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2006-06-04 17:24:41 : Sortie JDM 'Orties et gadin' - 04-06-2006 - Orsay (Essonne)

Ou comment une petite sortie tranquille se transforme en joyeux trail parsemé de petites surprises...

Ce matin, après ma sortie longue d'hier à Saint Jean de Beauregard et pour éviter de faire ressurgir la douleur contractée aux 12 heures de Bures, je décidai de rejoindre mes amis du JDM à 9h00, pour une sortie que j'espérais courte et pépère. Mon père, qui fuit le court comme la peste, décidait de son côté de batifoler vers le Bois de Verrières, à son rythme et sans contraintes.

Exceptionnellement, pour réduire au maximum la durée de la sortie, je me rends au point de rendez-vous en voiture (c'est toujours 8 km aller/retour de gagnés !).
Avec des JDM en vadrouille sur le Raid IGN ou sur un week-end parachutisme en Normandie, je m'attends à ce que nous puissions nous compter sur les doigts d'une main.
Que nenni ! Frédéric Paulin est là, avec un couple d'amis finlandais, Frédéric Orsoni, Yves Langard, Philippe Janin, Atomik JF, Jean-Pierre Raymond également. Nous retrouvons Patrice Pierre, qui ne court plus avec nous depuis quelques temps (trop long, trop vite, etc.), mais qui se propose de nous accompagner un peu si nous partons vers l'ouest. Manque de pot, Jean-Pierre souhaitant rentrer "tôt", nous optons finalement pour un parcours vers Orsay, à l'est. Tant pis, ce sera pour une prochaine !
Il n'empêche que cela ne fait pas non plus mes affaires : pour une fois que je prends la voiture, il va me falloir courir davantage pour venir la récupérer. Quel flair...
A peine sommes nous partis que Marc Richard-Foy nous rejoint en trombe, suivi un peu plus loin par Bernard Depont. 1, 2, 3, ..., nous sommes finalement 11 à traverser la Faculté des Sciences, le long de l'Yvette. Deux mains n'auraient donc pas suffi...

Pour combler les futurs concurrents de l'UTMB (Atomik JF, Yves et Marc) ou du CCC (Philippe et moi), et parce qu'un bon JDM est un JDM qui grimpe comme un cabri, nous remontons directement sur le plateau du Moulon par les escaliers des étudiants (une montée comme à l'UTMB me glisse Atomik JF, qu'il me conseille de monter et descendre dix fois d'affilée, avec des bâtons, pour m'entraîner. Gasp...). Les muscles brûlent, mais les sourires ne quittent pas les visages. Un bon JDM est un JDM souriant ;-o).

Nous redescendons ensuite sur la N118, que nous traversons par le petit tunnel qui débouche au bout de la rue de la maison (tentant...). Je montre à mes amis le petit diverticule que m'avait montré papa récemment : une sente à peine tracée qui ne doit pas trop dépayser nos amis finlandais, la Finlande étant un paradis pour les amateurs de forêt, et le berceau de la Course d'Orientation.
En retrouvant le chemin habituel, je me trompe (comme souvent) et guide la troupe vers un cul de sac, en haut d'escaliers bloqués par la grille qui protège le centre Thalès de Corbeville. Ah, si Yves avait les clefs ;-o).
Nous reprenons le bon chemin, et passons devant l'arbre au tronc creux comme ces jouets d'enfant, dans lequel Philippe et Marc jouent aux acrobates.

Je propose aux amis de faire un petit tour par la petite carrière de Corbeville, dans laquelle un sculpteur amateur un peu fou a démontré son talent en creusant une niche finement ciselée. Cet endroit, méconnu par la plupart des personnes habitant alentours, est une véritable curiosité qui mérite le détour. Jean-Pierre nous abandonne alors, pour regagner ses pénates.

Nous longeons ensuite le sud de Polytechnique, puis descendons vers l'Yvette pour remonter, via le bois de la Grille Noire, vers le Bois Persan, terrain de jeux de mon enfance. Yves mène le train dans les petites buttes de sable et de terre durcis qui doivent faire le bonheur de vététistes et coureurs de cross, et nous nous décidons à préférer au PR bien roulant de minuscules sentes où la végétation luxuriante et les nombreuses toiles d'araignée nous montrent que l'homme s'y aventure peu. Le feuillage est tellement dense que nous trouvons, pour la première fois depuis le départ, quelques passages légèrement boueux.

Arrivés au bout du Bois Persan, à l'aplomb de la N118, le gros de la troupe (tout le monde sauf Yves et Bernard, plus prudents) choisit d'affronter de plein fouet la pente, dans une herbe haute et légèrement humide, maillée d'orties. C'est là que, malgré ma trouille légendaire en descente qui me ralentit plus que de raison, je glisse, en partie à cause de mes DS Trainer peu adaptées à ce terrain instable et glissant, et me retrouve, le cul par terre, dans un bouquet d'orties. Heureusement, Atomik JF a raté la scène, ce qui m'épargnera des photos peu à mon avantage ;-o)

Nous longeons ensuite la bretelle d'accès à la N118, à la grande stupéfaction des rares automobilistes du moment, puis regagnons, à travers Mondétour et le Bois du Roi, les Vignes de Bures puis le Parc Nord des Ulis.
C'est là que Frédéric et ses amis finlandais, et Philippe nous quittent, pour rallier Bures au plus vite. L'autre Frédéric les rejoint quelques centaines de mètres plus loin, et c'est donc à cinq (ah, mon estimation du départ se trouve enfin confirmée ;-o) ) que nous terminons notre périple.

