi, comme a dû l'être pour toi l'ascension du dôme des Glaciers. Pour l'UTMB, je ne fais que le CCC, mais on essaiera de se voir en effet à Chamonix, voire aux Chapieux si tu y es bénévole !
L'Castor Junior

Par Sedef, le 2006-07-26 11:32:03
Très instructive ton experience.
Je me rend compte qu'il faut se préparer sérieusement.
Tant mieux : ça se mérite tout ça.

Par Colimaçon, le 2006-07-27 08:45:17
Voilà la fin de ton expédition.Pour la femme à deux doigts de rire, peut être était-ce par nervosité? Nous avons plusieurs façons de réagir en cas de stress fort et c'est une des manières de l'évacuer. A tout prendre, je préfère faire le tour du massif que le monter. Belle aventure et beaucoups d'images qui se gravent dans ta mémoire LCJ.
A bientôt pour ton prochain CR avec la trombi de Serge en exclusivité.

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


Les premières lueurs du jour...


Vision onirique du Mont Blanc irradié par l'aurore.


Le soleil point à l'horizon derrière Vallot.


Vue sur le dôme du Goûter.


Jeu d'ombres chinoises sur le sérac.


A l'approche des arêtes sommitales.


Dominique, photographe sur le toit de l'Europe.


Des îles volcaniques sur une mer de brume ?


On devine, au loin, la courbure de la terre.


Que tous ces sommets paraissent bien petits, d'en haut.


Aurélie et Olivier.


On devine, à gauche, l'ombre portée par le Mont Blanc sur les massifs avoisinants.


Seuls les avions nous dominent encore.


La voie des trois Monts Blancs, à tenter un jour.


Le dôme du Goûter, vu à la redescente.


J'ai déjà oublié le nom de cette chaîne de montagnes...


La redescente droit dans la pente, avec la vallée en contrebas.


Dominique, Roger, Aurélie et Olivier. Les visages sont parfois marqués, mais tout le monde est heureux.


François, Gilles et Fred. Désolé pour le flou, je devais être marqué moi aussi...


Olivier tente de sabrer une bouteille de champagne avec un piolet.


Il essaie à nouveau, mais en vain. Tant pis, nous le boirons quand même ;-o)


Alain et Anne-Marie dansent un rock sous les crépitements des flashs...


Quel rythme !


Mélanie, Kloug, Anne-Marie et Roger au restaurant.


Emmanuelle et Alain jouent aux petits chaperons rouges...


Les 5 billets précédents

2006-07-25 21:04:10 : Ascension du Mont Blanc - Montée au refuge de Tête Rousse - 10-07-2006 - Les Houches - 17 photos - 5 réactions

Première nuit au-dessus de 3000 m...

Le Tramway du Mont Blanc
Mes "performances" finalement acceptables lors de l'ascension de la Petite Fourche ont convaincu Olivier de me laisser une chance de tenter l'ascension du Mont Blanc, et je pars donc ce lundi matin avec cet objectif en tête, tout comme Dominique, François, Roger, Gilles et Aurélie et nos deux guides. Nos compagnons qui n'ont pas souhaité tenter l'ascension aujourd'hui, et qu'Anne-Marie guidera le lendemain vers le Buet, nous accompagnent jusqu'au Nid d'Aigle, un repérage en quelque sorte pour Anne-Marie, Kloug et Damodile qui sont inscrits, avec Gilles, à la course du même nom qui a lieu le dimanche suivant. Nous partons donc tous ensemble vers Les Houches, d'où une télécabine nous emmène à Bellevue, au dessus du Col de Voza où passe l'UTMB. Là, nous rejoignons l'arrêt Col de Voza du Tramway du Mont Blanc, où c'est aujourd'hui l'Anne qui nous transportera, à un train de sénateur brinquebalant, jusqu'à l'arrêt du Nid d'Aigle, à 2372 m. On trouve autant de simples randonneurs que d'apprentis alpinistes dans ces voitures anciennes, dont il paraît que les créateurs caressaient le doux rêve de les voir transporter tout un chacun directement jusque sur le toit de l'Europe. Bigre...
Les adieux aux randonneurs et la montée au refuge de Tête Rousse
Arrivés au Nid d'Aigle, nous profitons du beau temps pour pique-niquer tous ensemble, avec les melons, jambon, pâté et pain amenés par chacun. Nous nous mettons ensuite en route, accompagnés sur quelques centaines de mètres par nos amis randonneurs, qui profitent de la présence de nombreux chamois peu farouches pour improviser une séance photo. Nous promettons, en nous quittant, de nous faire coucou le lendemain, au terme de nos ascensions respectives, par delà la vallée de l'Arve.
L'ascension vers le refuge se fait sur un terrain très minéral, mais relativement roulant. La seule péripétie de ce parcours tient au fait que Dominique et moi, qui avons pris tout notre temps pour photographier certains de ces bouquetins ou chamois volontaires, perdons un instant la trace de nos camarades, et nous égarons dans une montée difficilement praticable. Qu'à cela ne tienne, nous reprenons rapidement la voie normale et son balisage rouge finalement très visible. La vue sur la vallée est en tout cas saisissante à cette altitude déjà élevée, et le point de vue sur l'Aiguille du Midi, finalement très proche, magnifique.
L'arrivée au refuge (3167 m) se fait en traversant un petit névé, et l'on contourne rapidement l'ancien refuge, désormais désaffecté, pour rejoindre le nouveau, dont les travaux ont tout de même coûté la bagatelle de 1,8 million d'euros, qui offre apparemment un confort bien supérieur à ce que l'on a pu expérimenter à Albert Ier. Après avoir bu un verre et pris possession de nos lits dans le dortoir, et fait connaissance avec un concept intéressant de sanitaires écologiques ( http://www.saniverte.com ), nous décidons, avant le dîner, de jeter un coup d'oeil à ce qui nous attend le lendemain. Gilles nous montre le fameux couloir, si dangereux dans la voie normale en raison des fréquentes chutes de pierre. Effectivement, peut-être en raison de l'heure (fin de journée) et du climat (journée chaude et ensoleillée), nous entendons et apercevons parfois des chutes le long de ce mur qui nous sépare du Refuge du Goûter, 650 m plus haut. Je me demande vraiment comment nous pourrons gravir ce bloc rocheux le lendemain matin, dans la nuit noire...
Réponse au prochain épisode... ;-o)

L'Castor Junior

2006-07-19 10:58:15 : Week-end d'initiation à la Haute Montagne - Ascension de la Petite Fourche - 09-07-2006 - Vallorcine - 24 photos - 16 réactions

Premiers 3000 m...

