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2006-06-10 22:32:59 : Décrassage pré Trail du Pays de Sully - 10-06-2006 - Orsay (Essonne)

Les chemins, c'est comme les chiens : plus c'est petit, mieux c'est...

Aujourd'hui, j'avais prévu, comme avant chaque compétition, une petite sortie de décrassage (environ une heure à allure tranquille).
Une fête de rue (très sympa d'ailleurs : on manque souvent d'occasions permettant de découvrir ses voisins !) m'a retenu à la maison ce matin (je préparais une mousse au chocolat visiblement très appréciée par lesdits voisins ;-o) ).
C'est donc peu avant 18h00, après un repas gargantuesque et bien arrosé, que je me décide enfin à chausser mes Asics DS Trainer X, pour courir un peu, à l'ombre si possible (la chaleur aujourd'hui était réellement accablante).

Afin de faire également un peu de dénivelé (le Trail du Pays de Sully fait "seulement" 42 km mais 1000 m de D+ !), je pars directement sur le plateau du Moulon par le chemin des Vignes. Arrivé dans le Bois de la Guyonnerie (qui sépare la Fac d'en haut de la Fac d'en bas), je choisis d'abandonner mes chemins habituels, pour prendre à chaque intersection le chemin le plus petit, parfois à peine assimilable à une simple sente. La plupart de ces voies sont à peine pratiquables, et en tout cas, à en juger par les toiles d'araignée qui m'embrassent tous les dix pas, très peu fréquentées.

Peu de coureurs, vététistes ou promeneurs (chaleur oblige ?). Néanmoins, j'ai le plaisir de retrouver, au dessus de l'INRA, l'ami Kloug, qui sera mon coéquipier début juillet sur le Trophée Picard ( http://www.colsverts.com ). Les grands esprits ? En fait, le clown prépare le tracé du Raidéliot, qui aura lieu le jeudi 15 juin prochain ( http://www.raid28.com ). Gilles, Marc et François, du JDM, nous avaient invité à les rejoindre ce matin pour un Tour du Plateau de Saclay en VTT OFF, mais avons décliné (nous nous entraînerons plus tard...). J'espère que nos amis se sont régalés !

J'abandonne l'ami Kloug à son tracé (ah, cet arbre mort... mais chuuut !), et continue mon périple bucolique jusqu'à la côte du Moulon, où j'embraie sur le parcours VTT du Duathlon de l'Yvette, en lisière de Supélec. Les étudiants qui batifolent dans l'herbe me rappellent que l'été est bien arrivé.

Je continue mon retour vers l'est, en optant toujours pour les plus petits chemins, au point, au sud de la Maison de l'Ingénieur, de me retrouver en plein coeur d'une zone de coupe, où je manque de me tordre une cheville en évitant les bûches fraîchement débitées.

Je me balade encore un peu dans le Bois des Rames, jusqu'à la lisière du Guichet, puis traverse la Faculté des Sciences pour rejoindre la Pacaterie et sa résidence universitaire. Je redescends ensuite sur l'Yvette, au Lac du Mail, puis suis la rivière jusqu'aux terrains de tennis, avant d'entamer la remontée vers la maison le long de la N118.

Mes voisins profitent toujours du magnifique soleil qui avait accepté l'invitation à notre petite sauterie, et jouent à une sorte de pétanque où les boules et le cochonnet sont remplacés par des palets. Intéressant, même si mes deux lancers à titre d'essai n'ont franchement pas été concluants.

Je les abandonne à leur repas du soir (que de restes à finir !), car un repas plus léger et mieux adapté à mon effort de demain me semble préférable.

Bilan de cette journée : quelques calories et milligrammes d'alcool en trop, mes énormément de plaisir.

Bilan de la sortie : un coeur bien malmené (cf. ci-dessus, plus la chaleur accablante) et 54'25" de course pour 8,9 km et 270 m de D+.
Et maintenant, dodo pour être en forme demain matin ;-o)

L'Castor Junior

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Image satellite (via SportTracks).


