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2006-06-18 22:28:06 : Course d'Orientation - Inter-Régionale - Le Bois Rond - 18-06-2006

Grosse déception : premier pm (poste manqué) sur une CO : le métier qui rentre ?

Dès l'arrivée sur l'atelier départ, je sens que la journée va être rude : 12,8 km de balise à balise, 28 postes. En forêt de Fontainebleau, avec les rochers et le dénivelé, la frontale que cet oiseau de mauvais augure qu'est l'Electron m'avait recommandé de prendre sera peut-être nécessaire...
Heureusement, mon souhait d'un départ tôt a été exaucé, et, partant à 10h08, je peux même espérer terminer pour profiter du gâteau d'anniversaire du GO78, qui fête aujourd'hui ses 7 ans (participer au pique-nique de l'après rallye des côteaux du JDM est, avec le temps de trajet depuis Fontainebleau, illusoire).

RAZ et contrôle des puces, puis, 2 minutes avant l'heure fatidique, retrait des définitions (il faudra vraiment que je les apprenne par coeur un jour...), et enfin, une minute avant le départ, retrait des cartes (circuit B pour moi, Senior Long et Espoir Elite). Si j'avais su que le parcours serait si long, j'aurais bifurqué sur le Court, et pris mon Camel Bak...
La simple lecture de la carte m'angoisse : les trois quarts des postes sont situés dans ces satanés rochers...
Pas le temps de gamberger davantage, car à 10h08 précises, c'est le top départ.

Poste 1 (95) - petite dépression couverte de végétation - 21'54" : Ca commence bien ! Mes vieux démons des départs ratés me reprennent. J'étais pourtant bien parti, par le Chemin de la Borne à l'Enfant jusqu'au chemin SO-NE, emprunté sur une dizaine de mètres, puis le fossé plein nord qui devait m'amener tout droit sur le poste. Hélas, 5 à 6 mètres avant d'atteindre ce saint graal, je panique, et vais jardiner dans tous les sens, allant même jusqu'à me rapprocher de la D409 au nord. C'est en tentant une énième approche, et grâce à l'arrivée de coureurs sur le site, que je repère le poste. Je démarre souvent mal mes courses, mais je n'ai pas le souvenir d'avoir jamais passé autant de temps sur un seul poste. Ca promet !

Poste 2 (75) - côté nord-est du bosquet couvert de végétation - 1'37" : Facile, le poste est juste au nord du précédent, et l'appui sur le petit chemin tournant me permet de le trouver sans problème.

Poste 3 (96) - trou couvert de végétation - 12'56" : J'aurai au moins découvert un symbole de définitions : la grille serrée signifiant "couvert de végétation". Que les postes sont bien cachés aujourd'hui ! Je pars bien trop au sud, et ne réalise mon erreur qu'à l'approche immédiate de l'A6. Il me faut jardiner quelques temps avant de mettre la main dessus, aidé, de mémoire, par un concurrent.

Poste 4 (76) - rentrant le plus à l'ouest - 4'36" : J'attaque trop au nord-ouest du poste, et perdu dans l'enchevêtrement de dépressions, tarde encore une fois à trouver la balise.

Poste 5 (85) - dépression couverte de végétation - 6'36" : Je reprends un peu confiance, et attaque le poste plein sud à partir du croisement entre le Chemin de la Borne à l'Enfant et le sentier SO-NE. Je gamberge, somme toute assez peu, entre les rochers, et ne commets pas de grosse erreur. Mais mon rythme est lent.

Poste 6 (61) - rentrant le plus au nord - 7'50" : J'attaque plein est, mais contourne les rochers trop au nord, et me trompe de rentrant. C'est un regard plus attentif sur ma carte qui me remet sur les rails.

Poste 7 (45) - entre les deux falaises de 2 m de haut les plus au nord-ouest - 9'39" : Beaucoup de coureurs ont maudit ici la sournoiserie du traceur : le poste est littéralement caché dans une fente étroite entre deux falaises. J'étais arrivé directement dessus, mais, cherchant un poste plus visible, j'ai pas mal jardiné dans la zone.

Cela fait déjà plus d'une heure que je cours/marche, et il reste encore trois fois plus de postes à trouver. Le vainqueur est censé mettre 1h15'. Je m'achemine doucement vers un record en terme de plantage de course. Gasp...

Poste 8 (97) - petite dépression couverte de végétation - 24'08" : Certes, l'interpostes est long, mais je ne fais pas les meilleurs choix d'approche non plus. En effet, je rate un chemin que je ne vois pas sur la carte (il est entouré de rochers qui le masquent en grande partie). Je m'appuie sur la borne sur le chemin au sud, mais rate le rentrant, et dois m'y reprendre à plusieurs reprises.

Poste 9 (100) - trou couvert de végétation - 12'22" : Là encore, c'est la confusion la plus totale. Mon approche initiale m'amène à deux mètres du poste, mais je panique et préfère assurer un meilleur angle d'attaque. Je vais donc arpenter dans les deux sens le chemin précédent, avant de me résoudre à descendre, trop à l'est, sur la pente. Je vais croiser quatre sangliers, mais aucun coureur. C'est en reprenant mon attaque initiale que je vais tomber directement sur la balise. Damned.

Poste 10 (83) - dépression évasée - 13'54" : Je veux m'appuyer essentiellement sur les chemins présents sur la carte, mais doute sur le principal O-E, car le sentier au sud ne m'apparaît pas évident de prime abord. Encore beaucoup de temps de perdu, et c'est dommage parce que le reste de l'orientation est à peu près acceptable.

Poste 11 (101) - côté ouest du rocher de 4 m de haut - 14'34" : Je préfère rester sur la platière, et opte pour une remontée vers l'ouest prudente : lente mais sûre. Je trouve sans problème le poste à l'extrémité ouest de la platière, mais ma vitesse de progression est extrêmement lente.

Poste 12 (102) - dépression évasée - 5'04" : Une famille pique-nique à l'est du poste 11, mais je l'ignore pour continuer selon la même stratégie, suivre le bord de la platière et m'appuyer sur sa forme pour trouver le poste. C'est, une fois de plus, sans faute, mais reste bien lent.

