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2006-07-19 10:58:15 : Week-end d'initiation à la Haute Montagne - Ascension de la Petite Fourche - 09-07-2006 - Vallorcine

Premiers 3000 m...

Le réveil
Après une nuit courte mais paisible (toujours aucun symptôme du mal aigu des montagnes ! Il faut dire que nous ne sommes "qu'à" 2700 m), c'est l'heure de déjeuner. Sur la recommandation d'Olivier, je me passe de chocolat chaud et opte pour un bon thé chaud, bien plus sûr. Le pain promis la veille en échange de notre abstinence au dîner est difficile à trouver sur les tables. Je hais décidément le surbooking... Heureusement, les petits jeunes au service, qui se démènent et n'ont pas la vie facile, m'ont bien rempli ma thermos d'un litre de thé, qui pourra être appréciable dans la journée. Petit brossage des dents à l'eau glacée (seule habitude quotidienne d'hygiène que l'on peut préserver dans ces refuges), puis c'est l'heure du départ vers les sommets.
L'ascension vers la Petite Fourche
L'objectif de cette première sortie au-delà de 3000 m est évidemment de tester les réactions de chacun à cette altitude, mais aussi et surtout de mettre en pratique les enseignements reçus la veille lors de l'école de glace.
Volonté de montrer que je suis capable du meilleur ? Euphorie causée par l'altitude ? Toujours est-il que je me sens beaucoup plus à l'aise que la veille sur ces satanés crampons, et l'ascension se déroule sans heurts.
Notre groupe, mené par Olivier, est constitué de deux cordées composées de Frédérique, Alain, votre serviteur, Emmanuelle, Kloug, Damodile, Anne-Marie et Gilles, et vise la Petite Fourche (un passage rocheux très court sur la fin) tandis que l'autre, mené par Fred, vise l'Aiguille du Tour, plus difficile avec un long passage rocheux et davantage d'escalade).
Nous progressons tous sans réelle difficulté, jusqu'à la dernière ascension glaciaire, assez abrupte, où le vertige d'Emmanuelle se rappelle à son bon souvenir. Gilles, secondé par Olivier, arrivera néanmoins à la remettre en confiance, et elle repartira vers le sommet glacé. En revanche, la voie vers le sommet rocheux est assez inquiétante pour les débutants que plusieurs d'entre nous sommes, et Kloug, Damodile, Frédérique et Emmanuelle préfèrent rester en bas, Frédérique renonçant finalement à la vue d'un passage serré qui cause apparemment des problèmes à un alpiniste italien lors de la descente.
Alain et moi, les deux parfaits novices de l'équipe, devont vraiment nous faire violence pour achever les derniers mètres qui nous séparent du sommet, avec notamment un contournement, en véritable escalade, de la roche, sans grand chose de bien solide sous nos pieds...
Néanmoins, le résultat est à la hauteur de l'effort, et la vue, notamment sur le Cervin, est splendide. L'altimètre indique plus de 3515 m. Un nouveau record personnel !
La redescente sur Vallorcine
Nous retrouvons nos camarades en bas de la zone rocheuse, et tout le monde profite du thé chaud du refuge (je savais qu'il ferait du bien ;-o) ), puis nous redescendons tranquillement vers le refuge. Nous trouvons sur le chemin l'autre cordée, et tout le monde décide de décramponner à l'approche de la zone neigeuse.
Aïe : la neige n'étant décidément pas mon élément, je prends beaucoup de retard. Heureusement que nous ne sommes plus encordés. Un dernier adieu au refuge, qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, puis c'est la redescente, difficile au départ sur la zone neigeuse.
Tout va beaucoup mieux dès que nous retrouvons les sentiers des vaches (quoiqu'un peu cahotiques), et Aurélie et moi filons vers l'arrêt des "oeufs" retrouver Fred qui, en alpiniste chevronné, est descendu en un éclair. Olivier, resté derrière, ramène le reste de la troupe quelques minutes plus tard, et nous redescendons vers Vallorcine boire un verre bien mérité, avant de retrouver le gîte à Argentière.
Alain ramène alors Pierre-Olivier et Caroline, qui ont leur train à 20h00 à Chamonix, puis nous nous mettons en quête d'un grand écran pour suivre la finale tant attendue de la Coupe du Monde de football.
Las, nous ne sommes pas à Paris, et les seules possibilités qui s'offrent à nous sont les différents bars et restaurants, généralement très enfumés.
La troupe se pose dans un des restaurants français, et suit la première mi-temps au milieu de la fumée et des effluves de fondue. Je préfère pour ma part profiter du paysage, et m'installe sur un bac à fleurs, les yeux rivés sur le Mont Blanc au loin, et ne suis le match qu'au rythme des (deux) hurlements hystériques de la première mi-temps.
La nuit tombant, je décide de regarder quand même la seconde mi-temps, et profite de la terrasse d'un restaurant anglais pour ce faire. Incroyable : le commentateur d'outre-manche semble avoir choisi son camp, et salue toutes les attaques, nombreuses, des hommes en blanc sur le terrain. Mais, n'étant pas un inconditionnel du ballon rond, je préfère m'éclipser à la fin du temps règlementaire (la perspective d'assister à des prolongations puis, le cas échéant, à une séance de tirs au but, ne m'enthousiasme guère : je préfère me reposer avant l'épreuve du lendemain...).
C'est donc lorsque mes camarades de chambrée rentreront que j'apprendrai le résultat de ce dernier match. Beau parcours quand même. Attention cependant, dans chaque camp, à ne pas oublier le respect de l'adversaire...
Suite au prochain épisode ;-o)

L'Castor Junior

Les réactions

Par ƒred, le 2006-07-19 12:06:21
Le Buet est à droite, à l'arrière plan dans les nuages derrière les Aiguilles Rouges.
A gauche, le col du Brévent.
ƒred

Par ƒred, le 2006-07-19 12:22:07
La seconde photo légendée "Aiguille Rouge" serait plutôt l'aiguille du Chardonnet au dessus du glacier du Tour.
Les Aiguilles Rouges sont sur l'autre versant, voir ta photo plus bas "autre massif".
A ne pas confondre avec l'Aiguille Verte mais elle est tellement caractéristique.
ƒred

Par Calou, le 2006-07-19 13:40:35
Bravo l'Castor et merci pour ces belles images ... belles, mais un peu inquiétantes à mon goût...
Trop peureuse pour ce genre d'expérience la Calou, mais en admiration devant ceux qui osent !!!
Paysages somptueux ! Merci !
Calou

Par Martine, le 2006-07-19 14:48:19
Superbes photos nous apportant de la fraîcheur.
Merci
Martine

Par gazet, le 2006-07-19 16:49:58
quelques précisions...
la photo intitulée grande Fourche? est en fait le versant nord de l'aiguille d'Argentière. La grande Fourche quant à elle apparaît plusieurs fois elle est visible sur la photo "notre destination la petite fourche" et "une Aiguille" (qui est donc la grande Fourche)
la photo intitulée "vue sur la grande fourche" ne l'est sûrement pas, il me semble que c'est peut être l'aiguille Purtscheller???
amicalement
Gazet

Par Colimaçon, le 2006-07-19 17:12:45
Une suite rafraichissante de ton précédent billet. Attention, tu tournes le couteau dans la plaie toute fraiche de certains en parlant d'un certain sport de balle ;-)

Par Marlène, le 2006-07-19 22:37:38
Explique-moi les symptômes du MAM, STP.

Par floflo, le 2006-07-19 23:17:47
qu'est ce que c'est beau la montagne.. on se sent tout petit, à tous les sens du terme..