Le réveil
Après une nuit courte mais paisible (toujours aucun symptôme du mal aigu des montagnes ! Il faut dire que nous ne sommes "qu'à" 2700 m), c'est l'heure de déjeuner. Sur la recommandation d'Olivier, je me passe de chocolat chaud et opte pour un bon thé chaud, bien plus sûr. Le pain promis la veille en échange de notre abstinence au dîner est difficile à trouver sur les tables. Je hais décidément le surbooking... Heureusement, les petits jeunes au service, qui se démènent et n'ont pas la vie facile, m'ont bien rempli ma thermos d'un litre de thé, qui pourra être appréciable dans la journée. Petit brossage des dents à l'eau glacée (seule habitude quotidienne d'hygiène que l'on peut préserver dans ces refuges), puis c'est l'heure du départ vers les sommets.
L'ascension vers la Petite Fourche
L'objectif de cette première sortie au-delà de 3000 m est évidemment de tester les réactions de chacun à cette altitude, mais aussi et surtout de mettre en pratique les enseignements reçus la veille lors de l'école de glace.
Volonté de montrer que je suis capable du meilleur ? Euphorie causée par l'altitude ? Toujours est-il que je me sens beaucoup plus à l'aise que la veille sur ces satanés crampons, et l'ascension se déroule sans heurts.
Notre groupe, mené par Olivier, est constitué de deux cordées composées de Frédérique, Alain, votre serviteur, Emmanuelle, Kloug, Damodile, Anne-Marie et Gilles, et vise la Petite Fourche (un passage rocheux très court sur la fin) tandis que l'autre, mené par Fred, vise l'Aiguille du Tour, plus difficile avec un long passage rocheux et davantage d'escalade).
Nous progressons tous sans réelle difficulté, jusqu'à la dernière ascension glaciaire, assez abrupte, où le vertige d'Emmanuelle se rappelle à son bon souvenir. Gilles, secondé par Olivier, arrivera néanmoins à la remettre en confiance, et elle repartira vers le sommet glacé. En revanche, la voie vers le sommet rocheux est assez inquiétante pour les débutants que plusieurs d'entre nous sommes, et Kloug, Damodile, Frédérique et Emmanuelle préfèrent rester en bas, Frédérique renonçant finalement à la vue d'un passage serré qui cause apparemment des problèmes à un alpiniste italien lors de la descente.
Alain et moi, les deux parfaits novices de l'équipe, devont vraiment nous faire violence pour achever les derniers mètres qui nous séparent du sommet, avec notamment un contournement, en véritable escalade, de la roche, sans grand chose de bien solide sous nos pieds...
Néanmoins, le résultat est à la hauteur de l'effort, et la vue, notamment sur le Cervin, est splendide. L'altimètre indique plus de 3515 m. Un nouveau record personnel !
La redescente sur Vallorcine
Nous retrouvons nos camarades en bas de la zone rocheuse, et tout le monde profite du thé chaud du refuge (je savais qu'il ferait du bien ;-o) ), puis nous redescendons tranquillement vers le refuge. Nous trouvons sur le chemin l'autre cordée, et tout le monde décide de décramponner à l'approche de la zone neigeuse.
Aïe : la neige n'étant décidément pas mon élément, je prends beaucoup de retard. Heureusement que nous ne sommes plus encordés. Un dernier adieu au refuge, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, puis c'est la redescente, difficile au départ sur la zone neigeuse.
Tout va beaucoup mieux dès que nous retrouvons les sentiers des vaches (quoiqu'un peu cahotiques), et Aurélie et moi filons vers l'arrêt des "oeufs" retrouver Fred qui, en alpiniste chevronné, est descendu en un éclair. Olivier, resté derrière, ramène le reste de la troupe quelques minutes plus tard, et nous redescendons vers Vallorcine boire un verre bien mérité, avant de retrouver le gîte à Argentière.
Alain ramène alors Pierre-Olivier et Caroline, qui ont leur train à 20h00 à Chamonix, puis nous nous mettons en quête d'un grand écran pour suivre la finale tant attendue de la Coupe du Monde de football.
Las, nous ne sommes pas à Paris, et les seules possibilités qui s'offrent à nous sont les différents bars et restaurants, généralement très enfumés.
La troupe se pose dans un des restaurants français, et suit la première mi-temps au milieu de la fumée et des effluves de fondue. Je préfère pour ma part profiter du paysage, et m'installe sur un bac à fleurs, les yeux rivés sur le Mont Blanc au loin, et ne suis le match qu'au rythme des (deux) hurlements hystériques de la première mi-temps.
La nuit tombant, je décide de regarder quand même la seconde mi-temps, et profite de la terrasse d'un restaurant anglais pour ce faire. Incroyable : le commentateur d'outre-manche semble avoir choisi son camp, et salue toutes les attaques, nombreuses, des hommes en blanc sur le terrain. Mais, n'étant pas un inconditionnel du ballon rond, je préfère m'éclipser à la fin du temps règlementaire (la perspective d'assister à des prolongations puis, le cas échéant, à une séance de tirs au but, ne m'enthousiasme guère : je préfère me reposer avant l'épreuve du lendemain...).
C'est donc lorsque mes camarades de chambrée rentreront que j'apprendrai le résultat de ce dernier match. Beau parcours quand même. Attention cependant, dans chaque camp, à ne pas oublier le respect de l'adversaire...
Suite au prochain épisode ;-o)

L'Castor Junior

2006-07-19 08:41:31 : Week-end d'initiation à la Haute Montagne - Ecole de glace - 08-07-2006 - Vallorcine - 21 photos - 7 réactions

La journée des premières fois...