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2006-06-09 01:27:26 : Course d'Orientation - Trophée de Saint Quentin en Yvelines - Etape 1 - Ste Apolline 2 - 07-06-2006 - 4 photos - 12 réactions

Où L'Castor Junior jardine, jardine, jardine...

Bon, comme annoncé ce matin, voici le compte-rendu de la première étape du Trophée de Saint Quentin en Yvelines de Course d'Orientation (http://rauturie.club.fr/trophee_2006/index.html ), organisé conjointement par le MSO (Montigny Sports d'Orientation) et le GO78 (Guyancourt Orientation 78 - mon club de CO), les deux clubs de CO de la ville nouvelle.
C'est le MSO qui organisait cette première étape, en forêt de Sainte Apolline, vers Plaisir.

Première difficulté : se rendre sur le site de la course.
Après avoir quitté mon boulot plus tôt que d'habitude, je me change à la maison et revêts la tenue la mieux adaptée à la CO en cette saison : celle de mon club : pantalon long mais léger, et haut léger à manches longues. Pourquoi du long avec un cagnard pareil ? Essentiellement pour éviter les tiques, ennemi numéro 1 de l'orienteur (après bien sûr un sens de l'orientation défaillant ;-o) ). J'enfile également mes guêtres Raidlight (pour protéger les tibias et pouvoir passer plus sereinement à travers ronces et orties), et mes NB 1100 OR (renseignements pris, OR ne signifie pas ici Orienteering, dommage...), véritables tanks avec leurs pare-pierres à l'avant du pied.
Je prends également la boussole-pouce de mon père, ainsi que ma toute nouvelle puce SportIdent, personnalisée à mon goût et annoncée comme beaucoup plus rapide que la génération précédente (OK, ce n'est pas tout à fait la puce qui explique mes temps déplorables sur toutes les CO auxquelles je participe, mais...).
Je monte dans la voiture, direction Plaisir. La traversée de Guyancourt m'évite l'essentiel des bouchons de l'A86 puis de la N12, et j'arrive en une vigntaine de minutes aux portes de Plaisir. J'ai beau m'être rendu plusieurs fois dans cette forêt, je trouve malgré tout le moyen de me tromper de chemin. En effet, je prends la première sortie Sainte Apolline, qui mène en fait à la zone d'activités de Plaisir, plutôt qu'à la belle forêt où Turoom nous avait fait passer sur le Raid 28.
Trop tard pour revenir en arrière. Je me retrouve donc, ironie du sort, sur le parking du magasin Truffaut du coin.
C'était écrit : ce soir, ce sera une séance "Jardinage" pour l'Castor Junior...
Je retrouve néanmoins facilement mon chemin, et parviens au parking du départ vers 19h15.

La course, où comment de belles séances de jardinage clownesque peuvent achever de ridiculiser un orienteur déjà peu habile...
Sur site, peu de têtes connues, hormis Jean-François Gastineau, Président du MSO et orienteur de choc, complice de Turoom à ses heures perdues, et quelques copains du GO78 (Cédric Siroën, Matthieu Bresciani, Camille Clouard et Thierry Vermeersch), ainsi que Bernard Depont, du JDM.
Atomik JF et Gilles Montambaux, du JDM, m'ont dit qu'ils viendraient, et je suis persuadé que François Loeser, JDM également, n'aura pas loupé ça non plus, tout comme le Mammouth Rose et l'Electron, habitués de ces soirées estivales d'orientation, et Domi78 (Monstertruck), collègue du GO78 et habitué du Raid 28. Sont-ils déjà sur piste ? Toujours est-il que je ne les verrai pas de la soirée, et il me faudra même attendre la publication des résultats pour m'apercevoir que Pouic-Pouic aussi était venu profiter de cette organisation. Presque tout le monde aura choisi le circuit A (difficile - 7 km de balise à balise).

