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2006-06-11 20:15:17 : CR du Trail du Pays de Sully - 11-06-2006 - Rosny sur Seine (Yvelines)

La der' des der'...

... avant la prochaine bien sûr ;-o).
Nous étions 4 JDM à nous élancer ce matin au départ du Trail du Pays de Sully ( http://site.voila.fr/csmrathletisme/indtrail.htm ), quatrième épreuve du Challenge X'Trem Trail IDF 2006 ( http://challenge.xtremtrail.free.fr/ ). Jean-Pierre Evan s'y rendait par ses propres moyens, tandis qu'Yves Langard venait passait nous prendre à la maison - rendez-vous fixé à 7h00 - pour gagner le fin fond des Yvelines, aux alentours de Mantes.

Arrivés sur place vers 8h00, Yves gare la Langard'mobile, et nous passons retirer nos dossards. Déjà plein de têtes connues : les grandes familles du trail en IDF sont bien là (ASR Trail, l'AESN78 et la doublette Trail91-Mondeville Trail Aventure). Plusieurs concurrents aux visages connus également : Bruno Guerniou, Géraldine Leroy, ainsi que quelques UFOs dont j'ignore toujours les noms... De toute façon, la famille de l'ultratrail est très chaleureuse, mais compte un nombre relativement limité de membres. En tout cas, chaque course est l'occasion de se retrouver avec le plus grand plaisir, et c'est déjà une raison suffisante pour y participer.
Mya et Bamban, de courseapied.net, et capog, emmanueltri, exo, PAT95 et ranchin de Kikouroù sont certainement là, mais je ne les connais (a priori) pas. Une prochaine fois peut-être ?

Après deux passages aux toilettes (des séquelles de la fête de rue trop arrosée d'hier midi ?), nous nous rapprochons de la ligne de départ, pour un dernier briefing. Apparemment, la distance a été raccourcie d'un km (voire...), mais le dénivelé positif cumulé est passé de 1.000 m à 1.200 m (gasp !). Afin de mettre de mon côté toutes les chances de terminer au plus vite, avant les grosses chaleurs du milieu de journée, je me place immédiatement sur la ligne de départ, au milieu des "grands" de la discipline (Jean-Claude Blum, Patrice Denis (le mari de Christine Denis-Billet, ou Bruno Guerniou). Ca fera de bons lièvres ;-o).

9h01 : le départ est donné à coup de pistolet (une première pour moi), et ça part vite, très vite (trop vite ?).
Patrick Caillault, de Mondeville Trail Aventure, part comme une fusée. S'agissant du rival (en toute amitié et dans le plus grand respect mutuel) de papa sur le classement V2 du Challenge, je me glisse dans sa foulée, avec le désir très sournois de lui passer devant pour le ralentir au maximum (niak, niak !!!). Plus sérieusement, sur la Farouch', il avait tourné sensiblement à mon rythme, et je me dis qu'il peut être intéressant de profiter de son expérience remarquable et de sa connaissance du terrain.

Le parcours nous emmène, après un passage au dessus de l'A13, directement dans la Forêt de Rosny, par des chemins qui s'apparentent parfois à peine à de simples sentes. Les noms des parcelles et des chemins laissent rêveur : le Clos Brocard, le Terrier de l'Epine, le Chêne Ragot, le Carrefour du Gouverneur, les Trois Frères, la Frênaie d'Apremont, les Houlettes, le Carrefour Henry, le Terrier de la Ressource et la Vallée des Prés, la Ferme des Huit Routes, les Monts Rôtis, le Carrefour Berri, le Mont du Désert et la Borne Versée, le Carrefour Bayard et les Quarante Arpents.
Le parcours nous emmène ensuite dans les Bois de la Vallée des Prés et de la Houssaye, en passant par l'Aventure (sic) et plusieurs passages à travers champs.
Le retour dans la Forêt de Rosny nous emmène vers la Tortue (re-sic) et le Fond de Charbon, et nous quittons définitivement cette forêt par la Route du Revenant (je suis bien content en tout cas d'en être revenu !), en enjambant à nouveau l'A13, un pont plus loin...
La dernière surprise agréable du parcours se situe dans les Buissons, petite zone boisée en bord de Seine, où se trouve un magnifique belvédère. La redescente sur Rosny s'effectue à travers champs, et nous regagnons le point de départ, l'école des Baronnies, par les ruelles de la ville.

Le soleil et la chaleur accablants m'ont convaincu de prendre un short échancré et un TS sans manche, ainsi qu'une saharienne, et de remplir mon camel bak avec 2 litres d'eau minérale. Je ne le regretterai pas pendant toute la course...

Patrick et moi restons dans un mouchoir (tantôt lui devant, tantôt moi) sur une quinzaine de kilomètres. Il me lâche définitivement dans une descente (ce n'est décidément pas mon fort), et vole vers l'arrivée loin devant (il me mettra finalement 10' dans la vue...). Tant pis pour papa ;-o)

C'est à ce moment là que, juste après avoir expliqué à un coureur qui me demandait comment je connaissais la distance parcourue, mon GPS décide de faire des siennes. Impossible de retrouver le focus avant le ravitaillement du 20 km. Damned !

Les montées et descentes, parfois très raides, ainsi que les virages à 15° s'enchaînent à un bon rythme (environ 11 km/h), avec toutefois de forts ralentissements de ma part dans les descentes les plus abruptes. C'est dans une telle descente que Sonia Semmad, qui fréquente le forum courseapied.net et, accessoirement, a remporté le 16 km d'Auffargis et le 38 km du Trail des Cerfs, et la quatrième place féminine du Marathon de Sénart (son premier !), me dépasse.

Elle chute peu après, mais les messieurs qui courent à son niveau, qui l'ont vue tomber, continuent leur course comme si de rien n'était (nous ne jouons pourtant pas pour les meilleures places...). Carton rouge !! Je la rejoins au ravitaillement des 20 km, où, comme à celui des 10, je bois comme un trou le cola et l'eau fournis par des bénévoles aux petits soins. C'est à ce même ravitaillement qu'un grand gaillard, que j'ai vu marcher depuis quelques kilomètres, cherche le chemin le plus court vers le départ. La chaleur a fait sa première victime.

