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2006-05-22 21:26:11 : CR des 12 heures de Bures sur Yvette - 21-05-2006

Le jour le plus long...

C'est très, très long. Désolé...

Dimanche 22 mai 2005 – 05h00 : je trottine tranquillement, avec Francis Soniak (un collègue JDM blessé lui aussi), en queue de peloton des vaillants coureurs partis pour tourner, pour certains, 12 heures autour du bassin de retenue de l’Yvette à Bures. En effet, deux semaines auparavant, mes espoirs de tout jeune coureur de courir, sur ce circuit que je connais bien, et avec tous mes amis du JDM, la distance du Marathon, s’était effondré pour cause de boulimie d’entraînement (fracture de fatigue du tibia consécutive à une augmentation trop brutale de la charge d’entraînement – j’étais effectivement passé de 0 à 90 km par semaine en trois mois…). Bilan, trois mois d’arrêt total de la course à pied, et de sérieux doutes quant à la suite.
Heureusement, l’appel de la course a été le plus fort, y compris le jour même où j’avais (ne le répétez pas à mon médecin), enchaîné deux autres tours, notamment un avec Gilles Montambaux (JDM également, et lui aussi blessé, mais pour une fracture bien plus méchante).

Dimanche 21 mai 2006 – 03h15 : le réveil sonne, et je prends le petit déjeuner du condamné (le dernier de ma vie d’avant les 12 heures ?), avant de me doucher et me faire tout beau (mazette, c’est qu’on annonce du beau monde autour du bassin aujourd’hui ! : la plupart des coureurs et amis du JDM seront là sous les couleurs de l’USBY Nature, l’Electron et le raton-laveur, du Zoo, également, DanL, d’ADDM doit faire son baptème de l’ultra et Delphine (guest star), LINDA, Neo et LeSanglier, de courseapied.net, ont annoncé leur venue, avec des objectifs variés. Si l’on ajoute à cela les inénarrables UFOs et la cohorte de coureurs de l’AFCF-IDF, on ne risque pas de s’ennuyer, même si le temps annoncé unanimement par les météorologues est plus que maussade.

En tout cas, après avoir joué au Malade Imaginaire la semaine précédente, je me sens parfaitement d’attaque, malgré la fatigue accumulée dans la semaine. Musculairement, les deux dernières semaines, très légères, m’ont vraisemblablement permis d’effacer les traces du Marathon de Paris et de La Farouch’ courus en avril.
J’enfile ma tenue du Marathon de Paris, et, comme à toutes les courses depuis, mon GPS Forerunner 205 et mon cardio Polar S710i. Je prends également une casquette, qui pourra me protéger de la pluie annoncée et, qui sait, d’une éventuelle visite impromptue du soleil.

Nous partons avec mon père vers 4h30, et arrivons devant des stands où s’affairent déjà organisateurs et bénévoles (Papy Turoom est au micro, tandis que Jean-Jacques Weil a dégainé son appareil photo, et que Marc Bourreau gère les inscriptions), et récupérons nos dossards : 23 pour moi, et 30 pour Papa. Objectif du jour : 38 tours, soit 100 km... et 16 mètres. Tout tour supplémentaire serait un superbe bonus, et tout tour manquant une petite déception.

Un petit coucou aux visages déjà connus (Dominique Fayoux, Frédérique Lecoanet, Frédéric Orsoni, Anne-Marie Montambaux, Philippe Janin, Philippe Fuchs (notre coach du mercredi soir), Francis Soniak, Roger Reynaud, Elizabeth Sebileau et Etienne Messier, Monique Tranvouez, Jean-François Boissonneau (Atomic JF), Jean-Luc Doignon du GAG qui nous fait le plaisir de courir sous les couleurs USBY Nature, Marcelle Boissonnet, V3F qui continue à figurer dans les classements de nombreuses courses locales, Anne Segal et Dan Masson (de l’ASCN comme moi), ainsi que Claude Hardel et Christine Bodet venus, comme l’an dernier, récupérer une semaine après les 48 heures de Surgères, où Christine a encore amélioré son record personnel et le record de France de sa catégorie…). J’aperçois également quelques UFOs, donc Koline et Gégé, qui s’étaient distinguées l’an dernier. Pas de trace en revanche de l’Electron ou du raton-laveur, ni de DanL (que je ne connais que par une photo) ou Neo (que je ne connais que par ces trois lettres). Bah, en douze heures, on finira bien par se rencontrer…

Dimanche 21 mai 2006 – 05h00 : c’est parti, une soixantaine de coureurs s’élancent, dans le sens anti-horaire, sur le circuit de 2,632 km qui longe le bassin : d’abord le côté nord, largement arboré, au relief légèrement accidenté par des petits cailloux et des racines proéminentes. C’est sur ce côté que se trouve "la" difficulté du parcours : une côte d’environ 1,5 mètre de long et autant de haut, qui mène à une bouche d’égout. On traverse ensuite un passage sur terre meuble très boisé, avant de rejoindre le petit pont à l’extrémité du parcours. On rejoint enfin, après un nouveau passage terreux encombré de vilaines racines (l’une d’elles a fait tomber Christine, et a failli me faire choir également), la partie sud du parcours, sur terrain stabilisé et nettement plus roulant, qui nous ramène vers la ligne de départ/arrivée et le stand de ravitaillement.

J’effectue les premiers tours avec Christine : en plus d’être une véritable championne, notre coéquipière du Raid 28 est vraiment adorable, toujours très chaleureuse et attentive aux autres. Elle m’annonce "sa" bonne nouvelle de la semaine : elle a eu son affectation dans une école de Vauhallan, ce qui lui évitera à l’avenir de multiplier les allers-retours Bordeaux/Villiers le Bâcle pour retrouver Claude. Avec un peu de chance, ça lui évitera également des mauvaises surprises du type de celle qui l’a empêché de participer aux championnats du Monde de 24 heures à Taipei…

Nous retrouvons Papa, parti en tête, vers le 5ème tour. Je décide alors de le suivre un peu (après tout, il s’est déjà brillamment illustré sur ce circuit…). Nous tournons ainsi à 15 minutes au tour, soit environ 10 km/h, soit le rythme que je visais pour le début de la journée, afin de garder un maximum d’énergie sur toute la durée de la course. Le cardio reste d’ailleurs relativement bas, entre 145 et 155 bpm. Tout roule ! Enfin, tout roule pendant deux tours encore. Est-ce le pain d’épices maison que j’ai préparé la veille ? Toujours est-il que je commence à me sentir ballonné, et suis contraint de m’arrêter au stand dès la fin du 8ème tour.