Je recopie les 22 postes (gasp !) sur ma carte, et passe m'enregistrer à la GEC (Gestion Electronique de Course), avant de me diriger vers l'atelier départ. RAZ, Contrôle de la puce et, à 19h32, top !, c'est parti pour... un certain temps de course. Les circuits fermant à 21h30, je n'ai pas intérêt à lambiner trop...

Poste 1 (31) - dépression - 2'37" : Je prends le second fossé sur ma gaucheaprès le départ, et me dis que la dépression est suffisamment grande pour que je ne voies qu'elle. Malheureusement, j'ai négligé la multitude de trous et petites dépressions cartographiés dans la zone, et commence donc mon jardinage. Je mets donc deux fois plus de temps que les dix premiers pour pointer ce poste. Effectivement, la nouvelle puce est remarquable : le bip se fait entendre immédicatement après avoir glissé le doigt dans le boîtier. Toujours ça de gagné ;-o)

Poste 2 (36) - pied nord de la colline - 2'44" : Là, c'est facile, il suffit de suivre une sente qui amène juste à l'aplomb de la colline. Je perds à peine 40" sur le meilleur.

Poste 3 (33) - extrémité nord-ouest de la ravine - 2'39" : Ici aussi, un chemin puis une sente mènent directement à l'extrémité sud-est de la ravine, qu'il suffit ensuite de remonter. Encore 40" (seulement) de perdues.

Poste 4 (34) - dépression - 2'08" : Ah, là, ça se gâte. Je n'ai pas été assez attentif sur mon cap, et perds une bonne minute à passer de dépression en dépression. Je mets plus du double de temps que les meilleurs...

Poste 5 (39) - intersection d'un sentier et d'un ruisseau - 5'22" : Pas vraiment d'erreurs d'orientation (j'attaque par le sentier en question), mais ma lenteur légendaire de progression en milieu hostile me fait perdre du temps autour du poste : 2' sur les meilleurs...

Poste 6 (42) - rentrant - 5'40" : A priori, pas de grosse erreur non plus. J'ai juste préféré attaquer le rentrant par le nord, en restant le plus longtemps possible sur chemins. 2' de perdues sur les meilleurs.

Poste 7 (43) - pied sud de l'arbre isolé le plus à l'est - 1'24" : Assez facile : une sente amène, sur la courbe de niveau, à la zone où se situent les arbres. 30" de perdues.

Poste 8 (45) - petite dépression - 11'21" : Première grosse erreur et véritable jardinage. L'approche du poste, par chemins et sentiers est bonne. L'appui sur les arbres isolés est correct également. Mais, sans comprendre réellement, je vais passer plusieurs fois autour de cette petite dépression située juste au sud d'un autre arbre remarquable. Je trouve même la balise suivante, qui m'incite à revenir en arrière, mais, panique aidant, ne me permet pas de prendre un cap correct et de tomber sur le poste. Je m'imagine déjà moisir ici jusqu'à l'arrivée des débaliseurs... 9' (!!!) perdues sur ce poste.

Poste 9 (46) - entre deux levées de terre - 1'20" : Désarçonné par le poste précédent, je perds encore 40" pour retrouver ce poste pourtant déjà aperçu auparavant. Zut !!!

Poste 10 (47) - pied nord de la butte - 8'33" : Toujours embrumé par mon cafouillage au poste 8, je perds beaucoup de temps pour retrouver le grand chemin qui me rapproche de ladite butte, et tourne même un certain temps autour de cette butte avant de pointer enfin le poste. Encore 4'30" de perdues...

Poste 11 (48) - dépression - 2'20" : Une fois de plus, je ne prends pas suffisamment le temps d'étudier la carte, et me retrouve perdu au milieu d'une multitude de dépressions et trous en tous genres. Encore 1'30" de perdues. Ca commence à faire beaucoup...