Par Enzo, le 2006-07-19 23:23:51
Très beau récit et de jolies photos. La cordée face au soleil ... çà c'est quelque chose !!! Y'a pas à dire la montagne a ce pouvoir de nous rendre continuellement émerveillé.
Bon sinon, même si tu étais devant un paysage magnifique avec le Mt Blanc en toile de fond ... j'ai du mal à comprendre que t'es pas regardé entièrement la Finale ;-)))

Marlène, j'ai connu le MAM au Népal. Les 1ers symptômes(migraine)sont apparus vers 3600m, mais au réveil uniquement.
Le lendemain matin (4200m) ... la migraine était beaucoup plus forte avec une perte d'appétit. Au fil de la journée çà s'arrangeait.
Le surlendemain (5000m) le réveil à 3h' du mat' est terrible (alors que la veille au soir je pétais le feu) .. je suis pris d'un mal de crâne terrifiant, je vomis, je me vide ....
En outre je perds un peu la "boule" et ait une sensibilité à fleur de peau.

Finalement je passerais le col à 5400m. Derrière il y a la descente à 3800m et tous les maux s'évanouissent !!

Enzo

Par Arawak, le 2006-07-20 09:27:16
Bravo et merci. Magnifiques images.

Par mielou, le 2006-07-20 11:57:32
le voyage du castor continue
encore...

Par serge92, le 2006-07-20 15:44:42
c'est la ballade que je propose aux amis qui débutent au pays des vagues de nuages....c'est toujours aussi beau et de plus c'est pas trop sec donc pas de glace pour débuter c'est plus agréable.bravo et merçi pour les images

Par alainP, le 2006-07-20 23:55:16
salut Castor,heureux de te voir découvrir ces zones quelques semaines après moi.
Une fois qu'on y a goûté, difficile d'y renoncer, n'est-ce pas ?

PS, avec l'altitude, ta FCM baisse de 20% à 3500m. Donc tu as bien donné au cours de cette course ...

Par serge92, le 2006-07-22 18:13:27
la photo légendée grande fourche? en arrière plan c'est la face nord de l'aiguille d'argentière, face qui donne sur le glacier de Saleina en suisse

Par serge92, le 2006-07-22 18:19:20
sur la photo légendée aiguille du Tour on peut remarquer le couloir de neige en y qui se nomme couloir de la table qui est à 45° environ classique course d'initiation en couloir qui permet d'atteindre l'aiguille du Tour de manière élégante...sympathique mais partir tôt du refuge Albert 1er pour ne pas recevoir trop d'assiettes sur la tête!

Par L'Castor Junior, le 2006-07-25 12:11:18
Oups... j'ai dû prendre mon RER mercredi en quatrième vitesse, et n'ai pu ni poster la suite, ni réagir pendant le tour de l'Oisans. J'essaie de boucler ça ce soir...
Merci ƒred, gazet et serge92 pour les précisions et corrections : je n'ai aucune mémoire, c'est terrible...
Calou, vous devriez essayer quand même avec ton homme : je suis moi-même très peureux, et plutôt du genre à avoir le vertige. La qualité des guides joue énormément.
Martine, je reconnais que cet environnement est bien plus agréable en cette saison que la fournaise parisienne. Tant mieux si j'ai pu transmettre une partie de cette fraîcheur !
Coli, c'est mon petit côté polémique. Mais je vois que ça ne déclenche plus de débats hargneux. Ouf...
, je crois qu'Enzo a parfaitement résumé, d'après ce qu'ont pu m'en dire les guides. Le problème est que ça peut survenir à toute sorte d'altitude...
floflo, c'est d'autant plus vrai lorsque tu découvres cet environnement pour la première fois. Deux semaines plus tard, je suis encore sous le charme...
Enzo, le Népal, ça devait être quelque chose aussi. Un jour peut-être... Quant à la finale, je sors mon joker... ;-o)
Arawak, je suis ravi que les images plaisent. Et c'est encore plus beau en vrai !
mielou, j'espère bien continuer encore et toujours plus loin... voire plus haut ? ;-o)
serge92, vu mon manque d'habileté et ma peur sur les rochers, je ne regrette pas d'avoir zappé l'Aiguille du Tour cette fois-ci. Mais pourquoi pas une prochaine fois ?
alainP, tu as parfaitement raison : on y prend goût. Mais je n'aurais probablement pas été aussi à l'aise que toi en escalade... En tout cas, si tu me vois flancher aux Chapieux fin août, n'hésite pas en effet à me "pompoculthéraper"... ;-o)
L'Castor Junior

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Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


L'Aiguille du Chardonnet (merci ƒred !) au lever du soleil.


Le Mont Blanc caressé par l'aurore.


Vue sur le massif des Aiguilles Rouges : le Buet est à droite, à l'arrière plan dans les nuages derrière les Aiguilles Rouges. A gauche, le col du Brévent. (Merci ƒred !).


Notre cordée à l'arrêt. Kloug en a profité pour prendre une photo compromettante...


Les fourmis qui montent vers l'Aiguille du Tour.


Au loin à gauche, notre destination : la Petite Fourche.


Alain, éteins ta frontale !


Le versant nord de l'aiguille d'Argentière (merci gazet).


Kloug, réveille-toi !!!


Bon, Alain, tu deviens pénible avec ta frontale ;-o)


Vue sur la vallée et le massif des Aiguilles Rouges.


La dernière ascension glaciaire avant la Petite Fourche à gauche.


Bain de mousse et mer de nuages ?


L'Aiguille du Tour.


Une Aiguille (?).


Toujours l'Aiguille du Tour.


Vue plongeante sur la mer de nuages et les îles sommitales.


Anne-Marie au sommet de la Petite Fourche. Ne jamais oublier de protéger ses lèvres du soleil ;-o)


Alain, aussi heureux et fier que moi d'être monté jusqu'au sommet !


Vue sur l'aiguille Purtscheller??? (merci gazet)


Les Alpes, côté italien, avec la dent reconnaissable du Cervin.


Toujours la Petite Fourche, prise à la redescente.


Aurélie et Olivier, photographiés par Gilles lors de notre jonction avec l'autre cordée.


Le temps se couvre sur l'Aiguille du Tour. Il est temps de redescendre...


Les 5 billets précédents

2006-07-19 08:41:31 : Week-end d'initiation à la Haute Montagne - Ecole de glace - 08-07-2006 - Vallorcine - 21 photos - 7 réactions

La journée des premières fois...