Nous repartons avec Sonia, et nous ne nous quitterons plus vraiment, toujours à quelques dizaines de mètres au plus l'un de l'autre. Drôle de petit bout de femme : originaire de pays du soleil, elle n'aime pas pour autant la chaleur, qui vient s'ajouter à un rhume récent, un entraînement allégé depuis plusieurs jours et des troubles digestifs pour la brider un peu. Sans celà, elle aurait pu sans difficulté me "scotcher" sur place. Ses difficultés du jour réduiront d'ailleurs sa lucidité au point de la faire chuter à nouveau, derrière moi. Je me propose de l'aider à se relever, mais elle s'en sort très bien toute seule, et reprend, malgré la douleur, son rythme vaillant.

Les chemins à travers champs et en lisière de forêt nous font immanquablement souffrir, et les points d'eau rajoutés in extremis par l'organisation sont particulièrement bienvenus pour rafraîchir les épidermes et les gosiers. On en vient presque à adorer les passages dénichés par le traceur du circuit en dehors même de tout chemin, avec une vitesse de progression ramenée parfois à celle connue en course d'orientation ;-o)

Le passage au ravitaillement du 30ème km, en 2h50', est, pour moi, un cap assez difficile. C'est là que la course commence réellement, et j'ai la désagréable impression que la chaleur m'a déjà vidé de toute énergie. La lassitude me gagne et le rythme s'en ressent. Je marche parfois même sur du plat, et je m'imagine mal pouvoir mener l'aventure à son terme. Mais, la perspective de passer, si je marche, encore plus de deux heures dans ces conditions me convainc que, quitte à puiser au plus profond de moi, je n'ai guère d'autre choix que de courir le plus possible, chaque kilomètre couru, même à 9 ou 10 km/h, me rapprochant bien plus rapidement de l'arrivée.

C'est bien cette volonté, paradoxale, qui me permettra de venir à bout de cette course, la plus difficile pour moi à ce jour. Je repense au Raid 28, au Marathon de Paris, à la Farouch', aux 12 heures de Bures, ou même au Trail du Parc du Gâtinais (mon premier ultra), mais il me semble que toutes ces courses ont été pour moi de la rigolade par rapport à la difficulté du jour.

Heureusement, les bénévoles, courageux eux aussi (ils subissent la chaleur comme nous) nous renseignent peu à peu sur la proximité de l'échéance. "Plus que 4 km" dit l'un, un km avant qu'un autre nous en annonce "encore 4 à 5". On ne peut leur en vouloir (c'est grâce à eux que nous pouvons courir), mais j'avoue que c'est toujours un peu crispant...

Finalement, les bénévoles présents sur le belvédère aux environs du 40ème km nous donnerons les premiers chiffres exacts, certifiés : plus que 2 km (bon, OK, pour une course de 42 km, c'était facile ;-o) ). En tout cas, ça permet de relancer un peu la machine, d'autant plus que les maisons de Rosny sur Seine sont enfin en vue.

Je parviens même à dépasser un ou deux concurrents, et termine au "sprint", les 800 derniers mètres bouclés en 3'36", soit 4'33" au km.
J'ai donc bouclé les 42 km (à peu près, mon GPS m'ayant lâchement abandonné sur ce coup) et 1.200 m de D+ (idem), en 3h56'57", 26ème au scratch et 14ème SH. Ah, s'il y avait comme à Bures une catégorie Senior 1 (- de 30 ans), je serais même premier de cette catégorie ;-o). Apparemment, la folie de l'ultra démarre surtout après la trentaine, voire la quarantaine (Fred, un avis là-dessus ? ;-o) )

Patrice Denis a emporté l'épreuve en 3h10'06", devant l'habitué de Mondeville Jean-Claude Blum (3h14'37") et Vincent Menu (3"16'09"). Tous trois sont V1...

Je me précipite aux toilettes pour me passer la tête et les jambes, et les bras d'ailleurs également, sous l'eau, et apprécie vraiment la bière frâiche et le sandwich que me propose Sandra, l'épouse de Rémy Mercier.

Sonia termine 1', mon père 6' et Yves 25' après moi. D'interminables discussions nous occupent les uns et les autres pendant de longues minutes encore, et nous ne quittons les lieux, toujours sous un soleil de plomb, que vers 14h45', peu après l'arrivée de Jean-Pierre Evan.
La douche à la maison fait évidemment le plus grand bien et, je réalise avec grand plaisir que je n'ai aucun bobo particulier (pas de douleur articulaire ou musculaire, ni frottements douloureux dûs au sac ou au short). Seuls les ongles des orteils déjà bien amochés par mes derniers ultras, continuent à faire grise mine. Ca leur passera lorsqu'ils tomberont ;-o)

En tout cas, après avoir enchaîné 272 km en compétition depuis début avril, je m'accorde deux mois de "repos" bien mérités, et ne reprendrai qu'à la Via Romana le 13 août. D'ici là, quelques courses d'orientation au programme, ainsi que le Trophée Picard début juillet, et des "balades" sportives dans les Alpes (initiation à la haute montagne avec le JDM et Tour de l'Oisans OFF avec Mathias, webmaster de Kikouroù, Serge, webmaster de ce forum, et Nicolas, un autre doux dingue).

L'Castor Junior

Les réactions

Par mielou, le 2006-06-11 20:43:00
ah que de souvenirs !
j'avais fais l'épreuve courte l'année dernière !!!
chapeau pour ta perf, je me rappelle du profil, pas évident...
encore bravo le castor
tu m'épates !

Par Emmanuel, le 2006-06-11 20:46:22
Bravo pour ton temps !

Quel gps avais tu ? Moi j'avais un Forerunner 301, il n'a jamais décroché hormis quelques bips "signaux faibles". A la fin il affichait 38,2 km !