Le contexte
Tout a commencé lors de la dernière assemblée générale du JDM, en novembre 2005 chez les Montambaux. Aurélie, installée depuis quelques années à Grenoble, nous propose alors de nous initier à la Haute Montagne lors d'un week-end de juillet, en compagnie d'Olivier, son ami, jeune guide déjà expérimenté. Comme d'autres JDM, je me laisse séduire par cette occasion rêvée de découvrir un monde inconnu, moi qui ne pratique la montagne qu'en été, sur des sentiers de randonnée en moyenne montagne, et encore, depuis un an seulement...
Au printemps, Anne-Marie Montambaux, lors d'une sortie JDM, m'indique que l'idée a largement fait son chemin, et que la plupart des participants à ce week-end d'initiation a prévu de prolonger le séjour sur place un peu au-delà du week-end, pour effectuer soit la montée du Buet (le "Mont Blanc des Dames"), soit carrément celle du toit de l'Europe.
Comme souvent depuis mes débuts en course à pied, je me crois capable de tout, et me dis que l'ascension du Mont Blanc est peut-être à ma portée.
Banco ! Je signe donc pour prolonger le week-end par une tentative d'expédition vers 4810m...
La soirée de préparation à l'aventure organisée par les Montambaux ne me rassure pas sur la difficulté de l'exercice, mais, une fois engagé, pas question de reculer...
C'est donc ainsi que je me retrouve, le vendredi 7 juillet au soir, dans un magasin de sports de Chamonix avec une dizaine de JDM, pour louer des chaussures d'alpinisme. Première fois que je mets le pied dans de tels tanks.
Arrivés au gîte à Argentière, Aurélie distribue à chacun le matériel technique qu'elle a apporté : baudrier, casque, crampons et piolet, et nous invite à le tester, en particulier la fixation des crampons sur les chaussures. Là encore, c'est la première fois que je suis confronté à un tel matériel, et démontre comme souvent l'ampleur de mon manque d'adresse et d'agileté... Bah, ça tiendra peut-être !
Nos guides arrivent ensuite, et passent la nuit avec nous au gîte. Je connais Olivier, qui était venu participer à une sortie JDM au printemps (malheureusement pour lui, c'est mon père et moi qui menions la danse ce jour-là, et la sortie avait été un peu plus longue qu'attendu, mais il s'en était sorti avec brio), et fais la connaissance de Fred, fort sympathique également. Tous deux viennent d'obtenir officiellement leur diplôme de guide en haute montagne, après plusieurs années d'expérience ( http://www.guide-alpinisme.com ).
La montée au gîte Albert Ier
Notre école de glace doit se dérouler sur le glacier au pied de l'Aiguille du Tour, dans le domaine de Balme. Nous partons donc en voiture jusqu'au Tour, pour prendre (nouvelle première pour moi) des "oeufs" jusqu'à Charamillon, puis un télésiège (encore une première) jusqu'aux Autannes. La vue est magnifique, les flancs de la montagne sont remplis de rhododendrons, et nous entendons les marmottes un peu partout.
Nous montons, avec les bâtons, tranquillement vers le refuge, à 2700 m, que nous atteignons en environ 1h30, sur des sentiers assez faciles.
L'accueil au refuge est, disons, mitigé : Aurélie avait réservé depuis bien longtemps 17 places, et les gardiens ne nous en concèdent que 12... Finalement, nous parviendrons à obtenir une place pour chacun d'entre nous après moûlt négociations. Le "surbooking" s'est décidément généralisé...
Nous laissons dans nos chambres une partie de notre chargement, notamment les vêtements légers portés lors de la montée, puis partons sur le glacier immédiatement au-dessus du refuge.
L'école de glace proprement dite
Nous nous séparons en deux groupes, chacun emmené par un des guides. Je pars, avec d'autres, avec Olivier, qui nous emmène vers les premières zones de glace vierge, 50 mètres au-dessus du refuge. Nous gardons pour l'heure nos crampons et piolet accrochés au sac, car le chemin consiste essentiellement en des rochers barrés de quelques névés. Les chaussures et les bâtons suffisent donc.
Le premier exercice consiste à apprendre à s'arrêter dans la neige en cas de chute. Olivier nous fait la démonstration de la meilleure manière d'utiliser le piolet pour ralentir puis stopper sa chute, et nous tentons les uns après les autres de mettre cet enseignement en pratique. COmme je m'y attendais, mes tentatives sont toutes marquées d'insuccès : je pratique vraiment trop peu la neige, et ai toujours beaucoup trop de mal à synchroniser mes gestes. Rien n'y fait : je ne parviens qu'à susciter les rires de mes petits camarades. Bah, c'est un peu ma marque de fabrique, non ? ;-o)
Après ces petits jeux dans la neige, Olivier nous enseigne les rudiments de l'encordement, avec en particulier les deux noeuds de base : le "double huit" pour les personnes en extrémité de corde, et le "double-noeud d'arrêt" pour celles en milieu de corde. Là, ça va un peu mieux, même si je ne suis pas persuadé de pouvoir refaire chacun de ces noeuds sans modèle. On verra bien...
Nous chaussons également nos crampons, et apprenons ainsi à marcher avec dans une alternance de neige et de glace vierge.
Nous arrivons ensuite sur une vaste de zone de glace vierge, assez pentue, où Olivier nous enseigne l'art d'évoluer sur glacier. Règles de base : toujours veiller à éviter de marcher sur la corde avec des crampons (!), et bien penser à enfoncer systématiquement un maximum de crampons dans la glace à chaque pas. L'exercice (encore une nouveauté pour moi) n'est pas aisé, mais comme il s'agit du minimum mimimorum, je m'attèle à faire de mon mieux.
Olivier nous montre ensuite comment utiliser une broche à glace (l'expulsion de la carotte de glace à la fin de l'exercice est assez drôle), pour assurer une retenue supplémentaire en cas de besoin.
Lors de la redescente, il nous montre également les principales techniques utilisées par les personnes expérimentées, notamment les guides, pour "assurer" les autres membres de la cordée. Tout cela m'a l'air fort compliqué, et je suis bien heureux de pouvoir compter sur lui, plus que sur moi seul, pour assurer ma sécurité dans cet environnement exigeant.
Le retour puis la nuit au refuge
Nous redescendons enfin au refuge, où nous retrouvons l'autre groupe parti avec Fred, qui nous suggère d'interroger Olivier sur une blague de nains (!), puis profitons du premier service du repas du soir, car le réveil est prévu le lendemain à 4h00, pour une première ascension à 3500 m. Le repas est un peu à l'avenant de l'accueil reçu plus tôt : pas de pain (il faut apparemment le garder pour le petit déjeuner du lendemain - ah, surbooking, quand tu nous tiens...), et les pâtes sont tellement cuites qu'on les distinguerait à peine d'une vague purée... Bah, pourvu que la nuit soit douce !
La nuit (encore une première) se passe relativement bien (que n'ai-je pris des boules quiès !), dans ce vaste dortoir peuplé de douze JDM plus ou moins rôdés à l'exercice.
Suite au prochain épisode ;-o)