Le contexte
Tout a commencé lors de la dernière assemblée générale du JDM, en novembre 2005 chez les Montambaux. Aurélie, installée depuis quelques années à Grenoble, nous propose alors de nous initier à la Haute Montagne lors d'un week-end de juillet, en compagnie d'Olivier, son ami, jeune guide déjà expérimenté. Comme d'autres JDM, je me laisse séduire par cette occasion rêvée de découvrir un monde inconnu, moi qui ne pratique la montagne qu'en été, sur des sentiers de randonnée en moyenne montagne, et encore, depuis un an seulement...
Au printemps, Anne-Marie Montambaux, lors d'une sortie JDM, m'indique que l'idée a largement fait son chemin, et que la plupart des participants à ce week-end d'initiation a prévu de prolonger le séjour sur place un peu au-delà du week-end, pour effectuer soit la montée du Buet (le "Mont Blanc des Dames"), soit carrément celle du toit de l'Europe.
Comme souvent depuis mes débuts en course à pied, je me crois capable de tout, et me dis que l'ascension du Mont Blanc est peut-être à ma portée.
Banco ! Je signe donc pour prolonger le week-end par une tentative d'expédition vers 4810m...
La soirée de préparation à l'aventure organisée par les Montambaux ne me rassure pas sur la difficulté de l'exercice, mais, une fois engagé, pas question de reculer...
C'est donc ainsi que je me retrouve, le vendredi 7 juillet au soir, dans un magasin de sports de Chamonix avec une dizaine de JDM, pour louer des chaussures d'alpinisme. Première fois que je mets le pied dans de tels tanks.
Arrivés au gîte à Argentière, Aurélie distribue à chacun le matériel technique qu'elle a apporté : baudrier, casque, crampons et piolet, et nous invite à le tester, en particulier la fixation des crampons sur les chaussures. Là encore, c'est la première fois que je suis confronté à un tel matériel, et démontre comme souvent l'ampleur de mon manque d'adresse et d'agileté... Bah, ça tiendra peut-être !
Nos guides arrivent ensuite, et passent la nuit avec nous au gîte. Je connais Olivier, qui était venu participer à une sortie JDM au printemps (malheureusement pour lui, c'est mon père et moi qui menions la danse ce jour-là, et la sortie avait été un peu plus longue qu'attendu, mais il s'en était sorti avec brio), et fais la connaissance de Fred, fort sympathique également. Tous deux viennent d'obtenir officiellement leur diplôme de guide en haute montagne, après plusieurs années d'expérience ( http://www.guide-alpinisme.com ).
La montée au gîte Albert Ier
Notre école de glace doit se dérouler sur le glacier au pied de l'Aiguille du Tour, dans le domaine de Balme. Nous partons donc en voiture jusqu'au Tour, pour prendre (nouvelle première pour moi) des "oeufs" jusqu'à Charamillon, puis un télésiège (encore une première) jusqu'aux Autannes. La vue est magnifique, les flancs de la montagne sont remplis de rhododendrons, et nous entendons les marmottes un peu partout.
Nous montons, avec les bâtons, tranquillement vers le refuge, à 2700 m, que nous atteignons en environ 1h30, sur des sentiers assez faciles.
L'accueil au refuge est, disons, mitigé : Aurélie avait réservé depuis bien longtemps 17 places, et les gardiens ne nous en concèdent que 12... Finalement, nous parviendrons à obtenir une place pour chacun d'entre nous après moûlt négociations. Le "surbooking" s'est décidément généralisé...
Nous laissons dans nos chambres une partie de notre chargement, notamment les vêtements légers portés lors de la montée, puis partons sur le glacier immédiatement au-dessus du refuge.
L'école de glace proprement dite
Nous nous séparons en deux groupes, chacun emmené par un des guides. Je pars, avec d'autres, avec Olivier, qui nous emmène vers les premières zones de glace vierge, 50 mètres au-dessus du refuge. Nous gardons pour l'heure nos crampons et piolet accrochés au sac, car le chemin consiste essentiellement en des rochers barrés de quelques névés. Les chaussures et les bâtons suffisent donc.
Le premier exercice consiste à apprendre à s'arrêter dans la neige en cas de chute. Olivier nous fait la démonstration de la meilleure manière d'utiliser le piolet pour ralentir puis stopper sa chute, et nous tentons les uns après les autres de mettre cet enseignement en pratique. COmme je m'y attendais, mes tentatives sont toutes marquées d'insuccès : je pratique vraiment trop peu la neige, et ai toujours beaucoup trop de mal à synchroniser mes gestes. Rien n'y fait : je ne parviens qu'à susciter les rires de mes petits camarades. Bah, c'est un peu ma marque de fabrique, non ? ;-o)
Après ces petits jeux dans la neige, Olivier nous enseigne les rudiments de l'encordement, avec en particulier les deux noeuds de base : le "double huit" pour les personnes en extrémité de corde, et le "double-noeud d'arrêt" pour celles en milieu de corde. Là, ça va un peu mieux, même si je ne suis pas persuadé de pouvoir refaire chacun de ces noeuds sans modèle. On verra bien...
Nous chaussons également nos crampons, et apprenons ainsi à marcher avec dans une alternance de neige et de glace vierge.
Nous arrivons ensuite sur une vaste de zone de glace vierge, assez pentue, où Olivier nous enseigne l'art d'évoluer sur glacier. Règles de base : toujours veiller à éviter de marcher sur la corde avec des crampons (!), et bien penser à enfoncer systématiquement un maximum de crampons dans la glace à chaque pas. L'exercice (encore une nouveauté pour moi) n'est pas aisé, mais comme il s'agit du minimum mimimorum, je m'attèle à faire de mon mieux.
Olivier nous montre ensuite comment utiliser une broche à glace (l'expulsion de la carotte de glace à la fin de l'exercice est assez drôle), pour assurer une retenue supplémentaire en cas de besoin.
Lors de la redescente, il nous montre également les principales techniques utilisées par les personnes expérimentées, notamment les guides, pour "assurer" les autres membres de la cordée. Tout cela m'a l'air fort compliqué, et je suis bien heureux de pouvoir compter sur lui, plus que sur moi seul, pour assurer ma sécurité dans cet environnement exigeant.
Le retour puis la nuit au refuge
Nous redescendons enfin au refuge, où nous retrouvons l'autre groupe parti avec Fred, qui nous suggère d'interroger Olivier sur une blague de nains (!), puis profitons du premier service du repas du soir, car le réveil est prévu le lendemain à 4h00, pour une première ascension à 3500 m. Le repas est un peu à l'avenant de l'accueil reçu plus tôt : pas de pain (il faut apparemment le garder pour le petit déjeuner du lendemain - ah, surbooking, quand tu nous tiens...), et les pâtes sont tellement cuites qu'on les distinguerait à peine d'une vague purée... Bah, pourvu que la nuit soit douce !
La nuit (encore une première) se passe relativement bien (que n'ai-je pris des boules quiès !), dans ce vaste dortoir peuplé de douze JDM plus ou moins rôdés à l'exercice.
Suite au prochain épisode ;-o)

L'Castor Junior

2006-07-17 01:30:31 : CR du Trophée Picard - 02-07-2006 - Bray sur Somme - 37 photos - 6 réactions

Vous auriez la même chose sans VTT ?

Les origines
Parmi les récompenses reçues par notre équipe (La Parfaite Lumière) pour sa troisième place sur le Raid 28 2006 figurait une invitation pour une équipe de deux sur le Trophée Picard, raid multisports d'orientation associant VTT, course à pied et canoé. Un rapide tour de mes coéquipiers (Claude Hardel et Christine Bodet, Christophe Laborie, Stéphane Théry et mon père, tous coureurs émérites d'ultrafond) me confirmait ce que je pressentais : le multisports n'est pas franchement leur tasse de thé.
A moi non plus d'ailleurs, mais, depuis ma conversion récente et soudaine au sport en général et à la course à pied en particulier, je me dis que rien n'est totalement impossible, et que toutes les expériences méritent d'être tentées.
J'accapare donc ce petit cadeau, et propose à Klouggy le clown, JDM membre de TUROOM, ancien triathlète et orienteur de bon niveau, de participer avec moi à ce raid organisé par l'association Cols Verts Raid Aventure de Jean-Xavier Tempez, que nous avions rencontré lors de notre sortie nocturne de début décembre sur les Cols Verts Extrem Run, option Découverte.
Il accepte rapidement, et abandonne donc Damodile qui s'est inscrite sur le semi-raid du Golfe du Morbihan, qui démarre de Vannes le samedi 1er juillet à 18h00.