Par L'Castor Junior, le 2006-06-11 22:11:16
@ mielou : Merci ;-o)
L'épreuve courte est costaud aussi, et, avec la chaleur du jour, tout le monde a dû souffrir, quel que soit le parcours.
Pour ma "perf'", disons que ce genre de distances me permet de compenser mon absence totale de pratique sportive pendant 28 ans. Après tout, c'est le mental qui est déterminant !

Emmanuel : Merci aussi ;-o)
Peut-être nous sommes nous croisés ce matin ? Tu peux m'envoyer un message privé par le who's who si tu le souhaites. Pour le GPS, j'ai un Forerunner 305. En fait, je n'ai réalisé qu'il avait décroché qu'en rentrant à la maison, où il m'a tracé une belle ligne droite en lieu et place d'innombrables virages. 38,2 km me semble nettement sous-estimé : je pense que les 40 y étaient largement et les 41 probablement. Pour les 42, je reconnais qu'il en manquait peut-être un peu. A voir éventuellement en regardant le site de la course !

Par Pierre92, le 2006-06-11 23:05:53
Bravo pour ce super CR et pour avoir terminé en un temps excellent. J'ai couru le 17 km ce matin, et j'avoue qu'il me suffisait amplement, avec cette chaleur très éprouvante. Mais nous avions la chance d'avoir un parcours très ombragé, avec de petites oasis de fraicheur dans les bois... Je suis plein d'admiration pour tous ceux qui sont venus à bout des 42 km! Bonne récup, Pierre

Par Enzo, le 2006-06-12 10:17:46
Quel temps !! Bravo pour cette perf' ..

La graphe cardio/altitude tu le sors avec SportTracks aussi ??

enzo

Par L'Castor Junior, le 2006-06-12 10:42:54
@ Pierre92 : Je dois t'avouer que je me suis pas mal interrogé à la bifurcation entre les deux parcours... Mais bon, j'étais venu pour le 42 : il fallait bien assumer. Tu as raison pour le parcours ombragé (heureusement d'ailleurs). Mais ces températures sont malgré tout trop élevées pour moi. Le changement de temps était en plus un peu trop brutal. Merci en tout cas pour ton message, et à bientôt j'espère sur une course (mon kivaou, sur Kikouroù, est normalement à jour).

@ Enzo : Merci ;-o) Je suis il est vrai plus à mon aise sur le long que sur le court (un jour, je passerai sous les 40' aux 10 km... j'espère !). Quand reprends-tu de ton côté (j'ai lu que tes soucis allaient en diminuant) ?
Pour la courbe cardio/altitude, elle vient en fait de Kikouroù, où je transfère mon fichier .hrm (Polar S710i) et mon fichier .gpx (SportTracks, dans lequel je fusionne les données cardio et GPS). Ca m'oblige à courir avec deux montres, mais les infos sont souvent plus fiables pour le dénivelé. Je pourrai te donner plus d'infos si tu le souhaites.

Par Calou, le 2006-06-12 13:49:21
Bravo et merci pour ce superbe CR.
Je suis également pleine d'admiration pour tous ceux qui viennent à bout de ce type de course. D'autant que la chaleur devait considérablement compliquer la tâche !
Ton CR me donne vraiment envie d'y participer l'année prochaine. Cela fait partie des courses que j'aimerais bien faire... Enfin... la version courte pour commencer ;o)
Encore Bravo !
Calou

Par TG, le 2006-06-12 15:50:10
Superbe CR, sur les traces de l'electron.... C'est vrai qu'il a fait bien chaud, mais les ravitaillements étaient nombreux et les passages en plein soleil pas trop longs.
Par contre je sortais mon Forerunner 205 pour la premire fois en course et là, grosse deception: 28,5 km avec deux coupures très longues (la première après 16,5km)....je vais comparer avec ton relevé.
TG

Par TG, le 2006-06-13 08:10:25
Comparaison effectuée. Je suis perplexe sur ton parcours apres le KM 16. Je pars à gauche avec une trace en lisiere du bois (en plein soleil) alors que tu pars à gauche direct plein bois !! j'ai dailleurs perdu le signal peu apres. Pour le retrouver au 24 et le reperdre au 33eme.
Dur Dur
Bonne récup
TG

Par L'Castor Junior, le 2006-06-13 08:37:53
Salut TG !
En fait, mon Forerunner 205 a aussi lâché à cet endroit là (le km 16), et j'ai rectifié le tracé dans SportTracks, en m'inspirant du parcours de l'an dernier. Mais ce n'est qu'un pis aller, car je ne me souviens pas de ces longues lignes droites en forêt... Il faudrait pouvoir récupérer la carte du parcours faite par l'organisateur.
Etrange en tout cas que nous ayons perdu le signal tous les deux au même endroit. Par contre, le mien m'indiquait environ 35 km à l'arrivée, et pas 28,5 (il a gardé le signal jusqu'à la fin).
A+

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Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


Image satellite du parcours (via SportTracks).


A la tienne Bruno ! Le pauvre a accumulé tous les soucis du traileur aujourd'hui : chute, corps étrangers dans les chaussures, perte du dossard, perte d'un bidon... Cela ne l'a pas empêché de terminer aux portes du podium.


La table d'arrivée, avec une Martine Napolitano visiblement ravie d'être dans la boîte ;-o)


Rémy Mercier qui veut me piquer mon appareil pour une sombre histoire de droits d'auteur. Ah, j'vous jure, mettre l'ASR Trail 78 en boîte est un véritable challenge ;-o)


Certains, comme Sandra avec son pantalon bleu, se cachent même sournoisement dans le flou...


Yves et papa se moquent du photographe. Bouhhh...


Sonia, qui a remporté brillamment la course malgré ses difficultés du jour...


Géraldine Leroy et un ami.