J’accélère pour reprendre la foulée du paternel, et nous repartons sur son rythme. C’est à peu près à ce moment là que je vais enfin tomber sur le raton-laveur, qui n’a pas l’air d’avoir la grosse pêche (en fait, il souffre de très gros problèmes gastriques, qui vont le contraindre à abandonner au bout de quelques heures. Pas glop…). Je retrouve également Dan et Anne, cette dernière, peu matinale, étant visiblement en manque de café… En tout cas, c’est la deuxième fois qu’ils viennent courir à Bures, en se rangeant aimablement sous la bannière USBY-Nature, et la présence de cette collègue de boulot et de son ami me ravit toujours.

Je m’apprête à demander à tous les UFOs que je dépasse s’ils connaissent un certain "Neo", voire un "DanL" (sait-on jamais), quand Philippe Janin m’interpelle :
- Lui : "Tiens, Cédric, tu as changé de T-Shirt ?
- Moi : Non, pourquoi ?
- Lui : Ah, zut, j’ai dit à quelqu’un qui cherchait L’Castor Junior que tu étais habillé en orange…
- Moi : Non, non, je reste très vert. L’orange est réservé à la fusée qui m’a déjà doublé une ou deux fois ;-o)"
Ah, il va donc bien falloir que je trouve mes amis que je ne connais pas, parce qu’eux ne sont pas près de me trouver ;-o)

Au 16ème tour, pour fêter le passage du marathon en 4h10’, je m’octroie une nouvelle pause-sanisette, en espérant cependant ne pas avoir à multiplier davantage ce genre d’arrêts. Quelques minutes plus tard (eh oui, je ne suis pas rapide…), je repars sur le circuit, mais mon père a définitivement pris la poudre d’escampette. Pas grave, après son trail de 55 km la semaine précédente, le diesel finira bien par lâcher ;-o). En attendant, je continue mon petit bonhomme de chemin, à un train de sénateur qui a le mérite de ne pas affoler le palpitant. Et dire qu’il y a 18 mois, je n’avais jamais couru… Si on m’avait dit que courir à 10 km/h serait un jour si facile pour moi… Enfin, ne nous emballons pas, il reste tout de même près de 8 h à courir…

Je maintiens mon rythme d’alimentation habituel, à savoir un peu d’eau ou de coca tous les quarts d’heure, et une portion de solide toutes les 1h15/1h30. Merveilleux, ça correspond pile à respectivement un et cinq tours de circuit. Facile !

Je rencontre l’Electron qui me détaille sa stratégie du jour : en vue de Millau 2006, la particule qui, comme moi, affectionne particulièrement le long et lent, idéalement interrompu par la recherche de balises, veut travailler à nouveau la vitesse, et essaie donc d’alterner quatre tours en courant sans interruption, avec un ou plusieurs tours très cool, voire des arrêts prolongés. Autre point commun entre lui et moi, nous avons tout les deux des pères coureurs (le sien l’a fait traîner ses guêtres sur la piste au SO Houilles, le mien a été moins persuasif, mais pas avare en gènes…).

Je l’abandonne à la fin de son tour de course, et repars seul, au milieu de tous les coureurs. A chaque fois que je dépasse mes amis du JDM, je suis encouragé comme ce n’est pas permis, et ça fait un bien fou. Elisabeth, Monique, Jean-Yves, Sébastien, Etienne, Alain, Lucille plus tard, ou Amid (que j’avais pris d’abord pour Mohamed Maghroun, dont Claude m’avait annoncé la venue finalement démentie) ont tous été de très précieux soutiens.

En demandant à un UFO s’il connaît un certain "Neo", j’ai le plaisir de l’entendre répondre : "Oui, c’est moi". Bingo ! Je n’aurai pas eu à chercher trop longtemps. La rencontre est sympathique, quoiqu’un peu brève car ledit Neo a tout de même couru les 6 jours d’Antibes début mai, et ses objectifs du jour sont plus modestes.

Un peu plus loin, après avoir passé Jano la trace, le traceur du Raid 28 (ne le répétez pas à Catherine, sa femme, elle ne sait pas qu’il court ;-o) ), je rencontre un coureur que j’aurais dû reconnaître bien plus tôt : DanL, qui arbore le dossard 24, signe que nous nous sommes frôlés au retrait des dossards quelques heures auparavant. Il est lui aussi un personnage éminemment sympathique, et nous faisons quelques kilomètres ensemble.

Pendant ce temps, à chaque passage sous l’arche de départ/arrivée, les pointeurs notent scrupuleusement le numéro des dossards de tous les coureurs, depuis les enfants qui commencent à affluer avec leurs parents coureurs ou marcheurs du dimanche, jusqu’aux UFO venus pour avaler des kilomètres. Claude Hardel notamment aura passé une grande partie de la journée à ce poste, comme quoi l’on peut courir (et de quelle manière !) et savoir aussi passer de l’autre côté de la barrière de temps en temps. Chapeau ! Yvon Pénarguéar, Anne-Marie et quelques amis de Turoom occuperont également ce poste sensible.

A 11h00, après 6 heures de course, je franchis les 60,5 km, ce qui constitue la plus grande distance que j’aie jamais courue, Raid 28 excepté. Le temps mis pour boucler chaque tour augmente légèrement depuis le départ : de 15’ voire moins vers 6h00, il va passer à 17’ dans l’après-midi. Mais le moral reste bon, et je réalise que les 100 km étaient peut-être un objectif un petit peu pessimiste. N’empêche, je rentre réellement dans l’inconnu désormais.
Yves Langard, qui a reçu de son médecin la même interdiction que moi l’an dernier, vient m’encourager en faisant un tour de circuit, en VTT, à mes côtés. C’est lui également qui m’indiquera mon classement : 6ème au bout de quatre ou cinq heures de course, sachant que Claude Hardel et Jean-Luc Doignon ont arrêté de courir dans ces eaux-là, et qu’ils étaient devant.