L'Castor Junior

2006-07-17 01:30:31 : CR du Trophée Picard - 02-07-2006 - Bray sur Somme - 37 photos - 6 réactions

Vous auriez la même chose sans VTT ?

Les origines
Parmi les récompenses reçues par notre équipe (La Parfaite Lumière) pour sa troisième place sur le Raid 28 2006 figurait une invitation pour une équipe de deux sur le Trophée Picard, raid multisports d'orientation associant VTT, course à pied et canoé. Un rapide tour de mes coéquipiers (Claude Hardel et Christine Bodet, Christophe Laborie, Stéphane Théry et mon père, tous coureurs émérites d'ultrafond) me confirmait ce que je pressentais : le multisports n'est pas franchement leur tasse de thé.
A moi non plus d'ailleurs, mais, depuis ma conversion récente et soudaine au sport en général et à la course à pied en particulier, je me dis que rien n'est totalement impossible, et que toutes les expériences méritent d'être tentées.
J'accapare donc ce petit cadeau, et propose à Klouggy le clown, JDM membre de TUROOM, ancien triathlète et orienteur de bon niveau, de participer avec moi à ce raid organisé par l'association Cols Verts Raid Aventure de Jean-Xavier Tempez, que nous avions rencontré lors de notre sortie nocturne de début décembre sur les Cols Verts Extrem Run, option Découverte.
Il accepte rapidement, et abandonne donc Damodile qui s'est inscrite sur le semi-raid du Golfe du Morbihan, qui démarre de Vannes le samedi 1er juillet à 18h00.

La veille
Klouggy vient me chercher à 16h00 le samedi et, comme souvent, je ne suis pas tout à fait prêt...
Atterré par l'état de mon biclou et par le manque flagrant d'entretien de la bête (hum, encore un axe de progression...), il m'aide à lui redonner un (petit) coup de jeune, en enlevant notamment cette vieille chaîne fermée par un bien massif cadenas, dont j'ai perdu la clé depuis belle lurette et que je n'avais jamais pris le soin de défaire...
Nous installons également ensemble le porte-cartes dont j'ai fait l'acquisition le matin même, puis sommes prêts (enfin !) à partir, direction Fay, où j'ai réservé une chambre en gîte dès notre inscription au Trophée.
Sur la route, vers 17h30, nous passons un petit coup de fil à Damodile qui se prépare à partir pour son semi-raid, mais elle est sur messagerie. Qu'à celà ne tienne chère amie, nous pourrirons donc ton répondeur régulièrement pendant tout le week-end ;-o).
J'appelle également l'Ourson, qui s'apprête lui aussi, avec le Raton Laveur et l'Bigorneau, et l'Herminette à la marche, à prendre le départ à Vannes pour un soutien amical et sportif à notre ami la Tortue. Je lui redonne toutes les astuces permettant de retrouver Damodile dans le flot de concurrents, mais ils ne se verront finalement pas... Je lui confirme également que nous courrons notre "petit" raid en gardant une grande place à la Tortue dans nos têtes.

Vers 18h30, nous arrivons dans le village de Fay, et trouvons facilement le gîte en question, où Mme Eteve nous réserve un accueil des plus chaleureux. La chambre est très confortable, et nous avons même l'autorisation de squatter le salon familial pour regarder sur grand écran le France-Portugal du soir. Un petit tour sur l'aire d'autoroute voisine pour s'enfiler un menu gourmand du Beouf Jardinier (bon, il y avait quand même des pommes de terre en garniture...), et nous nous enfouissons dans les canapés du salon, pour assister à la victoire de l'équipe nationale. C'est d'ailleurs là que nous serons rejoints par un autre "couple" de concurrents : Emmanuel et Jean-Baptiste, des Adam Isle Raiders 69.
Sitôt le match terminé, retour à la chambre pour un dodo bien mérité, et une nuit réparatrice bienvenue après une semaine chargée.

Le jour J
Au réveil à 6h00, je réalise que j'ai encore une fois oublié ma ceinture cardio (c'est toujours mieux qu'à Marseille-Cassis où j'avais carrément oublié mon chrono). Heureusement, il me reste l'altimètre et, s'il ne me lâche pas en route, mon GPS, pour pouvoir revivre cette sortie que j'imagine déjà très longue.
Petit déjeuner copieux en compagnie de nos concurrents et néanmoins amis, puis départ pour Bray sur Somme, où notre expérience des Cols Verts de décembre nous permet de prendre quelques raccourcis pour garer la Klougmobile au plus près de la salle polyvalente d'où le départ sera donné à 8h00.

Passage au retrait des roadbooks et dossards (nous savons bien que ce numéro 2 n'a aucune chance de correspondre à notre classement final sur l'épreuve...), puis au retrait de la puce (l'organisation a oublié ou n'a pas obtenu de boîtiers de contrôle et RAZ, et nous ne pouvons donc pas utiliser celles que nous avions amenées à la demande de... l'organisation ! Damned !), avant de retourner à la voiture pour préparer les vélos. Ni Kloug ni moi n'avons pris de pompe à vélo (appelez-nous les pieds nickelés du Raid ;-o) ), et nous sommes donc contraints d'en quémander alentours. Heureusement, nos voisins immédiats ne sont autres que David Mathelier et Christian Reut, de Snecma LOA Aventure, que nous croisons (enfin, surtout David) sur toutes les CO d'IDF. David nous prête une petite pompe, qui sera bien utile en cas de crevaison.
De retour sur l'aire de départ pour assister au briefing, nous croisons furtivement Magali Messina et Patrice Kergosien, de Latitude Sport (équipe vainqueur, haut la main, du Raid 28 2006).