Philippe Feutry, organisateur du Trail des Cerfs, et Maurice Le Ruyet, d'ASR Trail 78. Maurice, qui avait prévu de ne pas courir, s'est finalement aligné au départ du 17 km et empoché au passage la 2ème place. Ca laisse rêveur...


Chantal Lopez, de Mondeville également, deuxième féminine du jour en 4h00'14".


Patrick Caillault, 2ème VH2 en 3h45'39" pose devant le chronomètre qui égrène inexorablement les secondes. Il est déjà 14h10, soit midi heure solaire, et les derniers concurrents ont vraiment du mérite.


Jean-Pierre Delhôtal et Martine, personnages incontournables du trail en Essonne... et en Mauritanie ;-o) Rendez-vous en 2007 ?


Jean-Pierre Evan en termine, et va au moins tripler son nombre de points au Challenge ;-o) Chapeau bas l'ami !


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2006-06-10 22:32:59 : Décrassage pré Trail du Pays de Sully - 10-06-2006 - Orsay (Essonne) - 1 photo - 0 réaction

Les chemins, c'est comme les chiens : plus c'est petit, mieux c'est...

Aujourd'hui, j'avais prévu, comme avant chaque compétition, une petite sortie de décrassage (environ une heure à allure tranquille).
Une fête de rue (très sympa d'ailleurs : on manque souvent d'occasions permettant de découvrir ses voisins !) m'a retenu à la maison ce matin (je préparais une mousse au chocolat visiblement très appréciée par lesdits voisins ;-o) ).
C'est donc peu avant 18h00, après un repas gargantuesque et bien arrosé, que je me décide enfin à chausser mes Asics DS Trainer X, pour courir un peu, à l'ombre si possible (la chaleur aujourd'hui était réellement accablante).

Afin de faire également un peu de dénivelé (le Trail du Pays de Sully fait "seulement" 42 km mais 1000 m de D+ !), je pars directement sur le plateau du Moulon par le chemin des Vignes. Arrivé dans le Bois de la Guyonnerie (qui sépare la Fac d'en haut de la Fac d'en bas), je choisis d'abandonner mes chemins habituels, pour prendre à chaque intersection le chemin le plus petit, parfois à peine assimilable à une simple sente. La plupart de ces voies sont à peine pratiquables, et en tout cas, à en juger par les toiles d'araignée qui m'embrassent tous les dix pas, très peu fréquentées.

Peu de coureurs, vététistes ou promeneurs (chaleur oblige ?). Néanmoins, j'ai le plaisir de retrouver, au dessus de l'INRA, l'ami Kloug, qui sera mon coéquipier début juillet sur le Trophée Picard ( http://www.colsverts.com ). Les grands esprits ? En fait, le clown prépare le tracé du Raidéliot, qui aura lieu le jeudi 15 juin prochain ( http://www.raid28.com ). Gilles, Marc et François, du JDM, nous avaient invité à les rejoindre ce matin pour un Tour du Plateau de Saclay en VTT OFF, mais avons décliné (nous nous entraînerons plus tard...). J'espère que nos amis se sont régalés !

J'abandonne l'ami Kloug à son tracé (ah, cet arbre mort... mais chuuut !), et continue mon périple bucolique jusqu'à la côte du Moulon, où j'embraie sur le parcours VTT du Duathlon de l'Yvette, en lisière de Supélec. Les étudiants qui batifolent dans l'herbe me rappellent que l'été est bien arrivé.

Je continue mon retour vers l'est, en optant toujours pour les plus petits chemins, au point, au sud de la Maison de l'Ingénieur, de me retrouver en plein coeur d'une zone de coupe, où je manque de me tordre une cheville en évitant les bûches fraîchement débitées.

Je me balade encore un peu dans le Bois des Rames, jusqu'à la lisière du Guichet, puis traverse la Faculté des Sciences pour rejoindre la Pacaterie et sa résidence universitaire. Je redescends ensuite sur l'Yvette, au Lac du Mail, puis suis la rivière jusqu'aux terrains de tennis, avant d'entamer la remontée vers la maison le long de la N118.

Mes voisins profitent toujours du magnifique soleil qui avait accepté l'invitation à notre petite sauterie, et jouent à une sorte de pétanque où les boules et le cochonnet sont remplacés par des palets. Intéressant, même si mes deux lancers à titre d'essai n'ont franchement pas été concluants.

Je les abandonne à leur repas du soir (que de restes à finir !), car un repas plus léger et mieux adapté à mon effort de demain me semble préférable.

Bilan de cette journée : quelques calories et milligrammes d'alcool en trop, mes énormément de plaisir.

Bilan de la sortie : un coeur bien malmené (cf. ci-dessus, plus la chaleur accablante) et 54'25" de course pour 8,9 km et 270 m de D+.
Et maintenant, dodo pour être en forme demain matin ;-o)

L'Castor Junior

2006-06-09 01:27:26 : Course d'Orientation - Trophée de Saint Quentin en Yvelines - Etape 1 - Ste Apolline 2 - 07-06-2006 - 4 photos - 12 réactions

Où L'Castor Junior jardine, jardine, jardine...

Bon, comme annoncé ce matin, voici le compte-rendu de la première étape du Trophée de Saint Quentin en Yvelines de Course d'Orientation (http://rauturie.club.fr/trophee_2006/index.html ), organisé conjointement par le MSO (Montigny Sports d'Orientation) et le GO78 (Guyancourt Orientation 78 - mon club de CO), les deux clubs de CO de la ville nouvelle.
C'est le MSO qui organisait cette première étape, en forêt de Sainte Apolline, vers Plaisir.