La traversée du Parc est encore l'occasion de privilégier les sentiers les plus tortueux et les plus étroits, dans un esprit trail poussé à son paroxysme. Nous hésitons à l'approche de l'avenue de Normandie sur le meilleur itinéraire à suivre, et choisissons finalement l'option très classique de la rue des Réservoirs.
En descendant la rue de Montjay, nous apercevons deux silhouettes bien connues : Monique et Guy Ducournau, que j'avais déjà croisés hier à Saint Jean de Beauregard. Nous discutons ainsi plusieurs minutes, la plupart de mes camarades ne les ayant pas revus depuis bien longtemps. Mais, ils doivent se reposer avant leur semi de ce soir, et nous devons tous envisager le retour à la maison, donc nous nous quittons et repartons dans notre terrain de jeu du jour : la forêt.

Marc, Atomik JF et Bernard continuent vers les Hauts de Bures, mais Yves et moi préférons repartir plus directement vers le centre de Bures. Une dernière petite descente, et Yves m'abandonne à son tour pour filer à la Hacquinière, non sans m'avoir confirmé qu'il nous amènerait à Rosny sur Seine pour le Trail du Pays de Sully dimanche prochain. Je termine pour ma part par la gare de Bures et le parc de la Grande Maison, où se tient une animation que je n'ai pas reconnue. La voiture m'attend, et j'arrête le chrono.

Bilan : 2h03' de course, pour 16,5 km et 439 m de D+. La petite sortie s'est bel et bien muée en sortie longue, finalement de bon aloi pour le trail du week-end prochain.
Surtout, je n'ai ressenti aucune douleur au pied ce matin. Je vais néanmoins continuer mon traitement à l'arnica et au gel "fraîcheur" pendant la semaine.
Prochain rendez-vous, hormis une éventuelle sortie courte matinale : la première étape du Trophée de Saint Quentin en Yvelines de Course d'Orientation, mercredi soir en forêt de Sainte Apolline, à Plaisir, où je vais encore pouvoir faire la démonstration de mes piètres talents d'orienteur... Arfff, c'est le métier qui rentre ;-o)

L'Castor Junior

Les réactions

Par Delphine, le 2006-06-04 17:55:21
Euh sur le billet précédent je disais que j'irais bien faire une sortie avec vous... Là je me dis que je manque d'entrainement en dénivelé :o))) Un jour pi t'être???

Par L'Castor Junior, le 2006-06-04 18:02:36
Toi, manquer d'entraînement ? Et tes côtes dans les Fausses Reposes ??? Et puis, rassure-toi, nous avons également une règle, que je n'ai pas rappelée : les premiers vont chercher les derniers. Ce n'est jamais une course, sauf pour se tirer la bourre gentiment sur quelques centaines de mètres ! Tu as noté le RDV : 9h00 au marché de Bures ;-o)

Par Martine, le 2006-06-04 18:09:13
Oufffffff, impressionnant cette sortie. Je vais devoir en faire des tours aux buttes chaumont pour esperer un jour faire une séance comme celle ci.
Martine

Par mielou, le 2006-06-04 21:36:15
je comprends maintenant pourquoi tu as un peu mal aux jambes...

Par liline, le 2006-06-04 22:10:14
Moi aussi j'ai bien noté le RDV mais mon niveau est encore un peu juste! Merci pour les photos, j'ai reconnu la forêt de la fac où j'ai étudié 4 ans..

Par L'Castor Junior, le 2006-06-04 22:13:51
@ Martine : même réponse qu'à Delphine : à voir ta motivation et le standing de ton coach (^_^), tu serais parfaitement à l'aise. Et puis, nous ne faisons pas la course : l'essentiel est que tout le monde se fasse plaisir ;-o)

@ mielou : moi, mal aux jambes ? Bon, OK, parfois un p'tit bleu ;-o)

@ liline : je t'assure que ces sorties sont très accessibles. En plus, on choisit chaque dimanche, en fonction des envies et impératifs de chacun. Et, si tu veux, nos amis du groupe de 9h30 font aussi des sorties sympa. Tiens-moi au courant !

Par kenlag, le 2006-06-05 10:12:14
Tiens le castor a découvert le html :)

Par L'Castor Junior, le 2006-06-05 10:39:18
Salut kenlag !
Je prends les bonnes idées partout ;-o)
Et puis, vu ma tendance à papoter plus que de raison, ça permet de faire ressortir deux/trois petites choses...
Merci pour l'exemple en tout cas !

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


La photo satellite de la sortie (via SportTracks).


Patrice, Fred O., les deux amis finlandais de Fred P., Yves, Jean-Pierre et Atomik JF.


Fred P. et Philippe, masqués sur la précédente.


- Alors, là, tu vas tout droit...
- T'es sûr ?


Marc qui nous rejoint en fanfare !


Dans la Faculté des Sciences, le long de l'Yvette...


... encore...


... et toujours.


Bernard, Yves et Marc ferment le ban.


L'avant garde traverse le Rubicon.


Une des côtes boisées de la Faculté.


Le peloton s'étire dans la montée vers le Moulon.


Les sourires demeurent ancrés sur les visages.


Durs, durs, les escaliers !


On ne lâche rien !


La sortie du tunnel sous la N118.


La fin du diverticule de Corbeville.


Yves, Atomik JF et Marc, au retour du cul de sac où j'ai égaré la troupe.


On rentre dans l'arbre...


... puis on monte...


... et on redescend.


On peut aussi monter en dehors du tronc.


Vue plongeante sur la carrière.


La niche creusée par un sculpteur... du dimanche ?


Vision bucolique au fond de la carrière.


Une hutte improvisée derrière Polytechnique.


Une nouvelle montée, dans le Bois Persan.


La descente directe sur la N118, où j'ai tâté de l'herbe et des orties.


Atomik JF, photographe à l'oeuvre.


La remontée le long de la N118.


Yves capture L'Castor Junior le dos plein d'herbe. Bonne idée le TS vert ;-o)


Les JDM filent à travers Mondétour, de profil...


... puis de face...


... même les retardataires du moment.


Un petit chalet perdu au milieu des pavillons de Montjay.


Marc salue Monique et Guy, surpris de nous croiser.