Poste 12 (49) - pied sud de l'arbre isolé - 5'20" : Je préfère, à tort, couper à travers la zone blanche (végétation "roulante", alors que les différentes sentes m'auraient permis de courir plus vite. L'arbre en question est, heureusement, facilement visible à l'extrémité d'une dépression. 3' de perdues quand même...

Poste 13 (50) - pied est de la butte la plus à l'ouest - 1'38" : Pas d'erreur d'orientation (la balise est immédiatement à l'est de la précédente), mais une progression trop lente. 1' de retard.

Poste 14 (51) - extrémité sud-est du talus raide - 6'00" : Nouvelle grosse bourde ma part. Je prévois de m'appuyer sur un chemin arrivant de l'ouest sur le chemin d'appui, afin de remonter ledit talus raide. Par manque d'inattention, je loupe ce sentier, et parcours de trop nombreux mètres, en hésitant, avant de faire marche arrière. 4' de perdues à nouveau. Aïe...

Poste 15 (52) - pied est de la butte - 1'37" : Là, ça va mieux (aucune difficulté technique il est vrai). Les 30" de perdues sont dues essentiellement à ma lenteur de progression.

Poste 16 (53) - tour - 2'48" : Encore une fois, pas de véritable difficulté, mais une progression lente qui me fait perdre 1' sur le premier.

Poste 17 (54) - au pied de la falaise - 5'44" : J'ai préféré jouer la sécurité, en attaquant le poste par l'est (végétation plus pratiquable que par l'ouest). Le détour fait par rapport au chemin le plus court explique l'essentiel des 2' d'écart.

Poste 18 (55) - clairière - 4'25" : Nouvelle erreur stupide. Par inattention, je n'ai pas remarqué que la zone qui sépare les deux postes était clôturée. Je me retrouve donc nez à nez avec une clôture infranchissable, que je contourne difficilement par l'est, avant de reprendre mes marques et de trouver ce poste visible depuis le chemin, et accessible par un magnifique layon. Encore 2'30" de retard...

Poste 19 (56) - pied ouest de la souche - 2'09" : Je finis le parcours en compagnie d'une équipe de trois jeunes raideurs, dont un seul poinçonne les postes. J'attaque le poste à partir du chemin au nord, dans le léger coude visible sur la carte. Pas de souci ici : à peine 30" de perdues.

Poste 20 (57) - trou d'eau - 5'13" : Est-ce l'émulation liée à la présence de mes jeunes compères (ils me vouvoient, gasp !) ? La volonté de ne pas déshonorer la tenue du club (je sens qu'ils me prennent pour un cador) ? Toujours est-il que je les emmène directement sur le poste, au nord d'une grande colline. A peine 1' de perdue.

Poste 21 (58) - extrémité ouest du fossé - 1'44" : Nous jardinons un peu tous les quatre, et finissons par tomber sur ledit fossé. 50" de perdues quand même !

Poste 22 (99) - arbre remarquable - 4'22" : Je les emmène à nouveau vers le poste, au cap jusqu'à la route puis à travers les sous-bois à l'approche du poste. 1'30" de perdue. Je n'avance décidément pas...

Arrivée - 0'21" : La voie vers l'arrivée est balisée, comme le prévoit le règlement sportif, mais (fatigue aidant ?), je mets 21" là où le plus rapide n'en met que 14"... Il va falloir que je me remette aux fractionnés ;-o)

Je vide ma puce au camion GEC, remercie Jean-François Gastineau pour l'organisation et les bénévoles pour leur boulot, et regagne ma voiture, non sans avoir salué au passage mon président, Christophe Rauturier, qui a, comme à son habitude, bien performé ce soir.

Le retour à la maison se passe, cette fois-ci, sans erreur d'orientation, et la douche et le repas font le plus grand bien, car ces courses d'orientation, pendant lesquelles je marche pourtant beaucoup, sont éreintantes.