Première difficulté : se rendre sur le site de la course.
Après avoir quitté mon boulot plus tôt que d'habitude, je me change à la maison et revêts la tenue la mieux adaptée à la CO en cette saison : celle de mon club : pantalon long mais léger, et haut léger à manches longues. Pourquoi du long avec un cagnard pareil ? Essentiellement pour éviter les tiques, ennemi numéro 1 de l'orienteur (après bien sûr un sens de l'orientation défaillant ;-o) ). J'enfile également mes guêtres Raidlight (pour protéger les tibias et pouvoir passer plus sereinement à travers ronces et orties), et mes NB 1100 OR (renseignements pris, OR ne signifie pas ici Orienteering, dommage...), véritables tanks avec leurs pare-pierres à l'avant du pied.
Je prends également la boussole-pouce de mon père, ainsi que ma toute nouvelle puce SportIdent, personnalisée à mon goût et annoncée comme beaucoup plus rapide que la génération précédente (OK, ce n'est pas tout à fait la puce qui explique mes temps déplorables sur toutes les CO auxquelles je participe, mais...).
Je monte dans la voiture, direction Plaisir. La traversée de Guyancourt m'évite l'essentiel des bouchons de l'A86 puis de la N12, et j'arrive en une vigntaine de minutes aux portes de Plaisir. J'ai beau m'être rendu plusieurs fois dans cette forêt, je trouve malgré tout le moyen de me tromper de chemin. En effet, je prends la première sortie Sainte Apolline, qui mène en fait à la zone d'activités de Plaisir, plutôt qu'à la belle forêt où Turoom nous avait fait passer sur le Raid 28.
Trop tard pour revenir en arrière. Je me retrouve donc, ironie du sort, sur le parking du magasin Truffaut du coin.
C'était écrit : ce soir, ce sera une séance "Jardinage" pour l'Castor Junior...
Je retrouve néanmoins facilement mon chemin, et parviens au parking du départ vers 19h15.

La course, où comment de belles séances de jardinage clownesque peuvent achever de ridiculiser un orienteur déjà peu habile...
Sur site, peu de têtes connues, hormis Jean-François Gastineau, Président du MSO et orienteur de choc, complice de Turoom à ses heures perdues, et quelques copains du GO78 (Cédric Siroën, Matthieu Bresciani, Camille Clouard et Thierry Vermeersch), ainsi que Bernard Depont, du JDM.
Atomik JF et Gilles Montambaux, du JDM, m'ont dit qu'ils viendraient, et je suis persuadé que François Loeser, JDM également, n'aura pas loupé ça non plus, tout comme le Mammouth Rose et l'Electron, habitués de ces soirées estivales d'orientation, et Domi78 (Monstertruck), collègue du GO78 et habitué du Raid 28. Sont-ils déjà sur piste ? Toujours est-il que je ne les verrai pas de la soirée, et il me faudra même attendre la publication des résultats pour m'apercevoir que Pouic-Pouic aussi était venu profiter de cette organisation. Presque tout le monde aura choisi le circuit A (difficile - 7 km de balise à balise).

Je recopie les 22 postes (gasp !) sur ma carte, et passe m'enregistrer à la GEC (Gestion Electronique de Course), avant de me diriger vers l'atelier départ. RAZ, Contrôle de la puce et, à 19h32, top !, c'est parti pour... un certain temps de course. Les circuits fermant à 21h30, je n'ai pas intérêt à lambiner trop...

Poste 1 (31) - dépression - 2'37" : Je prends le second fossé sur ma gaucheaprès le départ, et me dis que la dépression est suffisamment grande pour que je ne voies qu'elle. Malheureusement, j'ai négligé la multitude de trous et petites dépressions cartographiés dans la zone, et commence donc mon jardinage. Je mets donc deux fois plus de temps que les dix premiers pour pointer ce poste. Effectivement, la nouvelle puce est remarquable : le bip se fait entendre immédicatement après avoir glissé le doigt dans le boîtier. Toujours ça de gagné ;-o)

Poste 2 (36) - pied nord de la colline - 2'44" : Là, c'est facile, il suffit de suivre une sente qui amène juste à l'aplomb de la colline. Je perds à peine 40" sur le meilleur.

Poste 3 (33) - extrémité nord-ouest de la ravine - 2'39" : Ici aussi, un chemin puis une sente mènent directement à l'extrémité sud-est de la ravine, qu'il suffit ensuite de remonter. Encore 40" (seulement) de perdues.

Poste 4 (34) - dépression - 2'08" : Ah, là, ça se gâte. Je n'ai pas été assez attentif sur mon cap, et perds une bonne minute à passer de dépression en dépression. Je mets plus du double de temps que les meilleurs...

Poste 5 (39) - intersection d'un sentier et d'un ruisseau - 5'22" : Pas vraiment d'erreurs d'orientation (j'attaque par le sentier en question), mais ma lenteur légendaire de progression en milieu hostile me fait perdre du temps autour du poste : 2' sur les meilleurs...

Poste 6 (42) - rentrant - 5'40" : A priori, pas de grosse erreur non plus. J'ai juste préféré attaquer le rentrant par le nord, en restant le plus longtemps possible sur chemins. 2' de perdues sur les meilleurs.

Poste 7 (43) - pied sud de l'arbre isolé le plus à l'est - 1'24" : Assez facile : une sente amène, sur la courbe de niveau, à la zone où se situent les arbres. 30" de perdues.

Poste 8 (45) - petite dépression - 11'21" : Première grosse erreur et véritable jardinage. L'approche du poste, par chemins et sentiers est bonne. L'appui sur les arbres isolés est correct également. Mais, sans comprendre réellement, je vais passer plusieurs fois autour de cette petite dépression située juste au sud d'un autre arbre remarquable. Je trouve même la balise suivante, qui m'incite à revenir en arrière, mais, panique aidant, ne me permet pas de prendre un cap correct et de tomber sur le poste. Je m'imagine déjà moisir ici jusqu'à l'arrivée des débaliseurs... 9' (!!!) perdues sur ce poste.

Poste 9 (46) - entre deux levées de terre - 1'20" : Désarçonné par le poste précédent, je perds encore 40" pour retrouver ce poste pourtant déjà aperçu auparavant. Zut !!!