JXT commence son briefing à 7h59 (le départ à 8h00 précises est déjà compromis), sous un soleil déjà brûlant. Parmi les infos importantes, des précisions sur le run and bike prévu sur le terrain de motocross d'Hardecourt, ainsi que sur les différentes pénalités subies en cas d'oubli de balises sur chacun des tronçons du raid.

La course. 1ère étape : 16 km de VTT
A 8h07, c'est enfin le départ, et les 61 équipes (5 ont visiblement déclaré forfait) s'élancent à VTT, derrière un 4x4 de l'organisation, pour le premier tronçon de la course : 16 km de CO en VTT, avec 3 balises. Le début de la course me convient bien : route et chemins pratiquables, en léger faux plat montant, mais je préfère y aller mollo pour ne pas lâcher Kloug immédiatement. Hélas, la première descente me permet de démontrer mes piètres talents de vététiste... L'effet est immédiat, et nous nous retrouvons bons derniers, assez loin derrière le peloton. La journée va être longue et dure...
Kloug avait prévu, en bon "éleveur de champions" qu'il est, de m'initier aux joies de l'orientation à VTT, mais ma concentration est entièrement tournée vers la maîtrise de ce terrible engin qu'est le VTT, et je dois lui confier la carte du parcours, prenant uniquement sur mon porte-cartes le schéma d'ensemble du parcours.

Dans le champ suivant, nous rencontrons l'équipe 52 (les Madballs, avec Penjolum et Delphine), qui nous disent que nous ne sommes finalement pas les derniers. Ah ? Toujours est-il que nous les dépassons sur le chemin du terrain de motocross, où doit se dérouler le run and bike.

2ème étape : 2,5 km de run and bike
Le parc à VTT d'Hardecourt est déjà quasiment vide, signe du grand retard pris sur les autres équipes. Naturellement, au vu de nos compétences respectives, c'est Kloug qui se charge de faire progresser le VTT (le mien, car il est déjà en état délabré, et craint moins les chutes sur ce terrain de malade !), au travers des murs qui jalonnent ce parcours. Je tâcherai de courir à un rythme équivalent, et de pointer les 6 balises disséminées sur le parcours. Nous et les rares équipes à nous suivre ne trouverons pas la balise 3, qui a dû être enlevée ou cachée par des concurrents précédents. Pas glop ! Surtout que, arrivés à la balise 4 après un énième mur qui a nécessité nos quatre bras musclés (malheureusement pas assez...) pour transporter le VTT, j'ai dû redescendre ledit mur à la recherche de cette maudite balise qui, à elle seule, nous fait perdre 5 balises de VTT...

3ème étape : 11 km de VTT
Sitôt terminé ce run and bike de furieux, nous enfourchons à nouveau nos VTT, puis embrayons vers Eclusier Vaux. Malheureusement, je ne m'aperçois pas alors qu'au lieu d'appuyer sur le bouton lap, j'ai en fait arrêté mon GPS. J'aurai donc un "trou" assez important sur mon parcours du jour. Zut !
Le chemin, balisé sur sa plus grande part, nous fait emprunter un belvédère qui surplombe la Somme, et nous offre un panorama magnifique sur les boucles de cette rivière. Néanmoins, cela reste du VTT, et les passages étroits et accidentés ne sont pas tout à fait de mon goût, et Kloug est obligé de m'attendre à de nombreuses reprises... D'autres équipes nous doublent (nous n'étions donc pas les derniers ? Comment diable peuvent-ils aller plus lentement que nous, étant donné mon rôle parfait de boulet ???).
Toujours est-il que nous nous retrouvons à trois équipes à l'entrée d'Eclusier Vaux, devant un pont mobile, qui vient juste de s'ouvrir. Cela nous permet en tout cas de faire une petite pause bien appréciable (contrairement à certains coureurs de Paris-Roubaix, nous ne concourrons pas pour la première place ;-o) ).
Puis le trajet nous emmène sur les hauteurs du village, dans un parc à vélo cette fois plus rempli, car l'épreuve de CO à venir semble coriace, et certaines équipes ont visiblement fait la première option VTT de 4 km.

4ème étape : 2 km de CO pédestre
Il s'agit d'une CO azimut distance, art que je ne maîtrise absolument pas. Etant donné notre grand retard, Kloug prend les choses en main, et je me contente de le suivre, tant bien que mal, sur chacun des douze postes disséminés sur un terrain souvent difficilement pratiquable, et diablement vallonné. Des équipes courent dans tous les sens, rajoutant à la confusion déjà forte inhérente à cet exercice. Le soleil de plomb n'arrange par ailleurs pas les choses, et j'ai souvent du mal à suivre le pied alerte de mon coéquipier. Nous raterons au final une balise (la 11 de mémoire, qui ne se trouvait vraisemblablement plus à sa place...).
De retour au parc à vélos, nous assisterons au départ d'un défilé de voitures de collection. Jolies machines, que mon ignorance crasse en la matière ne me permet malheureusement pas de détailler...

5ème étape : 4 km de VTT
Kloug me confie la carte pour cette partie courte en orientation à VTT. Hélas, dès les premiers hectomètres, je peine tellement à le suivre qu'il s'éloigne à perte de vue, et que je ne me concentre plus, encore une fois, que sur la maîtrise de mon terrible engin... Résultat, arrivé à la première intersection, j'opte pour une descente pas la route au lieu de poursuivre, comme indiqué sur la carte, par le chemin pile en face. Quelques hectomètres après le début de cette descente, je réalise enfin mon erreur, et dois remonter la côte pour retrouver un Kloug légèrement furax. Encore de nombreuses minutes de perdues... Heureusement, le trajet jusqu'au cimetière de Cappy, où se trouve le parc à vélos suivant, est très court, et j'arriverai presque à le suivre jusque là.