Poste 13 (103) - éperon rocailleux - 24'08" : Je réalise ici qu'il est réellement primordial de bien maîtriser, sur les définitions comme sur la carte, les symboles usuels de CO. L'essentiel de mon jardinage vient en effet d'une confusion : je cherchais un rentrant là où il fallait trouver un éperon. Je vais tourner le problème dans tous les sens, en vain, et il me faudra l'aide bienvenue de Bruno Thonier, lui aussi licencié au GO78, pour m'aiguiller et me remettre en piste.

Il est presque 13h00, je n'ai pas bu une goutte d'eau ni mangé quoi que ce soit depuis 2h40' maintenant, et pense à mes amis du JDM et du GO78 qui, à Port-Royal ou à Fontainebleau, doivent avoir attaqué au moins l'apéritif. Ne devrais-je pas abandonner ? Mais, n'ayant jamais connu de poste manqué (j'ai souvent fini bon dernier, mais j'ai toujours trouvé toutes les balises), je me dis qu'il vaut mieux continuer, et préserver ce tableau vierge. Au moins l'Electron ne pourra pas dire que je finis dernier : la chaleur accablante et la difficulté du parcours ont certainement déjà eu raison de coureurs moins habitués aux efforts très longs.
Je décide néanmoins de faire un détour, volontaire cette fois, par le point de ravitaillement indiqué sur la clairière de la Maison Poteau. Une bénévole, charmante, voyant mon état apparemment totalement déliquescent, m'offre même, en plus de trois bouteilles d'eau de 50 cl, une grosse part de son gâteau au chocolat. A voir sa mine inquiète, je n'ose imaginer la mienne à cet instant. Mais, c'est décidé, maintenant que je suis rechargé, hors de question de ne pas terminer.

Poste 14 (87) - entre un tas de pierres - 37'48" : Record personnel battu sur un interpostes, mais le ravitaillement et ma progression en marchant depuis y sont pour beaucoup. En effet, l'orientation n'est pas trop mauvaise, et m'amène, en aplomb de la sablière, sur le poste. Je devrais courir, mais manque singulièrement d'énergie. Bah, de toute façon, je n'ai plus aucune chance de ramener le moindre point au club, il s'agit donc simplement de terminer.

Poste 15 (90) - caverne - 3'53" : Je progresse vers l'ouest en restant à flanc, et trouve le poste en même temps que ceux qui vont m'accompagner sur les huit postes suivants, cohorte de coureurs défaits mais qui veulent absolument en terminer avec ce calvaire.

Poste 16 (104) - trou - 5'05" : Petit arrêt au ravitaillement, puis recherche de ce trou situé plein SO. Je suis en fait mes compagnons d'infortune, qui m'amènent directement sur le poste.

Poste 17 (92) - partie amont du rentrant : 3'24" : Nous continuons notre caravane, et je repère le premier le rentrant perdu au milieu des rochers. C'est bien le moins que je pouvais faire pour remercier ces camarades qui vont me tirer quelque temps encore, sorte de "grupetto" comme dans certaines épreuves de montagne du Tour de France cycliste.

Poste 18 (93) - côté nord-est du rocher de 3 m de haut - 4'06" : L'émulation et la mise en commun des compétences et du restant de lucidité font leur oeuvre, et nous trouvons ce poste sans difficulté, plein est du précédent.

Poste 19 (94) - partie nord-est de la dépression marécageuse - 13'50" : Je perds de vue mes camarades, mais zappe le ravitaillement pour leur recoller au train (j'ai trop peur de me retrouver à nouveau seul, alors que peu de coureurs doivent encore être en forêt à l'approche des 14h00... Nous nous appuyons sur l'étang pour attaquer ce poste plein nord-ouest.

Poste 20 (105) - partie amont de la ravine - 13'12" : Nous préférons redescendre sur la sablière, pour attaquer ensuite le poste par le chemin au nord-est. C'est dans cette sablière que je retrouve Bruno, dont je réalise seulement alors qu'il est un collègue de Guyancourt Orientation 78. Alors que Maxime Maréchalle, jeune coureur picard d'Aventure Raid Orientation, nous a quitté depuis longtemps maintenant, c'est avec Bruno, qui l'accepte très gentiment, que je vais essayer d'aller au bout de ce calvaire. Il est lui même épuisé, et je crois que ma présence pourra également l'aider à tenir le coup.

Poste 21 (50) - trou le plus à l'ouest - 7'46" : Nous suivons nos camarades, et trouvons ce poste facilement, en nous appuyant sur le chemin en triangle plein sud-est du poste précédent.

Poste 22 (49) - rentrant rocailleux - 3'02" : Un cap plein sud-est nous amène directement sur la zone rocailleuse, dans laquelle nous trouvons assez facilement la balise.

Poste 23 (48) - dépression évasée - 4'45" : Le passage par le ravitaillement indiqué sur la carte va nous permettre, fort à propos, de nous réhydrater, car le soleil au zénith brûle le gosier autant que l'épiderme. Hélas, nous ne trouvons qu'un tas de bouteilles d'eau vides, ainsi qu'un sac plein de gobelets usagés. Les bénévoles préposés à ce point d'eau ont visiblement levé le camp... Tant pis, mais le coup au moral est rude. L'orientation de Bruno est, fort heureusement, très sûre malgré la fatigue visible sur son visage, et nous tombons directement sur le poste.

Poste 24 (54) - au pied de la falaise - 8'05" : Nos compagnons d'échappée nous ont abandonnés, et nous suivons, sagement, la chaîne de rochers vers le poste. Malheureusement, nous le chercherons trop tôt, ce qui nous fera perdre quelques minutes supplémentaires.

Poste 25 (72) - pied nord de la falaise - 4'56" : Nous regagnons le chemin OE au sud du poste précédent, et trouvons la falaise au fond d'un rentrant étroit faisant suite à un rentrant très évasé au sud du chemin.

Poste 26 (62) - trou d'eau - 6'39" : Bruno est épuisé, et je ne suis pas loin de l'être également. Nous progressons donc lentement, mais sûrement, plein ouest, où je trouve le poste et le signale à Bruno.