Poste 10 (47) - pied nord de la butte - 8'33" : Toujours embrumé par mon cafouillage au poste 8, je perds beaucoup de temps pour retrouver le grand chemin qui me rapproche de ladite butte, et tourne même un certain temps autour de cette butte avant de pointer enfin le poste. Encore 4'30" de perdues...

Poste 11 (48) - dépression - 2'20" : Une fois de plus, je ne prends pas suffisamment le temps d'étudier la carte, et me retrouve perdu au milieu d'une multitude de dépressions et trous en tous genres. Encore 1'30" de perdues. Ca commence à faire beaucoup...

Poste 12 (49) - pied sud de l'arbre isolé - 5'20" : Je préfère, à tort, couper à travers la zone blanche (végétation "roulante", alors que les différentes sentes m'auraient permis de courir plus vite. L'arbre en question est, heureusement, facilement visible à l'extrémité d'une dépression. 3' de perdues quand même...

Poste 13 (50) - pied est de la butte la plus à l'ouest - 1'38" : Pas d'erreur d'orientation (la balise est immédiatement à l'est de la précédente), mais une progression trop lente. 1' de retard.

Poste 14 (51) - extrémité sud-est du talus raide - 6'00" : Nouvelle grosse bourde ma part. Je prévois de m'appuyer sur un chemin arrivant de l'ouest sur le chemin d'appui, afin de remonter ledit talus raide. Par manque d'inattention, je loupe ce sentier, et parcours de trop nombreux mètres, en hésitant, avant de faire marche arrière. 4' de perdues à nouveau. Aïe...

Poste 15 (52) - pied est de la butte - 1'37" : Là, ça va mieux (aucune difficulté technique il est vrai). Les 30" de perdues sont dues essentiellement à ma lenteur de progression.

Poste 16 (53) - tour - 2'48" : Encore une fois, pas de véritable difficulté, mais une progression lente qui me fait perdre 1' sur le premier.

Poste 17 (54) - au pied de la falaise - 5'44" : J'ai préféré jouer la sécurité, en attaquant le poste par l'est (végétation plus pratiquable que par l'ouest). Le détour fait par rapport au chemin le plus court explique l'essentiel des 2' d'écart.

Poste 18 (55) - clairière - 4'25" : Nouvelle erreur stupide. Par inattention, je n'ai pas remarqué que la zone qui sépare les deux postes était clôturée. Je me retrouve donc nez à nez avec une clôture infranchissable, que je contourne difficilement par l'est, avant de reprendre mes marques et de trouver ce poste visible depuis le chemin, et accessible par un magnifique layon. Encore 2'30" de retard...

Poste 19 (56) - pied ouest de la souche - 2'09" : Je finis le parcours en compagnie d'une équipe de trois jeunes raideurs, dont un seul poinçonne les postes. J'attaque le poste à partir du chemin au nord, dans le léger coude visible sur la carte. Pas de souci ici : à peine 30" de perdues.

Poste 20 (57) - trou d'eau - 5'13" : Est-ce l'émulation liée à la présence de mes jeunes compères (ils me vouvoient, gasp !) ? La volonté de ne pas déshonorer la tenue du club (je sens qu'ils me prennent pour un cador) ? Toujours est-il que je les emmène directement sur le poste, au nord d'une grande colline. A peine 1' de perdue.

Poste 21 (58) - extrémité ouest du fossé - 1'44" : Nous jardinons un peu tous les quatre, et finissons par tomber sur ledit fossé. 50" de perdues quand même !

Poste 22 (99) - arbre remarquable - 4'22" : Je les emmène à nouveau vers le poste, au cap jusqu'à la route puis à travers les sous-bois à l'approche du poste. 1'30" de perdue. Je n'avance décidément pas...

Arrivée - 0'21" : La voie vers l'arrivée est balisée, comme le prévoit le règlement sportif, mais (fatigue aidant ?), je mets 21" là où le plus rapide n'en met que 14"... Il va falloir que je me remette aux fractionnés ;-o)

Je vide ma puce au camion GEC, remercie Jean-François Gastineau pour l'organisation et les bénévoles pour leur boulot, et regagne ma voiture, non sans avoir salué au passage mon président, Christophe Rauturier, qui a, comme à son habitude, bien performé ce soir.

Le retour à la maison se passe, cette fois-ci, sans erreur d'orientation, et la douche et le repas font le plus grand bien, car ces courses d'orientation, pendant lesquelles je marche pourtant beaucoup, sont éreintantes.

Bilan de la soirée : 1h27'29" pour 11 km et 184m de D+.
C'est la troisième fois que j'arpente les sentiers de cette forêt (la première sur le Raid 28, où je me contentais de suivre mes coéquipiers, la seconde sur la Régionale 2 fin février), et c'est la première fois que la végétation a repris ses droits. Les balises visibles à cent mètres comme à la régionale n'étaient plus d'actualité ce soir, ce qui me réconforte un peu quant à mes erreurs, même si je reste persuadé qu'un entraînement plus sérieux me permettrait de progresser significativement. Yapuka ;-o)

Les données de la course sont accessibles sur Kikouroù, les cartes et définitions de postes suivent ci-dessous, et les résultats sont disponibles sur le site du Trophée.

L'Castor Junior

2006-06-08 03:21:30 : Petit footing matinal - 07-06-2006 - Orsay (Essonne) - 14 photos - 8 réactions

Première sortie en débardeur de l'année...

Ce mercredi matin, j'avais décidé de profiter de l'arrivée - tant attendue - enfin annoncée de l'été pour renouer avec mes sorties très matinales. Une nuit bien trop courte consécutive à des soucis informatiques aura eu raison du départ à 5h30 prévu intialement, et c'est peu avant 6h00 que je m'élance, presque en même temps que le soleil, à travers chemins et sentiers.
Je repasse par une bonne partie du parcours effectué dimanche avec la troupe du JDM, et tente de capturer des images un peu différentes, en essayant de profiter des couleurs très particulières du lever du soleil.
La sortie est un régal : la nature est magnifique, les températures encore supportables, et le corps réagit bien.
Bilan de cette petite escapade : 1h04' pour 9,6 km et 287 m de D+.
Le bilan photo est plus mitigé : je suis incapable de tenir l'appareil sans bouger, et la plupart des photos sont floues. J'en ai laissé quelques unes néanmoins.
Prochain rendez-vous : le soir même, la première étape du Trophée de St Quentin en Yvelines de Course d'Orientation. Le CR arrivera ce soir...