Les deux champions, affûtés, répondent aux questions des JDM rescapés de la sortie du jour.


Yves, en bas de la dernière descente en forêt, avant de me quitter à son tour.


Le parc de la Grande Maison : ça sent l'écurie !


Les 5 billets précédents

2006-06-03 18:43:58 : Reprise endurance après les 12 heures - 03-06-2006 - Saint Jean de Beauregard (Essonne) - 20 photos - 3 réactions

14... 13... 12... 10,11...

14 mois après mon dernier entraînement du samedi à Saint Jean de Beauregard, 13 jours après les 12 heures de Bures sur Yvette, petite sortie longue à 10,11 km/h.

Départ ce matin peu avant 9h00 sous un soleil magnifique, direction Saint Jean de Beauregard, où mon père s'entraîne presque tous les samedis de l'année. Je sais que c'est aussi là que courent régulièrement Monique et Guy Ducournau, Brigitte, Nicole et Christian Maire et, parfois, Jean-François Boissonneau.
Beau temps oblige ? Toujours est-il que les habitués sont bien présents à ce rendez-vous bien ancré dans les moeurs.
Alors que papa a opté pour le sens horaire du circuit de 4 km, je croise, dans le sens inverse, Monique et Guy, assez surpris de me revoir. Je les convainc rapidement de faire demi-tour afin que nous puissions continuer de rabattre d'éventuels collègues du jour.
Monique, VF3 (!) est une vraie championne. Ancienne coéquipière de mon père sur le Raid 28, elle tourne encore entre 1h30 et 1h35 sur semi, et détient toujours le meilleur temps, toutes catégories confondues, du COU, son club aux Ulis, sur marathon, en 3h00.
Guy est lui aussi, à quelques mois de son entrée dans la catégorie VH3, un excellent coureur, tournant autour des 1h30 sur la même distance.
Tous deux ont couru, le mois dernier, comme Jafangie d'ailleurs, le semi du Perray en Yvelines. Si Monique s'est largement qualifiée, comme à son habitude, aux Championnats de France, Guy, à 1h30'02", a raté la marche de... 2 secondes.
Pour décrocher enfin ce sésame (ce sera bien plus facile dès septembre), il courra demain, avec Monique et un lièvre, la foulée impériale à Fontainebleau. M...e l'ami !

Un peu plus loin, nous dépassons Brigitte, toujours fidèle au poste, qui ne veut pas aller très vite aujourd'hui. A la prochaine !
Devant le cimetière, nous apercevons un attroupement : papa a trouvé Nicole et Christian Maire, accompagnés de Guy Guilbaud, un ami cycliste membre de TUROOM.
Christian est connu, dans le coin, en tant que membre du comité directeur de TUROOM, association organisatrice du Raid 28, où il assure la responsabilité du contrôle.
Là encore, nos amis ne souhaitent pas suivre le train mené par la Ducournau Team...
Nous poursuivons donc à quatre, enchaînant finalement 3 tours entre 12 et 13 km/h, sous un temps toujours au beau fixe.

Ce parcours, pourtant entièrement sur route, est très agréable : largement boisé, il est également très peu fréquenté par les automobilistes, hormis lors des célèbres fêtes des fleurs qui se tiennent deux fois par an au Château. Nous ne croisons donc que quelques cyclistes et cavaliers, et avons le sentiment que le bitume nous est finalement réservé. Un régal !

Après ces 12 km à bonne allure, nous abandonnons Monique et Guy, puis regagnons nos pénates, en passant par le Bois Persan, le stade de Rugby, l'Yvette, et la rue Aristide Briand. Afin de ne pas repasser sur le chemin suivi au départ, je prends un peu d'avance et opte pour une dernière côte en montant le chemin de Corbeville qui passe derrière la maison, et rentre donc, quelques minutes après papa, au bercail.

Bilan de cette sortie : 25,5 km en 2h31'07", 335 m D+.
De bonnes sensations, mais il faudra que je surveille cette douleur sur le coup de pied gauche, contractée sur les douze heures, qui s'est fait ressentir en fin de parcours...

L'Castor Junior

2006-06-01 00:53:00 : Fractionnés du JMS - 31-05-2006 - Gif sur Yvette (Essonne) - 29 photos - 5 réactions

Où l'on réalise que 12 heures laissent quelques traces...

Ce mercredi soir fut l'occasion de rechausser les runnings pour la première fois depuis les 12 heures de Bures sur Yvette le 21 mai dernier.
La séance de la semaine dernière avait d'ailleurs été annulée pour permettre à chacun de nous de se reposer après cette grande fête de la course à pied.

Reprendre l'entraînement directement par une séance de fractionnés me semblait périlleux ou, à tout le moins, difficile : je n'ai pas été déçu...
Monique, blessée, et Elisabeth, qui préparait le mariage d'un proche, étaient aux abonnés absents. Après quelques diagonales sur le terrain de rugby jouxtant le stade en guise d'échauffement, nous avons mis les pieds sur le tartan pour découvrir le menu du jour concocté par Philippe, notre coach adoré : 7 à 10 x 400 m, toujours dans des temps adaptés à nos objectifs respectifs, avec des récupérations de 1'15".
Pour Emmanuelle, Frédéric et moi, l'objectif était de tourner en 1'24" au tour, soit 21" aux 100 m. Dans nos cordes, mais à condition de ne pas s'endormir...
C'est parti :
1'24" Rc 1'15"
1'23" Rc 1'15"
1'21" Rc 1'15"
1'22" Rc 1'15"
1'22" Rc 1'15"
1'22" Rc 1'15"
1'24" Rc 1'15"
1'24" Rc 1'15"
Je réalise bien que je n'ai pas toute ma pêche, et prétexte de l'impérieuse nécessité d'assurer un reportage photo pour calmer le moteur pendant que mes camarades s'acheminent vaillamment vers les 10 tours de stade. Chapeau les zamis !
La récup s'effectue tranquillement, sur le terrain de foot puis sur le chemin du retour vers Bures, sans ces réjouissances agrémentées de nourritures terrestres auxquelles nous nous étions habitués. Une prochaine fois peut-être ?
En tout cas, pour ma part, repos de CAP jusqu'à dimanche au JDM, à moins que le virus ne me fasse sortir vendredi à l'aube. A voir...