Marianne Clar et Alain Marty, du GAG, accompagnés de leur chien tout mignon, continuent à courir, et sont toujours extrêmement sympathiques à chaque passage. Les coureurs des autres associations buressoises, de l’UFO, et les cohortes de membres de l’AFCF-IDF sont eux aussi toujours très cordiaux, et jamais avares de mots gentils. Je dépasse un moment celui qui sera finalement mon "dauphin" sur le podium Senior 1 : Willy Marchal, très sympa également, qui court avec un de ses amis qui a choisi de courir… pieds nus. Pourquoi pas ? Entendant ledit ami expliquer à Willy qu’il était premier de sa catégorie, je me permets de dire à ce dernier, sur le ton de la plaisanterie bien sûr, qu’il lui faudra d’abord me marcher sur le corps ;-o). En tout cas, chapeau l’ami, car tu m’as l’air d’être particulièrement jeune.

Pendant ce temps, d’autres visages connus ont fait leur apparition sur notre terrain de jeu : le soleil d’abord (ah, que j’apprécie d’avoir la casquette), Chantal Reynaud et la Orsoni’s Family (Sabine, Antoine, Louis et Damien, ces deux derniers réalisant un nombre de tour équivalent à leur âge : le semi marathon pour Louis, 8 ans, et plus de 18 kilomètres pour Damien, 7 ans) du JDM, mais aussi, du forum courseapied.net, Tata Linda et Delphine, accompagnées de Séverine et Catherine, ainsi que de Jafangie en escorte de choc. Linda va faire une incursion remarquée dans le monde de l’ultra. Bravo Tata !!! Merci en tout cas pour les encouragements à chaque passage, même lorsque je n’étais plus très lucides pour les calculs de vitesse relative ;-o)

J’ai fait quelques tours également avec Jean-Luc Gardeau, qui aura bouclé son semi marathon tranquillement. Nous avons parlé de sport et d’autres centres d’intérêt communs, et ce fut un plaisir. Sur la fin du parcours, je ferai également quelques mètres avec David Ros, avec qui nous avons également des centres d’intérêt totalement extra sportifs.

Les UFO que j’avais vu se distinguer brillamment l’an dernier sont eux aussi des points de repère dans cette nuée de coureurs et marcheurs qui enfle avec le retour des éclaircie. Je suis sincèrement triste pour l’accident bête (mais les accidents ne sont-ils pas toujours bêtes ?) qui vaut au Sanglier d’avoir le pied gauche en carafe. Manu, tu vaux évidemment mieux que cela, et j’aurai plaisir l’an prochain à te courir après, tel Obélix à la recherche de son festin ;-o). En tout cas, l’esprit UFO a fonctionné, puisque l’animal a malgré tout aligné 18 tours dans la journée, soit 47,376 km, et il a toujours eu un mot ou un regard amical à chaque fois que je l’ai croisé, qu’il soit arrêté ou en train de courir.
Koline et Gégé sont toujours aussi agréables : toujours un sourire et de la bonne humeur qui rayonne à plusieurs mètres à la ronde, et qui semble attirer tout particulièrement les particules chargées d’électricité ;-o).

Mes amis du JDM continuent eux aussi leur petit bonhomme de chemin. Jean-François, V3 reclassé par les hasards de l’informatique parmi les V2, ne ménage pas sa peine pour autant. Il continue, comme à son habitude, à jouer le rôle de reporter photo en pleine course, sans jamais manquer d’encourager les autres concurrents. Roger, Dominique et Frédéric continuent leur quête des 100 kilomètres, ou en tout cas du double marathon, tandis que Marc et Philippe Janin s’aventurent (mais ils y sont habitués) au delà du marathon, et qu’Alain pénètre pour la première fois ce monde à part, sans être même passé par la case marathon auparavant.

Une présence va me faire énormément plaisir dans la fin de l’après midi : celle de Christophe et Marie Laborie. Christophe, qui a brillamment remporté les 6 jours d’Antibes, était le poinçonneur redoutablement efficace de notre équipe La Parfaite Lumière lors du Raid 28, équipe dans laquelle figuraient, en plus de Stéphane qui n’a jamais couru les douze heures, plusieurs vainqueurs, au scratch ou dans leurs catégories respectives, de l’épreuve : Claude, Christine et Papa. Afin de me permettre d’être à la hauteur de mes coéquipiers, Christophe va, sur les dernières heures de course, me donner plein de petits conseils avisés, et faciliter au maximum mes ravitaillements, en me gardant mon sandwich et ma bouteille d’eau minérale de côté. J’ai compris l’intérêt que pouvait avoir, sur de telles courses, la présence d’un assistant qui permette de se dégager de toutes sortes de contingences pour se concentrer uniquement sur la course.

Je dois avouer aussi que la confiance que je lisais dans son regard me confirmait ce que je ressentais au fond de moi, et que le chronomètre indiquait : je restais plutôt "frais" (comme un gardon ?) et régulier, ce qui m’a permis de reprendre un tour aux deux coureurs qui me précédaient. La chaleur et la fatigue faisaient leur œuvre malgré tout, et je dois reconnaître qu’il me tardait presque de voir arriver l’heure fatidique. J’avais franchi les 100 kilomètres en moins de 10h15, et le pari était donc largement rempli. J’ai donc terminé mon 44ème tour, en me frayant tant bien que mal un passage au milieu de la mer rouge de l’AFCF-IDF, en 11h51 minutes, sous l’acclamation de mes fans du jour (merci les filles), et avec le sourire dont je ne crois pas m’être départi de toute la journée. Cécile Martin, excellente coureuse giffoise du VRC, qui m’a doublé en fin de parcours (elle n’a fait que 4 tours, mais à vitesse grand V), me félicite et me croit à peine lorsque je lui décris les grandes lignes de ma venue au sport. Je suis ravi en tout cas d’avoir fait sa connaissance.

Quelques instants plus tard, Christine en finissait également, et nous nous sommes tombés dans les bras, épuisés bien sûr, mais fiers et heureux l’un de l’autre. Papa, qui en terminait quelques minutes plus tard, permettait à l’équipe du Raid 28 d’assurer une présence forte aux premières places du classement général : un tir groupé de la 3ème à la 5ème place, que Claude et Christophe auraient certainement pu prolonger s’ils avaient pu courir avec leurs capacités pleines et entières.

Les deux UFO qui ont remporté l’épreuve l’ont fait de la plus belle manière, sans conteste. Ils étaient vraiment les plus forts aujourd’hui. Sylvain, notamment, m’a vraiment fait l’effet d’une fusée pendant toute la course. J’en veux bien sûr à Frédéric, à qui l’on doit la brillante prestation de Christian, son collègue qu’il a convaincu de venir à Bures, mais je saurai être magnanime ;-o).