6ème étape : 9 km de canoé
Sitôt posés les VTT dans un parc là encore bien rempli, nous nous dirigeons vers la Somme, où nous sont données les infos concernant l'étape à venir, soit 9 km de canoé. Tiens, JXT avait prévu ici une "surprise". Qu'est-ce donc ? Ah, nous allons mettre à profit nos capacités de nageurs telles que requises à l'inscription (un brevet de nage sur 25 m qu'ils disaient...). En fait, les cartes (ou plutôt les photos aériennes) présentant la position des balises se trouvent de l'autre côté du canal de la Somme, et il nous faut donc traverser les 15 à 20 mètres à la nage. Evidemment, en raison de la durée de l'épreuve (environ 2h sont prévues) et du cagnard ambiant, il est hors de question de ne pas emporter d'eau. Nous devrons donc traverser avec nos sacs. Nous confions nos objets fragiles ou précieux au bénévole posté là, et j'accroche mon GPS à ma casquette, pour éviter qu'il prenne l'eau. La chaleur est tellement forte que l'eau est réellement chaude (ça nous change des Cols Verts !).

Arrivés en face, nous prenons les cartes puis trottinons vers l'embarcadère à canoés. Kloug me précise immédiatement que deux des six balises sont situées très loin du point de départ et, vu mon profil de parfait débutant en la matière, il serait préférable de se concentrer d'abord sur les quatre autres. Soit. Nous mettons donc un canoé à l'eau, puis nous y installons du mieux que nous pouvons. Kloug m'enseigne rapidement les rudiments de la navigation, et nous partons vers l'est à la recherche des balises 1 à 4. Il nous faut d'abord passer sous un pont assez bas (attention à la tête !), puis traverser une route en portant les canoés. Ouch ! C'est lourd !

Une fois remis à l'eau de l'autre côté de la route, nous pouvons enfin nous mettre en chasse de la première balise. Visiblement, d'autres équipes ne maîtrisent pas beaucoup mieux que nous la navigation sur canoé. Les deux premières balises seront trouvées sans réelle difficulté, mais la troisième nous en posera bel et bien. Visiblement, quelqu'un s'est à nouveau amuser à la déplacer. Décidément...
Quant à la quatrième, tout se passe pour le mieux, notamment à l'abord d'un magnifique château, lorsque notre canoé se bloque complètement au milieu des nénuphars, sur un obstacle indéterminé. Impossible de bouger dans un sens quelconque. Heureusement pour nous, une équipe évoluant dans les parages accepte de venir nous secourir, et nous permet, après que nous nous sommes accrochés à leur embarcation, de sortir de cette situation délicate.

Le retour vers le premier bassin s'effectue sans réelle difficulté, mais des douleurs dans le dos (et peut-être une certaine lassitude après cette première expérience de canoé, me font préférer arrêter ici l'expérience, au grand dam de Kloug que je sens en pleine forme pour continuer et récupérer les deux dernières balises. Une prochaine fois ?

7ème étape : CO pédestre de 11 km
Nous regagnons le parc à VTT après avoir redéposé le canoé sur la berge, pour démarrer cette épreuve de CO pédestre. Le parc est toujours aussi plein, cette fois en raison de l'arrivée de concurrents du circuit "Découverte". Kloug prend la carte en main, et nous embarquons pour une très longue CO, aux heures les plus chaudes de la journée (14h30...). Les postes ne sont pas difficiles techniquement (hormis peut-être celui situé dans le tunnel sous la route), mais les interpostes sont longs et, défaut déjà relevé aux Cols Verts, parfois placés de telle sorte qu'ils incitent les coureurs à prendre des voies normalement interdites, comme ce champ de petits pois en partie labouré par de nombreuses équipes.

Kloug me laisse poinçonner seul une des balises (il faut bien que je me fasse pardonner ma lenteur extrême à VTT), puis nous amène vers la suivante en haut du dénivelé qui surplombe les canaux. Il a alors une idée géniale : descendre directement plutôt que de faire le tour par des chemins plus praticables. J'ai rarement pris autant de plaisir à dévaler une pente aussi raide, même si l'essentiel s'est effectué sur les fesses. Il faut dire que toutes les minutes en plein cagnard ainsi évitées sont bonnes à prendre...

Nous revenons ainsi vers le parc à vélos, non sans avoir à nouveau goûté aux joies de l'attente devant un pont mobile levé. Nous croisons un grand nombre d'équipes qui s'embarquent à peine sur l'épreuve de canoé. Bon courage les gars (et demoiselles !).

Le retour par la voie rapide : 4 km de VTT sur route
Arrivés au parc, nous prenons le road book de l'étape suivante (9 km de VTT) qui nous apparaît diablement compliqué. Kloug serait d'attaque seul, mais mes piètres performances à VTT nous font reconsidérer la question, d'autant plus qu'il est déjà 15h45, et que nous ne disposons que d'1h45' pour boucler le parcours par la voie longue. Nous décidons donc d'opter pour le retour direct vers Bray sur Somme, par la route, ce qui nous permettra en plus (admirez le calcul ;-o) ) de profiter de douches encore chaudes et, peut-être, encore à peu près propres.
Nous arrivons donc à la salle polyvalente vers 16h15, parmi les premiers, et fonçons profiter d'une bonne douche après avoir rangé les VTT dans la Klougmobile.

Le ravitaillement de l'arrivée est un régal, notamment la fameuse bière Cols Verts que les bénévoles, d'abord un peu perdus, acceptent finalement de nous remettre. Nous assisterons à l'arrivée de la plupart des équipes, mais n'attendrons pas la remise des prix (nous sommes bien loin du podium !), car le retour sur Paris s'annonce long, et Damodile ne devrait pas tarder à rentrer de son escapade morbihanaise, même si le SMS reçu de l'Ourson m'indique que l'épreuve a, pour le Zoo, été longue et difficile. A ce propos, les zanimos ont néanmoins apporté le plus beau soutien qui soit à la Tortue en allant au bout de l'exercice malgré les conditions difficiles.