La veille
Klouggy vient me chercher à 16h00 le samedi et, comme souvent, je ne suis pas tout à fait prêt...
Atterré par l'état de mon biclou et par le manque flagrant d'entretien de la bête (hum, encore un axe de progression...), il m'aide à lui redonner un (petit) coup de jeune, en enlevant notamment cette vieille chaîne fermée par un bien massif cadenas, dont j'ai perdu la clé depuis belle lurette et que je n'avais jamais pris le soin de défaire...
Nous installons également ensemble le porte-cartes dont j'ai fait l'acquisition le matin même, puis sommes prêts (enfin !) à partir, direction Fay, où j'ai réservé une chambre en gîte dès notre inscription au Trophée.
Sur la route, vers 17h30, nous passons un petit coup de fil à Damodile qui se prépare à partir pour son semi-raid, mais elle est sur messagerie. Qu'à celà ne tienne chère amie, nous pourrirons donc ton répondeur régulièrement pendant tout le week-end ;-o).
J'appelle également l'Ourson, qui s'apprête lui aussi, avec le Raton Laveur et l'Bigorneau, et l'Herminette à la marche, à prendre le départ à Vannes pour un soutien amical et sportif à notre ami la Tortue. Je lui redonne toutes les astuces permettant de retrouver Damodile dans le flot de concurrents, mais ils ne se verront finalement pas... Je lui confirme également que nous courrons notre "petit" raid en gardant une grande place à la Tortue dans nos têtes.

Vers 18h30, nous arrivons dans le village de Fay, et trouvons facilement le gîte en question, où Mme Eteve nous réserve un accueil des plus chaleureux. La chambre est très confortable, et nous avons même l'autorisation de squatter le salon familial pour regarder sur grand écran le France-Portugal du soir. Un petit tour sur l'aire d'autoroute voisine pour s'enfiler un menu gourmand du Beouf Jardinier (bon, il y avait quand même des pommes de terre en garniture...), et nous nous enfouissons dans les canapés du salon, pour assister à la victoire de l'équipe nationale. C'est d'ailleurs là que nous serons rejoints par un autre "couple" de concurrents : Emmanuel et Jean-Baptiste, des Adam Isle Raiders 69.
Sitôt le match terminé, retour à la chambre pour un dodo bien mérité, et une nuit réparatrice bienvenue après une semaine chargée.

Le jour J
Au réveil à 6h00, je réalise que j'ai encore une fois oublié ma ceinture cardio (c'est toujours mieux qu'à Marseille-Cassis où j'avais carrément oublié mon chrono). Heureusement, il me reste l'altimètre et, s'il ne me lâche pas en route, mon GPS, pour pouvoir revivre cette sortie que j'imagine déjà très longue.
Petit déjeuner copieux en compagnie de nos concurrents et néanmoins amis, puis départ pour Bray sur Somme, où notre expérience des Cols Verts de décembre nous permet de prendre quelques raccourcis pour garer la Klougmobile au plus près de la salle polyvalente d'où le départ sera donné à 8h00.

Passage au retrait des roadbooks et dossards (nous savons bien que ce numéro 2 n'a aucune chance de correspondre à notre classement final sur l'épreuve...), puis au retrait de la puce (l'organisation a oublié ou n'a pas obtenu de boîtiers de contrôle et RAZ, et nous ne pouvons donc pas utiliser celles que nous avions amenées à la demande de... l'organisation ! Damned !), avant de retourner à la voiture pour préparer les vélos. Ni Kloug ni moi n'avons pris de pompe à vélo (appelez-nous les pieds nickelés du Raid ;-o) ), et nous sommes donc contraints d'en quémander alentours. Heureusement, nos voisins immédiats ne sont autres que David Mathelier et Christian Reut, de Snecma LOA Aventure, que nous croisons (enfin, surtout David) sur toutes les CO d'IDF. David nous prête une petite pompe, qui sera bien utile en cas de crevaison.
De retour sur l'aire de départ pour assister au briefing, nous croisons furtivement Magali Messina et Patrice Kergosien, de Latitude Sport (équipe vainqueur, haut la main, du Raid 28 2006).

JXT commence son briefing à 7h59 (le départ à 8h00 précises est déjà compromis), sous un soleil déjà brûlant. Parmi les infos importantes, des précisions sur le run and bike prévu sur le terrain de motocross d'Hardecourt, ainsi que sur les différentes pénalités subies en cas d'oubli de balises sur chacun des tronçons du raid.

La course. 1ère étape : 16 km de VTT
A 8h07, c'est enfin le départ, et les 61 équipes (5 ont visiblement déclaré forfait) s'élancent à VTT, derrière un 4x4 de l'organisation, pour le premier tronçon de la course : 16 km de CO en VTT, avec 3 balises. Le début de la course me convient bien : route et chemins pratiquables, en léger faux plat montant, mais je préfère y aller mollo pour ne pas lâcher Kloug immédiatement. Hélas, la première descente me permet de démontrer mes piètres talents de vététiste... L'effet est immédiat, et nous nous retrouvons bons derniers, assez loin derrière le peloton. La journée va être longue et dure...
Kloug avait prévu, en bon "éleveur de champions" qu'il est, de m'initier aux joies de l'orientation à VTT, mais ma concentration est entièrement tournée vers la maîtrise de ce terrible engin qu'est le VTT, et je dois lui confier la carte du parcours, prenant uniquement sur mon porte-cartes le schéma d'ensemble du parcours.

Dans le champ suivant, nous rencontrons l'équipe 52 (les Madballs, avec Penjolum et Delphine), qui nous disent que nous ne sommes finalement pas les derniers. Ah ? Toujours est-il que nous les dépassons sur le chemin du terrain de motocross, où doit se dérouler le run and bike.

2ème étape : 2,5 km de run and bike
Le parc à VTT d'Hardecourt est déjà quasiment vide, signe du grand retard pris sur les autres équipes. Naturellement, au vu de nos compétences respectives, c'est Kloug qui se charge de faire progresser le VTT (le mien, car il est déjà en état délabré, et craint moins les chutes sur ce terrain de malade !), au travers des murs qui jalonnent ce parcours. Je tâcherai de courir à un rythme équivalent, et de pointer les 6 balises disséminées sur le parcours. Nous et les rares équipes à nous suivre ne trouverons pas la balise 3, qui a dû être enlevée ou cachée par des concurrents précédents. Pas glop ! Surtout que, arrivés à la balise 4 après un énième mur qui a nécessité nos quatre bras musclés (malheureusement pas assez...) pour transporter le VTT, j'ai dû redescendre ledit mur à la recherche de cette maudite balise qui, à elle seule, nous fait perdre 5 balises de VTT...

3ème étape : 11 km de VTT
Sitôt terminé ce run and bike de furieux, nous enfourchons à nouveau nos VTT, puis embrayons vers Eclusier Vaux. Malheureusement, je ne m'aperçois pas alors qu'au lieu d'appuyer sur le bouton lap, j'ai en fait arrêté mon GPS. J'aurai donc un "trou" assez important sur mon parcours du jour. Zut !
Le chemin, balisé sur sa plus grande part, nous fait emprunter un belvédère qui surplombe la Somme, et nous offre un panorama magnifique sur les boucles de cette rivière. Néanmoins, cela reste du VTT, et les passages étroits et accidentés ne sont pas tout à fait de mon goût, et Kloug est obligé de m'attendre à de nombreuses reprises... D'autres équipes nous doublent (nous n'étions donc pas les derniers ? Comment diable peuvent-ils aller plus lentement que nous, étant donné mon rôle parfait de boulet ???).
Toujours est-il que nous nous retrouvons à trois équipes à l'entrée d'Eclusier Vaux, devant un pont mobile, qui vient juste de s'ouvrir. Cela nous permet en tout cas de faire une petite pause bien appréciable (contrairement à certains coureurs de Paris-Roubaix, nous ne concourrons pas pour la première place ;-o) ).
Puis le trajet nous emmène sur les hauteurs du village, dans un parc à vélo cette fois plus rempli, car l'épreuve de CO à venir semble coriace, et certaines équipes ont visiblement fait la première option VTT de 4 km.