L'Castor Junior

2006-06-04 17:24:41 : Sortie JDM 'Orties et gadin' - 04-06-2006 - Orsay (Essonne) - 39 photos - 8 réactions

Ou comment une petite sortie tranquille se transforme en joyeux trail parsemé de petites surprises...

Ce matin, après ma sortie longue d'hier à Saint Jean de Beauregard et pour éviter de faire ressurgir la douleur contractée aux 12 heures de Bures, je décidai de rejoindre mes amis du JDM à 9h00, pour une sortie que j'espérais courte et pépère. Mon père, qui fuit le court comme la peste, décidait de son côté de batifoler vers le Bois de Verrières, à son rythme et sans contraintes.

Exceptionnellement, pour réduire au maximum la durée de la sortie, je me rends au point de rendez-vous en voiture (c'est toujours 8 km aller/retour de gagnés !).
Avec des JDM en vadrouille sur le Raid IGN ou sur un week-end parachutisme en Normandie, je m'attends à ce que nous puissions nous compter sur les doigts d'une main.
Que nenni ! Frédéric Paulin est là, avec un couple d'amis finlandais, Frédéric Orsoni, Yves Langard, Philippe Janin, Atomik JF, Jean-Pierre Raymond également. Nous retrouvons Patrice Pierre, qui ne court plus avec nous depuis quelques temps (trop long, trop vite, etc.), mais qui se propose de nous accompagner un peu si nous partons vers l'ouest. Manque de pot, Jean-Pierre souhaitant rentrer "tôt", nous optons finalement pour un parcours vers Orsay, à l'est. Tant pis, ce sera pour une prochaine !
Il n'empêche que cela ne fait pas non plus mes affaires : pour une fois que je prends la voiture, il va me falloir courir davantage pour venir la récupérer. Quel flair...
A peine sommes nous partis que Marc Richard-Foy nous rejoint en trombe, suivi un peu plus loin par Bernard Depont. 1, 2, 3, ..., nous sommes finalement 11 à traverser la Faculté des Sciences, le long de l'Yvette. Deux mains n'auraient donc pas suffi...

Pour combler les futurs concurrents de l'UTMB (Atomik JF, Yves et Marc) ou du CCC (Philippe et moi), et parce qu'un bon JDM est un JDM qui grimpe comme un cabri, nous remontons directement sur le plateau du Moulon par les escaliers des étudiants (une montée comme à l'UTMB me glisse Atomik JF, qu'il me conseille de monter et descendre dix fois d'affilée, avec des bâtons, pour m'entraîner. Gasp...). Les muscles brûlent, mais les sourires ne quittent pas les visages. Un bon JDM est un JDM souriant ;-o).

Nous redescendons ensuite sur la N118, que nous traversons par le petit tunnel qui débouche au bout de la rue de la maison (tentant...). Je montre à mes amis le petit diverticule que m'avait montré papa récemment : une sente à peine tracée qui ne doit pas trop dépayser nos amis finlandais, la Finlande étant un paradis pour les amateurs de forêt, et le berceau de la Course d'Orientation.
En retrouvant le chemin habituel, je me trompe (comme souvent) et guide la troupe vers un cul de sac, en haut d'escaliers bloqués par la grille qui protège le centre Thalès de Corbeville. Ah, si Yves avait les clefs ;-o).
Nous reprenons le bon chemin, et passons devant l'arbre au tronc creux comme ces jouets d'enfant, dans lequel Philippe et Marc jouent aux acrobates.

Je propose aux amis de faire un petit tour par la petite carrière de Corbeville, dans laquelle un sculpteur amateur un peu fou a démontré son talent en creusant une niche finement ciselée. Cet endroit, méconnu par la plupart des personnes habitant alentours, est une véritable curiosité qui mérite le détour. Jean-Pierre nous abandonne alors, pour regagner ses pénates.

Nous longeons ensuite le sud de Polytechnique, puis descendons vers l'Yvette pour remonter, via le bois de la Grille Noire, vers le Bois Persan, terrain de jeux de mon enfance. Yves mène le train dans les petites buttes de sable et de terre durcis qui doivent faire le bonheur de vététistes et coureurs de cross, et nous nous décidons à préférer au PR bien roulant de minuscules sentes où la végétation luxuriante et les nombreuses toiles d'araignée nous montrent que l'homme s'y aventure peu. Le feuillage est tellement dense que nous trouvons, pour la première fois depuis le départ, quelques passages légèrement boueux.

Arrivés au bout du Bois Persan, à l'aplomb de la N118, le gros de la troupe (tout le monde sauf Yves et Bernard, plus prudents) choisit d'affronter de plein fouet la pente, dans une herbe haute et légèrement humide, maillée d'orties. C'est là que, malgré ma trouille légendaire en descente qui me ralentit plus que de raison, je glisse, en partie à cause de mes DS Trainer peu adaptées à ce terrain instable et glissant, et me retrouve, le cul par terre, dans un bouquet d'orties. Heureusement, Atomik JF a raté la scène, ce qui m'épargnera des photos peu à mon avantage ;-o)

Nous longeons ensuite la bretelle d'accès à la N118, à la grande stupéfaction des rares automobilistes du moment, puis regagnons, à travers Mondétour et le Bois du Roi, les Vignes de Bures puis le Parc Nord des Ulis.
C'est là que Frédéric et ses amis finlandais, et Philippe nous quittent, pour rallier Bures au plus vite. L'autre Frédéric les rejoint quelques centaines de mètres plus loin, et c'est donc à cinq (ah, mon estimation du départ se trouve enfin confirmée ;-o) ) que nous terminons notre périple.