Au classement par équipes, la déferlante AFCF-IDF ne nous a laissé aucune chance de conserver le trophée à Bures, et la grande forme globale des UFO nous relègue de toute façon sur la troisième marche. A charge de revanche pour l’année prochaine ;-o)

La remise des prix, effectuée sous la pluie comme à l’habitude à Bures, me permet, pour la première fois de ma vie, de monter sur un podium à titre individuel (après la belle troisième place du Raid 28), et c’est pour moi un véritable choc, moins de dix-huit mois après avoir retourné ma veste et mis fin à une jeunesse entièrement sédentaire et sans la moindre pratique sportive. Je suis particulièrement fier et heureux lorsque Anne-Marie, la présidente du JDM, me remet la coupe de 1er Senior 1 (facile, c’est pour les moins de trente ans !), et me félicite chaleureusement. Lorsque Papy Turoom me demande de dire deux mots, je ne peux m’empêcher de remercier avant tout mon père, qui m’a montré le chemin (et même au sens littéral du terme aujourd’hui puisqu’il a toujours été devant moi pendant les douze heures). Merci Papa ! Il me répondra lorsqu’il recevra la même coupe au titre de sa victoire chez les V2.

DanL et Delphine se joignent aux photographes pour immortaliser ces instants, et je leur en suis réellement reconnaissant. Vivement les prochaines courses où nous pourrons nous retrouver, avec d’autres (n’est-ce pas Linda ?). Tous mes collègues du JDM, dont Yves, qui est revenu sur le site dans l’après-midi, me félicitent, et je leur dois beaucoup, car c’est grâce à l’ambiance très particulière du JDM que j’ai pu me lancer assidûment dans la pratique de la course à pied, en y trouvant sans cesse de nombreuses sources de satisfaction.

Evidemment, les jambes commencent à tirer, et le coup de pied gauche ma fait mal (j’avais pourtant desserré la chaussure pendant la journée). Mais le sentiment qui domine en mon for intérieur est bel et bien cette joie intense : j’ai couru douze heures sans interruption hormis aux ravitaillements, et franchi une nouvelle étape dans ma vie de coureur à pied, celle des cent kilomètres et au delà, et c’est une victoire insensée sur moi-même.

Merci à tous de m’avoir lu jusqu’ici, et de faire que chaque jour l’envie de courir soit toujours plus forte. Enfin, chaque jour à partir de la semaine prochaine ou de la suivante ;-o)

Comme d’habitude, les graphiques de la course sont disponibles sur Kikouroù, en cliquant sur la courbe ci-dessous. Pour info, une bonne surprise, accessoire bien sûr mais tout de même importante pour des épreuves longues comme celle-ci, mon Forerunner 205, dont l’autonomie est annoncée à 10h00, a bel et bien enregistré toutes les informations de mes quasiment douze heures de course. Certes, l’utilité d’un GPS sur une course horaire n’est pas démontré, mais c’est bon à savoir ;-o)

L’Castor Junior

PS : merci Alain (via Anne-Marie), DanL et Delphine pour les photos

Les réactions

Par Jafangie, le 2006-05-22 22:00:55
Je n'aurai qu'un mot:
Chapeau!
Très belle course et très beau CR!
Bravo l'Castor junior, ravi d'avoir fait ta connaissance.
@ très bientôt
Jafangie

Par serge, le 2006-05-22 23:09:44
bravo

Par Delphine, le 2006-05-22 23:12:20
Coucou Castor,

Encore une fois un grand bravo pour ta course...et pour ton CR! Punaise tu es UFO jusqu'au bout des doigts toi!!!!
promis demain je t'envoie plein de photos mais là je tombe de chez tombe.

A domani

Delphine

Par Delphine, le 2006-05-22 23:13:13
Oups! J'arrive juste après Serge sur la réponse à ton blog. Un honneur pour moi :o)

Par totø, le 2006-05-22 23:18:47
et dire que tu es tout jeune dans la cap, c'est impressionnant.
t'en fais rêver plus d'un.
chapeau

totø

Par L'Castor Junior, le 2006-05-23 07:47:59
Merci à tous !

@ Jafangie :
Tout le plaisir a été pour moi. Je suis sûr que nous aurons d'autres occasions de courir ensemble (j'entends dire, ici ou là, que certains veulent se lancer sur un cent bornes ;-o) )

@ serge :
Bravo à toi pour tes entraînements, qui sont de vrais exploits pour beaucoup d'entre nous. Merci surtout pour ce site.
A très bientôt j'espère !

@ Delphine :
Je t'avais aperçue à Vincennes début février, et je suivais tes aventures depuis. Ta présence dimanche m'a confirmé que tu étais vraiment une réserve ambulante de bonne humeur. Ravi que tu aies pu retrouver une congénère sur les peintures qui ornent le bassin ;-o)
A très bientôt !

@ totø :
J'espère surtout que mon expérience peut montrer deux choses :
- l'importance de progresser par étapes, et non comme un chien fou (ma blessure après trois mois de CAP l'an dernier)
- et le fait que même ce genre d'arrêts forcés ne compromettent pas nécessairement la reprise et la quête de nouveaux horizons.
Allez, un dernier petit truc, mais beaucoup de gens le connaissent ici : la bonne humeur est un excellent carburant ;-o)

Par linda, le 2006-05-23 12:20:20
Coucou l'castor,
J'adoooore ton Cr, bien détaillé (s'est parfois le détail qui fait la course!), bien croustillant, comme je les aime !!!! Les photos, j'adore tes commentaires, et mdr pour "Chico", faut dire qu'il m'a véritablement marqué ce personnage hors temps, et somme toute hors du commun !!!! jt'e jure j'en ri encore!!!
Je voulais dire aussi un "casquette" bas pour l'castor-sénior étaler tous ces kms et avoir la mine plus que fraîche (limite invitable-au resto- le papa!!)

Grosses bises à dose arnica ch9 sur tout tes muskes!!!!

LINDA

Par LeSanglier, le 2006-05-23 20:38:51
Félicitations pour ta course, ce que j'ai apprécié c'est que tu n'as jamais semblé dans le dur, ça nous laisse présager une jolie guéguerre pour l'année prochaine !
Au plaisir !