Poste 27 (56) - côté nord du rocher - pm : L'idée de Bruno est excellente : suivre la ligne de rochers qui descend plein nord, puis repérer en contrebas un rocher isolé, derrière lequel doit se trouver le poste. Nous partons hélas un brin trop à l'est, mais cela nous permet de nous recaler sur le chemin au nord, et d'attaquer de manière sûre et fiable vers le rocher immanquable. Nous le contournons plusieurs fois, mais aucune trace de balise, ni même de confettis. Ce serait trop bête de caler juste avant l'arrivée, après près de 4h de course pour Bruno (un record pour lui !) et près de 5h pour moi (un record également en CO...).Peut-être la balise est-elle ailleurs ? Nous arpentons pendant une vingtaine de minute ce terrain très abrupt, en vain. Las, Bruno me dit qu'il abandonne, et je m'y résous également, la mort dans l'âme. Pourtant, il n'y a pas de doute, nous avons bel et bien trouvé l'endroit où devait se trouver le poste.

Poste 28 (99) - sur la colline basse - 29'22" : Je trottine difficilement vers ce poste immanquable, mais le coeur n'y est plus. Bruno n'a même plus la force ni l'envie de courir.

Arrivée - 1'35" : 190 m en 1'35" : je n'ai jamais été aussi lent sur ce qui est d'habitude le sprint au finish de toute course d'orientation. Le balisage a déjà été retiré, et je marche plus que je trottine pour rallier ce dernier poste. J'arrive à la tente GEC à côté de laquelle plusieurs balises sont déjà amassées. La 56 y est, évidemment, ce qui explique que nous ne l'ayions pas vue sur le rocher. J'explique la situation au "GEC man", mais il me confirme que les circuits sont déjà fermés (depuis plus d'une heure en fait), et que je suis bien pm.
Là, c'est le drame : depuis le début de cette course et mon entrée en matière catastrophique, je n'ai bravé les difficultés que pour éviter ces deux lettres que je perçois encore comme infâmantes. Pourquoi diable ont-ils retiré cette balise là, avant-dernière, avant de retirer les premières du circuit ?

Bruno me passe, visiblement écoeuré autant qu'épuisé, et file sans un mot vers sa voiture. Je me dirige vers les rochers squattés depuis le matin par le GO78, et ne trouve plus que quelques collègues sympathiques, qui ont tous fini depuis bien longtemps. La fête est finie, et je l'ai manquée comme ce fichu poste. SI j'avais su... Christophe Rauturier, président du club, me confirme que la fermeture des circuits était bel et bien annoncée à 14h00, et que "dura lex, sed lex". Je sais bien qu'ils compatissent, mais, comme me le dit Pascal Hennel, ce genre de déconvenue fait aussi partie de l'apprentissage.
En regagnant ma voiture pour récupérer de quoi boire un peu, je croise la famille Beauvisage, sur le départ, et Christophe me confirme que la course du jour était réellement très difficile. Lui-même a frôlé les 3h de course (un autre record), et même le vainqueur a mis plus de 105', là où le règlement sportif de la fédération prévoit 75'. Ah, si la loi s'était appliquée strictement dans toute son étendue...

Je ne cherche pas à polémiquer (mon temps me place quoi qu'il arrive bien loin derrière tous les autres coureurs), mais j'avoue qu'une information plus étendue sur la longueur de chacun des circuits m'aurait probablement fait pencher, connaissant Fontainebleau, vers le circuit court. Bah, j'aurai tout de même la satisfaction personnelle d'avoir trouvé tous les postes, dans des temps certes très largement supérieurs aux autres coureurs, mais sans avoir abandonné. La mise hors délais était inévitable, et prévue par la doctrine. Un élément à prendre en compte à l'avenir...

Un petit coup d'oeil rapide aux résultats, encore provisoires à cette heure, de la course ( http://www.balise77.com ) confirme l'hécatombe : sur 64 concurrents, seuls 26 auront bouclé le parcours, et 38 sont annoncés en pm...

En tout cas, il me reste encore d'immenses marges de progression ;-o)

Bilan du jour : 5h07' pour 22,3 km et 686 m de D+.

L'Castor Junior

Les réactions

Par Calou, le 2006-06-19 00:00:03
Wahou ! qu'est-ce que ça a l'air compliqué les co, en plus de l'effort physique !! Je suis vraiment admirative !!!
C'est vrai que ça doit être frustrant un "pm"... mais devant l'"hécatombe" annoncée, ta performance m'a l'air tout à fait honorable !
Bravo et bonne récup !

Par Colimaçon, le 2006-06-19 00:12:24
Comment fais-tu pour te rappeler de tout ça? J'en suis admiratif. Qu'est ce que ça a l'air compliqué l'orientation... Du coup, je commence à m'inquiéter pour ma première CO. Il va falloir qu eje prenne des cours du soir.

Par L'Castor Junior, le 2006-06-19 09:32:19
Merci Calou ! Disons que, lorsqu'on se retrouve seul dans la forêt, loin de tout chemin, c'est effectivement parfois difficile. Pour le résultat, c'est vrai que l'"hécatombe" me fait relativiser, même si je me suis battu jusqu'au bout essentiellement pour éviter ça... Disons qu'à l'avenir, vu mon niveau, je me rabattrai probablement sur des circuits moins difficiles...

Coli, pour les souvenirs, j'avoue que le GPS m'aide beaucoup (c'est d'ailleurs ce qui m'a poussé à faire tous mes CR jusqu'à présent). Pour la CO, rassure-toi, là, c'était particulièrement coton. Les premières que j'ai courues étaient beaucoup plus abordables. Je te filerai des tuyaux à l'occasion !

Par mielou, le 2006-06-19 10:49:22
ah le "pm" assassin !
avant dernier poste en plus !
effectivement, l'organisation aurait dû relever ces balises en commançant par la base et non par le plus pratique...
c'est aussi terrible que pour ceux qui finissent une course alors qu'on enlève le barriérage ou le poste d'arrivée
limite les respect sur ce coup là !
mais te lancer sur une inter régionale c'était déjà un truc de ouf !!!
encore une jolie séance finalement !

Par Calou, le 2006-06-19 13:28:09
Ah ben si tu as des tuyaux pour des CO genre "découverte", juste histoire d'avoir une idée plus précise de ce que ça peut être, et bien je suis preneuse aussi ! C'est vrai que vu de l'extérieur, ces courses ont l'air d'être réservées à une élite, avec des codes un peu complexes... et en même temps, ça a l'air super sympa et très ludique ! Alors si les CO "débutants" existent, je veux bien avoir des infos là-dessus...
Calou (toujours prête à tout essayer !)