Bilan de la sortie : 8h06'2" pour 61,7 km et 948 m de D+ (le kilométrage global est estimé suite à mon cafouillage d'après run and bike).
Bilan de la course : une 55ème place sur 61 finisseurs et 65 inscrits : houra, nous ne sommes pas les derniers !!! L'organisation est, comme aux Cols Verts, pleine de bonnes volontés, mais les bénévoles heureusement plus nombreux. Ne manquent plus que des contrôleurs placés à certains points du parcours ou itinérants, pour détecter d'éventuelles infractions au règlement. Merci en tout cas pour cette journée dans l'enfer du Nord ;-o)

L'Castor Junior

2006-07-03 01:23:14 : Course d'Orientation - Trophée de Saint Quentin en Yvelines - Etape 4 - Champ Garnier - 28-06-2006 - 35 photos - 4 réactions

Il vaut mieux marcher dans la bonne direction que courir dans la mauvaise... (proverbe d'orienteur)

Ce mercredi avait lieu la quatrième, et dernière, étape du Trophée de CO de la Ville Nouvelle de Saint Quentin en Yvelines ( http://rauturie.club.fr/trophee_2006/index.html ), sur la carte de Champ Garnier à Saint Lambert des Bois.
Je retrouve au départ Klouggy le clown, Gilles Montambaux et Jean-Yves Thuret, tous trois JDM, ainsi que tout un tas de collègues du GO78, qui organise la course de ce soir, tracée par Nathalie Rauturier.
Toujours pas la moindre trace de l'Electron, du Mammouth Rose ou de Domi de la monstertruck team. Je commence à sérieusement douter de leur participation aux étapes précédentes : n'ont-ils pas tout simplement utilisé de bons orienteurs (meilleurs que moi en tout cas ;-o) ) pour courir à leur place sous leur nom ?

Mon objectif du jour est, pour une fois, de me concentrer sur l'orientation, quitte à marcher l'essentiel du temps, afin d'éviter ces séances de jardinage qui me valent déjà une réputation terrible dans tous les milieux autorisés. Le temps sera ce qu'il pourra, mais je réduirai coûte que coûte les distances parcourues.

Christophe Beauvisage emmène Quentin vers le départ, et donne à son bout de chou les dernières consignes (rester calme, concentré, et s'appuyer sur la carte). Je les écoute avec attention : mes (contre)performances récentes en orientation justifient une certaine humilité...

Une fois nos pointeurs SportIdent remis à zéro et contrôlés, nous partons en même temps chacun sur son circuit (le D pour Quentin et le A pour moi).

Poste 1 (116) - souche - 3'45" : Cette balise fournit la seule occasion de "bouffer" du dénivelé de toute cette carte, par ailleurs extrêmement technique avec tous ses trous et dépressions, secs ou humides. Nous descendos, Quentin et moi, par le chemin au nord-est du départ, pour rejoindre le chemin NO-SE. J'aide Quentin à enlever un vilain moucheron qui a décidé de se loger dans son oeil, puis je l'abandonne pour l'attaque de mon premier poste. Je repère une première balise, trop proche (elle n'est pas sur mon circuit), puis continue à flanc pour tomber directement dessus. Temps très moyen, mais j'ai marché tranquillement pour rester concentré.

Poste 2 (143) - petite dépression - 9'43" : Le chemin le plus rapide consiste sans doute à remonter le chemin NO-SE jusqu'au croisement, puis couper plein ouest à travers blanc et vert clair, mais je décide de rester sur la courbe de niveau pour emprunter le sentier à l'ouest. Hélas, ledit sentier est largement encombré d'arbres tombés, et la progression est horriblement lente. Je finis même, avant le vert foncé, par bifurquer et rejoindre la Route des Chênes jusqu'au Carrefour de la Vallée de Misère, puis remonter plein Nord. J'attaque ensuite le poste plein ouest à hauteur des trous humides. Encore une approche correcte : chouette ! Quant au chrono, oublions (j'avais prévenu que je prendrais mon temps ^_^).

Poste 3 (144) - bord nord de la dépression marécageuse - 3'21" : Encore un chrono moyen, mais l'approche, en contournant les trous humides au nord-est du poste précédent, me convient. Toujours pas de jardinage...

Poste 4 (117) - bord nord-ouest de la mare - 5'03" : J'attaque plein ouest, en m'appuyant sur deux fossés secs, et trouve le poste sans difficulté.

Poste 5 (121) - bord nord-est de la mare la plus au sud-est - 7'28" : Je commence par rejoindre la Route Royale plus au nord, puis fais un détour par la Route de la Brosse d'où j'attaque le poste au niveau des trous marécageux. Toujours pas de cafouillage.

Poste 6 (120) - petite dépression - 2'02" : Là, je m'appuie sur le petit bout de sentier à l'ouest du poste, qui me guide directement vers cette petite dépression, que l'on trouve aisément au sud d'une dépression marécageuse.

Poste 7 (119) - petite dépression la plus au sud-est - 3'07" : Là encore, j'attaque au cap, et me fixe comme point d'arrêt la sente OE. Aucune difficulté, surtout en marchant ;-o)

Poste 8 (133) - côté est de la mare - 7'12" : Désirant courir un peu lagré tout, j'opte pour les chemins : Route Royale puis Route de la Brosse jusqu'au Carrefour du Poteau Blanc, puis le chemin NO-SE jusqu'aux mares sur la droite visibles depuis le chemin. Je contourne la principale et trouve le poste sans difficulté.

Poste 9 (127) - bord nord de la dépression marécageuse - 4'01" : Je reprends le chemin NO-SE jusqu'au champ cultivé à son extrémité, puis attaque par une sente non marquée sur la carte, avant de filer vers la bonne dépression plus au nord-ouest. Un coureur derrière moi me suit jusqu'au poste.

Poste 10 (126) - côté sud-ouest de l'arbre particulier - 3'03" : Première grosse bêtise ! L'attaque du poste est bonne, plein cap nord-nord-est, mais je décide de couper par une des mares sur le trajet, croyant pouvoir m'appuyer sur un caillou qui surnage. Horreur : le caillou s'enfonce immédiatement sous mon poids, et je me retrouve pour la première fois de ma vie dans la situation que j'imagine être celle des gens qui tombent dans des sables mouvants : l'enfoncement dans cette vase malodorante apparaît presque inéluctable. N'ayant plus que le buste hors de ce bourbier, je décide d'agir calmement, mais appelle quand même le coureur qui me suit à la rescousse. Finalement, en appuyant mes avant-bras sur une zone moins mouvante de la vase, je parviens à m'en extirper sans avoir besoin du bâton que me tend le coureur. Bilan des courses : des vêtements et chaussures lourds et malodorants pour le reste de l'épreuve, et une carte maculée de vase et, par conséquence, désormais difficilement lisible, notamment dans ses nuances. Afin d'éviter ces réminiscences du Raid 28, j'éviterai à l'avenir de faire le malin sur des zones marécageuses... Après cet "incident", je reprends mes esprits et pointe le poste sans difficulté.