Par wiluje, le 2006-05-29 12:39:54
Mes félicitations encore une fois à celui qui m'a arraché mes rêves aux alentours de 12h20. lol. C'est le dauphin senior 1 qui parle là, pour info j'ai 22 ans. C'est peut-être pas le lieu, mais je me demandais comment on faisait pour se faire adouber UFO. Encore une fois bravo à toi et à l'équipe UFO!

Par L'Castor Junior, le 2006-05-29 14:13:13
@ linda :
Euh, l'Castor Senior est déjà pris, mais il a apprécié le compliment ;-o)
Quant à moi, le pharmacien de ma cousine m'a prescrit... de l'arnica ch9 : j'connaissais pas : ça a l'air efficace évidemment. T'y es forte, toi ;-o)

@ LeSanglier :
Merci beaucoup. C'est vrai que j'ai été très heureux de pouvoir rester sur un rythme de 15' à 17' au tour tout au long de la journée. Pour l'an prochain, j'attends ça avec impatience, même si je sais que j'aurai chaud aux fesses ;-o)

@ wiluje :
Ravi que tu aies trouvé ce blog, et désolé encore pour l'arrachage de rêves ;-o)
Sincèrement, ta perf à 22 ans doit être une des toutes meilleures de France : continue, mais prend garde à ne pas trop en faire. Tu es jeune, il ne faut pas te griller trop tôt.
Mais tu m'as vraiment époustouflé...
Pour les UFO, il faut que tu fasses une demande sur le site http://www.ultrafondus.com, rubrique Communauté de l'Ultra, Inscription au forum.
Pour ma part, j'ai fait la demande, mais les délais sont un peu longs (Philippe a des masses de trucs à gérer).
Mais, quoi qu'il arrive, tu es déjà un UFO, et de bien belle manière !

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Combien fait un plus trois ? (en toute lettre)


Cliquez sur le graphique pour voir les données chiffrées de la séance.


La relève est déjà là, pour le plus grand bonheur de Papy Turoom au micro !


L'Castor Junior_ki_zappe_un_ravito_? Pas bien ça !


La remise des récompenses de la catégorie Senior 1 Hommes (moins de 30 ans), sous le regard attendri de la présidente du JDM, déjà récompensée


Après 11h35 de course et 113 km, un petit sourire à DanL, photographe de choc


Papa et moi face à l'objectif de DanL. Entre nous, en arrière-plan : Gégé (UFO). A la droite de Papa, toujours en arrière-plan : Yves Langard dans son polo blanc


La remise des prix cue par DanL. Toujours le sourire, en plein accord avec celui de la présidente. Et toujours le regard déterminé de la relève...


Un petit mot pour Papa, au micro de Papy Turoom, l'organisateur mondialement connu et reconnu du Raid 28


Linda, rayonnante comme à l'habitude, accompagnée de Séverine et Caroline


Bon, OK, je ne suis pas très grand, mais DanL n'est pas très petit non plus ;-o)


Caroline


DanL, tout sourire


Philippe Janin, qui ne réalise pas encore qu'il va se faire doubler par le tandem Christine Bodet / Sylvain Delépine


Adam et Eve, enfin, le premier homme poursuivi par la première féminine ;-o)


L'Electron, qui s'est "mangé" 200 km dans le désert mauritanien en une quarantaine d'heures début mars


L'Castor Junior qui essaie de s'envoler. Hummm, pas l'air de marcher ce truc...


Bernard, un UFO adepte de la méthode Cyrano


LINDA et Roger, alias "Chico", des Gipsy Kings ;-o)


Jafangie, LINDA et DanL


Delphine, LINDA et DanL


Quand on vous dit que le parcours est vallonné !


Pas convaincu ?


Pendant que Papy Turoom interviewe un Electron au repos, Delphine photographie Jean-Jacques qui photographie Delphine qui...


Neo, plutôt en forme pour quelqu'un qui a couru un 6 jours deux semaines auparavant...


Le courage du Sanglier, méchamment blessé au pied, qui enchaîne les tours malgré tout. Chapeau l'ami !


Anne-Marie, la présidente du JDM, qui accompagne Roger vers les 100 bornes


Christine Bodet, resplendissante comme à son habitude...


Saïd Kahla, allemand enrôlé sous la bannière UFO, avec qui j'ai parcouru un tour. Bon coureur, très chaleureux.


DanL, déjà bien avancé dans le royaume de l'ultra-marathon


Jafangie et LINDA, plutôt synchrones, vous ne trouvez pas ?


Christian, Koline et Gégé, trois vaillants UFO du jour


Koline qui tire Gégé ? Gégé qui pousse Koline ? En tout cas, ces deux-là forment une belle paire de championnes !


Papa qui continue son petit bonhomme de chemin, quelques années et un tour devant moi...


Mon chouchou : Damien Orsoni, 8 ans, qui aura bouclé ce dimanche un semi marathon...


Sylvain, le grand vainqueur du jour, qui était pourtant arrivé en retard au départ...


Dominique, qui s'avance tout en maîtrise vers les 100 km.


L'Castor Junior qui tourne, tourne, tourne...


Christian, collègue de Frédéric, qui ne lâche rien...


Coucou les zamis ;-o)


Papa s'accorde quelques instants de marche


Deux des plus beaux soleils du jour !!!


Christine, victorieuse avec le sourire et dans un état de fraîcheur impressionnant


Sylvain en termine, sous les acclamations. Beau vainqueur !


L'accolade avec la présidente. J'en ai les larmes aux yeux


Frédéric Orsoni en bonne compagnie aux côtés de Philippe Billard, rédac' chef d'ultrafondus


La rainette. Si ça ce n'est pas un beau sourire caché dans un rayon de soleil, je ne m'y connais pas...


Qu'ils sont beaux ces coupe-vent !