Par L'Castor Junior, le 2006-06-19 16:06:41
mielou, j'ai effectivement pensé, en finissant, à celles et ceux qui ont terminé le MdP alors que l'organisation rangeait tout, sans médaille ni poncho, ni même une bouteille d'eau. C'est vrai que les inter régionales sont un peu difficiles pour moi (j'avais déjà fini bon dernier à Montmorency en mars). Je m'engagerai peut-être, à l'avenir, sur le circuit court... En tout cas, moi qui voulais faire une pause de "long", c'est réussi ;-o)

Calou, il y a un club de CO à Beauchamp. Sinon, le GO78, mon club (cf. lien à gauche), organise aussi tout un tas de courses, sur lesquelles une initiation est prévue. Venez y en famille un jour, avec vos certificats médicaux et deux trois piécettes, et je pense que vous tomberez sous le charme. Rassure-toi d'ailleurs, les définitions sont souvent disponibles en version littérale (au début, ça aide pas mal ;-o) ).
Après tout, la CO est un sport familial par excellence !

Par Calou, le 2006-06-20 12:42:18
Merci l'Castor Junior pour toutes ces infos. C'est vrai qu'il va falloir que je me penche un peu plus sérieusement sur le sujet car celà ne devrait pas déplaire non plus à ma fille !
à suivre donc ....
Calou

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Image satellite (via SportTracks).


Carte de la course - Bois Rond 3


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2006-06-18 02:04:53 : Partie CAP du Duathlon OFF - 17-06-2006 - Orsay (Essonne) - 26 photos - 0 réaction

Que cet enchaînement (vélo-CAP) est difficile...

Juste le temps de changer de tenue et de chaussures, et de ranger le fidèle destrier dans son enclos, et me voilà reparti, vers le même terrain de jeu, dans une configuration bien plus favorable : à pied !
Le but du jour est de naviguer dans le Bois de la Guyonnerie en effectuant un maximum de montées et descentes, les plus sauvages possibles : le moindre semblant de tracé sera exploité, faisant fi des éventuelles ronces ou fougères qui en barreraient l'accès.

Je suis vraiment impressionné par la multiplicité des sentiers qui maillent ce bois, si proche de chez moi et dans lequel nous passons fréquemment avec le JDM. L'équipe TUROOM, organisatrice du Raid 28, ne s'y est pas trompée qui nous a fait débuter l'édition 2006 de l'épreuve par un tracé, d'abord jalonné, puis en orientation pure, sur ce terrain. Je vais ainsi tricoter à travers le bois jusqu'à la côte du Moulon, empruntée quelques instants plus tôt en VTT, en suivant parfois ce balisage rose un peu envahissant présent depuis une dizaine de jours.

Avec mes DS Trainer, parfaitement inadaptées à ce type de terrain, l'exercice frise parfois la haute voltige, tant à la montée qu'à la descente. Que n'ai-je pas chaussé mes chaussures de trail !!! La difficulté de certains sentiers me confirme que, comme me l'avait conseillé Atomik JF, j'ai ici le terrain idéal pour m'entraîner à l'usage des bâtons en vue du "mini" UTMB qu'est le Courmayeur-Champex-Chamonix de fin août.

La progression est lente, mais agréable, n'étaient-ce ces nuées de moucherons, de plus en plus denses au fur et à mesure que le soleil perd de son influence. La chaleur est, à cette heure, tout à fait supportable, et la luminosité généralement largement suffisante.

Je ne croise pas grand monde, hormis un grand gaillard (1,90 m / 2 m pour une centaine de kg) qui dévale un de ces sentiers à toute allure. Heureusement que son pas lourd, qui m'a fait craindre une armée de pachydermes, m'a alerté et incité à me garer sagement pour éviter une collision dans laquelle je n'aurais pas donné cher de ma peau...

Retour au bercail à 20h40, après 1h11' pour 9,3 km et 440 m de D+.
C'est décidé, j'y retournerai avec des chaussures adaptées et mes bâtons toujours pas baptisés.

L'Castor Junior

2006-06-18 01:25:48 : Semelles et retour sur le VTT - 17-06-2006 - Orsay (Essonne) - 14 photos - 0 réaction

Rien à faire, je suis plus à l'aise les pieds sur terre que sur ces deux roues de malheur...

Ce matin, j'avais rendez-vous avec un podologue, avec qui je voulais m'entretenir de ma petite douleur contractée au pied gauche lors de s 12 heures de Bures le 21 mai dernier. Bilan des courses : je serais fortement supinateur (je ne l'aurais jamais supposé...), avec des pieds horriblement creux. Damned ! Certes, me dit mon podologue, les meilleurs coureurs ont les pieds creux (cf. les pieds plats réformés au bon vieux temps de la conscription...), mais, d'après lui, le port de semelles s'impose. Clic, clac, les pieds dans la mousse : je devrais avoir de quoi vider mon portefeuille et garnir mes chaussures dès samedi prochain.
Affaire à suivre...

D'ici là, en vue de ma participation au Trophée Picard ( http://www.colsverts.com ) le 2 juillet prochain (c'était la récompense de notre équipe pour sa 3ème place au Raid 28 2006), je me décide à ressortir mon VTT, soigneusement rangé au garage depuis ma participation peu brillante au Duathlon de l'Yvette 2006.

S'agissant d'une remise en jambes, et, compte-tenu de la chaleur accablante de l'après-midi, heure tardive oblige, je me fixe environ une heure de course, et le parcours du Duathlon m'apparaît justement parfaitement adapté.
Je rejoins le bassin de retenue, cadre mémorable des 12 heures de Bures, par la Faculté des Sciences, et m'élance, comme en mars dernier, sur ledit bassin, dans le sens horaire (au contraire des 12 heures). Je quitte le bassin côté nord, puis rejoins le Bois de la Guyonnerie après avoir traversé une zone pavillonnaire de Gif, et longé un laboratoire du CNRS.

Le chemin, ardu, que nous avions emprunté en mars est aujourd'hui méconnaissable. La nature a repris ses droits, et la végétation luxuriante rend la progression particulièrement difficile. Les ronces me griffent à chaque tour de roue, et les orties font apparaître sur mes jambes de belles cloques. Les riverains que je croise, peu habitués à voir du monde en dehors du Duathlon, sont stupéfaits. Au moins ne crient-ils pas à l'agresseur ou au vandale, comme ils le font parfois en hiver...