Poste 11 (124) - trou le plus à l'ouest - 8'17" : Je rejoins le chemin NS à l'est du post précédent, puis aperçois Audry Beauvisage, graine de champion chez les JUH, qui apprécie visiblement peu la course du jour. Je l'aide (c'est bien la première fois que je suis capable de le faire) en lui indiquant comment trouver la balise 127. Je reprends ensuite la Route Royale au sud-est, que je quitte au croisement avec un reste de sentier. Les balises sont ici d'autant plus faciles à trouver que trois coureurs rapides "tracent" devant moi, et me laissent deviner le chemin optimal d'approche.

Poste 12 (122) - côté est de la souche - 1'32" : Cap plein nord-est, aidé encore par la présence d'un trio rapide.

Poste 13 (123) - côté ouest de la souche - 0'48" : Le poste est extrêmement simple, immédiatement à l'ouest-nord-ouest du précédent.

Poste 14 (129) - côté sud de la souche - 3'47" : En repartant sur la Route Royale, je croise Gilles pourtant parti, je l'imagine, longtemps après-moi. Il est définitivement un excellent orienteur parmi les non-licenciés. Je trouve la souche sans difficulté, dans la prolongement d'une sente SO-NE.

Poste 15 (135) - côté ouest de la dépression - 6'53" : Je préfère jouer la sécurité et rejoindre le Carrefour du Poteau Blanc, avant de courir plein ouest jusqu'à la lisière du champ. Le vert clair est très roulant, et m'amène directement sur le poste.

Poste 16 (139) - souche - 4'47" : Je traverse le chamin agricole puis la Route du Frelon, plein nord-est, et trouve la souche sans difficulté.

Poste 17 (136) - petite dépression - 3'27" : Pas de difficulté : je contourne simplement le vers foncé, en m'appyant dessus ainsi que sur la petite dépression marécageuse plus au sud.

Poste 18 (137) - bord nord-ouest de la dépression marécageuse - 1"30" : Aucune difficulté là encore : le cap sud-sud-est suffit largement.

Poste 19 (140) - côté nord de l'arbre particulier - 15'30" : Je retrouve un coureur croisé auparavant, et nous nous entamons, à deux, une belle séance de jardinage. Deuxième grosse bêtise ! Je pense que l'euphorie relative des 18 premiers postes trouvés sans éclat ni génie, mais sans grosse erreur non plus, m'a amené à relâcher mon attention. Je file sur le premier arbre que j'imagine être particulier, avant de constater qu'il n'y a aucune balise à côté. Un autre : idem. Une seule chose est sûre : je n'ai plus aucun repère, ainsi qu'en témoigne mon atterrisage sur la Route de la Brosse au sud-est du poste. A force de jardinage, et grâce à l'arrivée sur zone de coureurs plus frais, je finis pas pointer ce poste, terriblement déçu d'avoir failli si près du but...

Poste 20 (142) - sur la colline - 3'13" : Je reprends mes esprits et trouve ce poste aisément, au cap sud-est et dans une zone blanche assez marquée. La balise sur la (petite) colline se voit de toute façon aisément de loin.

Poste 21 (99) - extrémité nord-est du sentier - 4'30" : Le retour sur le Carrefour de la Vallée de Misère et le chemin au NO-SE qui le sépare de l'arrivée est légèrement compliquée par une progression relativement difficile à travers le vert. La montée du talus pour trouver le poste marque par ailleurs la seconde, et dernière, ascension de cette course.

Arrivée - 0'39" : Comme souvent , je donne tout pour cette arrivée, d'autant plus que je crois deviner au loin les silhouettes de l'Electron et Domi. Seraient-ils là finalement ?

Bilan de cette course : 1h44' pour 9,4 km (moins de 50% de plus que la distance balise à balise : c'est la première fois que "j'optimise" à ce point) et 96 m de D+.
Au classement, je finis 57ème du circuit, sur 89 partants et 70 classés. Je suis toujours dans les profondeurs, mais la stratégie de priorité donnée à la réflexion et à la concentration a porté ses fruits en me permettant (presque) de surnager.

Je retrouve ensuite l'Electron et Domi, très taquins, ainsi que mes collègues JDM, parmi lesquels Atomik JF qui m'a apporté un petit cadeau. Tous ont brillé, hormis JF légèrement en desous de ses capacités ce soir. Avant la remise des prix du Trophée, Nathalie cherche des débaliseurs, et je me propose d'en être, à la seule condition qu'il s'agisse de postes aimples (je n'ai pas de frontale : il me faut donc être capable de reveni avant la nuit ;-o) ). Cette mission suscite des remarques moqueuses de la part de mes camarades (l'Electron et Domi, je vous rappelle qu'on ne tire pas sur une ambulance ^_^), mais la simplicité des postes en question me rassure beaucoup (il s'agit vraisemblablement du circuit jalonné : ça devrait être à ma portée). Je croise, avant de partir, le Mammouth Rose, Neil Dobbs (parti débaliser également) et Maurice Le Ruyet, qui intriguera Camille Clouard lorsqu'elle le verra repartir seul, à pied, à la tombée de la nuit, vers Auffargis. Un vrai champion du trail et de la course à pied !

Pendant ce temps, le tirage au sort de la tombola me gratifie d'un magnifique TS XL publicitaire (si intéresse, faire offre ;-o) ).
Je reviens à temps pour assister à la remise des prix qui commence, honorant tout un tas d'ami(e)s orienteurs. Un petit coucou au passage à Hélène et Michel Ediar, des clins d'oeil aux autres collègues du GO78 ou amis de MSO, puis il est l'heure de retourner au bercail.

Prochaine étape : dimanche 2 juillet, le Trophée Picard, raid multi-sports d'orientation, en équipe avec Klouggy le clown.

L'Castor Junior

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