4ème étape : 2 km de CO pédestre
Il s'agit d'une CO azimut distance, art que je ne maîtrise absolument pas. Etant donné notre grand retard, Kloug prend les choses en main, et je me contente de le suivre, tant bien que mal, sur chacun des douze postes disséminés sur un terrain souvent difficilement pratiquable, et diablement vallonné. Des équipes courent dans tous les sens, rajoutant à la confusion déjà forte inhérente à cet exercice. Le soleil de plomb n'arrange par ailleurs pas les choses, et j'ai souvent du mal à suivre le pied alerte de mon coéquipier. Nous raterons au final une balise (la 11 de mémoire, qui ne se trouvait vraisemblablement plus à sa place...).
De retour au parc à vélos, nous assisterons au départ d'un défilé de voitures de collection. Jolies machines, que mon ignorance crasse en la matière ne me permet malheureusement pas de détailler...

5ème étape : 4 km de VTT
Kloug me confie la carte pour cette partie courte en orientation à VTT. Hélas, dès les premiers hectomètres, je peine tellement à le suivre qu'il s'éloigne à perte de vue, et que je ne me concentre plus, encore une fois, que sur la maîtrise de mon terrible engin... Résultat, arrivé à la première intersection, j'opte pour une descente pas la route au lieu de poursuivre, comme indiqué sur la carte, par le chemin pile en face. Quelques hectomètres après le début de cette descente, je réalise enfin mon erreur, et dois remonter la côte pour retrouver un Kloug légèrement furax. Encore de nombreuses minutes de perdues... Heureusement, le trajet jusqu'au cimetière de Cappy, où se trouve le parc à vélos suivant, est très court, et j'arriverai presque à le suivre jusque là.

6ème étape : 9 km de canoé
Sitôt posés les VTT dans un parc là encore bien rempli, nous nous dirigeons vers la Somme, où nous sont données les infos concernant l'étape à venir, soit 9 km de canoé. Tiens, JXT avait prévu ici une "surprise". Qu'est-ce donc ? Ah, nous allons mettre à profit nos capacités de nageurs telles que requises à l'inscription (un brevet de nage sur 25 m qu'ils disaient...). En fait, les cartes (ou plutôt les photos aériennes) présentant la position des balises se trouvent de l'autre côté du canal de la Somme, et il nous faut donc traverser les 15 à 20 mètres à la nage. Evidemment, en raison de la durée de l'épreuve (environ 2h sont prévues) et du cagnard ambiant, il est hors de question de ne pas emporter d'eau. Nous devrons donc traverser avec nos sacs. Nous confions nos objets fragiles ou précieux au bénévole posté là, et j'accroche mon GPS à ma casquette, pour éviter qu'il prenne l'eau. La chaleur est tellement forte que l'eau est réellement chaude (ça nous change des Cols Verts !).

Arrivés en face, nous prenons les cartes puis trottinons vers l'embarcadère à canoés. Kloug me précise immédiatement que deux des six balises sont situées très loin du point de départ et, vu mon profil de parfait débutant en la matière, il serait préférable de se concentrer d'abord sur les quatre autres. Soit. Nous mettons donc un canoé à l'eau, puis nous y installons du mieux que nous pouvons. Kloug m'enseigne rapidement les rudiments de la navigation, et nous partons vers l'est à la recherche des balises 1 à 4. Il nous faut d'abord passer sous un pont assez bas (attention à la tête !), puis traverser une route en portant les canoés. Ouch ! C'est lourd !

Une fois remis à l'eau de l'autre côté de la route, nous pouvons enfin nous mettre en chasse de la première balise. Visiblement, d'autres équipes ne maîtrisent pas beaucoup mieux que nous la navigation sur canoé. Les deux premières balises seront trouvées sans réelle difficulté, mais la troisième nous en posera bel et bien. Visiblement, quelqu'un s'est à nouveau amuser à la déplacer. Décidément...
Quant à la quatrième, tout se passe pour le mieux, notamment à l'abord d'un magnifique château, lorsque notre canoé se bloque complètement au milieu des nénuphars, sur un obstacle indéterminé. Impossible de bouger dans un sens quelconque. Heureusement pour nous, une équipe évoluant dans les parages accepte de venir nous secourir, et nous permet, après que nous nous sommes accrochés à leur embarcation, de sortir de cette situation délicate.

Le retour vers le premier bassin s'effectue sans réelle difficulté, mais des douleurs dans le dos (et peut-être une certaine lassitude après cette première expérience de canoé, me font préférer arrêter ici l'expérience, au grand dam de Kloug que je sens en pleine forme pour continuer et récupérer les deux dernières balises. Une prochaine fois ?

7ème étape : CO pédestre de 11 km
Nous regagnons le parc à VTT après avoir redéposé le canoé sur la berge, pour démarrer cette épreuve de CO pédestre. Le parc est toujours aussi plein, cette fois en raison de l'arrivée de concurrents du circuit "Découverte". Kloug prend la carte en main, et nous embarquons pour une très longue CO, aux heures les plus chaudes de la journée (14h30...). Les postes ne sont pas difficiles techniquement (hormis peut-être celui situé dans le tunnel sous la route), mais les interpostes sont longs et, défaut déjà relevé aux Cols Verts, parfois placés de telle sorte qu'ils incitent les coureurs à prendre des voies normalement interdites, comme ce champ de petits pois en partie labouré par de nombreuses équipes.

Kloug me laisse poinçonner seul une des balises (il faut bien que je me fasse pardonner ma lenteur extrême à VTT), puis nous amène vers la suivante en haut du dénivelé qui surplombe les canaux. Il a alors une idée géniale : descendre directement plutôt que de faire le tour par des chemins plus praticables. J'ai rarement pris autant de plaisir à dévaler une pente aussi raide, même si l'essentiel s'est effectué sur les fesses. Il faut dire que toutes les minutes en plein cagnard ainsi évitées sont bonnes à prendre...

Nous revenons ainsi vers le parc à vélos, non sans avoir à nouveau goûté aux joies de l'attente devant un pont mobile levé. Nous croisons un grand nombre d'équipes qui s'embarquent à peine sur l'épreuve de canoé. Bon courage les gars (et demoiselles !).

Le retour par la voie rapide : 4 km de VTT sur route
Arrivés au parc, nous prenons le road book de l'étape suivante (9 km de VTT) qui nous apparaît diablement compliqué. Kloug serait d'attaque seul, mais mes piètres performances à VTT nous font reconsidérer la question, d'autant plus qu'il est déjà 15h45, et que nous ne disposons que d'1h45' pour boucler le parcours par la voie longue. Nous décidons donc d'opter pour le retour direct vers Bray sur Somme, par la route, ce qui nous permettra en plus (admirez le calcul ;-o) ) de profiter de douches encore chaudes et, peut-être, encore à peu près propres.
Nous arrivons donc à la salle polyvalente vers 16h15, parmi les premiers, et fonçons profiter d'une bonne douche après avoir rangé les VTT dans la Klougmobile.