La montée du Moulon est, comme toujours, difficile, mais, comme lors du Duathlon, je me refuse à mettre pied à terre. Le passage le long de Supélec est, là encore, plus encombré par la végétation que cet huver, mais la progression est aisée. La descente vers la Guyonnerie, où tant de concurrents m'avaient scotché sur place en mars, ne m'apparaît pas beaucoup plus simple qu'alors. Je mesure à quel point je suis mal à l'aise en VTT... Pourvu que Kloug ne m'en tienne pas rigueur début juillet...

Le retour sur le bassin se passe sans heurts, n'était-ce cette erreur d'orientation (encore un domaine où ma marge de progression est considérable...) qui me fait m'engager sur quelques dizaines de mètres dans une voie privée sans issue. Pour le retour au bercail, j'opte pour un chemin qui longe l'Yvette jusqu'au stade nautique, puis pour la remontée, longue et relevée, vers le plateau du Moulon par le Bois des Rames, et enfin la descente vers le souterrain qui passe sous la N118.

Bilan des courses : 1h04' pour 15,5 km et 278 m de D+.
Juste le temps de m'hydrater et de me changer (tenue et chaussures) et je me lance dans un enchaînement totalement non officiel (amis de la FFTRi, pardonnez-moi ;-o) ) à suivre (lien Kikouroù oblige) dans un autre post.

L'Castor Junior

2006-06-15 04:10:07 : Course d'Orientation - Trophée de Saint Quentin en Yvelines - Etape 2 - Le Moulin à Renard - 14-06-2006 - 18 photos - 13 réactions

Dans "Course d'Orientation", il y a "course" et il y a "orientation"...

Voici le compte-rendu de la deuxième étape du Trophée de Saint Quentin en Yvelines de Course d'Orientation (http://rauturie.club.fr/trophee_2006/index.html ), organisé conjointement par le MSO (Montigny Sports d'Orientation) et le GO78 (Guyancourt Orientation 78 - mon club de CO), les deux clubs de CO de la ville nouvelle.
C'est le GO78 qui organisait cette seconde étape, autour de l'Etang du Moulin à Renard, à Guyancourt.
Le tracé avait été fait par Sébastien Gelgon, et l'organisation gérée par Hélène et Michel Ediar, avec le concours, entre autres, de Cédric Siroën et Frédéric Fischer, qui ont tous deux assuré toute la soirée le rôle de signaleurs sur la route des Sangliers, et de Thierry Penaud, au poste Départ.
Arrivé sur le parking, je retrouve, surpris, Maurice Le Ruyet, traileur hors pair d'ASR Trail 78, Eric Bouisset, du CIV Chevreuse, qui porte également ce soir la casquette de chauffeur de Neil Dobbs, orienteur de choc licencié au Balise 77, dont le TS "Orienter à Orsay" ne manque pas d'attirer mon regard et d'attiser ma curiosité (il a, en fait, cartographié le Bois de la Guyonnerie : chouette ! il va falloir lui en reparler ;-o) ).
Les JDM sont venus en masse : les habitués comme Atomik JF, François Loeser et Gilles Montambaux, accompagné ce soir d'Aurélie, ainsi qu'un petit nouveau (Jean-Yves Thuret, venu courir ici sa toute première CO...).
Les GO78 ont, évidemment, largement répondu présent également, avec entre autres, les familles Clouard et Rauturier, et Pascal Hennel, à qui je fais remarquer (je ne suis pas le seul apparemment), qu'il a fondu depuis notre dernière rencontre. Est-ce celà qui lui permet de me battre régulièrement sur les dernières CO ? ;-o)
L'Electron et Pouic-Pouic, du Zoo, sont apparemment également au rendez-vous, mais je ne les verrai pas plus que la semaine dernière à Plaisir. Même chose pour Domi78 (MonsterTruck Team), d'ADDM. Dites les gars : faites-moi signe quand vous déciderez d'arrêter ce jeu de cache cache !

Délicate attention, les postes sont déjà reportés sur la carte, et je m'élance donc rapidement, après avoir échangé un peu sur nos dernières courses avec Michel Ediar.
Enfin, je m'élance, il faut le dire vite : le poste départ est situé à l'aplomb du parking, et le chemin qui y mène est un véritable mur. RAZ, Contrôle de la puce et, à 19h00 pile, top !, c'est parti pour... un certain temps de course. Comme d'habitude, mon objectif premier est de terminer avant la fermeture des circuits à 21h30. Bon, j'ai un peu de marge ce soir...

Poste 1 (108) - angle sud-ouest de la dépression - 3'24" : Facile : la dépression est à l'intersection de chemins. Je m'arrête simplement quelques instant en chemin pour renseigner un Augustin Clouard (p'tit dernier de la famille), un petit peu perdu ce soir, sur notre position.

Poste 2 (114) - petite dépression - 7'17" : Ca y est, le jardinage commence. Je manque singulièrement de concentration, et passe à côté de la balise sans la voir. C'est en arrivant aux premières maisons que je réalise mon erreur, et tombe sur Sophie Hedon, Dame Minime, qui m'aidera finalement à trouver le poste.

Poste 3 (117) - partie amont du fossé sec - 6'27" : Long inter-postes qui nous emmène à l'ouest de la route, vers le Plan de Troux. Petit coucou au passage à Cédric et Frédéric, et pas d'erreur majeure.

Poste 4 (118) - arbre isolé - 4'27" : Pas de véritable bourde, mais une progression autour du vert clair bien trop lente. Neil, qui m'a déjà rattrapé, me servira de guide improvisé pour tomber ensuite sur le poste.

Poste 5 (119) - extrémité sud-ouest du fossé sec - 3'01" : Pas d'erreur majeure, mais je loupe le fossé et suis contraint à un petit demi-tour d'une dizaine de mètres.

Poste 6 (120) - rocher - 1'57" : Là, c'est facile, le poste est visible nettement sous un arbre, depuis le chemin au sud.

Poste 7 (121) - partie amont de la ravine - 6'50" : A nouveau un inter-postes long, qui nous ramène sur l'Etang du Moulin à Renard. Je quitte le chemin en m'appuyant à la fois sur la fin de la zone marécageuse et l'intersection de sentiers.