Bilan de la soirée : 1h27'29" pour 11 km et 184m de D+.
C'est la troisième fois que j'arpente les sentiers de cette forêt (la première sur le Raid 28, où je me contentais de suivre mes coéquipiers, la seconde sur la Régionale 2 fin février), et c'est la première fois que la végétation a repris ses droits. Les balises visibles à cent mètres comme à la régionale n'étaient plus d'actualité ce soir, ce qui me réconforte un peu quant à mes erreurs, même si je reste persuadé qu'un entraînement plus sérieux me permettrait de progresser significativement. Yapuka ;-o)

Les données de la course sont accessibles sur Kikouroù, les cartes et définitions de postes suivent ci-dessous, et les résultats sont disponibles sur le site du Trophée.

L'Castor Junior

2006-06-08 03:21:30 : Petit footing matinal - 07-06-2006 - Orsay (Essonne) - 14 photos - 8 réactions

Première sortie en débardeur de l'année...

Ce mercredi matin, j'avais décidé de profiter de l'arrivée - tant attendue - enfin annoncée de l'été pour renouer avec mes sorties très matinales. Une nuit bien trop courte consécutive à des soucis informatiques aura eu raison du départ à 5h30 prévu intialement, et c'est peu avant 6h00 que je m'élance, presque en même temps que le soleil, à travers chemins et sentiers.
Je repasse par une bonne partie du parcours effectué dimanche avec la troupe du JDM, et tente de capturer des images un peu différentes, en essayant de profiter des couleurs très particulières du lever du soleil.
La sortie est un régal : la nature est magnifique, les températures encore supportables, et le corps réagit bien.
Bilan de cette petite escapade : 1h04' pour 9,6 km et 287 m de D+.
Le bilan photo est plus mitigé : je suis incapable de tenir l'appareil sans bouger, et la plupart des photos sont floues. J'en ai laissé quelques unes néanmoins.
Prochain rendez-vous : le soir même, la première étape du Trophée de St Quentin en Yvelines de Course d'Orientation. Le CR arrivera ce soir...

L'Castor Junior

2006-06-04 17:24:41 : Sortie JDM 'Orties et gadin' - 04-06-2006 - Orsay (Essonne) - 39 photos - 8 réactions

Ou comment une petite sortie tranquille se transforme en joyeux trail parsemé de petites surprises...

Ce matin, après ma sortie longue d'hier à Saint Jean de Beauregard et pour éviter de faire ressurgir la douleur contractée aux 12 heures de Bures, je décidai de rejoindre mes amis du JDM à 9h00, pour une sortie que j'espérais courte et pépère. Mon père, qui fuit le court comme la peste, décidait de son côté de batifoler vers le Bois de Verrières, à son rythme et sans contraintes.

Exceptionnellement, pour réduire au maximum la durée de la sortie, je me rends au point de rendez-vous en voiture (c'est toujours 8 km aller/retour de gagnés !).
Avec des JDM en vadrouille sur le Raid IGN ou sur un week-end parachutisme en Normandie, je m'attends à ce que nous puissions nous compter sur les doigts d'une main.
Que nenni ! Frédéric Paulin est là, avec un couple d'amis finlandais, Frédéric Orsoni, Yves Langard, Philippe Janin, Atomik JF, Jean-Pierre Raymond également. Nous retrouvons Patrice Pierre, qui ne court plus avec nous depuis quelques temps (trop long, trop vite, etc.), mais qui se propose de nous accompagner un peu si nous partons vers l'ouest. Manque de pot, Jean-Pierre souhaitant rentrer "tôt", nous optons finalement pour un parcours vers Orsay, à l'est. Tant pis, ce sera pour une prochaine !
Il n'empêche que cela ne fait pas non plus mes affaires : pour une fois que je prends la voiture, il va me falloir courir davantage pour venir la récupérer. Quel flair...
A peine sommes nous partis que Marc Richard-Foy nous rejoint en trombe, suivi un peu plus loin par Bernard Depont. 1, 2, 3, ..., nous sommes finalement 11 à traverser la Faculté des Sciences, le long de l'Yvette. Deux mains n'auraient donc pas suffi...