L'Castor Junior

2006-05-30 23:02:19 : [HS] Une semaine de repos en famille dans le Tarn... - 25 photos - 7 réactions

... ou comment récupérer en douceur et dans la bonne humeur des 12 heures de Bures

Mardi dernier, les muscles déjà bien remis des tours de bassin de dimanche (du moins à en juger par la disparition de toute douleur musculaire), je prenais le TGV Lille-Toulouse en marche en gare de Massy pour une semaine de repos complet à Couffouleux, dans le Tarn, chez ma cousine Sandrine et ses 4 hommes (Jocelyn, qui m'avait initié à la course à pied l'an dernier, et Ugo, Téo et Tom). Trop tard pour l'anniversaire de Sandrine, lundi, mais nous nous sommes rattrapés à mon arrivée.

La semaine fut on ne peut plus relaxante pour mes petites papattes à qui je voulais absolument offrir une dizaine de jours de repos, et, comme toujours chez Sandrine et Jocelyn, particulièrement confortable, mes hôtes étant aux petits soins pendant tout le séjour.

Mercredi après-midi, nous avons, avec tous les enfants du voisinage, cueilli de magnifiques cerises chez de charmants voisins qui ont quitté depuis plusieurs années Paris et son mode de vie pour goûter aux charmes de la campagne. Les enfants, et les adultes, se sont régalés.

Jeudi matin, Téo et moi avons suivi, à vélo, Jocelyn sur un de ses parcours d'entraînement, que mon GPS Forerunner 205 a estimé à 10,3 km. Que j'aime cette région souvent ensoleillée, où l'on vit à la campagne proche à la fois de la ville (Toulouse est à 25 minutes), de la montagne (on aperçoit les Pyrénées les jours où le ciel est bien clair) et de la mer (la Méditerranée est à 2h de route en voiture).
Jocelyn, qui a couru son premier marathon à Albi trois semaines après moi à Albi (nous avons fini dans la même minute, en 3h12') semble toujours facile (peut-être est-ce dû aussi à son tempérament d'homme tranquille ?).
Pendant ce temps, Sandrine continuait son boulot, à plein temps pendant quelques mois encore, de mère de trois bouts d'chou (Tom est né le 7 avril - j'avais reçu le SMS de Sandrine en arrivant à Marathon Expo, et j'ai beaucoup pensé à lui pendant mes 42,195 km). Je sais qu'elle aussi courra, un de ces quatre, un marathon : elle en a à la fois l'envie et les capacités.

Vendredi, nous avons réservé une petite surprise à mes grands parents à Sérénac, qui ignoraient totalement ma venue. La joie fut intense de nous retrouver ainsi, comme lors de mes nombreux séjours lorsque j'étais plus jeune.
Après un petit tour de ce village en expansion inespérée, et l'évocation de souvenirs anciens en parcourant rapidement les feuillets rédigés par un cousin qui raconte, en vue d'une éventuelle publication, son enfance tarnaise pendant la guerre, nous nous sommes quittés, une fois de plus, dans l'attente de retrouvailles à venir.

Samedi, nous sommes allés au baptème d'Anouk, qui fait le bonheur d'Elodie et Sébastien, un autre cousin, depuis 18 mois. Cela nous a permis de visiter la cité de Carcassonne, que je découvrais pour la première fois.

Après un dernier dîner, en plein air, à Couffouleux, et des tentatives lamentables de ma part de tâter des ballons rond et ovale (le roi dans la région), il était - déjà ! - l'heure de repartir, pour retrouver, après une nuit en train-couchettes, le temps hélas bien plus morne de la région parisienne.

Vivent les vacances !

L'Castor Junior

2006-05-22 21:26:11 : CR des 12 heures de Bures sur Yvette - 21-05-2006 - 46 photos - 10 réactions

Le jour le plus long...

C'est très, très long. Désolé...

Dimanche 22 mai 2005 – 05h00 : je trottine tranquillement, avec Francis Soniak (un collègue JDM blessé lui aussi), en queue de peloton des vaillants coureurs partis pour tourner, pour certains, 12 heures autour du bassin de retenue de l’Yvette à Bures. En effet, deux semaines auparavant, mes espoirs de tout jeune coureur de courir, sur ce circuit que je connais bien, et avec tous mes amis du JDM, la distance du Marathon, s’était effondré pour cause de boulimie d’entraînement (fracture de fatigue du tibia consécutive à une augmentation trop brutale de la charge d’entraînement – j’étais effectivement passé de 0 à 90 km par semaine en trois mois…). Bilan, trois mois d’arrêt total de la course à pied, et de sérieux doutes quant à la suite.
Heureusement, l’appel de la course a été le plus fort, y compris le jour même où j’avais (ne le répétez pas à mon médecin), enchaîné deux autres tours, notamment un avec Gilles Montambaux (JDM également, et lui aussi blessé, mais pour une fracture bien plus méchante).

Dimanche 21 mai 2006 – 03h15 : le réveil sonne, et je prends le petit déjeuner du condamné (le dernier de ma vie d’avant les 12 heures ?), avant de me doucher et me faire tout beau (mazette, c’est qu’on annonce du beau monde autour du bassin aujourd’hui ! : la plupart des coureurs et amis du JDM seront là sous les couleurs de l’USBY Nature, l’Electron et le raton-laveur, du Zoo, également, DanL, d’ADDM doit faire son baptème de l’ultra et Delphine (guest star), LINDA, Neo et LeSanglier, de courseapied.net, ont annoncé leur venue, avec des objectifs variés. Si l’on ajoute à cela les inénarrables UFOs et la cohorte de coureurs de l’AFCF-IDF, on ne risque pas de s’ennuyer, même si le temps annoncé unanimement par les météorologues est plus que maussade.