Poste 8 (123)- partie sud-ouest de la dépression - 6'45" : Beau jardinage sur ce poste. Je ne suis pas concentré du tout, et je ratisse une zone difficile avec Sophie, qui m'a rejoint, bien trop à l'ouest du poste. C'est l'arrivée de Camille Rauturier qui va nous remettre les idées en place, et nous la suivons jusqu'à la balise.

Poste 9 (125) - rentrant - 1'36" : Là, c'est bien plus facile, d'autant plus que, du fait de postes communs avec le circuit B, les orienteurs pullulent dans la zone.

Poste 10 (130) - petite dépression la plus au nord - 5'22" : Long inter-postes qui nous ramène sur l'étang et nous le fait contourner par le Nord. La montée sur le poste est toutefois très abrupte, et je sais que je paie un peu toutes mes courses longues depuis deux mois : je n'ai plus beaucoup de jus...

Poste 11 (127) - partie ouest de la dépression - 4'24" : Je gère l'approche du poste, puis m'appuie sur Camille revenue dans les parages pour trouver la balise.

Poste 12 (128) - petite dépression évasée - 1'45" : Là, je suis Camille, et ne le regrette pas, car la dépression est tellement évasée qu'elle apparaît surtout comme une petite clairière plate...

Poste 13 (129) - dépression profonde - 4'01" : Là encore, j'approche le poste seul, puis profite de la présence de Camille pour trouver la balise.

Poste 14 (131) - charbonnière - 5'21" : Il s'agit ici d'aller au sud du poste 10. Je m'appuie sur les ruines d'escalier pour trouver l'attaque du poste. Cette fois-ci, je gère tout comme un grand ;-o).

Poste 15 (133) - sur la colline - 6'20" : Que je n'aime pas cette zone, au nord-est d'un bras d'eau en arc de cercle. C'est là que j'avais perdu de nombreuses minutes et presque tous mes points lors de ma première course au score en 2005. Je jardine cette fois encore avant de trouver la bonne colline, et le poste !

Poste 16 (135) - borne - 4'59" : Je contourne le bras d'eau pour revenir sur le chemin, et profite de la présence d'orienteurs pour achever de trouver le poste.

Poste 17 (99) - extrémité est du sentier - 2'48" : La seule difficulté ici est de bien gérer la descente, abrupte, vers l'étang et le parking. Fort heureusement, j'aperçois à travers des fougères hautes comme moi une vague sente, qui me permettra d'éviter la descente trop abrupte directement à l'aplomb du poste.

Arrivée - 0'31" : Là, il faut tout donner : le cardio explose, mais je boucle ces derniers 150m à vive allure. Celà ne rattrape pas les grosses et moins grosses erreurs accumulées sur le parcours, mais apporte un peu de satisfaction malgré tout...

Je vide ma puce au camion GEC, remercie Michel pour cette organisation, et vois dans ma foulée Atomik JF, bientôt suivi des Montambaux et de Pascal. Tous m'ont plus ou moins largement battus. Neil, lui, met un peu moins de 48', soit 30' de moins que moi. J'ai conservé une sacrée marge de progression ;-o).

Après quelques photos, je rentre au bercail, fourbu mais heureux : même si je ne brille pas sur ce genre d'épreuves, c'est toujours un régal. Néanmoins, la tête et les jambes m'ont rappelé chacun qu'ils étaient un peu fatigués, et du repos leur fera le plus grand bien.

Bilan de la soirée : 1h17'15" pour 10,4 km et 319 m de D+.

Les données de la course sont accessibles sur Kikouroù, les cartes et définitions de postes suivent ci-dessous, et les résultats sont disponibles sur le site du Trophée.

L'Castor Junior

2006-06-11 20:15:17 : CR du Trail du Pays de Sully - 11-06-2006 - Rosny sur Seine (Yvelines) - 13 photos - 10 réactions

La der' des der'...

... avant la prochaine bien sûr ;-o).
Nous étions 4 JDM à nous élancer ce matin au départ du Trail du Pays de Sully ( http://site.voila.fr/csmrathletisme/indtrail.htm ), quatrième épreuve du Challenge X'Trem Trail IDF 2006 ( http://challenge.xtremtrail.free.fr/ ). Jean-Pierre Evan s'y rendait par ses propres moyens, tandis qu'Yves Langard venait passait nous prendre à la maison - rendez-vous fixé à 7h00 - pour gagner le fin fond des Yvelines, aux alentours de Mantes.

Arrivés sur place vers 8h00, Yves gare la Langard'mobile, et nous passons retirer nos dossards. Déjà plein de têtes connues : les grandes familles du trail en IDF sont bien là (ASR Trail, l'AESN78 et la doublette Trail91-Mondeville Trail Aventure). Plusieurs concurrents aux visages connus également : Bruno Guerniou, Géraldine Leroy, ainsi que quelques UFOs dont j'ignore toujours les noms... De toute façon, la famille de l'ultratrail est très chaleureuse, mais compte un nombre relativement limité de membres. En tout cas, chaque course est l'occasion de se retrouver avec le plus grand plaisir, et c'est déjà une raison suffisante pour y participer.
Mya et Bamban, de courseapied.net, et capog, emmanueltri, exo, PAT95 et ranchin de Kikouroù sont certainement là, mais je ne les connais (a priori) pas. Une prochaine fois peut-être ?

Après deux passages aux toilettes (des séquelles de la fête de rue trop arrosée d'hier midi ?), nous nous rapprochons de la ligne de départ, pour un dernier briefing. Apparemment, la distance a été raccourcie d'un km (voire...), mais le dénivelé positif cumulé est passé de 1.000 m à 1.200 m (gasp !). Afin de mettre de mon côté toutes les chances de terminer au plus vite, avant les grosses chaleurs du milieu de journée, je me place immédiatement sur la ligne de départ, au milieu des "grands" de la discipline (Jean-Claude Blum, Patrice Denis (le mari de Christine Denis-Billet, ou Bruno Guerniou). Ca fera de bons lièvres ;-o).

9h01 : le départ est donné à coup de pistolet (une première pour moi), et ça part vite, très vite (trop vite ?).
Patrick Caillault, de Mondeville Trail Aventure, part comme une fusée. S'agissant du rival (en toute amitié et dans le plus grand respect mutuel) de papa sur le classement V2 du Challenge, je me glisse dans sa foulée, avec le désir très sournois de lui passer devant pour le ralentir au maximum (niak, niak !!!). Plus sérieusement, sur la Farouch', il avait tourné sensiblement à mon rythme, et je me dis qu'il peut être intéressant de profiter de son expérience remarquable et de sa connaissance du terrain.