Les 5 billets précédents

2006-05-20 15:30:56 : Décrassage pré 12 heures de Bures - 20-05-2006 - Les Ulis (Essonne) - 0 photo - 9 réactions

Le printemps est revenu... sous la pluie

Petite sortie ce matin pour faire tourner un peu les jambes avant de tourner pendant douze heures, demain, autour du Bassin de retenue de l'Yvette à Bures.
Nous partons vers 10h30, en direction des Ulis, par la piste cyclable qui longe la N118. Mon père profite de quelques raccourcis techniques pour reprendre la tête, en insistant cependant sur la nécessité de maintenir un rythme très léger (venant de quelqu'un qui a remporté les 12 heures à plusieurs reprises, le conseil est sûrement bon à prendre...). D'ailleurs, si je l'utilisais comme lièvre demain ? A creuser...
Arrivés à Mondétour, nous rejoignons le parc Nord des Ulis en lisière du Bois du Roi puis en traversant les Vignes de Bures, tous ces quartiers où j'ai passé mon enfance, et où je n'avais, en fait, jamais couru... Voilà ce que c'est que de se découvrir une vocation sur le tard ;-o)
La pluie, qui nous avait légèrement mouillés en début de parcours, s'est tue, et le parcours dans le bois qui longe la N188, autour du parcours sportif, est un vrai régal : les sentiers sont étroits et semés de petites bosses.
Nous regagnons Montjay par la rue des Réservoirs, jusqu'au Château, puis redescendons vers le centre de Bures par le chemin en provenance du Viaduc. C'est dans ces bois que la pluie et le vent décident de se rappeler à notre bon souvenir. N'ayant pas, exceptionnellement, pris de couvre-chef (quel inconscient je fais !), je me résous à accélérer le rythme de ce qui n'était qu'une sortie en endurance très tranquille, pour arriver à la maison avant d'être totalement transi de froid. Après tout, mon coach du jour connaît le chemin du retour...
Je coupe au plus court, par la gare de Bures puis mon trajet habituel au travers de la Faculté des Sciences d'Orsay. C'est incroyable ce que la végétation a pu pousser en seulement quelques jours : les arbres et les plantes ont pris un tel volume qu'on peut parfois à peine passer sur des chemins très larges il y a deux semaines.
L'accalmie climatique me décide finalement à emprunter un détour, là aussi devenu usuel, par les hauts du Vaubien, afin de travailler un peu en côtes. Je retrouve mon point d'étirements devant la maison vers 11h45.
Bilan : 12,5 km en 1h07', pour 258 m de D+, avec à peine 25' au dessus de 160 bpm.
Il ne reste plus désormais qu'à se reposer pour être au top demain, et affronter cette épreuve, inédite pour moi, de 12 heures. Heureusement, je ne serai pas seul ;-o)

PS : Contrairement à l'habitude, pas de photos aujourd'hui, mon appareil ayant pris peur à la vue des sombres nuages accumulés au dessus de la maison avant le départ. Par contre, comme à l'habitude, un clic sur le graphique permet d'accéder à la fiche Kikouroù de la sortie et donc au tracé GPS.

L'Castor Junior

2006-05-18 03:13:25 : Fractionnés du JMS - 17-05-2006 - Gif sur Yvette (Essonne) - 21 photos - 3 réactions

Que c'est bon de courir...

Ce soir, retour dans le monde de la course à pied pour une séance de fractionnés avec mes amis du JMS (Jogging du Mercredi Soir) au stade de Gif, sous la direction de notre coach Philippe.
J'arrive en retard (il paraît qu'il y avait un match de foot au Stade de France ;-o) ) et rejoins mes camarades directement au bord du stade de Gif.
Programme du jour : 3 x 2000 m, avec 1'00" de récupération.
Ouhlala ! Pour une reprise, il ne rigole pas le coach ! En plus, il sait bien qu'on a les 12 heures à préparer !!!
Fred et moi devons partir sur des bases de 8'15" aux 2000 m.
Comme d'habitude, alors que Fred part parfaitement dans le rythme préconisé, je m'emballe (peut-être aussi est-ce l'euphorie de la reprise ?), et boucle mon premier tour en 7'42". Aïe, avec 1'00" seulement de récup', et vu la chaleur et l'humidité ambiantes, la suite de la série s'annonce difficile...
Je repars, le moteur à peine refroidi. L'exercice est plus difficile, mais, en m'accrochant un peu, je limite les dégâts en 7'49".
Le troisième (et heureusement dernier) 2000 m sera lui aussi bouclé, grâce à un ultime sprint sur les 200 derniers mètres, en 7'49".
Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas terminé une séance aussi vidé que ce soir.
Heureusement, pour fêter leurs anniversaires respectifs, le coach et Jean-Yves avaient prévu un petit buffet dînatoire sous la halle du marché, que nous rejoignons après avoir retrouvé le Rédac' Chef de la gazette du JDM, visiblement bien informé, qui prétexte la participation à la course de Courtabeuf pour justifier son absence sur la piste. Voire...

Allez, repos d'ici samedi, où un petit décrassage me permettra d'aborder les 12 heures de Bures dans les moins mauvaises conditions possibles.

L'Castor Junior

2006-05-16 23:02:09 : [Etats d'âme] Heureusement que le ridicule ne tue pas... - 0 photo - 14 réactions

Ridicule : adj. et n. - XVè ; lat. ridiculus de ridere "rire" : Qui mérite d'exciter la dérision, la moquerie.

J'ai compris que j'avais été ridicule lorsque mon médecin du sport, dans une consultation éclair de 5 à 10 minutes, m'a expliqué, en souriant, que, selon toute vraisemblance, la légère douleur, très localisée, ressentie à la palpation de mon tibia droit résultait plus probablement d'un coup que d'une fracture de fatigue.
Il a rapidement pointé le léger gonflement, ainsi qu'une vague ecchymose (ah, si j'avais moins de poil aux pattes, je l'aurais peut-être vue tout seul ;-o) ), caractéristiques selon lui d'un bon vieux bleu.
Il m'a donc demandé derechef d'annuler la scintigraphie osseuse prévue jeudi, et conseillé de moins somatiser à l'avenir.
Oui, chef !
Il a fait montre de tellement peu d'inquiétude que, alors qu'il y a un an jour pour jour, il m'avait formellement interdit d'y participer, même en marchant, il s'est contenté cette fois-ci de me traiter, toujours avec un grand sourire, de cinglé quand j'ai évoqué ma participation aux 12 heures de Bures...
Bon, je n'ai quand même pas totalement perdu mon temps en allant le voir : il m'a montré comment étirer les muscles intercostaux (suite à mon agression lâche et vile par un couple de portes de métro automatiques)...

En tout cas, je ne regrette pas d'avoir coupé 10 jours : ça m'aura probablement fait beaucoup de bien malgré tout.
Et maintenant, objectif 12h00 !!!

Désolé d'avoir été un peu hypocondriaque. Merci en tout cas pour vos messages de soutien que je ne méritais pas réellement semble-t-il ;-o)

L'Castor Junior_rassuré...et_content_de_retrouver_tout_plein_de_monde_à_Bures_dimanche_!