Pour combler les futurs concurrents de l'UTMB (Atomik JF, Yves et Marc) ou du CCC (Philippe et moi), et parce qu'un bon JDM est un JDM qui grimpe comme un cabri, nous remontons directement sur le plateau du Moulon par les escaliers des étudiants (une montée comme à l'UTMB me glisse Atomik JF, qu'il me conseille de monter et descendre dix fois d'affilée, avec des bâtons, pour m'entraîner. Gasp...). Les muscles brûlent, mais les sourires ne quittent pas les visages. Un bon JDM est un JDM souriant ;-o).

Nous redescendons ensuite sur la N118, que nous traversons par le petit tunnel qui débouche au bout de la rue de la maison (tentant...). Je montre à mes amis le petit diverticule que m'avait montré papa récemment : une sente à peine tracée qui ne doit pas trop dépayser nos amis finlandais, la Finlande étant un paradis pour les amateurs de forêt, et le berceau de la Course d'Orientation.
En retrouvant le chemin habituel, je me trompe (comme souvent) et guide la troupe vers un cul de sac, en haut d'escaliers bloqués par la grille qui protège le centre Thalès de Corbeville. Ah, si Yves avait les clefs ;-o).
Nous reprenons le bon chemin, et passons devant l'arbre au tronc creux comme ces jouets d'enfant, dans lequel Philippe et Marc jouent aux acrobates.

Je propose aux amis de faire un petit tour par la petite carrière de Corbeville, dans laquelle un sculpteur amateur un peu fou a démontré son talent en creusant une niche finement ciselée. Cet endroit, méconnu par la plupart des personnes habitant alentours, est une véritable curiosité qui mérite le détour. Jean-Pierre nous abandonne alors, pour regagner ses pénates.

Nous longeons ensuite le sud de Polytechnique, puis descendons vers l'Yvette pour remonter, via le bois de la Grille Noire, vers le Bois Persan, terrain de jeux de mon enfance. Yves mène le train dans les petites buttes de sable et de terre durcis qui doivent faire le bonheur de vététistes et coureurs de cross, et nous nous décidons à préférer au PR bien roulant de minuscules sentes où la végétation luxuriante et les nombreuses toiles d'araignée nous montrent que l'homme s'y aventure peu. Le feuillage est tellement dense que nous trouvons, pour la première fois depuis le départ, quelques passages légèrement boueux.

Arrivés au bout du Bois Persan, à l'aplomb de la N118, le gros de la troupe (tout le monde sauf Yves et Bernard, plus prudents) choisit d'affronter de plein fouet la pente, dans une herbe haute et légèrement humide, maillée d'orties. C'est là que, malgré ma trouille légendaire en descente qui me ralentit plus que de raison, je glisse, en partie à cause de mes DS Trainer peu adaptées à ce terrain instable et glissant, et me retrouve, le cul par terre, dans un bouquet d'orties. Heureusement, Atomik JF a raté la scène, ce qui m'épargnera des photos peu à mon avantage ;-o)

Nous longeons ensuite la bretelle d'accès à la N118, à la grande stupéfaction des rares automobilistes du moment, puis regagnons, à travers Mondétour et le Bois du Roi, les Vignes de Bures puis le Parc Nord des Ulis.
C'est là que Frédéric et ses amis finlandais, et Philippe nous quittent, pour rallier Bures au plus vite. L'autre Frédéric les rejoint quelques centaines de mètres plus loin, et c'est donc à cinq (ah, mon estimation du départ se trouve enfin confirmée ;-o) ) que nous terminons notre périple.