Le parcours nous emmène, après un passage au dessus de l'A13, directement dans la Forêt de Rosny, par des chemins qui s'apparentent parfois à peine à de simples sentes. Les noms des parcelles et des chemins laissent rêveur : le Clos Brocard, le Terrier de l'Epine, le Chêne Ragot, le Carrefour du Gouverneur, les Trois Frères, la Frênaie d'Apremont, les Houlettes, le Carrefour Henry, le Terrier de la Ressource et la Vallée des Prés, la Ferme des Huit Routes, les Monts Rôtis, le Carrefour Berri, le Mont du Désert et la Borne Versée, le Carrefour Bayard et les Quarante Arpents.
Le parcours nous emmène ensuite dans les Bois de la Vallée des Prés et de la Houssaye, en passant par l'Aventure (sic) et plusieurs passages à travers champs.
Le retour dans la Forêt de Rosny nous emmène vers la Tortue (re-sic) et le Fond de Charbon, et nous quittons définitivement cette forêt par la Route du Revenant (je suis bien content en tout cas d'en être revenu !), en enjambant à nouveau l'A13, un pont plus loin...
La dernière surprise agréable du parcours se situe dans les Buissons, petite zone boisée en bord de Seine, où se trouve un magnifique belvédère. La redescente sur Rosny s'effectue à travers champs, et nous regagnons le point de départ, l'école des Baronnies, par les ruelles de la ville.

Le soleil et la chaleur accablants m'ont convaincu de prendre un short échancré et un TS sans manche, ainsi qu'une saharienne, et de remplir mon camel bak avec 2 litres d'eau minérale. Je ne le regretterai pas pendant toute la course...

Patrick et moi restons dans un mouchoir (tantôt lui devant, tantôt moi) sur une quinzaine de kilomètres. Il me lâche définitivement dans une descente (ce n'est décidément pas mon fort), et vole vers l'arrivée loin devant (il me mettra finalement 10' dans la vue...). Tant pis pour papa ;-o)

C'est à ce moment là que, juste après avoir expliqué à un coureur qui me demandait comment je connaissais la distance parcourue, mon GPS décide de faire des siennes. Impossible de retrouver le focus avant le ravitaillement du 20 km. Damned !

Les montées et descentes, parfois très raides, ainsi que les virages à 15° s'enchaînent à un bon rythme (environ 11 km/h), avec toutefois de forts ralentissements de ma part dans les descentes les plus abruptes. C'est dans une telle descente que Sonia Semmad, qui fréquente le forum courseapied.net et, accessoirement, a remporté le 16 km d'Auffargis et le 38 km du Trail des Cerfs, et la quatrième place féminine du Marathon de Sénart (son premier !), me dépasse.

Elle chute peu après, mais les messieurs qui courent à son niveau, qui l'ont vue tomber, continuent leur course comme si de rien n'était (nous ne jouons pourtant pas pour les meilleures places...). Carton rouge !! Je la rejoins au ravitaillement des 20 km, où, comme à celui des 10, je bois comme un trou le cola et l'eau fournis par des bénévoles aux petits soins. C'est à ce même ravitaillement qu'un grand gaillard, que j'ai vu marcher depuis quelques kilomètres, cherche le chemin le plus court vers le départ. La chaleur a fait sa première victime.

Nous repartons avec Sonia, et nous ne nous quitterons plus vraiment, toujours à quelques dizaines de mètres au plus l'un de l'autre. Drôle de petit bout de femme : originaire de pays du soleil, elle n'aime pas pour autant la chaleur, qui vient s'ajouter à un rhume récent, un entraînement allégé depuis plusieurs jours et des troubles digestifs pour la brider un peu. Sans celà, elle aurait pu sans difficulté me "scotcher" sur place. Ses difficultés du jour réduiront d'ailleurs sa lucidité au point de la faire chuter à nouveau, derrière moi. Je me propose de l'aider à se relever, mais elle s'en sort très bien toute seule, et reprend, malgré la douleur, son rythme vaillant.

Les chemins à travers champs et en lisière de forêt nous font immanquablement souffrir, et les points d'eau rajoutés in extremis par l'organisation sont particulièrement bienvenus pour rafraîchir les épidermes et les gosiers. On en vient presque à adorer les passages dénichés par le traceur du circuit en dehors même de tout chemin, avec une vitesse de progression ramenée parfois à celle connue en course d'orientation ;-o)

Le passage au ravitaillement du 30ème km, en 2h50', est, pour moi, un cap assez difficile. C'est là que la course commence réellement, et j'ai la désagréable impression que la chaleur m'a déjà vidé de toute énergie. La lassitude me gagne et le rythme s'en ressent. Je marche parfois même sur du plat, et je m'imagine mal pouvoir mener l'aventure à son terme. Mais, la perspective de passer, si je marche, encore plus de deux heures dans ces conditions me convainc que, quitte à puiser au plus profond de moi, je n'ai guère d'autre choix que de courir le plus possible, chaque kilomètre couru, même à 9 ou 10 km/h, me rapprochant bien plus rapidement de l'arrivée.

C'est bien cette volonté, paradoxale, qui me permettra de venir à bout de cette course, la plus difficile pour moi à ce jour. Je repense au Raid 28, au Marathon de Paris, à la Farouch', aux 12 heures de Bures, ou même au Trail du Parc du Gâtinais (mon premier ultra), mais il me semble que toutes ces courses ont été pour moi de la rigolade par rapport à la difficulté du jour.

Heureusement, les bénévoles, courageux eux aussi (ils subissent la chaleur comme nous) nous renseignent peu à peu sur la proximité de l'échéance. "Plus que 4 km" dit l'un, un km avant qu'un autre nous en annonce "encore 4 à 5". On ne peut leur en vouloir (c'est grâce à eux que nous pouvons courir), mais j'avoue que c'est toujours un peu crispant...

Finalement, les bénévoles présents sur le belvédère aux environs du 40ème km nous donnerons les premiers chiffres exacts, certifiés : plus que 2 km (bon, OK, pour une course de 42 km, c'était facile ;-o) ). En tout cas, ça permet de relancer un peu la machine, d'autant plus que les maisons de Rosny sur Seine sont enfin en vue.