Le ravitaillement de l'arrivée est un régal, notamment la fameuse bière Cols Verts que les bénévoles, d'abord un peu perdus, acceptent finalement de nous remettre. Nous assisterons à l'arrivée de la plupart des équipes, mais n'attendrons pas la remise des prix (nous sommes bien loin du podium !), car le retour sur Paris s'annonce long, et Damodile ne devrait pas tarder à rentrer de son escapade morbihanaise, même si le SMS reçu de l'Ourson m'indique que l'épreuve a, pour le Zoo, été longue et difficile. A ce propos, les zanimos ont néanmoins apporté le plus beau soutien qui soit à la Tortue en allant au bout de l'exercice malgré les conditions difficiles.

Bilan de la sortie : 8h06'2" pour 61,7 km et 948 m de D+ (le kilométrage global est estimé suite à mon cafouillage d'après run and bike).
Bilan de la course : une 55ème place sur 61 finisseurs et 65 inscrits : houra, nous ne sommes pas les derniers !!! L'organisation est, comme aux Cols Verts, pleine de bonnes volontés, mais les bénévoles heureusement plus nombreux. Ne manquent plus que des contrôleurs placés à certains points du parcours ou itinérants, pour détecter d'éventuelles infractions au règlement. Merci en tout cas pour cette journée dans l'enfer du Nord ;-o)

L'Castor Junior

2006-07-03 01:23:14 : Course d'Orientation - Trophée de Saint Quentin en Yvelines - Etape 4 - Champ Garnier - 28-06-2006 - 35 photos - 4 réactions

Il vaut mieux marcher dans la bonne direction que courir dans la mauvaise... (proverbe d'orienteur)

Ce mercredi avait lieu la quatrième, et dernière, étape du Trophée de CO de la Ville Nouvelle de Saint Quentin en Yvelines ( http://rauturie.club.fr/trophee_2006/index.html ), sur la carte de Champ Garnier à Saint Lambert des Bois.
Je retrouve au départ Klouggy le clown, Gilles Montambaux et Jean-Yves Thuret, tous trois JDM, ainsi que tout un tas de collègues du GO78, qui organise la course de ce soir, tracée par Nathalie Rauturier.
Toujours pas la moindre trace de l'Electron, du Mammouth Rose ou de Domi de la monstertruck team. Je commence à sérieusement douter de leur participation aux étapes précédentes : n'ont-ils pas tout simplement utilisé de bons orienteurs (meilleurs que moi en tout cas ;-o) ) pour courir à leur place sous leur nom ?

Mon objectif du jour est, pour une fois, de me concentrer sur l'orientation, quitte à marcher l'essentiel du temps, afin d'éviter ces séances de jardinage qui me valent déjà une réputation terrible dans tous les milieux autorisés. Le temps sera ce qu'il pourra, mais je réduirai coûte que coûte les distances parcourues.

Christophe Beauvisage emmène Quentin vers le départ, et donne à son bout de chou les dernières consignes (rester calme, concentré, et s'appuyer sur la carte). Je les écoute avec attention : mes (contre)performances récentes en orientation justifient une certaine humilité...

Une fois nos pointeurs SportIdent remis à zéro et contrôlés, nous partons en même temps chacun sur son circuit (le D pour Quentin et le A pour moi).

Poste 1 (116) - souche - 3'45" : Cette balise fournit la seule occasion de "bouffer" du dénivelé de toute cette carte, par ailleurs extrêmement technique avec tous ses trous et dépressions, secs ou humides. Nous descendos, Quentin et moi, par le chemin au nord-est du départ, pour rejoindre le chemin NO-SE. J'aide Quentin à enlever un vilain moucheron qui a décidé de se loger dans son oeil, puis je l'abandonne pour l'attaque de mon premier poste. Je repère une première balise, trop proche (elle n'est pas sur mon circuit), puis continue à flanc pour tomber directement dessus. Temps très moyen, mais j'ai marché tranquillement pour rester concentré.

Poste 2 (143) - petite dépression - 9'43" : Le chemin le plus rapide consiste sans doute à remonter le chemin NO-SE jusqu'au croisement, puis couper plein ouest à travers blanc et vert clair, mais je décide de rester sur la courbe de niveau pour emprunter le sentier à l'ouest. Hélas, ledit sentier est largement encombré d'arbres tombés, et la progression est horriblement lente. Je finis même, avant le vert foncé, par bifurquer et rejoindre la Route des Chênes jusqu'au Carrefour de la Vallée de Misère, puis remonter plein Nord. J'attaque ensuite le poste plein ouest à hauteur des trous humides. Encore une approche correcte : chouette ! Quant au chrono, oublions (j'avais prévenu que je prendrais mon temps ^_^).

Poste 3 (144) - bord nord de la dépression marécageuse - 3'21" : Encore un chrono moyen, mais l'approche, en contournant les trous humides au nord-est du poste précédent, me convient. Toujours pas de jardinage...

Poste 4 (117) - bord nord-ouest de la mare - 5'03" : J'attaque plein ouest, en m'appuyant sur deux fossés secs, et trouve le poste sans difficulté.

Poste 5 (121) - bord nord-est de la mare la plus au sud-est - 7'28" : Je commence par rejoindre la Route Royale plus au nord, puis fais un détour par la Route de la Brosse d'où j'attaque le poste au niveau des trous marécageux. Toujours pas de cafouillage.

Poste 6 (120) - petite dépression - 2'02" : Là, je m'appuie sur le petit bout de sentier à l'ouest du poste, qui me guide directement vers cette petite dépression, que l'on trouve aisément au sud d'une dépression marécageuse.

Poste 7 (119) - petite dépression la plus au sud-est - 3'07" : Là encore, j'attaque au cap, et me fixe comme point d'arrêt la sente OE. Aucune difficulté, surtout en marchant ;-o)

Poste 8 (133) - côté est de la mare - 7'12" : Désirant courir un peu lagré tout, j'opte pour les chemins : Route Royale puis Route de la Brosse jusqu'au Carrefour du Poteau Blanc, puis le chemin NO-SE jusqu'aux mares sur la droite visibles depuis le chemin. Je contourne la principale et trouve le poste sans difficulté.

Poste 9 (127) - bord nord de la dépression marécageuse - 4'01" : Je reprends le chemin NO-SE jusqu'au champ cultivé à son extrémité, puis attaque par une sente non marquée sur la carte, avant de filer vers la bonne dépression plus au nord-ouest. Un coureur derrière moi me suit jusqu'au poste.

Poste 10 (126) - côté sud-ouest de l'arbre particulier - 3'03" : Première grosse bêtise ! L'attaque du poste est bonne, plein cap nord-nord-est, mais je décide de couper par une des mares sur le trajet, croyant pouvoir m'appuyer sur un caillou qui surnage. Horreur : le caillou s'enfonce immédiatement sous mon poids, et je me retrouve pour la première fois de ma vie dans la situation que j'imagine être celle des gens qui tombent dans des sables mouvants : l'enfoncement dans cette vase malodorante apparaît presque inéluctable. N'ayant plus que le buste hors de ce bourbier, je décide d'agir calmement, mais appelle quand même le coureur qui me suit à la rescousse. Finalement, en appuyant mes avant-bras sur une zone moins mouvante de la vase, je parviens à m'en extirper sans avoir besoin du bâton que me tend le coureur. Bilan des courses : des vêtements et chaussures lourds et malodorants pour le reste de l'épreuve, et une carte maculée de vase et, par conséquence, désormais difficilement lisible, notamment dans ses nuances. Afin d'éviter ces réminiscences du Raid 28, j'éviterai à l'avenir de faire le malin sur des zones marécageuses... Après cet "incident", je reprends mes esprits et pointe le poste sans difficulté.