En tout cas, après avoir joué au Malade Imaginaire la semaine précédente, je me sens parfaitement d’attaque, malgré la fatigue accumulée dans la semaine. Musculairement, les deux dernières semaines, très légères, m’ont vraisemblablement permis d’effacer les traces du Marathon de Paris et de La Farouch’ courus en avril.
J’enfile ma tenue du Marathon de Paris, et, comme à toutes les courses depuis, mon GPS Forerunner 205 et mon cardio Polar S710i. Je prends également une casquette, qui pourra me protéger de la pluie annoncée et, qui sait, d’une éventuelle visite impromptue du soleil.

Nous partons avec mon père vers 4h30, et arrivons devant des stands où s’affairent déjà organisateurs et bénévoles (Papy Turoom est au micro, tandis que Jean-Jacques Weil a dégainé son appareil photo, et que Marc Bourreau gère les inscriptions), et récupérons nos dossards : 23 pour moi, et 30 pour Papa. Objectif du jour : 38 tours, soit 100 km... et 16 mètres. Tout tour supplémentaire serait un superbe bonus, et tout tour manquant une petite déception.

Un petit coucou aux visages déjà connus (Dominique Fayoux, Frédérique Lecoanet, Frédéric Orsoni, Anne-Marie Montambaux, Philippe Janin, Philippe Fuchs (notre coach du mercredi soir), Francis Soniak, Roger Reynaud, Elizabeth Sebileau et Etienne Messier, Monique Tranvouez, Jean-François Boissonneau (Atomic JF), Jean-Luc Doignon du GAG qui nous fait le plaisir de courir sous les couleurs USBY Nature, Marcelle Boissonnet, V3F qui continue à figurer dans les classements de nombreuses courses locales, Anne Segal et Dan Masson (de l’ASCN comme moi), ainsi que Claude Hardel et Christine Bodet venus, comme l’an dernier, récupérer une semaine après les 48 heures de Surgères, où Christine a encore amélioré son record personnel et le record de France de sa catégorie…). J’aperçois également quelques UFOs, donc Koline et Gégé, qui s’étaient distinguées l’an dernier. Pas de trace en revanche de l’Electron ou du raton-laveur, ni de DanL (que je ne connais que par une photo) ou Neo (que je ne connais que par ces trois lettres). Bah, en douze heures, on finira bien par se rencontrer…

Dimanche 21 mai 2006 – 05h00 : c’est parti, une soixantaine de coureurs s’élancent, dans le sens anti-horaire, sur le circuit de 2,632 km qui longe le bassin : d’abord le côté nord, largement arboré, au relief légèrement accidenté par des petits cailloux et des racines proéminentes. C’est sur ce côté que se trouve "la" difficulté du parcours : une côte d’environ 1,5 mètre de long et autant de haut, qui mène à une bouche d’égout. On traverse ensuite un passage sur terre meuble très boisé, avant de rejoindre le petit pont à l’extrémité du parcours. On rejoint enfin, après un nouveau passage terreux encombré de vilaines racines (l’une d’elles a fait tomber Christine, et a failli me faire choir également), la partie sud du parcours, sur terrain stabilisé et nettement plus roulant, qui nous ramène vers la ligne de départ/arrivée et le stand de ravitaillement.

J’effectue les premiers tours avec Christine : en plus d’être une véritable championne, notre coéquipière du Raid 28 est vraiment adorable, toujours très chaleureuse et attentive aux autres. Elle m’annonce "sa" bonne nouvelle de la semaine : elle a eu son affectation dans une école de Vauhallan, ce qui lui évitera à l’avenir de multiplier les allers-retours Bordeaux/Villiers le Bâcle pour retrouver Claude. Avec un peu de chance, ça lui évitera également des mauvaises surprises du type de celle qui l’a empêché de participer aux championnats du Monde de 24 heures à Taipei…

Nous retrouvons Papa, parti en tête, vers le 5ème tour. Je décide alors de le suivre un peu (après tout, il s’est déjà brillamment illustré sur ce circuit…). Nous tournons ainsi à 15 minutes au tour, soit environ 10 km/h, soit le rythme que je visais pour le début de la journée, afin de garder un maximum d’énergie sur toute la durée de la course. Le cardio reste d’ailleurs relativement bas, entre 145 et 155 bpm. Tout roule ! Enfin, tout roule pendant deux tours encore. Est-ce le pain d’épices maison que j’ai préparé la veille ? Toujours est-il que je commence à me sentir ballonné, et suis contraint de m’arrêter au stand dès la fin du 8ème tour.

J’accélère pour reprendre la foulée du paternel, et nous repartons sur son rythme. C’est à peu près à ce moment là que je vais enfin tomber sur le raton-laveur, qui n’a pas l’air d’avoir la grosse pêche (en fait, il souffre de très gros problèmes gastriques, qui vont le contraindre à abandonner au bout de quelques heures. Pas glop…). Je retrouve également Dan et Anne, cette dernière, peu matinale, étant visiblement en manque de café… En tout cas, c’est la deuxième fois qu’ils viennent courir à Bures, en se rangeant aimablement sous la bannière USBY-Nature, et la présence de cette collègue de boulot et de son ami me ravit toujours.