2006-05-15 00:26:52 : Le Trail des Cerfs, j'y étais... - 14-05-2006 - La Queue lez Yvelines (Yvelines) - 23 photos - 8 réactions

A la recherche des cerfs sur les traces du Bures-Epône...

Salut tout le monde,
Comme annoncé hier, j'ai essayé d'être raisonnable aujourd'hui, en bouclant une première semaine complète sans course à pied, avant de rééditer ça la semaine à venir, dans l'espoir de pouvoir profiter au maximum des 12 heures de Bures le 21 mai.

Réveil tardif, donc, à 8h00 ce dimanche matin. Les concurrents du Trail des Cerfs sont déjà tous partis (7h00 pour le 55 km transformé en 58 km, 7h30 pour le 35/38 km et 8h00 pour le 18/21 km). Les veinards...
Le temps , frais mais pas trop menaçant, s'annonce idéal.
Pendant que les coureurs courent, le cycliste un peu rouillé que je suis (je n'ai plus enfourché mon vélo depuis novembre), s'emploie à dérouiller un peu la machine : resserrage des vis, graissage de la chaîne et tutti quanti.

A 10h00, je m'élance enfin, armé comme à l'habitude de mon cardio et de mon GPS.
Orsay, Bures-sur-Yvette, Gif-sur-Yvette, Saint-Rémy-lès-Chevreuse, Chevreuse, Saint-Forget-Haute-Beauce, Dampierre-en-Yvelines, Lévis-Saint-Nom, tout se déroule comme prévu en remontant l'Yvette jusqu'à sa source.

Parti sans carte, j'hésite alors : Les Essarts-le-Roi ou Le Mesnil-Saint-Denis. J'opte finalement pour cette dernière direction, avec quelques regrets a posteriori, car cela m'oblige à traverser Coignières et Maurepas, ou plutôt leurs zones d'activités. En plus du fait que j'aurais pu, à mon corps défendant, me retrouver pris dans les remous du hold up, heureusement sans conséquences dramatiques, qui a touché un centre commercial de Coignières, le paysage industriel a moins de charme, à vélo, que celui du Parc Naturel de la Haute Vallée de Chevreuse ou de la Forêt de Rambouillet.

Je rejoins l'itinéraire du Trail JDM automnal Bures-Epône au Tremblay-sur-Mauldre, avant de le quitter à nouveau en direction de Neauphle-le-Vieux (nouveau manque de perspicacité qui, en plus de me faire contourner Mareil-le-Guyon, me fera faire deux kilomètres supplémentaires le long de la bien peu agréable N12. Il n'empêche, sitôt cette voie rapide rejointe, les panneaux ne manquent pas qui indiquent la destination recherchée : La Queue lez Yvelines.
Bonne nouvelle : les organisateurs ont judicieusement installé le départ et l'arrivée dans le stade de la commune, situé immédiatement en entrée de la ville. La fin est donc proche !

Bilan de cette petite sortie cyclotouriste : 41,6 km et 436 m D+ en 1h40', soit presque 25 km/h. Bon, OK, sur du presque tout plat, ce n'est pas transcendant, mais vu mon aisance sur le vélo et mon absence de pratique récente, je ne suis pas trop mécontent.

Mieux, j'arrive juste à temps pour assister à l'arrivée de Jean-Claude Blum, vainqueur ici comme à Cheptainville, et probable vainqueur du Challenge X'Trem Trail IDF cette année encore.
Quelques instants plus tard, c'est au tour de Gilles Montambaux et Marc Ammerich (le Kloug) d'en finir, main dans la main, avec le 38 km.

En attendant de voir d'autres têtes connues, je discute avec toute l'équipe de l'ASR Trail 78, qui organise autour de Rémy Mercier le Trail d'Auffargis ainsi que le Challenge. Ils consentent même, moyennant finances, à se laisser prendre en photo. Durs en affaires les amis ;-o)
Plus sérieusement, en plus de compter en leur sein d'excellents coureurs, dont Maurice Le Ruyet, qui a remporté le 38 km avec 10 minutes d'avance sur son poursuivant immédiat (!), ce sont vraiment des gens extraordinaires, qui se donnent à fond pour faire découvrir le trail (court et ultra) à de nombreux novices, et pour démontrer que l'Ile de France aussi peut être une terre de grandes et belles épreuves.
Chapeau bas, messieurs et mesdames...

Je retrouve également Bruno Guerniou, que j'avais découvert à Cheptainville, et qui a encore une fois brillé ce matin, en remportant la 5ème place au scratch, 3ème V1 de l'épreuve. Il est toujours aussi sympathique et humble, et c'est un réel plaisir que de discuter avec lui.
Pendant ce temps, Christine Denis-Billet, SF (!) passe la ligne d'arrivée en septième position au scratch. Une véritable championne, habituée à briller sur 100 km.

Je l'abandonne quelques instants pour aller accueillir Dominique Broyart (de la Monstertruck Team), qui boucle le 38 km quelques minutes avant Odile Hervé-Jousse (Damodile). Si je connais bien Damodile (JDM comme moi et membre de l'équipe Turoom), c'est la première fois que je discute avec Domi, pourtant croisé à plusieurs reprises (Raid 28 et O'Castor entre autres...). Ce pilier du forum de Bruno Heubi, à l'accent légèrement chantant, est un monstre de gentillesse (il me félicite même pour mon temps sur le 58 km !!! Eh, Domi, je cours rarement en cuissard cycliste et chaussures à cales automatiques ;-o) ). J'ai été un peu déçu de ne pas rencontrer Taz, mais elle a sagement préféré accompagner son rejeton à un concours de pétanque (si, si, ça existe aussi en région parisienne), où il devait briller cette après-midi, avec, en ligne de mire, une qualification en triplette pour les championnats de France. Bah, je ne doute pas que j'aurais d'autres occasions de la croiser...

Je prends quelques photos de la remise des prix du 38 km, où j'apprends que Jean-Luc Alison, qui m'avait devancé sur la Farouch', a remporté une brillante troisième place au scratch. Dommage que tu sois déjà parti, ça m'aurait fait plaisir de te revoir, l'ami !

Papa termine quant à lui au bout de 5h40 de course, devant Chantal Lopez, qui finit au sprint puis manque de s'écrouler sitôt la ligne d'arrivée franchie. Plus de peur que de mal heureusement. En fait, Chantal, qui a dépassé Géraldine Leroy sur la fin du parcours, a voulu tout donner pour préserver son avance. Chapeau Chantal, même si, en l'occurrence, aujourd'hui, Géraldine, qui termine quelques minutes derrière, n'aurait vraisemblablement pas pu te reprendre.