Poste 11 (124) - trou le plus à l'ouest - 8'17" : Je rejoins le chemin NS à l'est du post précédent, puis aperçois Audry Beauvisage, graine de champion chez les JUH, qui apprécie visiblement peu la course du jour. Je l'aide (c'est bien la première fois que je suis capable de le faire) en lui indiquant comment trouver la balise 127. Je reprends ensuite la Route Royale au sud-est, que je quitte au croisement avec un reste de sentier. Les balises sont ici d'autant plus faciles à trouver que trois coureurs rapides "tracent" devant moi, et me laissent deviner le chemin optimal d'approche.

Poste 12 (122) - côté est de la souche - 1'32" : Cap plein nord-est, aidé encore par la présence d'un trio rapide.

Poste 13 (123) - côté ouest de la souche - 0'48" : Le poste est extrêmement simple, immédiatement à l'ouest-nord-ouest du précédent.

Poste 14 (129) - côté sud de la souche - 3'47" : En repartant sur la Route Royale, je croise Gilles pourtant parti, je l'imagine, longtemps après-moi. Il est définitivement un excellent orienteur parmi les non-licenciés. Je trouve la souche sans difficulté, dans la prolongement d'une sente SO-NE.

Poste 15 (135) - côté ouest de la dépression - 6'53" : Je préfère jouer la sécurité et rejoindre le Carrefour du Poteau Blanc, avant de courir plein ouest jusqu'à la lisière du champ. Le vert clair est très roulant, et m'amène directement sur le poste.

Poste 16 (139) - souche - 4'47" : Je traverse le chamin agricole puis la Route du Frelon, plein nord-est, et trouve la souche sans difficulté.

Poste 17 (136) - petite dépression - 3'27" : Pas de difficulté : je contourne simplement le vers foncé, en m'appyant dessus ainsi que sur la petite dépression marécageuse plus au sud.

Poste 18 (137) - bord nord-ouest de la dépression marécageuse - 1"30" : Aucune difficulté là encore : le cap sud-sud-est suffit largement.

Poste 19 (140) - côté nord de l'arbre particulier - 15'30" : Je retrouve un coureur croisé auparavant, et nous nous entamons, à deux, une belle séance de jardinage. Deuxième grosse bêtise ! Je pense que l'euphorie relative des 18 premiers postes trouvés sans éclat ni génie, mais sans grosse erreur non plus, m'a amené à relâcher mon attention. Je file sur le premier arbre que j'imagine être particulier, avant de constater qu'il n'y a aucune balise à côté. Un autre : idem. Une seule chose est sûre : je n'ai plus aucun repère, ainsi qu'en témoigne mon atterrisage sur la Route de la Brosse au sud-est du poste. A force de jardinage, et grâce à l'arrivée sur zone de coureurs plus frais, je finis pas pointer ce poste, terriblement déçu d'avoir failli si près du but...

Poste 20 (142) - sur la colline - 3'13" : Je reprends mes esprits et trouve ce poste aisément, au cap sud-est et dans une zone blanche assez marquée. La balise sur la (petite) colline se voit de toute façon aisément de loin.

Poste 21 (99) - extrémité nord-est du sentier - 4'30" : Le retour sur le Carrefour de la Vallée de Misère et le chemin au NO-SE qui le sépare de l'arrivée est légèrement compliquée par une progression relativement difficile à travers le vert. La montée du talus pour trouver le poste marque par ailleurs la seconde, et dernière, ascension de cette course.

Arrivée - 0'39" : Comme souvent , je donne tout pour cette arrivée, d'autant plus que je crois deviner au loin les silhouettes de l'Electron et Domi. Seraient-ils là finalement ?

Bilan de cette course : 1h44' pour 9,4 km (moins de 50% de plus que la distance balise à balise : c'est la première fois que "j'optimise" à ce point) et 96 m de D+.
Au classement, je finis 57ème du circuit, sur 89 partants et 70 classés. Je suis toujours dans les profondeurs, mais la stratégie de priorité donnée à la réflexion et à la concentration a porté ses fruits en me permettant (presque) de surnager.

Je retrouve ensuite l'Electron et Domi, très taquins, ainsi que mes collègues JDM, parmi lesquels Atomik JF qui m'a apporté un petit cadeau. Tous ont brillé, hormis JF légèrement en desous de ses capacités ce soir. Avant la remise des prix du Trophée, Nathalie cherche des débaliseurs, et je me propose d'en être, à la seule condition qu'il s'agisse de postes aimples (je n'ai pas de frontale : il me faut donc être capable de reveni avant la nuit ;-o) ). Cette mission suscite des remarques moqueuses de la part de mes camarades (l'Electron et Domi, je vous rappelle qu'on ne tire pas sur une ambulance ^_^), mais la simplicité des postes en question me rassure beaucoup (il s'agit vraisemblablement du circuit jalonné : ça devrait être à ma portée). Je croise, avant de partir, le Mammouth Rose, Neil Dobbs (parti débaliser également) et Maurice Le Ruyet, qui intriguera Camille Clouard lorsqu'elle le verra repartir seul, à pied, à la tombée de la nuit, vers Auffargis. Un vrai champion du trail et de la course à pied !

Pendant ce temps, le tirage au sort de la tombola me gratifie d'un magnifique TS XL publicitaire (si intéresse, faire offre ;-o) ).
Je reviens à temps pour assister à la remise des prix qui commence, honorant tout un tas d'ami(e)s orienteurs. Un petit coucou au passage à Hélène et Michel Ediar, des clins d'oeil aux autres collègues du GO78 ou amis de MSO, puis il est l'heure de retourner au bercail.

Prochaine étape : dimanche 2 juillet, le Trophée Picard, raid multi-sports d'orientation, en équipe avec Klouggy le clown.

L'Castor Junior

2006-06-25 21:01:55 : Marathon Relais du Val de Marne - 25-06-2006 - Choisy le Roi - 36 photos - 6 réactions

Que d'eau, que d'eau...

Après l'Ekiden d'hier (couru, entre autres, par mielou) au même endroit avait lieu ce matin le Marathon Relais du Val de Marne, dans le Parc Interdépartemental des Sports, à Choisy le Roi, près de Créteil.

Je n'avais pas prévu d'y participer (j'avais même assuré que je ne ferais plus de compétition CAP d'ici mi-août...), mais je n'ai pas pu résister à l'appel de Julos, qui cherchait sur ce forum une roue de secours pour son équipe, qui participait sans objectif de chrono. Vu mon état de forme des dernières semaines et mes performances moyennes sur des distances courtes, ça me convenait parfaitement !

C'est ainsi que je me suis retrouvé à 7h30 sur le parking de ce vaste parc des sports, sous un ciel nuageux mais dont les orages de la nuit (la foudre tombée près de la maison m'avait obligé à rebrancher le disjoncteur en plein milieu d'une nuit déjà courte...) m'avaient laissé espérer
qu'il ne nous tomberait plus sur la tête. Las, toute la matinée s'est écoulée au rythme des nombreuses averses...

En attendant de retrouver mes coéquipiers, que je ne connaissais pas, je décide de repérer le parcours. Ne connaissant pas les lieux, je pars en fait sur les traces de l'Ekiden, qui ne coïncident que partiellement avec celles du Marathon Relais, et qui m'amènent droit dans... une impasse. Aaarghh ! Même sur un parcours balisé je parviens à m'égarer...