La traversée du Parc est encore l'occasion de privilégier les sentiers les plus tortueux et les plus étroits, dans un esprit trail poussé à son paroxysme. Nous hésitons à l'approche de l'avenue de Normandie sur le meilleur itinéraire à suivre, et choisissons finalement l'option très classique de la rue des Réservoirs.
En descendant la rue de Montjay, nous apercevons deux silhouettes bien connues : Monique et Guy Ducournau, que j'avais déjà croisés hier à Saint Jean de Beauregard. Nous discutons ainsi plusieurs minutes, la plupart de mes camarades ne les ayant pas revus depuis bien longtemps. Mais, ils doivent se reposer avant leur semi de ce soir, et nous devons tous envisager le retour à la maison, donc nous nous quittons et repartons dans notre terrain de jeu du jour : la forêt.

Marc, Atomik JF et Bernard continuent vers les Hauts de Bures, mais Yves et moi préférons repartir plus directement vers le centre de Bures. Une dernière petite descente, et Yves m'abandonne à son tour pour filer à la Hacquinière, non sans m'avoir confirmé qu'il nous amènerait à Rosny sur Seine pour le Trail du Pays de Sully dimanche prochain. Je termine pour ma part par la gare de Bures et le parc de la Grande Maison, où se tient une animation que je n'ai pas reconnue. La voiture m'attend, et j'arrête le chrono.

Bilan : 2h03' de course, pour 16,5 km et 439 m de D+. La petite sortie s'est bel et bien muée en sortie longue, finalement de bon aloi pour le trail du week-end prochain.
Surtout, je n'ai ressenti aucune douleur au pied ce matin. Je vais néanmoins continuer mon traitement à l'arnica et au gel "fraîcheur" pendant la semaine.
Prochain rendez-vous, hormis une éventuelle sortie courte matinale : la première étape du Trophée de Saint Quentin en Yvelines de Course d'Orientation, mercredi soir en forêt de Sainte Apolline, à Plaisir, où je vais encore pouvoir faire la démonstration de mes piètres talents d'orienteur... Arfff, c'est le métier qui rentre ;-o)

L'Castor Junior

2006-06-03 18:43:58 : Reprise endurance après les 12 heures - 03-06-2006 - Saint Jean de Beauregard (Essonne) - 20 photos - 3 réactions

14... 13... 12... 10,11...

14 mois après mon dernier entraînement du samedi à Saint Jean de Beauregard, 13 jours après les 12 heures de Bures sur Yvette, petite sortie longue à 10,11 km/h.

Départ ce matin peu avant 9h00 sous un soleil magnifique, direction Saint Jean de Beauregard, où mon père s'entraîne presque tous les samedis de l'année. Je sais que c'est aussi là que courent régulièrement Monique et Guy Ducournau, Brigitte, Nicole et Christian Maire et, parfois, Jean-François Boissonneau.
Beau temps oblige ? Toujours est-il que les habitués sont bien présents à ce rendez-vous bien ancré dans les moeurs.
Alors que papa a opté pour le sens horaire du circuit de 4 km, je croise, dans le sens inverse, Monique et Guy, assez surpris de me revoir. Je les convainc rapidement de faire demi-tour afin que nous puissions continuer de rabattre d'éventuels collègues du jour.
Monique, VF3 (!) est une vraie championne. Ancienne coéquipière de mon père sur le Raid 28, elle tourne encore entre 1h30 et 1h35 sur semi, et détient toujours le meilleur temps, toutes catégories confondues, du COU, son club aux Ulis, sur marathon, en 3h00.
Guy est lui aussi, à quelques mois de son entrée dans la catégorie VH3, un excellent coureur, tournant autour des 1h30 sur la même distance.
Tous deux ont couru, le mois dernier, comme Jafangie d'ailleurs, le semi du Perray en Yvelines. Si Monique s'est largement qualifiée, comme à son habitude, aux Championnats de France, Guy, à 1h30'02", a raté la marche de... 2 secondes.
Pour décrocher enfin ce sésame (ce sera bien plus facile dès septembre), il courra demain, avec Monique et un lièvre, la foulée impériale à Fontainebleau. M...e l'ami !