Yves Langard finira quant à lui quelques dizaines de minutes plus tard, en pleine forme apparente, bien loin des douleurs aux ischios qui l'ont apparemment miné sur les deux tiers du parcours. En tout cas, bonne performance à nouveau, deux semaines seulement après Cheptainville.

Les arrivées se font désormais plus espacées, mais les coureurs qui terminent après 7h00 de course et plus ont certainement autant de mérite que les premiers, ne serait-ce qu'en raison de la chaleur qui commence à se faire nettement ressentir.

Comme Papa, après déclassement d'une dizaine de coureurs qui n'ont pas validé leur dossars à l'un des points de contrôle obligatoires, termine à nouveau 3ème V2, nous attendons la remise des prix, dans cette ambiance conviviale, assis ou allongés dans l'herbe qui entoure le stade. Une coureuse m'interpelle :
- Elle : "Cycliste ? Triathlète ?"
Assurément, ma tenue de cycliste au milieu de dizaines de coureurs tranche singulièrement...
- Moi : "Cycliste, pour aujourd'hui..."
- Elle : "Ben, dans ce cas, tu ferais mieux de t'épiler, ça fait plus pro !"
- Moi : "Hummm ?!?"
Je ne comprends pas : je ne suis tout de même pas un grizzli ! Ah, les castors sont poilus aussi ? CQFD...

A 15h30, après avoir été maintes fois déplacée, la remise des prix a enfin lieu, alors que les derniers coureurs en terminent sous les applaudissements des coureurs/spectateurs encore nombreux.
Pas de remise de prix par catégorie (désolé Papa), mais l'occasion tout de même de féliciter les champions et championnes du jour, dont un V4, âgé de 72 ans, qui a bouclé le grand parcours. Ca laisse rêveur...

Je profite lâchement de la voiture pour m'économiser le retour à vélo, et nous regagnons nos pénates, en déposant Yves à Bures au passage.

Si je devais tirer un bilan de cette journée, il serait extrêmement positif.
Certes, je suis toujours plus heureux lorsque je cours de belles courses que quand j'y assiste en tant que simple spectateur.
Mais je pense que le repos quasi-total (1h40 de vélo à allure tranquille ne devrait pas avoir d'impact défavorable sur ma situation) était réellement nécessaire (sera-t-il suffisant ?) pour garder un espoir de figurer aux 12 heures.
Par ailleurs, le temps globalement très agréable (aïe, j'ai attrapé les premiers coups de soleil de l'année !) était particulièrement sympathique, surtout après les orages de la veille.
Mais, surtout, le bonheur qui se lisait sur les visages de tous (coureurs, bénévoles, organisateurs, amis) suffisait à m'emplir de bonheur à mon tour.
J'ai eu le sentiment de vivre cette course par l'intermédiaire de celles et ceux qui m'ont raconté leur plaisir de courir dans des paysages magnifiques, sur des terrains variés, avec une alternance équilibrée de passages roulants et d'autres beaucoup plus techniques.
Un grand coup de chapeau d'ailleurs aux organisateurs, l'AESN78 menée par Philippe et Nathalie Feutry, qui ont sacrifié cette année leur participation au Challenge en tant que coureurs, afin d'offrir à tous une expérience formidable.
Certes, les bonnes fées que sont Jean-Pierre Delhôtal et sa bande de Mondeville Trail Aventure, et Rémy Mercier et ASR Trail 78, s'étaient penchées sur le berceau de cette nouvelle organisation. Mais, plus que des regrets de ne pas courir aujourd'hui, les organisateurs m'ont surtout donné envie de vivre, l'an prochain, la seconde édition de leur "bébé".
A l'année prochaine !!!

L'Castor Junior

2006-05-13 21:45:46 : [Etats d'âme] Prudence est mère de sûreté, pas d'ennui... - 0 photo - 5 réactions

Et si on ressortait le vélo ?

Hier, après ma séance habituelle de natation (1500 mètres brasse) (tu as raison Delphine, ça fait un bien fou !), je suis allé, sur recommandation de mon médecin traitant, passer des radios du tibia, première étape d'un cheminement me permettant de valider ou non mon auto-diagnostic d'une fracture de fatigue.
Bilan, officieux en raison d'engorgement du secrétariat médical : absence de tout traumatisme apparent sur les clichés.
Aurais-je été trop pessimiste ? Il est vrai que la douleur, que je ne ressens qu'à la palpation, se fait chaque jour moins intense.
Seule une scintigraphie permettra (je l'espère) d'invalider définitivement le diagnostic. RDV donc la semaine prochaine chez mon médecin du sport pour approfondir tout cela.

En attendant, suivant mon instinct premier et les recommandations d'amis JDM ou du forum, j'ai décidé de renoncer à participer au Trail des Cerfs qui se courra demain à La Queue les Yvelines. En effet, si je veux préserver mes chances de (bien ?) figurer aux 12 heures de Bures le 21 mai, courir 55 km demain n'est probablement pas la meilleure idée.
Afin de ne pas rater complètement cette occasion de retrouver nombre d'amis coureurs (dont certains, comme monstertruck et Taz ne me sont connus que par des discussions sur divers forums), je pense ressortir mon vélo de route pour gagner la forêt de Rambouillet et assister à l'arrivée de tous ces champions.
Le parcours devrait suivre, par la route, les grandes lignes de la première moitié du trail Bures-Epône, organisé par Anne-Marie à l'intention du JDM l'automne dernier :
Orsay, Bures, Gif, Saint-Rémy, Chevreuse, Dampierre, Les Essarts-le-Roi, Les Mesnuls, Mareil le Guyon ou Montfort l'Amaury, puis Galluis et La Queue les Yvelines.
Une quarantaine de kilomètres, sous un ciel annoncé plus clément que celui du début de cette après-midi, dans cette vallée de Chevreuse tant appréciée des cyclotouristes, voire de quelques raiders fous un certain week-end de janvier...
Objectif : arriver avant midi pour pouvoir prendre quelques photos des valeureux coureurs qui se seront élancés, bien plus tôt dans la matinée, au départ des trois distances (18, 35 et 55 km).

Plus d'infos demain dans la journée.

L'Castor Junior

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