A 8h00, je retrouve Julos et Jean-Didier, et Frédéric, coincé dans les embouteillages, nous rejoint peu après. Un petit coucou à kenlag qui a eu l'excellente idée de se garer jusqu'à côté de moi (^_^), puis à André Bleuzen, V2 de l'Elan Chevilly Larue, habitué des trails d'IDF (lui aussi veut tester un peu sa vitesse, les épreuves d'ultra ayant tendance à nous "diéseliser" un peu...), puis nous retrouvons les autres équipes du CNRS, composées par des amis/collègues de mes coéquipiers.

Je repère dans le groupe un TS UFO (tiens, un autre fondu d'ultra !). A l'énoncé de son prénom, je comprends qu'il s'agit de runstephane, kikoureur et essonnien comme moi, que je devrais recroiser sur plusieurs de mes kivaoù...
Je découvre également Isabelle, qui se lancera dans l'ultra fin août en participant, comme moi, au "mini" UTMB Courmayeur-Champex-Chamonix. Tout ce petit monde est d'ailleurs extrêmement sympathique.

Les dossards et puces fixés aux maillots et chaussures, nous accompagnons Julos, notre premier relayeur, vers la zone de départ. Le départ, retardé de quinze minutes pour permettre aux concurrents coincés au carrefour Pompadour de rejoindre le parc, est donné au coup de pistolet, et plus de 350 coureurs s'élancent pour trois tours de lac et une petite boucle sur la zone de terre où se trouvent l'arche d'arrivée et la zone de passage des relais. Ca part vite, très vite, pour cette première boucle de 12,441 km.

La pluie qui refait son apparition douche nos espoirs d'immortaliser tous les passages de nos coureurs, et je file m'abriter sous les tentes pour éviter le coup de froid. Nous discutons pas mal avec runstephane, puis nous partons sous des trombes d'eau pour aller encourager nos premiers relayeurs respectifs. Je raterai finalement le passage de relais entre Julos et Jean-Didier, mais assisterai au passage au premier tour de ce dernier, qui participe ici à sa toute première compétition de course à pied. Julos a bouclé son relais dans le très bon temps de 48'43", et Jean-Didier, après un premier tour peut-être un peu rapide, bouclera le sien (8,439 km) en 43'02". C'est à ce moment là que nous apercevons NicoPSA, qui mettra à peine plus de 30' pour son relais (son équipe finit finalement 7ème de l'épreuve. Chapeau !).

Julos et moi partons nous abriter à nouveau, puis nous partons encourager Jean-Didier dans ses derniers mètres et Frédéric dans ses tous premiers. C'est le moment que je choisis pour aller affronter cette pluie pénible, pour une dizaine de minutes d'échauffement en endurance coupées de quelques lignes droites, avant de rejoindre la zone de passage de relais. Frédéric, en forme apparente, décrochera finalement un excellent 35'36" sur ce même relais de 8,439 km (runstephane m'avait prévenu qu'il était plutôt costaud !). Il me tape la main et je pars, déclanchant mon cardio et mon GPS dans la foulée.

Je pars vite (3'35" au premier km et 3'47" encore au second), avant de me caler sur ma vitesse de croisière de 4'00" au km, que je tiendrai tout le long de ces deux tours de lac. La longue ligne droite du côté ouest du lac est un peu difficile sous cette pluie battante, mais permet de bien mesurer son positionnement sur le circuit, avec une excellente visibilité sur l'aire de départ/arrivée. Je dépasse pas mal de coureurs (essentiellement des 3èmes relayeurs, et me fais reprendre par un ou deux bolides qui bouclent déjà leur dernier tour de 4ème relayeur).

L'arrivée du second tour et le passage sur la prairie sont un grand moment de cette course, et mes coéquipiers m'encouragent très fort avant de se préparer pour cette dernière boucle (4,437 km), que nous courrons à quatre et qui nous permettra d'atteindre la distance des 42,195 km. Je suis un peu au taquet (j'ai mis 33'35" pour mes 8,439 km, soit 3'56" au km - mon record !), mais préfère atterrir en douceur pour rejoindre la vitesse de croisière de l'équipe, que nous maintiendrons aux alentours de 4'51" jusqu'à l'arrivée. Frédéric, Julos et moi nous relayons pour quelques accélérations qui nous permettent de prendre quelques photos, et Julos et moi poussons littéralement Jean-Didier pour l'aider à mieux supporter les derniers kilomètres qui nous séparent de l'arrivée. Je dois avouer qu'il a du mérite, car sur mon premier 10 km - l'an dernier déjà... - j'avais été bien incapable de dépasser les 12 km/h...

Nous terminons, moment magique de ce marathon relais, main dans la main, en 3h02'55" (83/341), pas loin de cette barre symbolique des 3h que nous avions en ligne de mire un moment. La prochaine fois sûrement !

Je m'éclipse rapidement (je suis trempé et un pique-nique m'attend à Saint-Cloud... ;-o) ), un peu fourbu mais heureux.

Bilan de cette "sortie" : 55'30" pour 13 km et 6 (!) m de D+.
Bilan "relationnel" : tout un tas de personnalités attachantes, qui, malgré les trombes d'eau, ne me font pas regretter cette sortie impromptue. En particulier, j'aurai beaucoup de plaisir à croiser runstephane et Isabelle (c'est déjà prévu) et Julos (pour ton premier marathon ou ultra ?) sur de prochains terrains de jeu.

Prochains rendez-vous : la dernière étape du Trophée de CO ce mercredi, et le Trophée Picard dimanche. La semaine va être encore légère en sorties d'entraînement...

L'Castor Junior

2006-06-25 01:33:53 : Premier essai des bâtons - 24-06-2006 - Orsay (Essonne) - 3 photos - 2 réactions

La meilleure façon de marcher ?

Ce samedi, j'avais décidé de tester enfin les bâtons Quechua Diosaz Raid 500 Replica que j'avais achetés le mois dernier en vue de mon "mini" UTMB : le Courmayeur-Champex-Chamonix, qui aura lieu le 25 août prochain. Coïncidence ? J'ai reçu le roadbook de la course le matin-même...
J'avoue que la perspective de les utiliser également pour l'ascension du Mont Blanc début juillet puis sur le Tour de l'Oisans fin juillet ont achevé de me convaincre.

Pour ce test, je suis parti, vers 16h30, dans le Bois de la Guyonnerie, où les côtes bien raides me semblaient se prêter merveilleusement bien à ce petit jeu (cf. http://castorjunior.courseapied.net/billet.php?idbillet=1895 ).

Ma principale crainte était de souffrir terriblement de mon manque de coordination, et je me suis astreint à planter les bâtons en rythme (ce ne fut pas toujours simple). Les ajustements des dragonnes m'ont également pas mal ralenti, et il me reste encore beaucoup à faire dans ce domaine.

L'apport à la fois en montée et en descente est sensible immédiatement, en particulier lorsque les pentes se font plus raides. Sur les portions plates, mes tentatives d'accélérer le rythme ont connu rapidement leurs limites, et je me demande si je ne courrai pas, les bâtons à la main, à l'avenir sur le plat. Il me reste en tout cas quelques semaines pour parfaire le maniement de ces drôles d'engins : je ne désespère pas !

Bilan de la sortie : 1h15' pour 8,7 km et 383 m de D+.

Et ce dimanche, à 9h00, Marathon-relais du Val de Marne avec Julos et des amis/collègues à lui. L'occasion de croiser kenlag, qui y sera également avec des collègues. Belle journée en perspective !

L'Castor Junior

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