La traversée du Parc est encore l'occasion de privilégier les sentiers les plus tortueux et les plus étroits, dans un esprit trail poussé à son paroxysme. Nous hésitons à l'approche de l'avenue de Normandie sur le meilleur itinéraire à suivre, et choisissons finalement l'option très classique de la rue des Réservoirs.
En descendant la rue de Montjay, nous apercevons deux silhouettes bien connues : Monique et Guy Ducournau, que j'avais déjà croisés hier à Saint Jean de Beauregard. Nous discutons ainsi plusieurs minutes, la plupart de mes camarades ne les ayant pas revus depuis bien longtemps. Mais, ils doivent se reposer avant leur semi de ce soir, et nous devons tous envisager le retour à la maison, donc nous nous quittons et repartons dans notre terrain de jeu du jour : la forêt.

Marc, Atomik JF et Bernard continuent vers les Hauts de Bures, mais Yves et moi préférons repartir plus directement vers le centre de Bures. Une dernière petite descente, et Yves m'abandonne à son tour pour filer à la Hacquinière, non sans m'avoir confirmé qu'il nous amènerait à Rosny sur Seine pour le Trail du Pays de Sully dimanche prochain. Je termine pour ma part par la gare de Bures et le parc de la Grande Maison, où se tient une animation que je n'ai pas reconnue. La voiture m'attend, et j'arrête le chrono.

Bilan : 2h03' de course, pour 16,5 km et 439 m de D+. La petite sortie s'est bel et bien muée en sortie longue, finalement de bon aloi pour le trail du week-end prochain.
Surtout, je n'ai ressenti aucune douleur au pied ce matin. Je vais néanmoins continuer mon traitement à l'arnica et au gel "fraîcheur" pendant la semaine.
Prochain rendez-vous, hormis une éventuelle sortie courte matinale : la première étape du Trophée de Saint Quentin en Yvelines de Course d'Orientation, mercredi soir en forêt de Sainte Apolline, à Plaisir, où je vais encore pouvoir faire la démonstration de mes piètres talents d'orienteur... Arfff, c'est le métier qui rentre ;-o)

L'Castor Junior

2006-06-03 18:43:58 : Reprise endurance après les 12 heures - 03-06-2006 - Saint Jean de Beauregard (Essonne) - 20 photos - 3 réactions

14... 13... 12... 10,11...

14 mois après mon dernier entraînement du samedi à Saint Jean de Beauregard, 13 jours après les 12 heures de Bures sur Yvette, petite sortie longue à 10,11 km/h.

Départ ce matin peu avant 9h00 sous un soleil magnifique, direction Saint Jean de Beauregard, où mon père s'entraîne presque tous les samedis de l'année. Je sais que c'est aussi là que courent régulièrement Monique et Guy Ducournau, Brigitte, Nicole et Christian Maire et, parfois, Jean-François Boissonneau.
Beau temps oblige ? Toujours est-il que les habitués sont bien présents à ce rendez-vous bien ancré dans les moeurs.
Alors que papa a opté pour le sens horaire du circuit de 4 km, je croise, dans le sens inverse, Monique et Guy, assez surpris de me revoir. Je les convainc rapidement de faire demi-tour afin que nous puissions continuer de rabattre d'éventuels collègues du jour.
Monique, VF3 (!) est une vraie championne. Ancienne coéquipière de mon père sur le Raid 28, elle tourne encore entre 1h30 et 1h35 sur semi, et détient toujours le meilleur temps, toutes catégories confondues, du COU, son club aux Ulis, sur marathon, en 3h00.
Guy est lui aussi, à quelques mois de son entrée dans la catégorie VH3, un excellent coureur, tournant autour des 1h30 sur la même distance.
Tous deux ont couru, le mois dernier, comme Jafangie d'ailleurs, le semi du Perray en Yvelines. Si Monique s'est largement qualifiée, comme à son habitude, aux Championnats de France, Guy, à 1h30'02", a raté la marche de... 2 secondes.
Pour décrocher enfin ce sésame (ce sera bien plus facile dès septembre), il courra demain, avec Monique et un lièvre, la foulée impériale à Fontainebleau. M...e l'ami !

Un peu plus loin, nous dépassons Brigitte, toujours fidèle au poste, qui ne veut pas aller très vite aujourd'hui. A la prochaine !
Devant le cimetière, nous apercevons un attroupement : papa a trouvé Nicole et Christian Maire, accompagnés de Guy Guilbaud, un ami cycliste membre de TUROOM.
Christian est connu, dans le coin, en tant que membre du comité directeur de TUROOM, association organisatrice du Raid 28, où il assure la responsabilité du contrôle.
Là encore, nos amis ne souhaitent pas suivre le train mené par la Ducournau Team...
Nous poursuivons donc à quatre, enchaînant finalement 3 tours entre 12 et 13 km/h, sous un temps toujours au beau fixe.

Ce parcours, pourtant entièrement sur route, est très agréable : largement boisé, il est également très peu fréquenté par les automobilistes, hormis lors des célèbres fêtes des fleurs qui se tiennent deux fois par an au Château. Nous ne croisons donc que quelques cyclistes et cavaliers, et avons le sentiment que le bitume nous est finalement réservé. Un régal !

Après ces 12 km à bonne allure, nous abandonnons Monique et Guy, puis regagnons nos pénates, en passant par le Bois Persan, le stade de Rugby, l'Yvette, et la rue Aristide Briand. Afin de ne pas repasser sur le chemin suivi au départ, je prends un peu d'avance et opte pour une dernière côte en montant le chemin de Corbeville qui passe derrière la maison, et rentre donc, quelques minutes après papa, au bercail.

Bilan de cette sortie : 25,5 km en 2h31'07", 335 m D+.
De bonnes sensations, mais il faudra que je surveille cette douleur sur le coup de pied gauche, contractée sur les douze heures, qui s'est fait ressentir en fin de parcours...

L'Castor Junior

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