Un peu plus loin, nous dépassons Brigitte, toujours fidèle au poste, qui ne veut pas aller très vite aujourd'hui. A la prochaine !
Devant le cimetière, nous apercevons un attroupement : papa a trouvé Nicole et Christian Maire, accompagnés de Guy Guilbaud, un ami cycliste membre de TUROOM.
Christian est connu, dans le coin, en tant que membre du comité directeur de TUROOM, association organisatrice du Raid 28, où il assure la responsabilité du contrôle.
Là encore, nos amis ne souhaitent pas suivre le train mené par la Ducournau Team...
Nous poursuivons donc à quatre, enchaînant finalement 3 tours entre 12 et 13 km/h, sous un temps toujours au beau fixe.

Ce parcours, pourtant entièrement sur route, est très agréable : largement boisé, il est également très peu fréquenté par les automobilistes, hormis lors des célèbres fêtes des fleurs qui se tiennent deux fois par an au Château. Nous ne croisons donc que quelques cyclistes et cavaliers, et avons le sentiment que le bitume nous est finalement réservé. Un régal !

Après ces 12 km à bonne allure, nous abandonnons Monique et Guy, puis regagnons nos pénates, en passant par le Bois Persan, le stade de Rugby, l'Yvette, et la rue Aristide Briand. Afin de ne pas repasser sur le chemin suivi au départ, je prends un peu d'avance et opte pour une dernière côte en montant le chemin de Corbeville qui passe derrière la maison, et rentre donc, quelques minutes après papa, au bercail.

Bilan de cette sortie : 25,5 km en 2h31'07", 335 m D+.
De bonnes sensations, mais il faudra que je surveille cette douleur sur le coup de pied gauche, contractée sur les douze heures, qui s'est fait ressentir en fin de parcours...

L'Castor Junior

2006-06-01 00:53:00 : Fractionnés du JMS - 31-05-2006 - Gif sur Yvette (Essonne) - 29 photos - 5 réactions

Où l'on réalise que 12 heures laissent quelques traces...

Ce mercredi soir fut l'occasion de rechausser les runnings pour la première fois depuis les 12 heures de Bures sur Yvette le 21 mai dernier.
La séance de la semaine dernière avait d'ailleurs été annulée pour permettre à chacun de nous de se reposer après cette grande fête de la course à pied.

Reprendre l'entraînement directement par une séance de fractionnés me semblait périlleux ou, à tout le moins, difficile : je n'ai pas été déçu...
Monique, blessée, et Elisabeth, qui préparait le mariage d'un proche, étaient aux abonnés absents. Après quelques diagonales sur le terrain de rugby jouxtant le stade en guise d'échauffement, nous avons mis les pieds sur le tartan pour découvrir le menu du jour concocté par Philippe, notre coach adoré : 7 à 10 x 400 m, toujours dans des temps adaptés à nos objectifs respectifs, avec des récupérations de 1'15".
Pour Emmanuelle, Frédéric et moi, l'objectif était de tourner en 1'24" au tour, soit 21" aux 100 m. Dans nos cordes, mais à condition de ne pas s'endormir...
C'est parti :
1'24" Rc 1'15"
1'23" Rc 1'15"
1'21" Rc 1'15"
1'22" Rc 1'15"
1'22" Rc 1'15"
1'22" Rc 1'15"
1'24" Rc 1'15"
1'24" Rc 1'15"
Je réalise bien que je n'ai pas toute ma pêche, et prétexte de l'impérieuse nécessité d'assurer un reportage photo pour calmer le moteur pendant que mes camarades s'acheminent vaillamment vers les 10 tours de stade. Chapeau les zamis !
La récup s'effectue tranquillement, sur le terrain de foot puis sur le chemin du retour vers Bures, sans ces réjouissances agrémentées de nourritures terrestres auxquelles nous nous étions habitués. Une prochaine fois peut-être ?
En tout cas, pour ma part, repos de CAP jusqu'à dimanche au JDM, à moins que le virus ne me fasse sortir vendredi à l'aube. A voir...

L'Castor Junior

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