Je m’apprête à demander à tous les UFOs que je dépasse s’ils connaissent un certain "Neo", voire un "DanL" (sait-on jamais), quand Philippe Janin m’interpelle :
- Lui : "Tiens, Cédric, tu as changé de T-Shirt ?
- Moi : Non, pourquoi ?
- Lui : Ah, zut, j’ai dit à quelqu’un qui cherchait L’Castor Junior que tu étais habillé en orange…
- Moi : Non, non, je reste très vert. L’orange est réservé à la fusée qui m’a déjà doublé une ou deux fois ;-o)"
Ah, il va donc bien falloir que je trouve mes amis que je ne connais pas, parce qu’eux ne sont pas près de me trouver ;-o)

Au 16ème tour, pour fêter le passage du marathon en 4h10’, je m’octroie une nouvelle pause-sanisette, en espérant cependant ne pas avoir à multiplier davantage ce genre d’arrêts. Quelques minutes plus tard (eh oui, je ne suis pas rapide…), je repars sur le circuit, mais mon père a définitivement pris la poudre d’escampette. Pas grave, après son trail de 55 km la semaine précédente, le diesel finira bien par lâcher ;-o). En attendant, je continue mon petit bonhomme de chemin, à un train de sénateur qui a le mérite de ne pas affoler le palpitant. Et dire qu’il y a 18 mois, je n’avais jamais couru… Si on m’avait dit que courir à 10 km/h serait un jour si facile pour moi… Enfin, ne nous emballons pas, il reste tout de même près de 8 h à courir…

Je maintiens mon rythme d’alimentation habituel, à savoir un peu d’eau ou de coca tous les quarts d’heure, et une portion de solide toutes les 1h15/1h30. Merveilleux, ça correspond pile à respectivement un et cinq tours de circuit. Facile !

Je rencontre l’Electron qui me détaille sa stratégie du jour : en vue de Millau 2006, la particule qui, comme moi, affectionne particulièrement le long et lent, idéalement interrompu par la recherche de balises, veut travailler à nouveau la vitesse, et essaie donc d’alterner quatre tours en courant sans interruption, avec un ou plusieurs tours très cool, voire des arrêts prolongés. Autre point commun entre lui et moi, nous avons tout les deux des pères coureurs (le sien l’a fait traîner ses guêtres sur la piste au SO Houilles, le mien a été moins persuasif, mais pas avare en gènes…).

Je l’abandonne à la fin de son tour de course, et repars seul, au milieu de tous les coureurs. A chaque fois que je dépasse mes amis du JDM, je suis encouragé comme ce n’est pas permis, et ça fait un bien fou. Elisabeth, Monique, Jean-Yves, Sébastien, Etienne, Alain, Lucille plus tard, ou Amid (que j’avais pris d’abord pour Mohamed Maghroun, dont Claude m’avait annoncé la venue finalement démentie) ont tous été de très précieux soutiens.

En demandant à un UFO s’il connaît un certain "Neo", j’ai le plaisir de l’entendre répondre : "Oui, c’est moi". Bingo ! Je n’aurai pas eu à chercher trop longtemps. La rencontre est sympathique, quoiqu’un peu brève car ledit Neo a tout de même couru les 6 jours d’Antibes début mai, et ses objectifs du jour sont plus modestes.

Un peu plus loin, après avoir passé Jano la trace, le traceur du Raid 28 (ne le répétez pas à Catherine, sa femme, elle ne sait pas qu’il court ;-o) ), je rencontre un coureur que j’aurais dû reconnaître bien plus tôt : DanL, qui arbore le dossard 24, signe que nous nous sommes frôlés au retrait des dossards quelques heures auparavant. Il est lui aussi un personnage éminemment sympathique, et nous faisons quelques kilomètres ensemble.

Pendant ce temps, à chaque passage sous l’arche de départ/arrivée, les pointeurs notent scrupuleusement le numéro des dossards de tous les coureurs, depuis les enfants qui commencent à affluer avec leurs parents coureurs ou marcheurs du dimanche, jusqu’aux UFO venus pour avaler des kilomètres. Claude Hardel notamment aura passé une grande partie de la journée à ce poste, comme quoi l’on peut courir (et de quelle manière !) et savoir aussi passer de l’autre côté de la barrière de temps en temps. Chapeau ! Yvon Pénarguéar, Anne-Marie et quelques amis de Turoom occuperont également ce poste sensible.

A 11h00, après 6 heures de course, je franchis les 60,5 km, ce qui constitue la plus grande distance que j’aie jamais courue, Raid 28 excepté. Le temps mis pour boucler chaque tour augmente légèrement depuis le départ : de 15’ voire moins vers 6h00, il va passer à 17’ dans l’après-midi. Mais le moral reste bon, et je réalise que les 100 km étaient peut-être un objectif un petit peu pessimiste. N’empêche, je rentre réellement dans l’inconnu désormais.
Yves Langard, qui a reçu de son médecin la même interdiction que moi l’an dernier, vient m’encourager en faisant un tour de circuit, en VTT, à mes côtés. C’est lui également qui m’indiquera mon classement : 6ème au bout de quatre ou cinq heures de course, sachant que Claude Hardel et Jean-Luc Doignon ont arrêté de courir dans ces eaux-là, et qu’ils étaient devant.

Marianne Clar et Alain Marty, du GAG, accompagnés de leur chien tout mignon, continuent à courir, et sont toujours extrêmement sympathiques à chaque passage. Les coureurs des autres associations buressoises, de l’UFO, et les cohortes de membres de l’AFCF-IDF sont eux aussi toujours très cordiaux, et jamais avares de mots gentils. Je dépasse un moment celui qui sera finalement mon "dauphin" sur le podium Senior 1 : Willy Marchal, très sympa également, qui court avec un de ses amis qui a choisi de courir… pieds nus. Pourquoi pas ? Entendant ledit ami expliquer à Willy qu’il était premier de sa catégorie, je me permets de dire à ce dernier, sur le ton de la plaisanterie bien sûr, qu’il lui faudra d’abord me marcher sur le corps ;-o). En tout cas, chapeau l’ami, car tu m’as l’air d’être particulièrement jeune.