Je parviens même à dépasser un ou deux concurrents, et termine au "sprint", les 800 derniers mètres bouclés en 3'36", soit 4'33" au km.
J'ai donc bouclé les 42 km (à peu près, mon GPS m'ayant lâchement abandonné sur ce coup) et 1.200 m de D+ (idem), en 3h56'57", 26ème au scratch et 14ème SH. Ah, s'il y avait comme à Bures une catégorie Senior 1 (- de 30 ans), je serais même premier de cette catégorie ;-o). Apparemment, la folie de l'ultra démarre surtout après la trentaine, voire la quarantaine (Fred, un avis là-dessus ? ;-o) )

Patrice Denis a emporté l'épreuve en 3h10'06", devant l'habitué de Mondeville Jean-Claude Blum (3h14'37") et Vincent Menu (3"16'09"). Tous trois sont V1...

Je me précipite aux toilettes pour me passer la tête et les jambes, et les bras d'ailleurs également, sous l'eau, et apprécie vraiment la bière frâiche et le sandwich que me propose Sandra, l'épouse de Rémy Mercier.

Sonia termine 1', mon père 6' et Yves 25' après moi. D'interminables discussions nous occupent les uns et les autres pendant de longues minutes encore, et nous ne quittons les lieux, toujours sous un soleil de plomb, que vers 14h45', peu après l'arrivée de Jean-Pierre Evan.
La douche à la maison fait évidemment le plus grand bien et, je réalise avec grand plaisir que je n'ai aucun bobo particulier (pas de douleur articulaire ou musculaire, ni frottements douloureux dûs au sac ou au short). Seuls les ongles des orteils déjà bien amochés par mes derniers ultras, continuent à faire grise mine. Ca leur passera lorsqu'ils tomberont ;-o)

En tout cas, après avoir enchaîné 272 km en compétition depuis début avril, je m'accorde deux mois de "repos" bien mérités, et ne reprendrai qu'à la Via Romana le 13 août. D'ici là, quelques courses d'orientation au programme, ainsi que le Trophée Picard début juillet, et des "balades" sportives dans les Alpes (initiation à la haute montagne avec le JDM et Tour de l'Oisans OFF avec Mathias, webmaster de Kikouroù, Serge, webmaster de ce forum, et Nicolas, un autre doux dingue).

L'Castor Junior

2006-06-10 22:32:59 : Décrassage pré Trail du Pays de Sully - 10-06-2006 - Orsay (Essonne) - 1 photo - 0 réaction

Les chemins, c'est comme les chiens : plus c'est petit, mieux c'est...

Aujourd'hui, j'avais prévu, comme avant chaque compétition, une petite sortie de décrassage (environ une heure à allure tranquille).
Une fête de rue (très sympa d'ailleurs : on manque souvent d'occasions permettant de découvrir ses voisins !) m'a retenu à la maison ce matin (je préparais une mousse au chocolat visiblement très appréciée par lesdits voisins ;-o) ).
C'est donc peu avant 18h00, après un repas gargantuesque et bien arrosé, que je me décide enfin à chausser mes Asics DS Trainer X, pour courir un peu, à l'ombre si possible (la chaleur aujourd'hui était réellement accablante).

Afin de faire également un peu de dénivelé (le Trail du Pays de Sully fait "seulement" 42 km mais 1000 m de D+ !), je pars directement sur le plateau du Moulon par le chemin des Vignes. Arrivé dans le Bois de la Guyonnerie (qui sépare la Fac d'en haut de la Fac d'en bas), je choisis d'abandonner mes chemins habituels, pour prendre à chaque intersection le chemin le plus petit, parfois à peine assimilable à une simple sente. La plupart de ces voies sont à peine pratiquables, et en tout cas, à en juger par les toiles d'araignée qui m'embrassent tous les dix pas, très peu fréquentées.

Peu de coureurs, vététistes ou promeneurs (chaleur oblige ?). Néanmoins, j'ai le plaisir de retrouver, au dessus de l'INRA, l'ami Kloug, qui sera mon coéquipier début juillet sur le Trophée Picard ( http://www.colsverts.com ). Les grands esprits ? En fait, le clown prépare le tracé du Raidéliot, qui aura lieu le jeudi 15 juin prochain ( http://www.raid28.com ). Gilles, Marc et François, du JDM, nous avaient invité à les rejoindre ce matin pour un Tour du Plateau de Saclay en VTT OFF, mais avons décliné (nous nous entraînerons plus tard...). J'espère que nos amis se sont régalés !

J'abandonne l'ami Kloug à son tracé (ah, cet arbre mort... mais chuuut !), et continue mon périple bucolique jusqu'à la côte du Moulon, où j'embraie sur le parcours VTT du Duathlon de l'Yvette, en lisière de Supélec. Les étudiants qui batifolent dans l'herbe me rappellent que l'été est bien arrivé.

Je continue mon retour vers l'est, en optant toujours pour les plus petits chemins, au point, au sud de la Maison de l'Ingénieur, de me retrouver en plein coeur d'une zone de coupe, où je manque de me tordre une cheville en évitant les bûches fraîchement débitées.

Je me balade encore un peu dans le Bois des Rames, jusqu'à la lisière du Guichet, puis traverse la Faculté des Sciences pour rejoindre la Pacaterie et sa résidence universitaire. Je redescends ensuite sur l'Yvette, au Lac du Mail, puis suis la rivière jusqu'aux terrains de tennis, avant d'entamer la remontée vers la maison le long de la N118.

Mes voisins profitent toujours du magnifique soleil qui avait accepté l'invitation à notre petite sauterie, et jouent à une sorte de pétanque où les boules et le cochonnet sont remplacés par des palets. Intéressant, même si mes deux lancers à titre d'essai n'ont franchement pas été concluants.

Je les abandonne à leur repas du soir (que de restes à finir !), car un repas plus léger et mieux adapté à mon effort de demain me semble préférable.

Bilan de cette journée : quelques calories et milligrammes d'alcool en trop, mes énormément de plaisir.

Bilan de la sortie : un coeur bien malmené (cf. ci-dessus, plus la chaleur accablante) et 54'25" de course pour 8,9 km et 270 m de D+.
Et maintenant, dodo pour être en forme demain matin ;-o)

L'Castor Junior

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