Pendant ce temps, d’autres visages connus ont fait leur apparition sur notre terrain de jeu : le soleil d’abord (ah, que j’apprécie d’avoir la casquette), Chantal Reynaud et la Orsoni’s Family (Sabine, Antoine, Louis et Damien, ces deux derniers réalisant un nombre de tour équivalent à leur âge : le semi marathon pour Louis, 8 ans, et plus de 18 kilomètres pour Damien, 7 ans) du JDM, mais aussi, du forum courseapied.net, Tata Linda et Delphine, accompagnées de Séverine et Catherine, ainsi que de Jafangie en escorte de choc. Linda va faire une incursion remarquée dans le monde de l’ultra. Bravo Tata !!! Merci en tout cas pour les encouragements à chaque passage, même lorsque je n’étais plus très lucides pour les calculs de vitesse relative ;-o)

J’ai fait quelques tours également avec Jean-Luc Gardeau, qui aura bouclé son semi marathon tranquillement. Nous avons parlé de sport et d’autres centres d’intérêt communs, et ce fut un plaisir. Sur la fin du parcours, je ferai également quelques mètres avec David Ros, avec qui nous avons également des centres d’intérêt totalement extra sportifs.

Les UFO que j’avais vu se distinguer brillamment l’an dernier sont eux aussi des points de repère dans cette nuée de coureurs et marcheurs qui enfle avec le retour des éclaircie. Je suis sincèrement triste pour l’accident bête (mais les accidents ne sont-ils pas toujours bêtes ?) qui vaut au Sanglier d’avoir le pied gauche en carafe. Manu, tu vaux évidemment mieux que cela, et j’aurai plaisir l’an prochain à te courir après, tel Obélix à la recherche de son festin ;-o). En tout cas, l’esprit UFO a fonctionné, puisque l’animal a malgré tout aligné 18 tours dans la journée, soit 47,376 km, et il a toujours eu un mot ou un regard amical à chaque fois que je l’ai croisé, qu’il soit arrêté ou en train de courir.
Koline et Gégé sont toujours aussi agréables : toujours un sourire et de la bonne humeur qui rayonne à plusieurs mètres à la ronde, et qui semble attirer tout particulièrement les particules chargées d’électricité ;-o).

Mes amis du JDM continuent eux aussi leur petit bonhomme de chemin. Jean-François, V3 reclassé par les hasards de l’informatique parmi les V2, ne ménage pas sa peine pour autant. Il continue, comme à son habitude, à jouer le rôle de reporter photo en pleine course, sans jamais manquer d’encourager les autres concurrents. Roger, Dominique et Frédéric continuent leur quête des 100 kilomètres, ou en tout cas du double marathon, tandis que Marc et Philippe Janin s’aventurent (mais ils y sont habitués) au delà du marathon, et qu’Alain pénètre pour la première fois ce monde à part, sans être même passé par la case marathon auparavant.

Une présence va me faire énormément plaisir dans la fin de l’après midi : celle de Christophe et Marie Laborie. Christophe, qui a brillamment remporté les 6 jours d’Antibes, était le poinçonneur redoutablement efficace de notre équipe La Parfaite Lumière lors du Raid 28, équipe dans laquelle figuraient, en plus de Stéphane qui n’a jamais couru les douze heures, plusieurs vainqueurs, au scratch ou dans leurs catégories respectives, de l’épreuve : Claude, Christine et Papa. Afin de me permettre d’être à la hauteur de mes coéquipiers, Christophe va, sur les dernières heures de course, me donner plein de petits conseils avisés, et faciliter au maximum mes ravitaillements, en me gardant mon sandwich et ma bouteille d’eau minérale de côté. J’ai compris l’intérêt que pouvait avoir, sur de telles courses, la présence d’un assistant qui permette de se dégager de toutes sortes de contingences pour se concentrer uniquement sur la course.

Je dois avouer aussi que la confiance que je lisais dans son regard me confirmait ce que je ressentais au fond de moi, et que le chronomètre indiquait : je restais plutôt "frais" (comme un gardon ?) et régulier, ce qui m’a permis de reprendre un tour aux deux coureurs qui me précédaient. La chaleur et la fatigue faisaient leur œuvre malgré tout, et je dois reconnaître qu’il me tardait presque de voir arriver l’heure fatidique. J’avais franchi les 100 kilomètres en moins de 10h15, et le pari était donc largement rempli. J’ai donc terminé mon 44ème tour, en me frayant tant bien que mal un passage au milieu de la mer rouge de l’AFCF-IDF, en 11h51 minutes, sous l’acclamation de mes fans du jour (merci les filles), et avec le sourire dont je ne crois pas m’être départi de toute la journée. Cécile Martin, excellente coureuse giffoise du VRC, qui m’a doublé en fin de parcours (elle n’a fait que 4 tours, mais à vitesse grand V), me félicite et me croit à peine lorsque je lui décris les grandes lignes de ma venue au sport. Je suis ravi en tout cas d’avoir fait sa connaissance.

Quelques instants plus tard, Christine en finissait également, et nous nous sommes tombés dans les bras, épuisés bien sûr, mais fiers et heureux l’un de l’autre. Papa, qui en terminait quelques minutes plus tard, permettait à l’équipe du Raid 28 d’assurer une présence forte aux premières places du classement général : un tir groupé de la 3ème à la 5ème place, que Claude et Christophe auraient certainement pu prolonger s’ils avaient pu courir avec leurs capacités pleines et entières.

Les deux UFO qui ont remporté l’épreuve l’ont fait de la plus belle manière, sans conteste. Ils étaient vraiment les plus forts aujourd’hui. Sylvain, notamment, m’a vraiment fait l’effet d’une fusée pendant toute la course. J’en veux bien sûr à Frédéric, à qui l’on doit la brillante prestation de Christian, son collègue qu’il a convaincu de venir à Bures, mais je saurai être magnanime ;-o).

Au classement par équipes, la déferlante AFCF-IDF ne nous a laissé aucune chance de conserver le trophée à Bures, et la grande forme globale des UFO nous relègue de toute façon sur la troisième marche. A charge de revanche pour l’année prochaine ;-o)

La remise des prix, effectuée sous la pluie comme à l’habitude à Bures, me permet, pour la première fois de ma vie, de monter sur un podium à titre individuel (après la belle troisième place du Raid 28), et c’est pour moi un véritable choc, moins de dix-huit mois après avoir retourné ma veste et mis fin à une jeunesse entièrement sédentaire et sans la moindre pratique sportive. Je suis particulièrement fier et heureux lorsque Anne-Marie, la présidente du JDM, me remet la coupe de 1er Senior 1 (facile, c’est pour les moins de trente ans !), et me félicite chaleureusement. Lorsque Papy Turoom me demande de dire deux mots, je ne peux m’empêcher de remercier avant tout mon père, qui m’a montré le chemin (et même au sens littéral du terme aujourd’hui puisqu’il a toujours été devant moi pendant les douze heures). Merci Papa ! Il me répondra lorsqu’il recevra la même coupe au titre de sa victoire chez les V2.

DanL et Delphine se joignent aux photographes pour immortaliser ces instants, et je leur en suis réellement reconnaissant. Vivement les prochaines courses où nous pourrons nous retrouver, avec d’autres (n’est-ce pas Linda ?). Tous mes collègues du JDM, dont Yves, qui est revenu sur le site dans l’après-midi, me félicitent, et je leur dois beaucoup, car c’est grâce à l’ambiance très particulière du JDM que j’ai pu me lancer assidûment dans la pratique de la course à pied, en y trouvant sans cesse de nombreuses sources de satisfaction.

Evidemment, les jambes commencent à tirer, et le coup de pied gauche ma fait mal (j’avais pourtant desserré la chaussure pendant la journée). Mais le sentiment qui domine en mon for intérieur est bel et bien cette joie intense : j’ai couru douze heures sans interruption hormis aux ravitaillements, et franchi une nouvelle étape dans ma vie de coureur à pied, celle des cent kilomètres et au delà, et c’est une victoire insensée sur moi-même.

Merci à tous de m’avoir lu jusqu’ici, et de faire que chaque jour l’envie de courir soit toujours plus forte. Enfin, chaque jour à partir de la semaine prochaine ou de la suivante ;-o)

Comme d’habitude, les graphiques de la course sont disponibles sur Kikouroù, en cliquant sur la courbe ci-dessous. Pour info, une bonne surprise, accessoire bien sûr mais tout de même importante pour des épreuves longues comme celle-ci, mon Forerunner 205, dont l’autonomie est annoncée à 10h00, a bel et bien enregistré toutes les informations de mes quasiment douze heures de course. Certes, l’utilité d’un GPS sur une course horaire n’est pas démontré, mais c’est bon à savoir ;-o)

L’Castor Junior

PS : merci Alain (via Anne-Marie), DanL et Delphine pour les photos

2006-05-20 15:30:56 : Décrassage pré 12 heures de Bures - 20-05-2006 - Les Ulis (Essonne) - 0 photo - 9 réactions

Le printemps est revenu... sous la pluie

Petite sortie ce matin pour faire tourner un peu les jambes avant de tourner pendant douze heures, demain, autour du Bassin de retenue de l'Yvette à Bures.
Nous partons vers 10h30, en direction des Ulis, par la piste cyclable qui longe la N118. Mon père profite de quelques raccourcis techniques pour reprendre la tête, en insistant cependant sur la nécessité de maintenir un rythme très léger (venant de quelqu'un qui a remporté les 12 heures à plusieurs reprises, le conseil est sûrement bon à prendre...). D'ailleurs, si je l'utilisais comme lièvre demain ? A creuser...
Arrivés à Mondétour, nous rejoignons le parc Nord des Ulis en lisière du Bois du Roi puis en traversant les Vignes de Bures, tous ces quartiers où j'ai passé mon enfance, et où je n'avais, en fait, jamais couru... Voilà ce que c'est que de se découvrir une vocation sur le tard ;-o)
La pluie, qui nous avait légèrement mouillés en début de parcours, s'est tue, et le parcours dans le bois qui longe la N188, autour du parcours sportif, est un vrai régal : les sentiers sont étroits et semés de petites bosses.
Nous regagnons Montjay par la rue des Réservoirs, jusqu'au Château, puis redescendons vers le centre de Bures par le chemin en provenance du Viaduc. C'est dans ces bois que la pluie et le vent décident de se rappeler à notre bon souvenir. N'ayant pas, exceptionnellement, pris de couvre-chef (quel inconscient je fais !), je me résous à accélérer le rythme de ce qui n'était qu'une sortie en endurance très tranquille, pour arriver à la maison avant d'être totalement transi de froid. Après tout, mon coach du jour connaît le chemin du retour...
Je coupe au plus court, par la gare de Bures puis mon trajet habituel au travers de la Faculté des Sciences d'Orsay. C'est incroyable ce que la végétation a pu pousser en seulement quelques jours : les arbres et les plantes ont pris un tel volume qu'on peut parfois à peine passer sur des chemins très larges il y a deux semaines.
L'accalmie climatique me décide finalement à emprunter un détour, là aussi devenu usuel, par les hauts du Vaubien, afin de travailler un peu en côtes. Je retrouve mon point d'étirements devant la maison vers 11h45.
Bilan : 12,5 km en 1h07', pour 258 m de D+, avec à peine 25' au dessus de 160 bpm.
Il ne reste plus désormais qu'à se reposer pour être au top demain, et affronter cette épreuve, inédite pour moi, de 12 heures. Heureusement, je ne serai pas seul ;-o)

PS : Contrairement à l'habitude, pas de photos aujourd'hui, mon appareil ayant pris peur à la vue des sombres nuages accumulés au dessus de la maison avant le départ. Par contre, comme à l'habitude, un clic sur le graphique permet d'accéder à la fiche Kikouroù de la sortie et donc au tracé GPS.

L'Castor Junior

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